Un jour avec mon père
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79 critiques spectateurs

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Mathilde L.
Mathilde L.

34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2026
le calme avant le tempête, mais la tempête qui gronde quand même, pas seulement en toile de fond, on suppute des choses sur le papa... et justement, en premier plan, le rôle de père, être proche de ou combattre pour... il faut choisir la bonne bataille...et laquelle a t'il choisie?
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2026
Deux tableaux dans ce premier long-métrage partiellement autobiographique. Le tableau intime d’une relation entre père et fils. Le tableau social et politique du Nigéria de 1993, en plein chaos électoral, sous contrôle (et répression) militaire. Le film est tourné à hauteur d’enfants de 8 et 11 ans, avec l’ambition semble-t-il d’épouser leur regard, leur subjectivité, à travers leur découverte d’un monde urbain et leur compréhension toute relative du monde des adultes. Même si ce principe aurait pu être traité avec une plus grande cohérence (en faisant en sorte que le film offre toujours ce point de vue), le résultat est intéressant. Vibrant et sensoriel. La réalisation, la photo et le montage posent très joliment un style impressionniste et “atmosphérique”, qui laisse sourdre la tendresse et la tristesse d’un récit mélancolique, mêlant souvenirs et onirisme. Le trio d’acteurs principaux est convaincant. Belle présence notamment de Ṣọpẹ́ Dìrísù dans le rôle du père.
Zaza
Zaza

11 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2026
Sublime film très sensoriel et tout en nuances subtilités évocations et suggestions...la réalisation est très belle, on est happé des le début par cette atmosphère, cette réalité particulière...ce film m'a profondément marquée...il est profond et doux...un grand film
Adrien Meslier
Adrien Meslier

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2026
Un film magnifique. La photographie est belle et imaginative, toute au service de la narration, avec un grain rappelant les photos de famille et de vacances de l'époque. Un voyage quasi onirique dans les rues de Lagos sous une tension politique grandissante. Une claque !
Jacques Barbier
Jacques Barbier

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2026
Des acteurs au top pour ces retrouvailles « entre hommes » dans un Nigeria complexe très finement décrit une belle réussite récompensée à Marrakech.
Juleslapeuf
Juleslapeuf

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2026
Le film est un récit initiatique très bref - sur une journée - où on suit, à leur hauteur, deux frères de 8 et 11 ans avec leur père pour un voyage de la campagne où ils habitent à Lagos, mégapole tentaculaire où se concentre le pouvoir économique, social, culturel et politique du pays.

Entre les scènes intimes de rires, de chamaille ou de prescriptions éducatives, on voit des plans en zoom sur des soldats dans des chars, sur des articles de journaux ou des flashbacks effrayants et mystiques de leur père. Au compte-goutte, on comprend que ce père n'est pas très présent, car il travaille beaucoup, et c'est d'ailleurs pour récupérer des salaires impayés qu'ils se rendent à Lagos, cependant il est suggéré qu'il a des activités politiques et une liaison.

J'ai beaucoup aimé le rythme du film, qui prend des codes du film documentaire, ainsi que la tendresse des personnages qui leur donne un caractère vrai et naïf. Il pèse sur ces personnages des ombres et des fantômes qui sont omniprésents mais jamais visibles : la mère, l'oncle dont un des fils porte le prénom, le président élu et le camp de Bonney Camp.

Rétrospectivement, le film peut être compris comme un épilogue, un retour aux sources avant la bascule, un dernier moment familial avant d'être rattrapé par la réalité politique.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2026
Nigeria, 1993. Élection présidentielle, un espoir de changement. Un massacre. L'attente. Dans ce contexte tendu, un père passe une journée avec ses deux garçons à Lagos. Une photo très travaillée. Des détails, des visages, des plans sur la banalité du quotidien, l'espoir. Contemplatif et très descriptif avec ses nombreux plans fixes, ce film arrive à capter une ambiance à travers ce trio qui déambule dans la ville; les difficultés, les ambitions et les désillusions de tout un peuple
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2026
Un père amène ses deux fils à Lagos pour aller récupérer l’argent qui lui est dû. Et passer du temps avec eux.
Nous sommes en 1993 les élections ont eu lieu et les militaires vont peut être rendre le pouvoir aux civils. Ou pas.
Un très bon premier film, et une Caméra d’Or cannoise méritée, pour ce trip sensoriel et naturaliste de jeunes garçons qui découvrent le monde des adultes. Et ses mystères.
Une mise en scène sublime qui nous met dans la peau de deux enfants qui veulent graver dans leur mémoire le souvenir d’un père avant que la vie avance et que celui-ci s’évanouisse.
On pourrait penser à Terrence Malick où Chloé Zhao dans la manière mais c’est un film de Akinola Davies, un futur grand cinéaste à suivre. Sans aucun doute.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 avril 2026
Un jour avec mon père est un film nigérian assez pointu : se déroulant dans les années 1990, il fait référence à d'obscurs évènements politiques qui vous laisseront totalement à côté du chemin si vous n'êtes pas un fin connaisseur du pays.

Sa construction est aussi très recherchée, à l'image des premières scènes, qui, associées à la dernière, semblent indiquer que tout le film n'est peut-être qu'un rêve.

