Très intéressant film venu d'Iran que ce Drame poignant et sans concession réalisé par Saeed Roustaee où une mère se bat contre une Société qui dénie aux Femmes leurs droits fondamentaux !
Film iranien très fort sur une femme contre laquelle le sort s'acharne : son fiancé annule le mariage car il s'amourache de sa sœur, son fils se défenestre en apprenant que sa mère a l'intention de se remarier. Mais elle ne se laisse pas faire, elle va se venger, rétablir sa justice à défaut de la trouver auprès des avocats. C'est un film très engagé et très émouvant, encore plus compte tenu du pays dans lequel l'intrigue se déroule. Les relations entre les personnages sont très poussées. Je recommande.
Encore une merveille du cinéma iranien ! Quels acteurs ! Quelle réalisation ! Quelle caméra ! Quelle finesse… Un scénario en forme de poupée russes, dans lequel l’intrigue ne finit pas de rebondir. Encore une fois, ce cinéma nous fait la leçon de ce qu’il y a de meilleur à voir au XXIe siècle. À couper le souffle.
Ai vu « Woman and child » de Saeed Roustaee, un réalisateur iranien que j’adore et dont je suis le travail de près. Ce dernier film a été présenté au Festival de Cannes en Compétition Officielle. Pour sauver en priorité « les femmes et les enfants d’abord » c’est ce que l’on crie sur un paquebot qui échoue. Roustaee nous démontre par ce film imparable que « les femmes et les enfants d’abord» sont les victimes du patriarcat et de la République Islamique. Mahnaz (éblouissante Parinaz Izadyar) est veuve, mère de deux enfants et infirmière. Alors qu’elle prépare son mariage avec Hamid (Payman Maadi acteur fétiche du réalisateur) Alyar son fils ainé (incroyable Sinan Mohebi) est renvoyé de l’école. A partir de cet évènement, une mécanique infernale va se mettre en marche où Mahnaz va être partagée entre désir de justice, de vengeance et l’apprentissage de la résilience. Saeed Roustaee est un très grand metteur en scène dont les cadrages dénoncent bien plus encore que le scénario. Les femmes sont filmées à travers des grilles, les barreaux des balcons de leurs habitations, des tissus opaques, des vitres qui insonorisent leur voix… L’apprentissage de l’anglais se fait en écrivant sur des vitres, et les enfants jouent et courent dans la cour intérieure de leur immeuble, filmée en plongée comme s’ils étaient au fond d’un puit. Alyar est un adolescent de 13 ans plein de vie qui se sent aussi libre qu’un oiseau qui nous fait penser à un autre moineau, Antoine Doinel magnifiquement ressuscité dans ce film iranien. Mais cette sensation de liberté aura un prix que les hommes lui feront ravaler. Même si le film est plus démonstratif que « La loi de Téhéran » et « Leila et ses frères » (un vrai chef d’oeuvre) il n’en demeure pas moins d’une grande puissance et un très grand film. Roustaee détourne les règles du système iranien très contraignant pour faire un cinéma politique, dénonciateur et humaniste. Cette parabole du peuple iranien qui veut s’extraire du joug qu’il subit depuis des décennies est à voir absolument.
Woman and Child montre, à travers le combat d’une mère quarantenaire dans l’Iran contemporain, une part de l’histoire de sa famille élargie. C’est en cela que ce film est intéressant : on ne suit pas une seule, mais plusieurs intrigues, bien sûr ficelées autour du personnage principal.
On a l’impression de regarder une partie d’échecs en plusieurs dimensions. Chaque coup — chaque révélation, a ses conséquences, qui amène de nouvelles réflexions, doutes, décisions et actions de la part des différents protagonistes. Tout cela servi à travers des dialogues qui sonnent juste et des scènes qui font mouche, rendant la tension palpable.
Enfin, à travers la quête de la mère, le film pose la réflexion sur la limite du droit juridique face à la morale personnelle, voire la morale tout court.
Entre soif de vérité et désir de revanche, trouvera-t-elle l’apaisement ?
Woman and Child montre, à travers le combat d’une mère quarantenaire dans l’Iran contemporain, une part de l’histoire de sa famille élargie. C’est en cela que ce film est intéressant : on ne suit pas une seule, mais plusieurs intrigues, bien sûr ficelées autour du personnage principal.
On a l’impression de regarder une partie d’échecs en plusieurs dimensions. Chaque coup — chaque révélation, a ses conséquences, qui amène de nouvelles réflexions, doutes, décisions et actions de la part des différents protagonistes. Tout cela servi à travers des dialogues qui sonnent juste et des scènes qui font mouche, rendant la tension palpable.
