Un jour avec mon père
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Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2026
Une journée particulière d’un père nigérian avec ses deux fils : le premier long-métrage, d’Akinola Davies, Un jour avec mon père (My Father’s Shadow) nous transporte dans un road movie qui prend parfois des allures de roller coaster. Il a été le premier film nigérian jamais projeté à Cannes. Le lien profond entre les trois personnages, jamais immédiat, toujours chargé d’émotion, relaie au second plan l’intrigue politique de l’année 1993 et ses élections présidentielles annulées au Nigeria : il est profondément universel.
Steefen Z
Steefen Z

8 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mars 2026
Déjà le titre francophone de ce film démontre clairement que la dimension folklorique et spirituel du film n’est pas comprise . Le titre original du film est «  My father’s shadow » autrement dit «  l’ombre de mon père ou l’esprit de mon père …
Papa était il réellement là toute cette journée avec nous ? Où étais sont âme ou son esprit ou son ombre ??
Les moments vécu sont pourtant vrai, et plusieurs personnes nous ont aperçu , nous l’avons vu et touché .. mais papa était il encore de ce monde !

Je suis africain et dans nos folklores, mythes et croyances, parfois les personnes décidées récemment dans des conditions troubles ( comme un militant de l’opposition torturé et massacré ) refont surface auprès de leurs proches le temps d’une journée ( généralement avant que leurs proche ne découvrent qu’ils sont morte ), il réapparaissent pour passer avec eux des moments précieux , leur profiguer des conseils, faire leurs adieux . Ils sont réels , ils sont vu et aperçu de tous !

Et après ces moments précieux ils s’évaporent dans la nature , et la nouvelle de leur décès tombe peu de temps après.
Et leur décès date déjà de plusieurs jours de sorte qu’il était tout simplement impossible que cette personne eu été là et partager ces moments …,
De fait, était ce un fantôme ? une âme en peine ? était ce l’ombre de mon père …. ?
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2026
"Il y a des films qui arrivent comme arrivent les souvenirs d’enfance : par effraction, sans prévenir, avec cette netteté particulière des choses qu’on n’a pas cherché à retenir. Un jour avec mon père, premier long métrage du réalisateur britanno-nigérian Akinola Davies Jr., est de ceux-là. On entre dans ce film comme on entre dans une journée ordinaire et on en ressort changé, sans trop savoir pourquoi, avec quelque chose de chaud et de douloureux logé quelque part dans la poitrine."

"Le Nigéria est au bord du précipice. L’élection présidentielle du 12 juin 1993 vient d’être annulée par la junte militaire, et dans les rues de Lagos, quelque chose gronde et se fissure. Mais pour Akin et Remi, deux frères de huit et onze ans, ce jour-là a une seule signification : leur père est présent. Folarin — grand, charismatique, solaire et fragile à la fois — a surgi ce matin dans leur vie comme une apparition. Il est de ceux qui partent souvent et qui reviennent rarement. Alors les garçons ne posent pas de questions. Ils prennent la journée pour ce qu’elle est : un cadeau."

"Car la journée de Folarin n’est pas que sentimentale. Elle a une raison concrète, presque dérisoire à côté de ce qu’elle va devenir : récupérer six mois de salaire impayé auprès d’un employeur qui se dérobe, qui fuit ses responsabilités. Dans un pays où le pouvoir — politique ou patronal — ne rend de comptes à personne, un homme comme Folarin court après ce qui lui est dû, avec ses enfants dans le sillage, dans une ville agitée. Et au détour d’une rue, des soldats traversent le plan, le regard droit, face caméra, l’espace d’un instant. Ce regard n’est pas narratif, il n’explique rien. Il est à la fois une menace immédiate et le fantôme d’un traumatisme déjà inscrit dans la chair de la ville. Et Davies Jr. n’a pas besoin de l’appesantir, car Lagos sait ce que ce regard signifie."

