Woman And Child
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69 critiques spectateurs

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Philippekouyate
Philippekouyate

6 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2026
J’ai vraiment beaucoup aimé emporter par cette histoire remarquablement, interprété par l’ensemble des acteurs et actrices sur un rythme très dynamique et puissant. Par ailleurs très surpris par la vie menée par les Iraniens à Téhéran. Je me suis même demandé si ce n’était pas un film propagande j’espère et je pense que non . À voir absolument !
ben desiles
ben desiles

57 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2026
Excellent film, certes à la limite du mélodramatique, mais voilà un cinéma qui plonge dans les tréfonds de l'âme humaine sans esbroufe formaliste. Il y est question d'amour trahi, de jalousie, de deuil, de vengeance, de haine jusqu'aux confins de la folie.
Evidemment, les critiques qui ne jurent que par certains sujets dans l'air du temps, qui exigent un message politique, tordent le nez, mais ce film en dit plus long sur les sentiments archaïques qui nous habitent que bien des oeuvres encensées par une certaine presse.
Yves G.

1 883 abonnés 4 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2026
Veuve dans la quarantaine, Mahnaz élève avec sa mère et sa sœur cadette, son fils et sa fille. Elle entretient en secret une liaison avec Hamid, un séduisant ambulancier. Les deux amants souhaitent régulariser leur situation.

Le cinéma iranien est décidément d’une étonnante richesse. La Palme d’or attribuée l’an dernier au film de Jafar Pahani, "Un simple accident", en atteste. Mais l’arbre, pahanien, ne doit pas cacher la forêt, iranienne. Derrière lui se dresse une foule de réalisateurs remarquables. Le plus connu est sans doute Ashgar Fahradi : c’est son film exceptionnel, Une séparation, qui en 2011 a donné au cinéma iranien une notoriété qu’il n’avait jamais eue jusqu’alors aussi grande que fût la réputation des Kiarostami, Makhmalbaf ou Ghobadi. S’ensuivit une décennie prodigieuse marquée par une exceptionnelle vitalité avec des réalisateurs aussi remarquables que Mohammad Rassoulof ("Un homme intègre", "Le diable n’existe pas", "Les Graines du figuier sauvage"), Ali Abbassi ("Les Nuits de Mashhad"), Mani Haghighi ("Les Ombres persanes", "Pig") Ahmad Bahrami et son diptyque "The Wasteland/ "The Wastetown" ou précisément Saeed Roustaee ("La Loi de Téhéran", "Leila et ses frères"), le réalisateur de "Woman and Child".

La réussite de ce cinéma tient à la combinaison de deux facteurs.
Le premier est conjoncturel : ce cinéma nous confronte à une société patriarcale régie par un pouvoir théocratique qui étouffe les citoyens et au premier chef les femmes. Les cinéastes iraniens, souvent au péril de leur vie, s’emploient courageusement à la dénoncer. Jafar Pahani, qui joue au chat et à la souris avec le régime qui l’embastille régulièrement, est devenu leur porte-drapeau.
Le second est structurel : ces films brillent par l’inventivité et la richesse de leur scénario.

C’est le cas tout particulièrement de ce "Woman and Child", au titre pourtant bien pauvret. À la lecture de son résumé et au visionnage de sa bande-annonce, on pense que son histoire se résumera aux amours contrariées de Mahnaz et de Hamid et se conclura peut-être (ou peut-être pas) par leur mariage. Mais après une demi-heure, le film prend une direction que rien ne laissait imaginer.

En résulte ("Woman and Child" dure plus de deux heures) une suite quasi-ininterrompue de rebondissements qui nous tiennent en haleine au risque de nous donner le tournis. Son héroïne, admirablement interprétée par Parinaz Izadyar, qu’on avait déjà vue dans "La Loi de Téhéran" et dans "Pig", n’est pas d’une pièce : si on compatit à son chagrin, sa dérive nous glace. Un petit bémol sur la scène finale qui n’était certes pas prévisible mais qui n’était pas inéluctable comme les bonnes fins doivent l’être.
JB D
JB D

10 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
J’avoue avoir été surpris des nombreuses critiques dénonçant le mélodrame en découvrant « Woman and Child », un film proprement époustouflant, dérangeant, et oui : émouvant.

Quelque chose me perturbe dans l’idée reçue qu’un film politique ne puisse pas aller chercher, avec une efficacité certaine (deux gros mots!), une émotion conséquente, et en quoi activer des mécanismes d’empathie serait d’emblée une grossièreté.