Si on n'est pas très attaché à comprendre le sens d'une oeuvre, on pourra peut-être apprécier le style du réalisateur Akinola Davies Jr, qui emprunte beaucoup de codes au cinéma d'auteur européen : couleurs délavées, tournage en 35mm, gros plans signifiants, écrans blancs.

J'ai trouvé pour ma part que malgré ses qualités (on est parfois happé par une atmosphère ou un plan), le film manquait d'énergie et se perdait un peu dans l'ambition de son écriture sophistiquée. L'acteur principal britannique, Sope Dirisu, a une belle présence (on peut le voir dans la série Gangs of London).

A voir éventuellement.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2026
L’ombre de mon père

Avec sa Mention Spéciale de la Caméra d'Or à Cannes 2025 et le prix du Meilleur premier film aux BAFTA 2026, l’anglo-nigérian Akinola Davies Jr triomphe pour son 1er film, Un récit semi-autobiographique se déroulant sur une seule journée dans la capitale nigériane, Lagos, pendant la crise électorale de 1993. Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l'immense ville alors que des troubles politiques menacent. 93 minutes qui réinventent le cinéma africain,
Notre cinéaste a écrit le scénario à 4 mais avec son frère. Les deux hommes ont développé l’idée pendant plus de dix ans, en s’inspirant de la perte de leur propre père alors qu’ils n’étaient encore que des enfants. Une fois de plus, le titre original – traduit en sous-titre de ma chronique, – est bien plus fort que celui choisi par les distributeurs français. Il s’agit ici d’une sorte d’allégorie, une ode au lien du sang, une lettre d’amour malgré elle adressée à une figure à la fois admirée et fuyante, dont l’absence structure l’enfance des deux garçons. Le film bascule rapidement dans l’amour du pays dès que la caméra quitte le huis clos familial pour épouser le tumulte d’une ville en suspens. Nous sommes en 1993 et le Nigéria attend les résultats de la première élection présidentielle depuis le coup d’État militaire dix ans plus tôt. L’espoir démocratique flotte dans l’air, mais il est traversé d’une inquiétude sourde. Pour ma part, même si j’ai beaucoup aimé ce film, je trouve que le cinéaste a fait des choix esthétiques – en particulier dans les 1ères minutes -, parfois contestables, comme les trop nombreux plans de coupe bien inutiles à la limité du manérisme, et scénaristiques gênants quand il privilégie l’ellipse oubliant ainsi la fluidité du récit et risquant de perdre des spectateurs en chemin. Mais, si la mémoire demeure incertaine, le contexte politique, lui, s’ancre fermement dans le réel. Aussi les images d’archives viennent-elles fissurer la douceur onirique de la mise en scène et rappeller la brutalité de l’Histoire.
Bien sûr, le casting nous est inconnu, ce qui ne retire rien à la valeur de Sope Dirisu, Chibuike Marvellous Egbo, Godwin Egbo, même si on peut regretter la quasi absence de la mère, pourtant décrite comme celle qui assume le poids du quotidien et garantit la survie du foyer, Mais n’oublions pas que ce drame est filmé à hauteur d’enfant. Aussi, en mettant en scène une mémoire trouée, entre fantasme et archive, le film ouvre un dialogue entre générations. Il donne forme à un deuil à la fois intime et collectif, celui d’un père pour ses enfants, mais surtout celui d’un espoir démocratique avorté pour le pays.
Benoadujoconde
Benoadujoconde

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2026
J'ai beaucoup apprécié ce film qui montre à la fois une réalité brute mais réaliste de certains pays d'Afrique, la tension sur un fil où tout peut basculer mais aussi une véritable création artistique en les prises de vue, en l'action des acteurs avec une justesse et une profondeur remarquables. Et en les silences et musiques, en écho, poétiques. Prometteurs d'une carrière longue à poursuivre tant pour les Acteurs que pour toute la Réalisation. Merci infiniment
Linconnudu13e
Linconnudu13e

5 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2026
Film visuellement et musicalement très réussi, avec une ambiance immersive et de beaux plans-séquences. La relation père‑fils fonctionne bien et la ville devient un personnage à part entière. En revanche, la dimension politique, pourtant présente en filigrane, ne s’intègre vraiment qu’à la fin, ce qui rend la conclusion abrupte et un peu déconnectée.
Une proposition intéressante mais au récit inégal.
FMParis
FMParis

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2026
Un père souvent absent déambule à Lagos avec ses 2 fils pendant une journée.
Un film sans véritable scénario. On attend pendant une heure et demie que le film commence vraiment, c'est à dire qu'il se passe quelque chose, et puis le générique de fin apparaît.
Seul intérêt, l'ambiance africaine (la rue, les repas, les motos taxis sur lesquelles on monte à 4, les amis qu'on revoit etc).
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

8 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2026
Au carrefour du documentaire et de la fiction , ce film fait découvrir un pays qui fait peur ( le Nigeria) au travers du regard de 2 jeunes enfants ! Ça fait réfléchir
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mars 2026
Tout est restitue selon le regarderai des deux enfants, Plutôt pertinent, bien que parfois un peu d'insistance. Le père est touchant, désemparé. Il manque peut-être le souci de relier ces rapports à la situation dans laquelle se trouve ce pays.
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