Woman And Child
Note moyenne
3,7
348 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

65 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
30 critiques
3
22 critiques
2
6 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2026
Nouvelle réussite pour Saeed Roustaee avec son troisièm long métrage Woman and Child, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 2025. Après La Loi de Téhéran et Leila et ses frères, le cinéaste iranien, à seulement 35 ans, confirme qu’il compte parmi les auteurs majeurs du cinéma contemporain.

Cette fois, il s’intéresse au parcours d’une mère célibataire en quête de justice après un drame familial. Comme dans ses précédents films, les femmes occupent le premier plan, évoluant dans une société patriarcale rigide où les hommes conservent leurs privilèges. Son héroïne, confrontée à une profonde injustice morale, lutte pour faire entendre sa voix.

Avec son sens aigu de la mise en scène et sa virtuosité, Roustaee livre un film qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Asghar Farhadi, notamment dans sa manière d’explorer les relations et les drames familiaux et les dilemmes moraux qui vont avec.

Ponctué de nombreux rebondissements, le scénario ne laisse aucun répit et maintient le spectateur sous tension durant tout le film, suivant l le destin de cette femme complexe, sur qui le sort semble s'acharner. Elle se bat, tente de résister tant bien que mal, prête à tout pour assouvir son besoin de justice, voire de vengeance.

Si l’on peut parfois trouver que le réalisateur force un peu sur l’aspect mélodramatique du scénario, sa mise en scène montre une nouvelle fois qu’il maîtrise parfaitement la caméra, avec un sens du cadre remarquable. Moins frontalement politique que les films de Mohammad Rasoulof ou Jafar Panahi, Woman and Child n’en reste pas moins un portrait à charge d’une société iranienne chaotique.

/
Eriksen
Eriksen

15 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2026
ce qui caractérise Roustae c’est la rudesse de ses personnages et sa misanthropie. les personnages ne sont pas horribles en eux-mêmes, mais commettent des trahisons terribles, comme s’ils ne pouvaient pas faire autrement. On dirait du Racine, mais avec des personnages dont les motivations ne seraient pas l’amour ou le pouvoir, mais la cupidité et la lubricité... le carburant scénaristique restant la vengeance. Le film apparait comme un énorme roman photos, truffés de rebondissements pathétiques. Même la mère, que certains journaux présentent comme une mère courage luttant contre le patriarcat (et c’est vrai), n’est pas particulièrement sympathique et souvent très injuste elle-même. Quant au fils, spoiler: que le scénario fait mourir au milieu du film pour délivrer une dose massive de pathétique qui inondera tout le film
, il est totalement insupportable, mettant en exergue une énorme faillite éducative.
Eric MAYNARD
Eric MAYNARD

3 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2026
Ce drame familial dans le contexte complexe de la société iranienne avec une vision très contemporaine assez inédite narré à travers le point de vue d'une mère en colère monte vite en pression.
Le rythme du film qui enchaîne les rebondissements scénaristiques qui pourront paraître forcés pour certains lui confèrent plus de hauteur qu'un simple mélo.
Thibaud Il Capitano
Thibaud Il Capitano

11 abonnés 224 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2026
Mahnaz est veuve et à deux enfants. Hamid lui tourne autour et la demande en mariage et elle se dit pourquoi pas après tout ? Mais les ennuis vont s'enchaîner et elle va en prendre plein la tronche...
Quelle déception ! Après le très bon "la Loi de Téhéran" et l'exceptionnel "Leïla et ses frères"(chef d'oeuvre !), on est ici très loin du compte... Pourtant, on a le droit à un peu la même recette qu'on voit très souvent dans la ciné iranien (les soucis qui s'accumulent et la pente qu'on dégringole) et à une première heure de très grande qualité, mais la deuxième partie du film est complètement ratée.
La première heure est donc une réussite tant elle brosse avec précision le quotidien de la société iranienne avec ses nombreuses difficultés (mère célibataire, obligée de retourner vivre avec sa mère et sa jeune soeur non mariée, pression sociale, inflation, obligation d'avoir deux boulots voire de tricher, etc). Toute la partie où on suit le jeune Aliyar (excellent par ailleurs) est remarquablement menée, Roustayi réalise d'ailleurs des plans superbes (je pense à ceux au cimetière, celui où Aliyar descend les escaliers, ou celui encore du début à la clinique esthéticienne), preuve qu'il sait bien manier sa caméra.
Mais le film bascule lorsque spoiler: Aliyar meurt
(scène très poignante néanmoins) et tombe dans le grandguignolesque. Sans être un grand spécialiste de l'Iran, je connais assez bien le pays pour savoir que toute l'intrigue autour d'Hamid (Maadi très bon en ordure) et la soeur de Mahnaz est complètement ridicule : spoiler: le coup de foudre n'est jamais crédible, rendant cette relation très malaisante et impossible de comprendre alors les revirements de Mahnaz et sa mère (qui faut il le rappeler l'a traité de pervers)
. Avec cette deuxième partie, Roustayi semble vouloir dénoncer le patriarcat iranien (et les réelles lois en vigueur, comme celle du tuteur légal) et la solitude de Mahnaz (Izadyar en fait ptet parfois un peu trop en allant jusqu'à la morve au nez) dans sa volonté de justice, mais il le fait avec des rebondissements dignes d'un feuilleton télévisé. La fin qui semble annoncer spoiler: un apaisement, un deuil et une réconciliation possibles
me paraît assez déplacé.
Bref, je trouve que ça partait bien mais je trouve que c'est un beau gâchis !
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2026
On ne peut pas nier à l'auteur de "La loi de Téhéran" son réel talent de cinéaste. Mais "Woman and child", bien réalisé donc, est un film cynique, brutal, insistant et dans lequel presque tous les personnages sont profondément antipathiques.
Quel est le message au travers de tout ce fiel noir et gratuit ? On comprend encore moins le propos à la fin du film, écrite en forme de miracle, où d'un coup de baguette magique tout bascule en "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2026
Une déception. J’avais beaucoup aimé La loi du Téhéran, thriller politique nerveux, rythmé et passionnant. J’avais adoré Leila et ses frères, un véritable opéra où le contexte patriarcal iranien était décortiqué de manière implacable sans pour autant que ses nombreux personnels du film ne perde de leur chair. Ils étaient dépeints de manière subtile , sans schématisme. Hélas ce n’est pas le cas ici. Tous les hommes sont monstrueux, le sort s’acharne sur son héroïne de manière systématique. On finit par avoir l’impression d’assister à un soap opéra tv, à une vulgaire série attrape larmes. Eh oui, le mélodrame a ses codes et sa subtilité, mais ce n’est pas le cas ici. Gros manque de subtilité dans le scénario aiord que la mise en scène est splendide de même que l interprète principale qui pour sa performance méritait un prix à Cannes.
Louiselavalette
Louiselavalette