Chez Roustaee, ce n’est pas la volonté de faire pleurer dans les chaumières qui l’a animé jusqu’ici dans sa jeune filmographie, on le sait : « Leila et ses frères » pouvait nous faire croire au mélodrame mais se drapait plutôt d’un romanesque tout littéraire, et néanmoins politique. Le problème de Roustaee est probablement d’arriver après la longue formule Farhadi (la roue de Farhadi, j’oserais dire), et d’être un jeune cinéaste très doué et vite adoubé, de par sa grammaire cinématographique, et de par son acuité politique et psychologique. Soit deux choses qui effraient comme un épouvantail d’arrogance ou une maîtrise suspecte, d’autant plus que cela s’inscrit dans un cinéma dont la volonté première n’est pas poétique.

Justement la psychologie, vieux démon du cinéma me dit-on, n’est pas toujours l’ennemi du bien. Roustaee n’est pas un cinéaste punitif et moralisateur, et encore moins le cinéaste du martyr féminin. A l’évidence « Woman and Child » confronte une idée sèche et alarmante de ce qu’une femme peut vivre dans la société iranienne d’aujourd’hui, mais il ne lui fait pas porter le masque unifié de la victime.

En fait, et c’est là où le film est puissant et politique, c’est que le portrait qui est fait de cette femme n’est pas simplement soumis aux embûches qui s’accumulent au premier regard. Mahnaz devient petit à petit une figure vengeresse dont la nécessité de justice équivaut à être une citoyenne dans ce monde. Pendant un temps, on peut croire que l’engrenage est (virtuosement) programmé par Roustaee : pauvres femmes succombant systématiquement aux sales types, et comment l’organisation d’une société corrompue et violemment patriarcale en porte la responsabilité. Oui, mais : plus le film avance et fait sentir sa longueur, plus il devient le flambeau d’un personnage devenu ange exterminateur. Il
n’y a qu’à voir comment l’actrice principale (Parinaz Izadyar) y joue génialement de son regard : plus le film se déroule, plus ses yeux deviennent noirs et haineux. Son visage se durcit, sa douceur se pétrifie, son feu intérieur déborde et explose.
La psychologie est là, justement à plein feu : elle ne débouche que sur une ambiguïté, ce qui est je crois le propre d’un regard nuancé et d’une véritable profondeur identitaire.
Le plan final, à la fois doux et cruel, ne dit rien d’autre.

Entre temps, le film aura mis en scène avec une force émotionnelle peu commune, le combat d’une intégrité et d’une dignité à retrouver. Et je crois qu’être remué dans ses tripes et dans ses larmes par un film qui regarde le monde bien en face, est probablement le gage d’un grand talent qui a enfin éclôt.

L’ange exterminateur, Mahnaz, est un personnage de cinéma inoubliable, aussi parce qu’il n’est pas qu’un personnage mais une conscience collective mise à l’épreuve de notre intelligence émotionnelle, et non d’un système pré-établi. Enfin, signe de sa jeune sagesse, Roustaee nous montre que le simple regard d’un enfant peut avoir la puissance du pardon et de la justice.

En cela « Woman and Child » est, me semble-t-il, un grand film.
Loïck G.

397 abonnés 1 845 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2026
Il est certain qu’après « Leila et ses frères » et « La loi Téhéran » , Saeed Roustaee , mis à l’index par le régime, a baissé d’un ton . Dans un environnement confortable ( hôpital nickel, architecture design … ) il nous présente une famille joliment installée. Elle parait vivre d’un bonheur longue distance, quand un mariage avorté suivi d’un accident tragique vient chambouler son bel ordonnancement. Au cœur de la tragédie, la maman, une infirmière veuve qui élève ses deux enfants, et se voit confrontée à des situations quasiment inextricables quand la mauvaise foi et l’injustice viennent contrarier sa volonté d’exister . Une autorité masculine, de plus en plus rétive et lâche (l’amant, le beau-père, le directeur de l’école ) l’accule dans ses retranchements où elle puise la rage et le désir de vaincre. C’est de cette révolte , féminine, dont nous parle Saeed Roustaee, en reprenant les cris d’une mère courage, aux accents déchirants , à la furie éclatante . « Les graines du figuier sauvage » ont une nouvelle pousse .
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407 abonnés 568 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2026
Woman and Child s’inscrit dans la continuité du cinéma de Saeed Roustaee, un cinéma du réel où la cellule familiale devient le lieu principal des tensions sociales. Le film suit Mahnaz (Parinaz Izadyar), infirmière élevant seule ses enfants tout en cherchant à reconstruire sa vie affective auprès de Hamid (Payman Maadi). Ce point de départ intime ouvre progressivement vers une réflexion plus large sur la responsabilité, la transmission et la manière dont les institutions influencent les trajectoires individuelles.

