Once upon a time in Gaza
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Lamia Iddouche
Lamia Iddouche

7 abonnés 211 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2026
Le film Once Upon a Time in Gaza offre un portrait saisissant de la vie dans la bande de Gaza, mêlant drame, humour noir et critique sociale. L’histoire suit Yahya, un jeune étudiant, et Ossama, un vendeur de falafels, qui tentent de s’en sortir dans un environnement marqué par la pauvreté, la corruption et l’absence de perspectives. Pour gagner leur vie, ils se lancent dans des activités risquées qui les mettent en conflit avec un policier corrompu, illustrant la difficulté de naviguer dans un système où la loi et la justice sont fragiles. La force du film réside dans sa capacité à montrer la résilience et l’ingéniosité des personnages tout en exposant les tensions et les contradictions de leur quotidien.

La réalisation utilise la ville de Gaza comme un personnage à part entière, avec ses rues étroites, ses marchés animés et ses bâtiments endommagés, reflétant le chaos et la fragilité de l’environnement. Le mélange d’humour et de tragédie humanise les protagonistes et rend leur lutte plus touchante, soulignant que la survie dans un contexte extrême nécessite souvent des choix moralement complexes. Les réalisateurs montrent que la vie peut être à la fois absurde, drôle et terriblement injuste, et que même dans des conditions difficiles, les individus trouvent des moyens de rêver, de résister et de maintenir leur dignité.

Once Upon a Time in Gaza n’est pas seulement un film sur le conflit ou le crime : c’est une réflexion sur la condition humaine dans un contexte de privation et d’injustice, sur la capacité à inventer des stratégies pour survivre et sur la manière dont l’humour et la solidarité permettent de garder un semblant d’humanité malgré les difficultés.
ArthurDeParis
ArthurDeParis

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2026
Film historique intéressant sur une période de l'histoire méconnue de la Palestine, car éclipsée par les évènements en Europe qui se déroulent au même moment, très bonne réalisation et jeu des acteurs, je recommande !
Naram
Naram

150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2025
[contient spoilers]
Dans ce film, nous suivons trois personnages en 2007 à Gaza. Yahya, joué par Nader Abd Alhay, est un homme travaillant dans un restaurant et mêlé malgré lui à un trafic de drogue dirigé par son patron, Osama, joué par Majd Eid. Toutefois, les deux sont amis et s’entendent bien, et Osama comprend lorsque Yahya lui annonce qu’il ne veut plus faire partie de ce business.
On s’attache à eux dans la première partie en suivant leur quotidien et leur amitié. Il y a notamment une scène de danse où Osama se lâche spoiler: avant d'être brusquement tué dans une bavure policière menée par le troisième personnage, Abu Sami, joué par Ramzi Makdessi. Yahya va en être profondément traumatisé,
et le film effectue alors une ellipse de plusieurs années : on le retrouve déprimé, jusqu’à ce qu’il soit repéré pour jouer le rôle principal du premier film d’action palestinien, ce qui va le relancer, alors que le récit devient une mise en abyme.
La mise en scène est d’ailleurs très inventive. Le contexte palestinien de la guerre est subtilement montré en toile de fond tout au long du film : à travers les journaux d’information, la presse, les bombardements entre deux discussions, ou encore le fait que Yahya ne puisse pas voir sa famille à cause de la situation. Mais ce n’est pas le cœur du film, qui préfère montrer des personnages humains avant tout, avec leurs galères et leurs moments de joie, comme n’importe quel être humain n'importe où dans le monde. spoiler: D'ailleurs, Yahya va être bouleversé lorsqu’il recroise Abu Sami, et l’histoire va alors se transformer en récit de vengeance,
où la tension devient palpable. On assiste par ailleurs à une scène magnifique, où Yahya joue mal, et le réalisateur, pour le motiver, le remet dans l’état d’esprit du personnage censé être un leader, Yahya puise alors dans ses souvenirs, ce qui transcende son jeu d’acteur et nous transcende aussi.
Alors que Yahya est dans la tourmente, un flashback apaisant montre sa première rencontre avec Osama, déjà bienveillant à son égard. Cette scène est très bien amenée et renforce l’affection qu’on avait pour lui.
Cependant, la fin est peut-être un peu trop brutale : spoiler: la vengeance par le meurtre d’Abu Sami n’a quasiment aucun impact et n’est plus évoquée, seulement mentionnée plus tard dans un journal. Yahya meurt très peu de temps après, sans avoir eu le temps de réfléchir à son acte ou d’éprouver des remords. Sa mort, inattendue lors d’un accident de tournage, est un véritable choc. Enfin, le film se conclut par la première scène, celle de l’enterrement de Yahya,
qui s’avère prémonitoire, comme plusieurs moments du film, à l’image de la bande-annonce du premier film palestinien présentée au début.
Bref, ce film nous fait passer par toutes les émotions.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2025
Un brave gazaoui qui se débrouille comme il peut dans l’enclave, notamment en farcissant ses sandwiches aux falafels de Tramadol se voit confier le rôle d’un super-héros palestinien.
Malgré le titre ce n’est évidemment pas un conte de fée que l’on nous raconte, comment pourrait-Il en être autrement dans cette partie du monde?
Mais derrière ses ornements politiques ce film ne néglige pas une certaine légèreté par moment voire même des traits d’humour singuliers. Puisqu’il s’ouvre par exemple avec le discours complètement hors-sol de l’actuel président américain souhaitant transformer Gaza en Riviera.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2025
"Dans Once Upon a Time in Gaza, les frères jumeaux Arab et Tarzan Nasser livrent une tragi-comédie saisissante où l’absurde du quotidien sous blocus se mêle à une fraternité contrariée. Portés par un imaginaire cinéphile nourri au chaos, ils transforment Gaza en un théâtre surréaliste, où l’art devient un acte de résistance autant qu’un geste de tendresse face à l’enfermement. Une œuvre à la fois intime et politique, entre fable noire et poème visuel."

