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Ce film africain est est une vraie réussite, entre chronique familiale, dénonciation politique et conte onirique. Un très touchant portrait de relations parentales. Une mention Caméra d'or méritée.
Présenté en compétition officielle à Cannes 2025, ce film nigérian raconte la journée d'un campagnard qui va emmener ses deux fils (11 et 8 ans) vers la capitale Lagos. "Un jour avec mon père" se situe en 1993, en plein chaos politique. L'émotion et la tension ne sont pas tout de suite palpables même si ce travailleur est bien exploité par son patron. La journée se déroule au gré de baignades (superbe moment), de glaces et de retrouvailles. Néanmoins, la figure paternelle transmet des valeurs de respect à ses enfants et tout cela est filmé avec maestria. On sent le vécu du cinéaste Akilona Daevis pour signer une réflexion intéressante sur un monde avec lequel les deux petits vont devoir composer. Une réussite.
J'ai toujours pensé que le cinéma et les acteurs en général ne méritaient absolument pas leur célébrité et l'adoration que leur porte les spectateurs. Le cinéma c'est tout simplement un pseudo art qui fait son auto promotion par l'image et qui est très populaire. Populaire tout simplement parce que c'est plus facile d'aller voir un film que de lire un livre. Ceci étant dit, ce film est absolument médiocre et je ne comprends absolument pas les critiques dithyrambique dont il fait l'objet. Donc au lieu d'aller le voir ou feriez mieux d'acheter un livre et de le lire. À bon entendeur. Salut.
au début j'ai bien aimé ce film, dont la photo est assez belle mais très vite je me suis laissée d'un scénario assez faible, de situations artificielles et d'un père pontifiant alors qu'il n'a jamais été présent pour ses enfants. on dirait qu'il ambitionne de tout transmettre en une journée. la beauté de l'acteur qui joue le père ne rattrape pas ce film ennuyeux et bien pensant que j'ai quitté avant la fin, tellement son personnage m'insupportait...
Jai trop aimé, le film traitait pas qu'un seul sujet et les dialogues étaient marquants. J'aime bien aussi psq on voit surtout du pdv des enfants
UN JOUR AVEC MON PÈRE - Akinola Davies | ⭐ 9/10
Mention spéciale à la Caméra d’Or au dernier Festival de Cannes, ce premier film aurait sans doute mérité de repartir avec la récompense principale. Il coche en effet toutes les cases : émotion, audace formelle, intelligence du regard, et surtout une histoire intime qui s’inscrit dans un contexte politique plus large.
La mise en scène impressionne par sa maturité. Chaque plan est une proposition visuelle à part entière, époustouflant de poésie. Le film avance comme un souvenir qui se recompose, avec cette sensation troublante de naviguer entre mémoire et imagination. La caméra, constamment à hauteur d’enfant, capte avec justesse ce mélange de douceur et d’inquiétude propre aux souvenirs d’enfance, lorsque l’on observait et ressentait les choses sans toujours les comprendre.
Au centre, la relation entre le père et ses enfants apporte une vraie chaleur. Elle agit comme un refuge face à la violence sociale et politique qui entoure les personnages. Le film parvient ainsi à être à la fois réconfortant et révoltant. D’un côté, la tendresse familiale ; de l’autre, les injustices qui surgissent progressivement.
Certains pourront regretter que le contexte politique du Nigeria ne soit pas davantage expliqué. Mais le film choisit la subtilité : spoiler: une page de journal lue dans un bus, un reportage diffusé à la télévision en arrière-plan dans un bar...,
quelques détails qui suffisent à comprendre ce qui se joue.
Hypnotisant, parfois presque onirique, le film ressemble à un long rêve éveillé. Cette manière de brouiller les repères n’est pas sans rappeler le cinéma de David Lynch : une douceur apparente, presque irréelle, progressivement traversée par des fissures venues du réel. L'enfance est vue comme un refuge, un espace fragile, entre douceur et inquiétude, menacé par un monde que l’on comprend encore mal.