Le récit repose sur une mécanique dramatique fondée sur les choix et leurs conséquences. L’équilibre fragile de la protagoniste révèle comment les compromis du quotidien finissent par structurer l’existence. Roustaee observe cette réalité sans emphase, privilégiant la précision des gestes et l’intensité des regards. La présence de Mehri (Soha Niasti), sœur à la fois proche et déstabilisante, renforce cette idée que la famille est un espace de solidarité mais aussi de rivalité. Les générations plus âgées, incarnées par la mère (Fereshteh Sadr Orafaee) et le grand père (Hassan Pourshirazi), rappellent la persistance des normes et le poids du collectif dans les décisions privées.

Le film propose également une observation fine des rapports entre femmes et hommes. La relation entre Mahnaz et Hamid illustre une dynamique où l’affectif se mêle à la négociation. L’amour n’est jamais isolé des contraintes sociales, ce qui crée une tension permanente. Le lien mère fils, central dans le récit, incarne quant à lui la dimension morale du film. Il symbolise la responsabilité, la culpabilité et la difficulté de protéger dans un environnement instable. Cette approche permet au cinéaste de traiter le deuil, la justice et la reconstruction comme des processus longs, traversés par l’ambivalence.

Visuellement, Roustaee privilégie les visages et les silences. Cette mise en scène donne au film une dimension presque sensorielle, où l’émotion naît autant de ce qui est montré que de ce qui reste hors champ. Le casting joue un rôle essentiel dans cette démarche. Parinaz Izadyar porte le récit avec une intensité contenue, tandis que Soha Niasti apporte une complexité émotionnelle qui empêche toute lecture simpliste. Sinan Mohebi, dans le rôle d’Aliyar, incarne l’innocence confrontée aux tensions adultes, donnant au film une profondeur supplémentaire.

Le projet trouve son origine dans des expériences personnelles du réalisateur, ce qui explique la précision des situations et la sensation de vérité. Roustaee cherche moins à dénoncer qu’à montrer, révélant comment les contradictions d’une société se manifestent dans les gestes ordinaires. Le film devient alors le portrait d’un pays en équilibre instable, partagé entre héritage et transformation.

Sans recourir au spectaculaire, Woman and Child construit une tragédie contemporaine attentive aux micro tensions, aux regards et aux silences. Le résultat est un drame humain qui interroge la place des femmes, le rôle de la famille et la manière dont chacun tente de préserver une forme de dignité au cœur des contraintes collectives.


Vu en décembre en projection de presse
Simone Gentile
Simone Gentile

13 abonnés 108 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2026
Roustaee propose une fois de plus un film à la Farhadi, mais avec une écriture moins fine et des personnages bien plus creux.
velocio

1 561 abonnés 3 547 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2026
Veuve, une petite quarantaine, infirmière dans une clinique, Mahnaz a 2 enfants, Aliyar, un garçon intelligent et très turbulent de 13 ans, et Neda, une petite fille de 7 ans. Elle sort avec Hamid, un ambulancier de 48 ans, mais ils ne sont pas d’accord sur la suite à donner à leur liaison : considérant par expérience que le mariage détériore une relation amoureuse, Mahnaz ne souhaite pas épouser Hamid alors que lui affirme qu’il l’aimera encore plus en tant que mari. En plus, il procède à un chantage affectif en affirmant à Mahnaz que son propre père est vieux et malade et qu’il ne voudrait pas mourir avant d’avoir vu naitre ses petits-enfants. A force, Mahnaz va finir par céder et par accepter qu’un mariage puisse être envisagé, la première étape étant une visite de la famille de Hamid à la sienne. Une visite pour laquelle Hamid et Mahnaz ont leurs exigences : Mahnaz préfère attendre le bon moment pour annoncer à ses enfants qu’elle va se remarier et Hamid souhaite cacher à ses parents que Mahnaz est déjà la mère de 2 enfants. Mahnaz et ses enfants habitant avec sa mère et Mehri, sa sœur, il est donc nécessaire que les enfants soient absents le jour de la visite et il faut en plus faire disparaitre de la maison familiale tout ce qui pourrait apporter la preuve d’une présence enfantine. Concernant l’absence des enfants, tout a été organisé par Mahnaz et Neda, sa meilleure amie, sauf que Aliyar, qui devait être en voyage scolaire, s’est fait exclure de son collège et qu’il faut trouver un plan B. Comme quoi, une exclusion temporaire d’un collège peut entrainer une succession d’évènements de type « effet papillon » et se terminer tragiquement ! Deux films iraniens étaient en compétition lors du dernier festival de Cannes, deux films abordant la vengeance de façon quasiment opposée :" Un simple accident", de Jafar Panahi, qui s’est vu décerner la Palme d’or, et "Woman and child" qui n’a obtenu aucune récompense. On est en droit de se demander si le contraire n’aurait pas été plus judicieux ! Suite de la critique sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 361 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2026
Intense et passionnante fresque féminine et moderne, ROUSTAEE développe un parcours de femme hors norme, un parcours de mère haletant, une aventure qui prend à la gorge, et qui raconte avec force et femme, le quotidien d'une femme dans une société d'homme
didinho
didinho