"Chibuike Marvellous Egbo et Godwin Egbo — frères dans la vie comme à l’écran — apportent quelque chose qu’aucune direction d’acteurs ne peut vraiment fabriquer. Ils ont une complicité d’un naturel absolu, une façon de se tenir la main ou de se regarder qui appartient aux gens qui ont grandi ensemble pour de vrai. Le film reste constamment à leur hauteur, dans leur regard, dans leur façon de recevoir ce père mystère avec une intensité mêlée de retenue, comme s’ils savaient déjà, sans pouvoir le dire, que cette journée ne durerait pas."

"Et finalement, comme pour tous les deuils, la distinction importe moins qu’on ne le croit. Ce qui reste — qu’il soit vrai ou inventé — est tout aussi réel dans le corps de celui qui se souvient. Dans un pays où le politique trahit, où l’employeur fuit, où les soldats menacent et où les héros viennent d’ailleurs, il ne reste qu’une chose qui tienne vraiment : l’amour. Pas l’amour idéal, propre, sans accrocs — mais celui qui se glisse dans les disputes de frères, dans les silences d’un père et dans une journée ordinaire arrachée à l’oubli. C’est l’amour qui panse les douleurs et qui comble les trous de mémoire. [...] Mais ce qui compte, au fond, est beaucoup plus simple. Un jour avec mon père est un film qui donne envie d’appeler quelqu’un qu’on n’a pas appelé depuis trop longtemps. C’est suffisant. Et c’est déjà beaucoup."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Samir.B
Samir.B

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2026
L' approche impressionniste, portée par une esthétique soignée et un montage sensible, permet de faire émerger une émotion durable, nourrie par le contraste entre l’innocence des enfants et la dureté du contexte politique.
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2026
."Un jour avec mon père", acclamé par la critique et lauréat de multiples distinctions (Festival de Cannes, British Independent Film Awards 2025, Bafta Awards cette année), s'avère être un drame semi biographique sans plus. Malgré une entame laborieuse de plus d'une heure, le nouveau film du multirécompensé réalisateur anglo-nigérian Akinola Davies Jr propose une œuvre nuancée. La photographie et le montage atteignent par moments des sommets d'envoûtement, portés par la justesse des deux jeunes comédiens et la prestation marquante de Sope Dirisu dans le rôle du père. Le récit offre également des éclairages précieux, d'allure documentaire, sur le coup d'État et la crise électorale de 1993 au Nigeria.
CineMJ33
CineMJ33

13 abonnés 32 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2026
Pas de rythme ni vraiment de scénario ; père et fils déambulent sans but dans un Lagos confronté à la violence ; la photo s’attarde sur des restes de repas et autres ; on reste étranger à cette histoire ….quel ennui !
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2026
Ai vu le film « Un jour avec mon père » du réalisateur britano-nigérien Akilona Davies qui a obtenu la Camera d’Or lors du Festival de Cannes 2025. Le Prix est remis à un premier film toutes sélections confondues. Ce film à hauteur d’enfant est absolument réussi et captivant. Novembre 1993, Olaremi, 11 ans (Chibuike Marvellous Igbo) et son petit frère Akinola, 8 ans (Godwin Egbo) habitent à la campagne avec leur mère au Nigéria. Lorsque leur père Folarin (génial Nope Dirisu) qu’ils ne voient pas souvent, les emmène pour une journée dans la ville de Lagos, spoiler:
Sani Abacha à la tête du régime militaire fait un coup d’état, ce qui crée la plus grande confusion dans la population spoiler:
. Le réalisateur a un talent fou pour filmer les visages d’enfants envahis par l’admiration, le questionnement silencieux, l’incompréhension, l’inquiétude. Lors de cette journée les deux garçons vont découvrir la personnalité de ce père absent, entrer en spectateur dans le monde des adultes, et percevoir la tourmente d’une population qui vit dans l’incompréhension du push politique. Le film admirablement mis en scène joue sur des cadrages évocateurs, une bande son parfois très surprenante, des images d’archives intégrées sous forme de flashs, une photographie qui met admirablement l’Afrique en lumière. Cette autobiographique est une très belle déclaration d’amour à un père. Akilona Davies superpose avec talent et poésie les tourments intérieurs des deux enfants, les silences mystérieux des adultes et les tumultes d’une population en pleine insécurité. La construction scénaristique nous amène progressivement avec beaucoup de retenue et de subtilité à un climax émotionnel bouleversant lors d’une très belle scène sur une plage. »Une journée avec mon père » est un film tout en douceur et mélancolie. Ce film est un vrai dépaysement qui fait aussi ressurgir de l’enfance des souvenirs évanouis. Une Caméra d’Or amplement méritée et assurément un réalisateur à suivre.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 414 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mars 2026
Caméra d'or mention spéciale ( cannes 2025 ) est desservi par un scénario trop relâché qui part dans plusieurs directions sans véritablement en traiter une.

