Note moyenne
4,0
763 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
9 critiques
4
33 critiques
3
28 critiques
2
12 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Un film poignant, avec une tension captivante. Magnifique travail sur l’image et la prise de vue, aussi sur la musique.
Pour son premier long-métrage, Akinola Davies nous entraîne à Lagos, au Nigeria, le temps d’une journée de 1993, alors que le pays traverse une crise électorale. Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l’immense capitale, tandis que les tensions politiques et les troubles qui menacent la ville viennent peu à peu perturber leur quotidien. Un récit semi-autobiographique qui puise dans les souvenirs du réalisateur. Présenté à Cannes en 2025, le film y a reçu une mention spéciale de la Caméra d’or. Ce qui frappe d’abord, c’est la dimension nostalgique du récit. Davies ne cherche pas à raconter la crise politique de manière frontale, mais à la faire ressentir à travers le regard de deux enfants. La journée prend des allures de voyage initiatique, avec ses moments de complicité, ses incompréhensions et ses instants de peur. Mais le récit semble parfois davantage constitué de souvenirs et d’impressions que d’une véritable progression dramatique. On regrette un manque de construction plus approfondie des personnages, qui aurait permis de s’attacher davantage à eux.
Pour une fois, le titre résume bien l'action du film ; 2 jeunes garçons passeronnt une journée mémorable dans les rues de Lagos avec leur père comme guide. Et le spectateur est de la virée. Rarement la réalité d'une ville n'a été portée à l'écran comme ici. Par moments, j'ai presque eu l'impression d'avoir les odeurs également, tellement la réalité me sautait aux yeux. L'image donne l'impression d'un documentaire par moments ; elle est rapide, presque hachée, tellement il y a de propositions visuelles qui s'offrent aux enfants en même temps; Pour des enfants qui vivent à la campagne, l'arrivée dans le chaudron bouillonnant est brutale. Cette confrontation des sens (niveau sonore, violence des scènes de rue, et odeurs fortes) fait bientôt place à une enquête sur le pè est il vraiment ? Qu'est ce qui l'anime ? La manière dont est montrée la relation entre les enfants et leur père est bouleversante. Le film nous tient par la main prêt à nous rattraper, dès fois qu'on se perde puis nous met sur une autre voie, politique. Ceal aura été une immersion forcée plus qu'une communion. La vie à Lagos est un combat permanent.. . .
Un film presque documentaire très intéressant sur le Nigeria de 1933 en pleine tension politique.
L’histoire de ce père et de ses deux fils dans un Nigeria déchiré est très touchante.
Avec Un jour avec mon père, Akinola Davies signe un premier long métrage d'une grande finesse, inspiré de son propre vécu. À travers le regard de deux enfants, il raconte une journée ordinaire qui devient le reflet d'un pays au bord du basculement. Entre chronique familiale et drame politique, le film offre un portrait profondément humain du Nigeria des années 1990.
L'action se déroule à Lagos, en 1993, alors que le pays traverse une grave crise électorale. Le temps d'une journée, un père emmène ses deux jeunes fils parcourir la ville. Derrière cette escapade en apparence anodine se dessinent les tensions d'une nation fragilisée par les incertitudes politiques, tandis que les enfants découvrent peu à peu la complexité du monde qui les entoure.
Le scénario impressionne par sa simplicité apparente. Sans grands discours ni démonstrations, Akinola Davies montre comment les bouleversements historiques s'immiscent dans le quotidien des familles. La relation entre ce père souvent absent et ses deux fils constitue le véritable cœur du récit, donnant au film une portée universelle qui dépasse largement son contexte historique.
Sope Dirisu livre une interprétation tout en retenue. Son personnage, à la fois protecteur, mystérieux et imparfait, incarne un homme cherchant à transmettre quelque chose à ses enfants avant que les événements ne le dépassent. Les jeunes Chibuike Marvellous Egbo et Godwin Egbo apportent une spontanéité remarquable, donnant au film une authenticité bouleversante.
La mise en scène privilégie un réalisme immersif. Les rues animées de Lagos deviennent un personnage à part entière, captées avec une caméra proche des corps et attentive aux détails du quotidien. Cette approche documentaire renforce la sensation de vivre cette journée aux côtés des personnages, tout en laissant planer une tension constante liée aux événements politiques.
Au-delà de son contexte historique, Un jour avec mon père parle de transmission, de mémoire et du lien fragile entre un père et ses enfants. C'est une œuvre délicate qui rappelle que les grands bouleversements de l'Histoire se racontent aussi à travers les gestes les plus simples et les relations les plus intimes.
Un premier film d'une grande élégance, sensible et profondément humain. Akinola Davies transforme une journée ordinaire en un récit universel sur la famille, l'enfance et les fractures d'un pays en pleine mutation.
