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Louiselavalette
6 critiques
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3,5
Publiée le 17 mars 2026
Avec Woman and Child, Saeed Roustaee signe un film qui avance comme une vague lente d’abord, puis de plus en plus puissante, jusqu’à submerger tout ce qui se trouve sur son passage. Dès les premières scènes, quelque chose se noue. Une tension sourde, presque invisible, qui ne cessera de croître. Roustaee ne cherche pas à ménager : il expose, il confronte, il pousse ses personnages dans leurs retranchements. La mise en scène, tendue, au plus près des corps, donne au récit une densité presque physique. Une œuvre âpre, parfois étouffante, mais profondément habitée et difficile à oublier.
Le récit repose sur une succession d’événements tragiques qui fragilisent peu à peu l’équilibre familial. La quête de vérité et de justice menée par cette mère devient alors le cœur du film, révélant les mécanismes d’oppression qui pèsent sur les femmes. La mise en scène, nerveuse et immersive, renforce la tension dramatique, tandis que l’interprétation intense de Parinaz Izadyar donne au personnage une présence bouleversante. Face aux injustices, la solidarité entre femmes apparaît comme l’un des rares espaces de résistance. Si le film peut parfois sembler céder aux excès du mélodrame, sa puissance émotionnelle et son regard critique sur la société iranienne en font une œuvre marquante. Entre tragédie familiale et réflexion politique, Woman and Child confirme la capacité du cinéma iranien à transformer les drames intimes en récits universels.
Woman and Child montre, à travers le combat d’une mère quarantenaire dans l’Iran contemporain, une part de l’histoire de sa famille élargie. C’est en cela que ce film est intéressant : on ne suit pas une seule, mais plusieurs intrigues, bien sûr ficelées autour du personnage principal.
On a l’impression de regarder une partie d’échecs en plusieurs dimensions. Chaque coup — chaque révélation, a ses conséquences, qui amène de nouvelles réflexions, doutes, décisions et actions de la part des différents protagonistes. Tout cela servi à travers des dialogues qui sonnent juste et des scènes qui font mouche, rendant la tension palpable.
Enfin, à travers la quête de la mère, le film pose la réflexion sur la limite du droit juridique face à la morale personnelle, voire la morale tout court.
Entre soif de vérité et désir de revanche, trouvera-t-elle l’apaisement ?
Woman and Child montre, à travers le combat d’une mère quarantenaire dans l’Iran contemporain, une part de l’histoire de sa famille élargie. C’est en cela que ce film est intéressant : on ne suit pas une seule, mais plusieurs intrigues, bien sûr ficelées autour du personnage principal.
On a l’impression de regarder une partie d’échecs en plusieurs dimensions. Chaque coup — chaque révélation, a ses conséquences, qui amène de nouvelles réflexions, doutes, décisions et actions de la part des différents protagonistes. Tout cela servi à travers des dialogues qui sonnent juste et des scènes qui font mouche, rendant la tension palpable.
Enfin, à travers la quête de la mère, le film pose la réflexion sur la limite du droit juridique face à la morale personnelle, voire la morale tout court.
Entre soif de vérité et désir de revanche, trouvera-t-elle l’apaisement ?
Une femme iranienne en lutte contre le patriarcat pour faire valoir ses droits et qu’un système bien ancré essaie de faire taire. C’est le nouveau film de Saeed Roustaee, une tragédie mécanique et implacable, une lente descente aux enfers étouffante, peut-être juste un peu trop programmatique. Metteur en scène hors pair du cinéma iranien actuel et qui a tant à dire, à raconter et surtout à condamner ; il installe une tension de plus en plus insoutenable balançant sans cesse entre drame, mélo et thriller. L’écriture comme dans ses deux films précédents est précise et n’a pas son pareil pour raconter les rapports de force en Iran. Pour le rôle principal, il s’appuie sur la palette immense de jeu de Parinaz Izadyar ; actrice qui nous emporte et qui nous renvoie au chef d’œuvre iranien « Une séparation ». Même s’il n’est pas aussi maitrisé et virtuose que ses deux films précédents (« La loi de Téhéran » et « Leila et ses frères »), la cause qu’il défend permet de passer au-delà : condamner une société qui dénie aux femmes leurs droits fondamentaux. En effet, les rebondissements et les crises s’enchainent trop et trop vite, ce qui dessert le film par un aspect trop mécanique du crescendo mélodramatique. Donc un film un poil excessif, un peu plus de retenu aurait autant servi le propos. Cependant c’est encore un film persan fort et indispensable comme, l’Iran nous en livre de nombreux chaque année. A voir, comme tout bon film iranien
Avec Woman and Child, Saeed Roustaee confirme une nouvelle fois son immense talent pour raconter les fractures de la société iranienne à travers des destins profondément humains. Après ses précédents succès, le cinéaste livre un drame d'une intensité remarquable, où la douleur intime devient le reflet d'un système social et judiciaire impitoyable.