Le titre original en dit beaucoup plus sur le film " l'ombre de mon père". L'absence parentale, la trahison, le secret, la disparition. On imagine les traumas que devront porter les deux frères !

Malheureusement, à part la scène de la plage et la toute fin, le film ne tient pas ses promesses. Dommage !
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2026
Ce premier film nigérien est une réussite et mérite son BAFTA du premier film et la Caméra d'Or cannoise. En plaçant sa caméra à hauteur d'enfant, le cinéaste mélange habilement moments intimistes et scènes chocs. Le film, sous une apparence très simple, parle de choses profondes, du rôle de l'humain dans la société et des ravages personnels sous couvent de dictature. Si le film a du mal à se mettre en place, il finit par séduire, impressionner et émouvoir. Un cinéaste à suivre.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2026
"Un jour avec mon père" invente l'Afrique au cinéma. Jamais on avait vu ce continent ainsi, tant il est toujours montré au travers du regard des occidentaux. Le récit est entièrement fondé sur l'expérience sensible des campagnes et des villes qu'on traverse au gré d'une pérégrination sans but précis. On retrouve un certain nombre de dispositifs du cinéma d'art et d'essai international, mais renouvelés, ne serait-ce que par la réalité montrée. La bande-annonce laisse entrevoir l'effet kaléidoscopique de cette expérience des sons, des couleurs et des ambiances, mais seule la vision du film en salle vous en démontrera la richesse. C'est toujours inventif, toujours beau. Couleur et lumière, on l'a dit, mais aussi musique, utilisée ici comme des esquisses sonores qui s’interrompent mystérieusement. Le casting est très réussi. Les deux enfants sont complémentaires et le père est admirable. Les seconds rôles sont aussi souvent très bons (le gardien chantant, la serveuse, etc.).
Par son thème, le film rappelle beaucoup le fameux "Aftersun". Le mystère plane sur cette journée avec un père que tout le monde semble retrouver après une longue absence. On pense aussi à une sorte d'étrange "Ulysse" de James Joyce, par cette trajectoire flottante. Le biographique et le politique s'enchevêtrent continuellement en cette journée exceptionnellement passée avec un père souvent absent, dans un contexte électoral tendu. Or les deux dimensions se recoupent plus intimement qu'on ne le croit. spoiler: La fin du film le fait comprendre ; une seconde vision le démontre : en fait, cette journée n'a jamais eu lieu. Le père est mort depuis bien longtemps. L'extrême étrangeté de son surgissement dans le récit, apparaissant dans une chambre après sa douche, le laissait penser (pour ceux qui reverront le film, vous apprécierez l'effet surnaturel du vent annonçant l'apparition ; les enfants s'en étonnent eux-mêmes). Cherchant ses vêtements, le père tombe sur une autre habit, bleu et blanc, dont on comprendra à la toute fin que c'est l'habit de deuil de ses fils. Et si tout le monde est surpris de le retrouver à Lagos (y compris sa propre sœur), c'est parce qu'il est toujours surprenant de rencontrer un mort (non ?). Les deux dernières minutes constituent donc un twist fondamental, à l'image de celui qu'on avait vu dans "Aftersun" ou dans "Only the river flows".