3 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2026
Vu en avant-première à Lyon. Malgré quelques longueurs, ce drame est joué par des acteurs immenses et garni de scènes mémorables et d’une puissance rare (service des urgences ; cimetière ; échange de regards amoureux). On a du mal à croire que l’histoire est inspirée de faits réels mais que le scénariste a dû l’édulcorer pour qu’elle ne soit pas trop sombre… La tension est constante et l’histoire vous prend littéralement au ventre. À voir.
Mahboob K
Mahboob K

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2026
Étant moi-même une femme iranienne, je connais bien la souffrance des femmes. Ce film raconte l'histoire de nombreuses Iraniennes. Le monde doit prendre conscience de l'oppression des femmes en Iran. Nous, les femmes, avons le droit à la vie, un droit qui nous a été volé.
Coric Bernard

463 abonnés 870 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2026
Ce drame familial iranien complexe est admirablement mis en scène par ce réalisateur, habitué du festival de Cannes, qui réalise de nouveau un bon film. Son actrice fétiche, Parinaz IZADYAR , incarne avec talent cette mère qui se démène pour faire valoir ses droits envers les autorités et aussi les membres de sa propre famille. Dans ce contexte compliqué, le réalisateur a bien traduit cela dans un scénario bien construit et une mise en scènes brillante.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 13/02/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
LesBabes
LesBabes

12 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Un drame iranien qui montre le déséquilibre entre l’homme et la femme. Le film aborde plusieurs sujet comme la vie d’une mère célibataire dans un monde patriarcal, comment protéger sa vie de famille dans un pays avec des lois inadaptés à notre époque, pourquoi une femme n’est elle plus bonne à être marié après un certain âge ?, le deuil, les soucis de famille quand on est coincé dans une culture qui ne nous convienne pas et l’éducation des enfants. Les acteurs jouent très bien et il y a une vraie réflexion sur la vie. Le film est un morceau de vie de cette mère de famille qui est le miroir de plein d’autre femmes dans le monde. J’ai bien aimé la métaphore de fin.
Alexandre Schatz sellier
Alexandre Schatz sellier

15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2025
(Film vu à Cannes en 2025) Film intéressant, dont la tension dramaturgique crée un drame cohérent.
Audrey L

830 abonnés 2 876 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juin 2025
Une femme élève seule ses deux enfants, dont le premier ne cesse de faire le guignol, au point qu'il se fait renvoyer de son école. Problème, Madame voulait justement entamer des rendez-vous amoureux avec un homme susceptible de devenir le nouveau papa de la maison (en Iran, être une mère veuve n'est pas chose aisée... Alors, au-delà de retomber amoureuse, on comprend bien vite que se recaser est une nécessité pour elle et ses enfants). Que faire, pour ne pas avoir le clown de service dans les pattes ? Allez, un petit séjour chez le papy paternel, juste le temps du rendez-vous... Et c'est le drame. Comme une baffe que l'on n'a pas vu venir, Woman and Child nous laisse la joue rougie (et mouillée : l'actrice Parina Izadyar est viscérale, on pleure avec elle), l'air hagard et chancelant, dans la suite du scénario qui oscille entre la douleur incommensurable spoiler: du deuil de son enfant
et l'enquête pour savoir ce qu'il s'est réellement passé. Et, sans vouloir verser dans de l'accroche de roman de gare : "Vous n'êtes pas prêt pour les révélations tardives...". On lutte émotionnellement (comme l'héroïne) avec tous les non-dits, tout ce qui échappe maintenant à la vie rêvée de cette mère : le prétendant spoiler: qui se barre...avec la sœur cadette de l'héroïne
, on en aurait retourné une table. On sent son cœur se serrer face à tout ce qu'elle n'a pas le droit de verbaliser : légalement, d'abord, puisqu'aux yeux de la Justice iranienne - cette vaste blague - le petit garçon spoiler: battu au sang est "tombé" du balcon, tout seul...
(La table, elle est encore dans le coin ?) Mais aussi, et ne l'oublions pas, elle se tait pas égard pour sa fille qui est déjà en chute libre mentale. Cette mère bout intérieurement, nous-même sommes en train d'attaquer les accoudoirs, lorsque la dernière scène (dont on ne vous révèlera absolument rien, puisqu'elle se vit frontalement) est une autre claque inattendue, mais cette fois-ci dans la douceur la plus pure, la plus tragiquement belle et poétique, qui repousse d'un revers de main la facilité misérabiliste et nihiliste de ne pas voir qu'il reste encore de l'espoir et du bonheur même dans le pire moment d'une vie. On délaisse alors les accoudoirs esquintés pour agripper un Kleenex et souffler un coup, tout en décernant notre Palme d'or personnelle à ce drame humain à fleur de peau.
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