Une œuvre à la fois personnelle et politique, sensible et audacieuse, qui impose de véritables choix esthétiques sans jamais sacrifier la clarté et la puissance de son propos, et dont la richesse et la beauté invitent à de multiples revisionnages.
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Mention spéciale à la Caméra d’Or au dernier Festival de Cannes, ce premier film aurait sans doute mérité de repartir avec la récompense principale. Il coche en effet toutes les cases : émotion, audace formelle, intelligence du regard, et surtout une histoire intime qui s’inscrit dans un contexte politique plus large.
La mise en scène impressionne par sa maturité. Chaque plan est une proposition visuelle à part entière, époustouflant de poésie. Le film avance comme un souvenir qui se recompose, avec cette sensation troublante de naviguer entre mémoire et imagination. La caméra, constamment à hauteur d’enfant, capte avec justesse ce mélange de douceur et d’inquiétude propre aux souvenirs d’enfance, lorsque l’on observait et ressentait les choses sans toujours les comprendre.
Au centre, la relation entre le père et ses enfants apporte une vraie chaleur. Elle agit comme un refuge face à la violence sociale et politique qui entoure les personnages. Le film parvient ainsi à être à la fois réconfortant et révoltant. D’un côté, la tendresse familiale ; de l’autre, les injustices qui surgissent progressivement.
Certains pourront regretter que le contexte politique du Nigeria ne soit pas davantage expliqué. Mais le film choisit la subtilité : spoiler: une page de journal lue dans un bus, un reportage diffusé à la télévision en arrière-plan dans un bar...,
quelques détails qui suffisent à comprendre ce qui se joue.
Hypnotisant, parfois presque onirique, le film ressemble à un long rêve éveillé. Cette manière de brouiller les repères n’est pas sans rappeler le cinéma de David Lynch : une douceur apparente, presque irréelle, progressivement traversée par des fissures venues du réel. L'enfance est vue comme un refuge, un espace fragile, entre douceur et inquiétude, menacé par un monde que l’on comprend encore mal.
Une œuvre à la fois personnelle et politique, sensible et audacieuse, qui impose de véritables choix esthétiques sans jamais sacrifier la clarté et la puissance de son propos, et dont la richesse et la beauté invitent à de multiples revisionnages.
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Lagos, 1993. Deux gamins embarqués dans le sillage d'un père qu'ils connaissent à peine, à travers une mégalopole sous tension. Comme dans "Moonlight" ou "Aftersun", Akinola Davies Jr. construit son récit dans les interstices, là où l'enfance perçoit sans encore nommer.
Le film ne raconte pas tant une journée qu'il ne la restitue par fragments, comme la mémoire les livre : lacunaires, intenses, faussement nets. Les deux frères captent les silhouettes des adultes, déchiffrent les échanges à demi-mots, lisent la rue sans la comprendre. De leur point de vue, la grande ville et la grande histoire s'infiltrent en sourdine. C'est là toute la réussite du film : tenir ce regard d'enfant jusqu'au bout, entre candeur et pressentiment sourd.
La mise en scène mêle intime et politique sans forcer la lisibilité, et c'est autant une qualité qu'une limite. Mais la frontière entre souvenir réel et souvenir reconstruit reste universelle et poignante.
Le film ne raconte pas tant une journée qu'il ne la restitue par fragments, comme la mémoire les livre : lacunaires, intenses, faussement nets. Les deux frères captent les silhouettes des adultes, déchiffrent les échanges à demi-mots, lisent la rue sans la comprendre. De leur point de vue, la grande ville et la grande histoire s'infiltrent en sourdine. C'est là toute la réussite du film : tenir ce regard d'enfant jusqu'au bout, entre candeur et pressentiment sourd.
La mise en scène mêle intime et politique sans forcer la lisibilité, et c'est autant une qualité qu'une limite. Mais la frontière entre souvenir réel et souvenir reconstruit reste universelle et poignante.