L'action se déroule à Lagos, en 1993, alors que le pays traverse une grave crise électorale. Le temps d'une journée, un père emmène ses deux jeunes fils parcourir la ville. Derrière cette escapade en apparence anodine se dessinent les tensions d'une nation fragilisée par les incertitudes politiques, tandis que les enfants découvrent peu à peu la complexité du monde qui les entoure.
Le scénario impressionne par sa simplicité apparente. Sans grands discours ni démonstrations, Akinola Davies montre comment les bouleversements historiques s'immiscent dans le quotidien des familles. La relation entre ce père souvent absent et ses deux fils constitue le véritable cœur du récit, donnant au film une portée universelle qui dépasse largement son contexte historique.
Sope Dirisu livre une interprétation tout en retenue. Son personnage, à la fois protecteur, mystérieux et imparfait, incarne un homme cherchant à transmettre quelque chose à ses enfants avant que les événements ne le dépassent. Les jeunes Chibuike Marvellous Egbo et Godwin Egbo apportent une spontanéité remarquable, donnant au film une authenticité bouleversante.
La mise en scène privilégie un réalisme immersif. Les rues animées de Lagos deviennent un personnage à part entière, captées avec une caméra proche des corps et attentive aux détails du quotidien. Cette approche documentaire renforce la sensation de vivre cette journée aux côtés des personnages, tout en laissant planer une tension constante liée aux événements politiques.
Au-delà de son contexte historique, Un jour avec mon père parle de transmission, de mémoire et du lien fragile entre un père et ses enfants. C'est une œuvre délicate qui rappelle que les grands bouleversements de l'Histoire se racontent aussi à travers les gestes les plus simples et les relations les plus intimes.
Un premier film d'une grande élégance, sensible et profondément humain. Akinola Davies transforme une journée ordinaire en un récit universel sur la famille, l'enfance et les fractures d'un pays en pleine mutation.
Film choc de Akinola Davies.
Nigéria, 1993. Deux frères traversent Lagos avec leur père un jour d'élection dans un pays où la démocratie est encore fragile. C'est le récit du jour où les deux enfants découvrent la violence du monde, les élections encadrées par des mitraillettes, les salaires qui ne sont pas versés et les trahisons secrètes au sein des couples.
On pourrait reprocher au réalisateur le trop grand esthétisme de son film, pour autant le monde découvre là un jeune talent sachant parfaitement manier sa caméra et parvenir à créer une atmosphère étouffante.
Captivant.
Nigéria, 1993. Deux frères traversent Lagos avec leur père un jour d'élection dans un pays où la démocratie est encore fragile. C'est le récit du jour où les deux enfants découvrent la violence du monde, les élections encadrées par des mitraillettes, les salaires qui ne sont pas versés et les trahisons secrètes au sein des couples.
On pourrait reprocher au réalisateur le trop grand esthétisme de son film, pour autant le monde découvre là un jeune talent sachant parfaitement manier sa caméra et parvenir à créer une atmosphère étouffante.
Captivant.
« Mourir pour le Nigeria, c'est mourir pour rien. » Folarin se rend à Lagos dans l'espoir d'obtenir le paiement de ses salaires impayés. Il est accompagné par ses deux fils dans ce qui sera un court, mais important voyage, que ce soit pour leur relation ou pour le souvenir qu'il laissera. « My Father's Shadow », c'est une quête initiatique dans une capitale qui ne sert pas simplement de décor, mais qui prend vie. Lagos est un personnage à part entière, avec ses fractures sociales, ses divergences politiques et ses nombreux personnages. C'est très animé autour du trio, mais c'est pourtant de leur côté qu'il y a quelque chose à creuser avec cette distante relation père-fils. Folarin, dont l'air pensif ne le quitte pas, fait tout pour ne pas inquiéter ses fils. Il les protège du mieux qu'il peut, même si cela veut dire endosser le mauvais rôle. Quelques moments intimes et attendrissants malheureusement noyés dans une mise en scène lourdingue et un montage saccadé. D'un côté, c'est à l'image du rythme effréné de la ville, mais que c'est fatigant à la longue. Au final, un film dont le fond m'a intéressé tandis que la forme m'a laissé totalement indifférent.
La promotion du film Un jour avec mon père met en avant une vision originale de l’Afrique ainsi qu’une photographie remarquable, récompensée par la Caméra d’or au Festival de Cannes.
j'ai aimé :
- J’ai particulièrement apprécié la beauté visuelle du film et cette invitation au voyage, à la fois poétique et immersive.
- Le travail sonore, notamment les rythmes et les tam-tams, contribue également à créer une ambiance unique et captivante.
Je n'ai pas aimé
- j’ai trouvé que l’histoire manquait parfois de clarté et partait un peu dans toutes les directions, ce qui rend l’ensemble assez énigmatique.
Malgré cela, le film parvient à dénoncer avec justesse la misère et la corruption en Afrique, tout en offrant un regard triste mais profondément émouvant sur la réalité vécue par de nombreux
Même si j’ai eu un peu de mal à entrer pleinement dans le récit, l’expérience reste marquante grâce à sa force visuelle et émotionnelle.