Enfin, à travers la quête de la mère, le film pose la réflexion sur la limite du droit juridique face à la morale personnelle, voire la morale tout court.
Entre soif de vérité et désir de revanche, trouvera-t-elle l’apaisement ?
L’art du cinéma iranien ! Ce quasi documentaire nous plonge sur le quotidien d’une famille (la grand-mère, ses deux filles d’une trentaine d’années et les deux enfants de 8 et 14 ans) sans tomber dans la caricature, … ni la censure !Ce film nous fait entrer, avec un regard discret, souvent à hauteur d’enfant, dans une école professionnelle, dans un hôpital, dans un palais de justice où se côtoient toujours “ceux d’en haut� et “ceux et celles d’en bas� (prisonniers en habit rayé, filles voilées entourées d’hommes, etc.) Le rythme soutenu, le décor (un grand immeuble moderne et “normal� d’une grande ville qui pourrait être dans n’importe quel pays occidental) nous font oublier parfois qu’on est en Iran… mais nous comprenons vite qu’ici la liberté (économique, éducative, familiale, …) n’est pas acquise de naissance: elle doit se conquérir dans l’adversité et sans jamais user de la violence, avec des femmes qui construisent, instruisent, malgré la démission et parfois l’hostilité des hommes … Bravo pour ce film fin et émouvant!
Brandt familial iranien, film fort et très émouvant à la fin. On suit une femme célibataire qui doit élever seule ses enfants, principalement centrés sur son fils, elle doit faire face aux traditions à la précarité, à la pression sociale. Un évènement bouleverse sa vie. Et tout bascule. Quelques longueurs. Et des incohérences. Mais la fin est très émouvante
Ô merci bel espoir pour une fois pas déçu : c’est un film & du Cinéma. Les ficelles sont toutes connues si on a déjà goûté aux films iraniens dont Roustaee plus particulièrement, et même plus fines que les précédents opus qu’on avait tant appréciés ; ici tissées pour le grand, le beau, pour durer. Oh oui. Il creuse son sillon en nous élevant.
Histoire de familles, de deuil, de trahisons. Pas de bang-bang ou de gros voyous. Loin des appartements haussmanniens et des villas du sud si chères à mes impôts subventionnant la petite famille du cinéma français tentant de faire la poche des boomers, dans la grisaille de la débrouille naissent des rayons perçants.
Ceux qui se gargarisent de la libération de la femme là-bas tout en voulant chez nous préserver la sensibilité culturelle de ceux qui les mettent sous tutelles morales n’y verront qu’un nouveau manifeste féministe de plus, cochant la check-list des sujets à la mode. Ou encore ceux qui rêvent d’habiller le Moyen-Orient de « nos valeurs universelles » chercheront en vain chez Roustaee des preuves d’oubli de soi dans la honte de soi comme il y a peu nos élites rêvaient de talibans inclusifs (!!!). La Perse a descendu la herse pour ce genre d’invasion mentale, mais nous parfume du mystère vibrant de ses contrastes à leur point de fusion artistique le plus sensible. La flèche est précise, touche l’âme quand elle au cœur, habile enfilade, aura féminine s’échappant, en s’écharpant beaucoup pour autant, d’une prédation masculine, mais tout en fondant le socle d’une solidarité familiale enracinée dans une civilisation ingénieuse, d’une transmission d’un besoin d’éducation et de statut social par le mérite, thèmes que certains trouveraient bien patriarcaux, vous savez ceux qui promeuvent la diversité plus pour les autres que pour eux, enjoignent la jeunesse à se libérer du carcan familial et à profiter de l’instant présent, tandis que pour leurs précieuses progénitures on géométrise la carte scolaire pour influer sur les bons rails…
La direction d’acteurs est une leçon, évidemment à ce niveau-là. La montée en émotions file à toute vitesse par petites touches jamais montées sur gros sabots, concluant indirectement presqu’autour du même thème que Marty Supreme auréolé de la réputation de chef d’œuvre par un business paramétré sur les pulsions adolescentes ; comparaison pédagogique entre un bon film tirant un peu en longueur et une merveille de cinéma calibrée pour nous infuser sa magie jusqu’à la moëlle.
On est qu’en fin février 2026, mais très probable facile top 5 de l’année, voire 10 de la décennie ? C’est bébête de louper ça sur grand écran.