En deux mots, un film complexe et envoûtant, mêlant récit familial biographique et enjeux politiques, superbement servi par une mise en scène ouatée. Une grande réussite !
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mars 2026
Deux jeunes frères, Olaremi et Akinola, passent une journée à Lagos avec leur père au lendemain des élections présidentielles de 1993 dont la junte militaire jusqu’alors au pouvoir tarde à reconnaître les résultats.

Caméra d’or à Cannes, Bafta du meilleur premier film, ce film nigérian est largement autobiographique. Son réalisateur a perdu son père à l’âge de deux ans à peine et l’a écrit avec son frère aîné.

"Un jour avec mon père" a deux qualités. La première est de nous plonger dans le Nigéria des années 90, un pays rarement filmé, à une période critique de son histoire. Il nous montre une mégalopole grouillante en pleine ébullition. Les militaires omniprésents patrouillent les rues ; la foule attend impatiemment les résultats de l’élection et la proclamation de la victoire de leur candidat, MKO Abiola ; la situation est électrique. On comprend progressivement que le père des enfants, militant politique, a été arrêté par la police et peine à évacuer ce traumatisme.

La seconde est de le faire à hauteur d’enfant, à travers les yeux des deux garçonnets. Le procédé n’est pas nouveau. Il a été utilisé jusqu’à la trame depuis "Jeux interdits" ou "Le Voleur de Bicyclette". On l’a récemment retrouvé sous des latitudes aussi différentes que l’Irak de Saddam Hussein ("Le Gâteau du président") l’Allemagne de 1945 ("Une enfance allemande") ou Madagascar en 1972 ("L’Île rouge"). Il n’en demeure pas moins très efficace. Ce qu’on voit de Lagos, c’est ce qu’en voient deux garçons de neuf et onze ans, qui n’en comprennent pas la géographie mais sont soufflés par son immensité, sa densité et le bruit qui y règne. Pour accentuer ce ressenti impressionniste, qui fait parfois penser à la texture des films de Terrence Malick, le réalisateur a utilisé une pellicule 35mm.
Simonlaneau
Simonlaneau

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2026
Le film déploie une mémoire à la fois douce et violente, où la nostalgie se teinte d’inquiétude. La mise en scène poétique, capte avec justesse les émotions diffuses de l’enfance face à un monde en crise, donnant au récit une dimension universelle. Si l’ensemble peut parfois manquer de clarté, il n’en reste pas moins un film habité et profondément émouvant.
ben desiles
ben desiles

56 abonnés 118 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 mars 2026
au début, n'étant jamais allé en Afrique noire, j'ai été émerveillé par l'immersion qu'offre le film, toutes ces couleurs, ces odeurs qu'on devine, cette agitation, ce tumulte...mais au bout d'un moment, j'ai commencé à m'ennuyer. Les conversations ne sont guère passionnantes. On devine que le père soutient un parti à qui on a volé les élections, mais ce n'est toujours qu'une juxtaposition de dialogues sans grand intérêt. Certes la vie est faite de ça, de retrouvailles avec une soeur, de beignets ou d'une glace qu'on mange en se promenant, de bribes de conversation qu'on saisit dans un bus, mais c'est un peu léger pour faire un film.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2026
Réalisation originale, à la fois poétique et esthétique, pour un sujet qui ne s'y prête guère.
Pari réussi en l'occurrence, on se laisse envouter par ce petit road trip entre un village nigérian et la capitale Lagos sous un joug dictatorial. L'ambiance et l'émotion sont bien là, malgré un jeu d'interprétation un peu déroutant.
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2026
Sublime film nigérian, le père et ses fils sont époustouflants. Ce long-métrage a reçu une Mention Spéciale Caméra d’Or au Festival de Cannes 2025 et le Prix du Meilleur premier film aux BAFTA Awards 2026. Vraiment un réalisateur à suivre !
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