Ma note
j'ai aimé :
- J’ai particulièrement apprécié la beauté visuelle du film et cette invitation au voyage, à la fois poétique et immersive.
- Le travail sonore, notamment les rythmes et les tam-tams, contribue également à créer une ambiance unique et captivante.
Je n'ai pas aimé
- j’ai trouvé que l’histoire manquait parfois de clarté et partait un peu dans toutes les directions, ce qui rend l’ensemble assez énigmatique.
Malgré cela, le film parvient à dénoncer avec justesse la misère et la corruption en Afrique, tout en offrant un regard triste mais profondément émouvant sur la réalité vécue par de nombreux
Même si j’ai eu un peu de mal à entrer pleinement dans le récit, l’expérience reste marquante grâce à sa force visuelle et émotionnelle.
Ma note
Une belle écriture, une belle photographie .. beaucoup d’émotion et d’affectation dans ce film mémoire
Un bijou
Un bijou
Film intellectuel a scenario plat...on peut aimer ou pas mais on s'y ennuie sûrement....même si on est poète...
Un peu lent au début mais on finit pas être pris dans le film. Les personnages sont touchants. Le scénario manque peut être un peu de rythme
Ce qui s'apparent d'abord comme une énième routine familiale se transmute en une odyssée portée par le regard innocent de 2 jeunes enfants qui découvrent l'ambiance d'un Niger rongé par la corruption politique et des révoltes qui en résultent.
1993 au Niger, ce récit semi-autobiographique narre une journée passée entre deux fils (8 et 10 ans) et leur père. Alors que Lagos est en ébullition car dans l’attente des résultats d’élections prétendues démocratiques et libres ; cette journée entre enfants et père restera ancrée dans la mémoire des enfants comme un moment suspendu et c’est bien ce que montre le film avec le plus de talent. En effet, ce père peu présent dans leurs vies est une énigme et le film tourné sur pellicule 35 mm et non pas en numérique fait ressortir davantage les souvenirs et le chagrin d’enfants devenus adultes. Le montage aussi avec des vignettes sous forme de flash de mémoire participent à cet effet. Ce premier long métrage de Akinola Davies Jr a reçu la Caméra d’Or à Cannes ; juste récompense pour un premier film à la mise en scène élégante soignant la sensation du souvenir. En se mettant à hauteur d’enfant, c’est bien la perception qu’ils ont de la situation qui est retranscrite au travers de souvenirs flous et peut-être même parfois idéalisés. Par contre pour le spectateur, le contexte politique reste hermétique et pas assez explicité ; dommage, on ne fait que ressentir ou plutôt subir l’inquiétante fébrilité qui pèse sur la ville en ce jour charnière d’élection. Donc cette montée de tension soutenue par des effets d’annonces successives injecte une tension dramatique artificielle. Contextualiser ce moment aurait eu du bon, car ce film est intime mais aussi très politique, et on ne cerne pas du tous les enjeux vis-à-vis des ravages de la dictature nigérienne.
Dans ce road movie urbain, on retiendra surtout l’écriture poétique scénique et le montage permettant un beau voyage intérieur dans la tête de ces enfants qui tentent de graver à jamais dans leur esprit quelques bribes d’image des derniers moments avec un père absent… avant qu’ils ne s’évanouissent. Pour le reste le film reste abscons et trop à distance.
Dans ce road movie urbain, on retiendra surtout l’écriture poétique scénique et le montage permettant un beau voyage intérieur dans la tête de ces enfants qui tentent de graver à jamais dans leur esprit quelques bribes d’image des derniers moments avec un père absent… avant qu’ils ne s’évanouissent. Pour le reste le film reste abscons et trop à distance.
Le réalisateur livre un pan de son passé en nous entraînant avec lui et son frère, à hauteur d'enfant, dans une journée qui semble ordinaire au premier abord, malgré la crise politique qui couve au Nigeria, et l'espoir suscité par l'élection en cours, mais une journée qui va compter intimement pour ces deux enfants. Au rythme des déambulations du trio dans Lagos et de leurs rencontres, la relation avec le père, qui apparaît d'abord comme un personnage impressionnant, presque inquiétant, va évoluer progressivement avec une ouverture et une tendresse
spoiler:
qui rendent la fin d'autant plus brutale
.
.
La violence de la répression politique au Nigeria (et sans doute ailleurs) vu par des gamins, qui perçoivent leur père comme une cible des "forces de l'ordre" (j'ai pensé à ce titre à L'Homme sur les quais de Raoul Peck -1993).
Mais qui est vraiment celui qui vient consacrer une journée à ses deux fils ? Un mystère qui rajoute une dose de poésie à cette histoire.
Mais qui est vraiment celui qui vient consacrer une journée à ses deux fils ? Un mystère qui rajoute une dose de poésie à cette histoire.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse