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Alexandre Schatz sellier
15 critiques
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4,0
Publiée le 14 octobre 2025
(Vu à Cannes en 2025). Un film dont la force et le regard sont formidable. La vision de la ville de Lagos, ses habitants, ses lieux sont intéressants et la construction narrative est très solide, permettant au spectateur de comprendre au mieux cette relation père fils fort complexe. A voir !
Magnifique film nigérian qui nous embarque avec ce père et ses deux enfants dans une grande aventure depuis la campagne où ils vivent vers la ville de Lagos. Une photo grandiose, et une mise en scène au plus près des gens et des petits détails de la vie bouillonnante dans ce contexte de crise démocratique dans les années 90.
Olaremi et Akinola sont deux enfants vivant dans un village rural près de Lagos au Nigeria. Désireux de passer du temps avec leur père qu'ils ne voient pas souvent car il travaille à Lagos, ce dernier accepte de les prendre avec lui pour la journée. Les trois protagonistes partent pour une expédition où les obstacles se font nombreux en pleine période électorale de 1993.
spoiler: "My Father's Shadow" est un portrait familial remarquable. J'ai été envoûté par la manière dont le réalisateur nous invite dans cette relation entre un père et ses enfants, toute en douceur et apprentissage. Les plans sont esthétiquement soufflants, la musique est belle, l'image a ce petit grain qui lui donne un cachet fou. J'ai juste une petite réserve sur la mort finale, que je ne comprends pas : j'avais l'impression d'avoir assisté à un autre dénouement juste avant et j'étais bien content ! Je ne pense que j'aurais coupé le film 5 minutes avant.
Premier film d'Akinola Davies, et premier film nigérien sélectionné à Cannes, My Father's Shadow se veut un exutoire autobiographique pour son auteur, qui a vécu enfant la bascule du Nigéria vers la dictature en 1993. Pour autant, toute cette rension politique fait figure de second plan dans ce film avant tout centré entre 2 frères et leur père (impeccable Sope Dirisu), alors que ce dernier est condamné par la maladie. Une virée dans Lagos qui perd souvent son focus à mon sens au gré des rencontres, mais qui conserve un aspect résolument touchant.