Le film suit Mahnaz, infirmière et mère célibataire, qui tente de reconstruire sa vie aux côtés de son compagnon Hamid. Mais lorsqu'un drame frappe sa famille après le renvoi de son fils de l'école, son existence bascule. Commence alors un combat pour la vérité et la justice, qui révèle les failles d'une société où les procédures administratives, les traditions et les rapports de pouvoir se dressent contre les plus vulnérables.
Parinaz Izadyar livre une interprétation magistrale. Elle incarne Mahnaz avec une intensité bouleversante, faisant ressentir chaque émotion sans jamais tomber dans l'excès. À ses côtés, Payman Maadi apporte toute sa sobriété à un personnage complexe, tandis que Sinan Mohebi complète avec justesse une distribution remarquable.
Fidèle à son style, Saeed Roustaee filme les conflits familiaux avec un réalisme saisissant. Les scènes de confrontation sont d'une tension constante, portées par une mise en scène nerveuse qui capte aussi bien les silences que les explosions de colère. Chaque échange semble révéler un peu plus les mécanismes d'une société où la quête de justice devient un véritable parcours d'obstacles.
Au-delà du drame judiciaire, Woman and Child est avant tout un portrait de femme. Mahnaz refuse de céder face à l'injustice, quitte à remettre en question tout ce qui l'entoure. Le film interroge ainsi la place des femmes, la responsabilité parentale et le poids des institutions avec une grande finesse.
Profondément émouvant, remarquablement interprété et porté par une réalisation d'une rare maîtrise, Woman and Child s'impose comme l'un des grands drames de l'année. Une œuvre puissante qui conjugue émotion, tension et réflexion avec une remarquable justesse.
Nouvelle réussite pour Saeed Roustaee avec son troisièm long métrage Woman and Child, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 2025. Après La Loi de Téhéran et Leila et ses frères, le cinéaste iranien, à seulement 35 ans, confirme qu’il compte parmi les auteurs majeurs du cinéma contemporain.
Cette fois, il s’intéresse au parcours d’une mère célibataire en quête de justice après un drame familial. Comme dans ses précédents films, les femmes occupent le premier plan, évoluant dans une société patriarcale rigide où les hommes conservent leurs privilèges. Son héroïne, confrontée à une profonde injustice morale, lutte pour faire entendre sa voix.
Avec son sens aigu de la mise en scène et sa virtuosité, Roustaee livre un film qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Asghar Farhadi, notamment dans sa manière d’explorer les relations et les drames familiaux et les dilemmes moraux qui vont avec.
Ponctué de nombreux rebondissements, le scénario ne laisse aucun répit et maintient le spectateur sous tension durant tout le film, suivant l le destin de cette femme complexe, sur qui le sort semble s'acharner. Elle se bat, tente de résister tant bien que mal, prête à tout pour assouvir son besoin de justice, voire de vengeance.
Si l’on peut parfois trouver que le réalisateur force un peu sur l’aspect mélodramatique du scénario, sa mise en scène montre une nouvelle fois qu’il maîtrise parfaitement la caméra, avec un sens du cadre remarquable. Moins frontalement politique que les films de Mohammad Rasoulof ou Jafar Panahi, Woman and Child n’en reste pas moins un portrait à charge d’une société iranienne chaotique.
Avec ce portrait de femmes battantes et volontaires, le réalisateur Saeed Roustaee force un regard acéré sur le régime iranien jouant habilement avec les règles de censure pour aboutir à un film poignant sur fond de patriarcat. S’il manque parfois de maitrise, le long-métrage mené par une excellente interprétation est une œuvre tragique et puissante.
ce qui caractérise Roustae c’est la rudesse de ses personnages et sa misanthropie. les personnages ne sont pas horribles en eux-mêmes, mais commettent des trahisons terribles, comme s’ils ne pouvaient pas faire autrement. On dirait du Racine, mais avec des personnages dont les motivations ne seraient pas l’amour ou le pouvoir, mais la cupidité et la lubricité... le carburant scénaristique restant la vengeance. Le film apparait comme un énorme roman photos, truffés de rebondissements pathétiques. Même la mère, que certains journaux présentent comme une mère courage luttant contre le patriarcat (et c’est vrai), n’est pas particulièrement sympathique et souvent très injuste elle-même. Quant au fils, spoiler: que le scénario fait mourir au milieu du film pour délivrer une dose massive de pathétique qui inondera tout le film , il est totalement insupportable, mettant en exergue une énorme faillite éducative.