Une grande claque ! Akinola Davies raconte une journée passée entre un père et ses deux garçons. L’histoire se déroule au Nigeria, en 1993, alors en pleine crise politique. Le père emmène ses fils à la ville, dans l’espoir d’être enfin payé, alors que le pays attend avec impatience les résultats électoraux qui pourraient tout changer. Ce qui est beau, pure, bouleversant, c’est la relation du père avec ses enfants (les comédiens sont excellent) : ils l’admirent malgré son absence qu’ils lui reprochent. La photographie est sublime, et ce voyage au coeur de Lagos offre un bel aperçu de la ville, entre simplicité, humanité, brutalité, et précarité.
Caméra d'Or au festival de Cannes 2025. Pourquoi Caméra d'Or? Comment ce film a-t-il pu ne pas avoir la Palme d'Or? Mystère. Il se déroule au Nigéria, en 1993, mais il est universel: un père, des enfants, dans un monde si beau, mais si malade. Qui pourrait rester étranger à cette histoire? Terrassant de beauté, tant humaine que cinématographique.
Film sensible sur la filiation d’un père avec ses deux fils et l’engagement politique au Nigeria.
À voir absolument.
À voir absolument.
"«Un père et ses 2 fils»
Voici un Road Movie nigérian qui nous fait suivre ce père allant à Lagos pour toucher sa paye (impayée depuis des mois). Il emmène ses 2 garçons qui le voient peu et sont trop contents de voyager avec leur Daddy. En parallèle, nous sommes en 1993, des élections sont organisées par la junte et l’espoir de démocratie prend le pays, dont ce père qui espère tant un changement pour son pays. La déception ne tardera pas.
Les vues de Lagos, de la « fourmilière » nigériane, de la débrouille et de l’embrouille sont bien restituées et les enfants vraiment touchants. Primé à Cannes"
Voici un Road Movie nigérian qui nous fait suivre ce père allant à Lagos pour toucher sa paye (impayée depuis des mois). Il emmène ses 2 garçons qui le voient peu et sont trop contents de voyager avec leur Daddy. En parallèle, nous sommes en 1993, des élections sont organisées par la junte et l’espoir de démocratie prend le pays, dont ce père qui espère tant un changement pour son pays. La déception ne tardera pas.
Les vues de Lagos, de la « fourmilière » nigériane, de la débrouille et de l’embrouille sont bien restituées et les enfants vraiment touchants. Primé à Cannes"
Beau film un peu lent, kaléidoscope de contraires : poétique, onirique et réaliste ; intime et politique, pédagogique et dépaysant à mes yeux d'européenne, passionnant et émouvant
Les acteurs, adultes (y compris les seconds rôles) et enfants sont très bien
C'est aussi très bien filmé, alternance de gros plans et de plans larges, belle image
Un film que je recommande, tellement loin du cinéma formaté !
Les acteurs, adultes (y compris les seconds rôles) et enfants sont très bien
C'est aussi très bien filmé, alternance de gros plans et de plans larges, belle image
Un film que je recommande, tellement loin du cinéma formaté !
une belle réalisation très bien filmée que cet itinéraire de deux enfants avec leur père qui traversent une ville où la tension engendrée par des élections truquées est perceptible et le drame sous jacent. ce père qui est plutôt une ombre ( comme le titre original ) car le récit manque de lisibilité sur son destin... malgré de belles qualités visuelles et une grande poésie ce film n'échappe pas à certaines longueurs...
Des scènes émouvantes mais peu de choses vraiment intéressantes.
On est malheureusement gagné par l'ennui malgré un comédien attachant.
On est malheureusement gagné par l'ennui malgré un comédien attachant.
7/10 voilà une réalisation remarquable, il y a un peu de Terrence Malick chez Akinola Davies Jr, on suit le point de vu des enfants, beaucoup de choses sont dites par les images, les regards et les silences, on aime la poésie, on regrette manque de profondeur quand même
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