La première partie est donc focalisée sur la gestion de fils et de son futur mariage, puis une césure arrive avec un drame qu'on ne voit pas forcément venir et qui nous broie le coeur. Malheureusement c'est à partir de là que le scénario s'emballe au rythme de Mahnaz/Izadyar pour un récit qui part un peu dans tous les sens, qui veut trop raconter de choses trop vite et pas toujours de façon cohérente ou vraisemblable... SPOILERS voir site !... tout est d'ailleurs parasité par un conflit intra-familial et intra-conjugal au point qu'on a l'impression peu agréable que le réalisateur-scénariste a raccroché deux scénarios bien distincts. Enfin on s'agace d'une mère qui ne comprend jamais que son ado est un voyou, qui ferme les yeux plus ou moins forts, ou bien est-elle réellement aussi naïve (et pas que pour son fils) ?! Mais la situation des femmes en Iran est ainsi bien montrée, des actrices magnifiques qui offrent toute leur dignité à des femmes dont il ne reste que la résilience comme semblant de liberté. Le scénario est trop fouilli dans la seconde partie pour convaincre pleinement mais ça reste un film émouvant à conseiller. Site : Selenie
Depuis son grandiose premier film La Loi de Téhéran, Saeed Roustaee est un réalisateur dont le travail me fascine. Il dissèque une nouvelle fois la société iranienne et offre un film profondément féministe, avec ces femmes en quête de liberté dans une société où le mari est considéré comme le socle de la famille.
Comme dernièrement avec le fabuleux Left-Handed Girl, les personnages centraux sont les femmes d’une même famille sur plusieurs générations. Il brosse ainsi le portrait de ces femmes prises dans un patriarcat qui les réduit à une place de mère ou d’épouse : des femmes confrontées aux contraintes sociales, à la pression familiale et aux limites juridiques imposées par le pays.
On pense énormément au cinéma de Asghar Farhadi et à son Une séparation, en cristallisant les problèmes sociaux au sein d’une famille et en reposant son intrigue sur une zone grise morale. Les personnages prennent des décisions parfois discutables mais compréhensibles, faisant que le spectateur bascule continuellement entre empathie et jugement à leur égard.
Il y a un côté naturaliste dans la mise en scène de Roustaee, doublé d’un véritable sens du cadre, où la caméra prend parfois de la hauteur pour offrir des plans saisissants. Il joue régulièrement avec les cadres dans le cadre ou les lumières pour enfermer les personnages. Il construit son film comme un thriller social et réussit à installer une tension dramatique intense avec un événement initial déclenchant une cascade de répercussions. Et même si l’on est bien face à un mélo qui vient chercher les larmes, dont le cumul des péripéties peut parfois épuiser, on ne tombe pas pour autant dans le sensationnalisme.
Si le film est aussi efficace, c’est avant tout grâce au jeu très réaliste des acteurs, jusque dans ces moments de silence et ces échanges de regards intenses. Mais je retiendrai surtout Parinaz Izadyar, qui porte le film avec une performance habitée et viscérale. Elle incarne la souffrance et la rage qui l’animent, avec un jeu explosif sans jamais être théâtral.
Woman and Child est un film saisissant qui résonne d’autant plus au regard des événements actuels. Et même si son trop-plein d’émotions peut agacer, Roustaee livre une œuvre à la fois profondément politique et humaine.
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Même s’il y a deux « époques », dans ce film, avant le drame, et après le drame, force est de s’appuyer sur le scénario très solide et écrit….La première époque est assez monotone, la deuxième beaucoup plus vivante, avec une mise en scène qui devient attrayante, aérée d’extérieurs, de plans urbains, et même de musique, ce qui n’arrivait pas dans la première partie du film. Mettons aussi en lumière le jeu d’acteurs ( actrices souvent) qui voisine un grand professionnalisme, même enfants…..le réalisateur Saeed Roustaee par ce film s’invite chez les grands réalisateurs iraniens du 21ème siècle ( Panahi, Farhadi, Kiarostami, etc) et montre un talent de réalisation et de précision, qui le rend presque incontournable…..Le genre de film qui fait réfléchir, et qui montre par sa psychologie, que nous nous ressemblons tous sur terre, que les français sont très proches humainement des iraniens, Bref du cinéma qui unit les gens et les caractères….Je conseille vraiment…..
Étonnant Roustaee. Avec La loi de Téhéran, il lorgnait vers Friedkin. Leïla et ses frères, Dostoïevski. Et avec ce Woman and Child... vers Demain nous appartient.
Très beau film comme tous les films iraniens car on voit la profondeur de l'être humain dans ses réactions fassent à la vie courante, interprations à la hauteur des acteurs qui nous plongent dans leurs sentiments et leurs chemins de vie