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2026
Avec Woman and Child, Saeed Roustaee signe un film qui avance comme une vague lente d’abord, puis de plus en plus puissante, jusqu’à submerger tout ce qui se trouve sur son passage. Dès les premières scènes, quelque chose se noue. Une tension sourde, presque invisible, qui ne cessera de croître. Roustaee ne cherche pas à ménager : il expose, il confronte, il pousse ses personnages dans leurs retranchements. La mise en scène, tendue, au plus près des corps, donne au récit une densité presque physique. Une œuvre âpre, parfois étouffante, mais profondément habitée et difficile à oublier.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2026
Un film palpitant du début à la fin. On se laisse charmer au début par les situations plutôt comiques mais bientôt vient l angoisse, la colère et le pouls s’accélère. Ce film présente par ailleurs des images de l'Iran qu on a peu l habitude de voir.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2026
Encore une très bonne surprise du cinéma iranien et qui, pour une fois, n’évoque pas directement l’étouffoir religieux des ayatollahs. On pénètre ici dans l’intimité d’une famille éduquée, citadine et d’un milieu social plutôt favorisé. Mahnaz, admirablement interprétée par la très belle Parinaz Izadyar, est une femme active, engagée et qui n’hésite pas à affronter les hommes qui se mettent en travers de sa route.
Après une présentation plutôt longuette et désordonnée des personnages et de la situation de départ, le film prend enfin un vrai départ après le drame et dès lors, passe d’un rebondissement à l’autre sans aucun répit. Il est difficile de ne pas être ému au fur et à mesure des différentes péripéties, notamment en raison du vrai talent des acteurs, enfants y-compris et d’un scénario intelligent même si sans doute très écrit.
Il faut aller voir ce film du déjà très talentueux Saeed Roustaee qui rejoint sans hésiter le club fourni des grands réalisateurs iraniens. Une petite récompense à Cannes n’aurait pas été volée !
Laurencebayer
Laurencebayer

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Le récit repose sur une succession d’événements tragiques qui fragilisent peu à peu l’équilibre familial. La quête de vérité et de justice menée par cette mère devient alors le cœur du film, révélant les mécanismes d’oppression qui pèsent sur les femmes.
La mise en scène, nerveuse et immersive, renforce la tension dramatique, tandis que l’interprétation intense de Parinaz Izadyar donne au personnage une présence bouleversante. Face aux injustices, la solidarité entre femmes apparaît comme l’un des rares espaces de résistance.
Si le film peut parfois sembler céder aux excès du mélodrame, sa puissance émotionnelle et son regard critique sur la société iranienne en font une œuvre marquante. Entre tragédie familiale et réflexion politique, Woman and Child confirme la capacité du cinéma iranien à transformer les drames intimes en récits universels.
Raw D
Raw D

12 abonnés 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 mars 2026
Horrible film avec d‘horribles personnages, ici le cynisme et la misanthropie flirtent avec le pathos, le film veut vous faire pleurer aux forceps, difficile pourtant de succomber aux larmes devant des personnages aussi ignobles. Ya t‘il un message dans ce film? Nul ne le sait devant le grand n‘importe quoi d‘une série d‘intrigues qui feraient passer n‘importe quelle telenovella pour un film des freres Dardennes. Certains ont parlé d‘humanité à propos de ce film, s‘ils ont raison que l’on m‘exclue de l‘Humanité à jamais.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2026
Mahnaz élève seule ses deux enfants. Alors qu’un homme s’apprête à entrer dans sa vie, le sort s’acharne sur elle et fait vaciller son équilibre familial. Le scénario est solide, redoutable, bouleversant.
Damien DURAN
Damien DURAN

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2026
Comment une descente aux enfers peut elle arriver ? L’actrice qui joue le rôle de l’héroïne est sublime. Dommage que l’accumulation tue l’émotion. Il semble que la traduction de la vie en Iran soit édulcorée.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2026
Le Film adresse de façon frontale la condition des femmes et leur combat pied à pied, pour leur émancipation, dans un drame familial, de grande intensité
coraly
coraly

19 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2026
Moins éblouissant que Leila et ses frères, moins stupéfiant que La loi de Téhéran, Woman and child souffre un peu de la comparaison avec les précédentes œuvres du réalisateur mais n'en reste pas moins un bon film, imprévisible, riche, bien interprété. Il nous dit beaucoup de la société iranienne (même en se pliant à la censure du régime), au travers de différents domaines, la famille bien sûr, mais aussi l'éducation, l'administration, la justice...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse