348 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
65 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
30 critiques
3
22 critiques
2
6 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Laurencebayer
6 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 13 mars 2026
Le récit repose sur une succession d’événements tragiques qui fragilisent peu à peu l’équilibre familial. La quête de vérité et de justice menée par cette mère devient alors le cœur du film, révélant les mécanismes d’oppression qui pèsent sur les femmes. La mise en scène, nerveuse et immersive, renforce la tension dramatique, tandis que l’interprétation intense de Parinaz Izadyar donne au personnage une présence bouleversante. Face aux injustices, la solidarité entre femmes apparaît comme l’un des rares espaces de résistance. Si le film peut parfois sembler céder aux excès du mélodrame, sa puissance émotionnelle et son regard critique sur la société iranienne en font une œuvre marquante. Entre tragédie familiale et réflexion politique, Woman and Child confirme la capacité du cinéma iranien à transformer les drames intimes en récits universels.
Woman and Child montre, à travers le combat d’une mère quarantenaire dans l’Iran contemporain, une part de l’histoire de sa famille élargie. C’est en cela que ce film est intéressant : on ne suit pas une seule, mais plusieurs intrigues, bien sûr ficelées autour du personnage principal.
On a l’impression de regarder une partie d’échecs en plusieurs dimensions. Chaque coup — chaque révélation, a ses conséquences, qui amène de nouvelles réflexions, doutes, décisions et actions de la part des différents protagonistes. Tout cela servi à travers des dialogues qui sonnent juste et des scènes qui font mouche, rendant la tension palpable.
Enfin, à travers la quête de la mère, le film pose la réflexion sur la limite du droit juridique face à la morale personnelle, voire la morale tout court.
Entre soif de vérité et désir de revanche, trouvera-t-elle l’apaisement ?
Woman and Child montre, à travers le combat d’une mère quarantenaire dans l’Iran contemporain, une part de l’histoire de sa famille élargie. C’est en cela que ce film est intéressant : on ne suit pas une seule, mais plusieurs intrigues, bien sûr ficelées autour du personnage principal.
On a l’impression de regarder une partie d’échecs en plusieurs dimensions. Chaque coup — chaque révélation, a ses conséquences, qui amène de nouvelles réflexions, doutes, décisions et actions de la part des différents protagonistes. Tout cela servi à travers des dialogues qui sonnent juste et des scènes qui font mouche, rendant la tension palpable.
Enfin, à travers la quête de la mère, le film pose la réflexion sur la limite du droit juridique face à la morale personnelle, voire la morale tout court.
Entre soif de vérité et désir de revanche, trouvera-t-elle l’apaisement ?
Nouvelle réussite pour Saeed Roustaee avec son troisièm long métrage Woman and Child, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 2025. Après La Loi de Téhéran et Leila et ses frères, le cinéaste iranien, à seulement 35 ans, confirme qu’il compte parmi les auteurs majeurs du cinéma contemporain.
Cette fois, il s’intéresse au parcours d’une mère célibataire en quête de justice après un drame familial. Comme dans ses précédents films, les femmes occupent le premier plan, évoluant dans une société patriarcale rigide où les hommes conservent leurs privilèges. Son héroïne, confrontée à une profonde injustice morale, lutte pour faire entendre sa voix.
Avec son sens aigu de la mise en scène et sa virtuosité, Roustaee livre un film qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Asghar Farhadi, notamment dans sa manière d’explorer les relations et les drames familiaux et les dilemmes moraux qui vont avec.
Ponctué de nombreux rebondissements, le scénario ne laisse aucun répit et maintient le spectateur sous tension durant tout le film, suivant l le destin de cette femme complexe, sur qui le sort semble s'acharner. Elle se bat, tente de résister tant bien que mal, prête à tout pour assouvir son besoin de justice, voire de vengeance.
Si l’on peut parfois trouver que le réalisateur force un peu sur l’aspect mélodramatique du scénario, sa mise en scène montre une nouvelle fois qu’il maîtrise parfaitement la caméra, avec un sens du cadre remarquable. Moins frontalement politique que les films de Mohammad Rasoulof ou Jafar Panahi, Woman and Child n’en reste pas moins un portrait à charge d’une société iranienne chaotique.
ce qui caractérise Roustae c’est la rudesse de ses personnages et sa misanthropie. les personnages ne sont pas horribles en eux-mêmes, mais commettent des trahisons terribles, comme s’ils ne pouvaient pas faire autrement. On dirait du Racine, mais avec des personnages dont les motivations ne seraient pas l’amour ou le pouvoir, mais la cupidité et la lubricité... le carburant scénaristique restant la vengeance. Le film apparait comme un énorme roman photos, truffés de rebondissements pathétiques. Même la mère, que certains journaux présentent comme une mère courage luttant contre le patriarcat (et c’est vrai), n’est pas particulièrement sympathique et souvent très injuste elle-même. Quant au fils, spoiler: que le scénario fait mourir au milieu du film pour délivrer une dose massive de pathétique qui inondera tout le film , il est totalement insupportable, mettant en exergue une énorme faillite éducative.