Un film magistral! Encore un film qui donne la part belle aux femmes à travers cette interprétation brillante de l'actrice principale. Le scénario nous tient en haleine jusqu'au bout. Poignant
Ce qui débute comme la description triviale de la vie d'une femme dans l'Iran contemporain entre les petits arrangements de son copain et son jeune garçon hyperactif (on suit cette femme jusque dans sa mauvaise foi parfois) glisse vers la tragédie. Et le spectateur assiste à l'inexorable avancée du destin qu'on imagine forcément fatal. Certaines critiques ont pu dire du film que c'était un mélo ; je pense que c'est faux parce qu'avec un réalisateur iranien ça devient une tragédie et donc on ne s'apitoie pas sur le sort de l'héroïne comme on le ferait dans un mélo. Elle nous est présentée comme nous guidant sur la voie vers l'avènement d'un monde masculin iranien moins machiste. Dit comme ça, ça semble un peu militant, mais le film n'est pas du tout didactique.
Quelques mois après le formidable Un simple accident, revoilà le cinéma iranien sur nos écrans, avec le nouveau film de Saeed Roustaee, auteur du formidable Leïla et ses frères.
On retrouve ici la patte du réalisateur : un effet choral, des dilemmes moraux (que serait le cinéma iranien sans cela ?), des rebondissements abondants (presque trop), un beau portrait de femme en lutte avec le patriarcat traditionnel et une réalisation nerveuse.
On est littéralement happé par le scénario, un peu plus fouillis que d'habitude chez ce réalisateur, mais qui ne révèle ici sa saveur que sur la longueur du film.
En accompagnant le parcours de cette femme blessée, le spectateur aura l'occasion d'explorer de nombreux sentiments, en même temps que les personnages du film : culpabilité, désir de vengeance, besoin de justice. Il aura aussi une bonne vision de la société iranienne contemporaine et de ses problèmes, corruption et patriarcat en tête de liste.
Woman and child se termine sur un plan de toute beauté, ourdi de jeux de transparence et d'ouvertures, baignant dans une atmosphère (enfin) apaisée, dans laquelle la sororité apporte un peu de douceur.
A Téhéran une veuve décide de présenter son nouveau copain à sa famille mais rien ne se passe comme prévu. Mahnaz personnifie le courage des femmes Iraniennes accablées par la vie et par le régime patriarcal qui les étouffe. Ce n’est pas le meilleur film de Saeed Roustaee mais sa mise en scène est une pièce d’orfèvrerie, la dernière séquence multicouche où les protagonistes sont enfermés dans leurs plans respectifs en est la parfaite illustration.
Avec Woman and Child, Saeed Roustaei poursuit sa dissection de la société iranienne à travers un drame politico-familial porté par deux prestations exceptionnelles : celles de Parinaz Izadyar et Payman Maadi.
L’histoire tragique d’une mère célibataire en quête de justice dont la descente aux enfers agit comme un lent poison sur le récit, illustrant une société patriarcale empoisonnée depuis des décennies par le régime des Mollahs. Tout semble peser sur cette femme et la mainenir dans l’impuissance : la tradition, les injonctions, la délation, la soumission. Pourtant, face à cet étau, elle va progressivement se transformer en guerrière.
À travers ce portrait de femme et celui d’une famille profondément dysfonctionnelle, où chacun semble monstrueux, le film dévoile les mécanismes de cette oppression patriarcale. Souvent par de petits détails, presque anecdotiques, il met la lumière sur une société iranienne gangrenée, montrant que c’est un système entier qui est malade.
Un film qui en dit beaucoup, une fois de plus, sur la société Iranienne. Mais on est loin des deux précédents films du réalisateur qui étaient des réussites incontestables. Peut-être parce que son personnage féminin central est peu « aimable » et, malgré ses souffrances, on ne peut éprouver de l’empathie à son égard. Au final, elle ne se comporte pas mieux que les gens qu’elle combat.
Certains le disent moins puissant que La Loi de Téhéran ou Leila et ses frères. Peut-être, mais Woman and Child reste une véritable claque. Un film qui serre la gorge et ne la relâche plus.
Présenté à Cannes, il aurait largement mérité un prix du scénario tant le récit est haletant. Chaque scène semble enclencher la suivante avec une précision implacable. On entre dans une mécanique sociale et familiale dont il devient impossible de s’extraire. Le film avance comme un engrenage qui broie lentement.
Roustaee n’a pas son pareil pour ausculter le patriarcat et les rapports de force qui structurent la société iranienne. Son regard, toujours aussi frontal, ne se contente pas de dénoncer le régime : il en montre les effets concrets, intimes, dans la vie quotidienne. Et ce qui frappe ici, c’est la manière dont certaines femmes participent elles aussi à cette mécanique d’oppression, volontairement ou par nécessité. Le constat n’en est que plus glaçant.
Au centre, un portrait de femme d’une force rare. L’actrice principale, en état de grâce, porte le film avec une intensité bouleversante. Sa colère, sa fatigue et sa dignité crèvent l’écran. La mise en scène est d’une précision chirurgicale et est impressionnante de maîtrise et d'intensité, notamment lors de la scène qui constitue le climax du film (même si elle intervient assez tôt), un modèle de réalisation qui hante longtemps.
L'on pourra reprocher au film une certaine surenchère dramatique, une tentation d'aller de manière trop prononcée vers le mélo. Mais cette intensité fait aussi sa puissance et rappelle les meilleures heures du cinéma d'un autre cinéaste iranien, Asghar Farhadi (Une Séparation ou Le Client), et cette même sensation d'être pris aux tripes, enfermé avec les personnages dans un engrenage que l'on ne parvient plus à arrêter.
L'on ressort éprouvé, mais surtout admiratif. Woman and Child confirme, s’il le fallait encore, la vitalité et la force du cinéma iranien contemporain : un cinéma courageux, politique et particulièrement intense.
Grande réussite de Saeed Roustaee dont les deux premiers opus avaient été accueillis avec ferveur ( justement selon moi ).
" Woman and child " présenté en CO Cannes 2025, reparti la corbeille vide est ( selon moi ) une très grande réussite.
Description d'une famille dysfonctionnelle dont tous les membres sont d'une façon ou d'une autre porteurs de traits particulièrement toxiques.
Seule la jeune fillette est encore épargnée mais son futur émotionnel ( me ) semble incertain compte tenu du milieu délétère dans lequel elle grandit.
Mensonge, déni, parole donnée qui ne vaut rien, trahison, froideur émotionnelle, violence ; les ingrédients constitutifs des traumas sont tellement nombreux qu'on a affaire à un cas d'école. S'agit il d'une métaphore de la société Iranienne afin de détourner subtilement le regard de la censure ?
J' ai beaucoup aimé ce film, qui ne me paraît en rien démériter au regard des deux premiers opus de ce cinéaste passionnant et talentueux. Du cinéma de haute gamme.
Belle évocation de la lutte d’une femme très forte pour sauver ce qui lui tète de famille dans une société ultra patriarcale. Une actrice exceptionnelle.
Woman & Child n’est peut-être pas le film le plus puissant de Saeed Roustaee. Mais même sous contrainte, le réalisateur parvient encore à livrer un film solide, porté par des acteurs remarquables et un regard qui n’a pas totalement disparu. Et dans le cinéma iranien actuel, continuer à filmer ainsi est déjà une forme de résistance.
Très intéressant film venu d'Iran que ce Drame poignant et sans concession réalisé par Saeed Roustaee où une mère se bat contre une Société qui dénie aux Femmes leurs droits fondamentaux !
Film iranien très fort sur une femme contre laquelle le sort s'acharne : son fiancé annule le mariage car il s'amourache de sa sœur, son fils se défenestre en apprenant que sa mère a l'intention de se remarier. Mais elle ne se laisse pas faire, elle va se venger, rétablir sa justice à défaut de la trouver auprès des avocats. C'est un film très engagé et très émouvant, encore plus compte tenu du pays dans lequel l'intrigue se déroule. Les relations entre les personnages sont très poussées. Je recommande.
Encore une merveille du cinéma iranien ! Quels acteurs ! Quelle réalisation ! Quelle caméra ! Quelle finesse… Un scénario en forme de poupée russes, dans lequel l’intrigue ne finit pas de rebondir. Encore une fois, ce cinéma nous fait la leçon de ce qu’il y a de meilleur à voir au XXIe siècle. À couper le souffle.