"Bien que le titre évoque un conte, c’est en réalité une fresque cynique qui se déploie insidieusement. Chaque membre du trio que l’on suit – un vendeur de falafels qui deale des médicaments, un étudiant rêveur et paumé, un policier corrompu – est peu à peu confronté à la réalité brutale de Gaza, ce territoire qui est à la fois leur foyer, leur prison et leur tombeau. Victimes collatérales d’une crise politique qu’ils ne maîtrisent pas, ils cherchent à arracher un semblant de liberté."

"Par petites touches, par des détails égrenés au fil du récit, les Nasser illustrent le contrôle à distance exercé sur les citoyens de Gaza. Plutôt que de montrer la peur de façon frontale, ils choisissent la nuance, notamment lorsque Yahya cède à la vengeance – une manière pour lui de pallier une justice locale défaillante, voire factice, comme celle du film qu’il tourne (ou presque)."

"Once Upon a Time in Gaza nous rappelle que la situation de Gaza tient de la grande farce – une farce aux conséquences tragiques et bien réelles. Qu’on le veuille ou non, travestir la guerre n’empêche pas qu’on tire à balles réelles. Ce film en apporte une démonstration éclatante, en déployant un langage cinématographique et symbolique autour d’une occupation à la fois discrète et écrasante."

"Arab et Tarzan Nasser restent fidèles à leur engagement artistique, réclamant de manière frontale que ce cauchemar cesse enfin. Leur film résonne comme un acte de résistance, mais aussi comme un testament. Il convoque le western spaghetti, le film noir et la comédie satirique, dans un mélange complexe mais cohérent, qui trouve toute sa légitimité à travers sa galerie de personnages à la fois héros, témoins, martyrs et fantômes d’une cité suspendue entre extinction et renaissance."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 août 2025
"Once Upon a Time in Gaza" est un film palestino-international (France, Allemagne, Portugal, Jordanie, Qatar…) qui a été présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025 et remporté le prix de la mise en scène. Le récit se déroule à Gaza, juste après l’instauration du blocus. Il suit Yahya, un étudiant désillusionné, et Osama, propriétaire de stand de falafels et dealer local. Ensemble, ils bricolent un trafic de médicaments dissimulés dans des sandwichs, jusqu’à se retrouver face à un policier corrompu. Puis Yahya devient acteur malgré lui dans un programme de propagande, symbole d’une génération coincée entre survie et illusions. Réalisé dans un esprit de western spaghetti, le film mêle comédie, drame et thriller. Il parle de vie ordinaire dans un environnement oppressant, sans faire de ses personnages des héros mais en racontant leur simple humanité. Le tournage a eu lieu en Jordanie, quelques mois après le 7 octobre 2023, événement tragique qui a littéralement redéfini la notion de « once upon a time » dans l’esprit des réalisateurs. Le rythme parfois décousu et la structure en deux temps n’apportent pas toujours la tension attendue. Le cinéma proposé est sincère, engagé, mais il résiste à se fondre complètement dans une forme fluide.
Fabienne L
Fabienne L

25 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2025
Très bon film bien réalisé. De nombreux thèmes dans un seul film très dense.
Certaines scènes sont tout à fait innovantes comme celle où le dealer danse devant la télévision avant de se faire scene est bien tournée/montée.
La fin du film nous laisse sur notre faim car comme 90 pour cent des réalisateurs, ils ne savent pas terminer le film.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2025
Dans la bande de Gaza en 2007, les bombes et les morts rythmes déjà le quotidien des gazaouis. Yahya est pourtant un étudiant plein d’insouciance qui accepte de se lancer dans un trafic de médicaments aux côtés d’Osama. Ils vont croiser la route d’un flic corrompu qui va changer le cours de leur existence. Le scénario est très bien construit et la mise en scène est absolument brillante. Une grande réussite.
Kitkat
Kitkat

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2025
Une pépite de cinéma qui défie tous les clichés et se laisse regarder comme un Western - sauf que c’est à Gaza. Avec la musique sublime et décalée du prolifique Amine Bouhafa.
Marie-Hélène YESSAYAN
Marie-Hélène YESSAYAN

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2025
Très bon scénario et une excellente interprétation. J'ai aussi beaucoup aimé la musique du film. Je recommande.
Chouquettedeluxe
Chouquettedeluxe

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2025
C’est un film « assez classique » dans le scénario mais j’ai beaucoup aimé la manière dont c’était filmé avec notamment la lumière et la musique qui accompagnent l’ambiance générale, plutôt sombre.
AudreyJG
AudreyJG

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2025
Film très agréable, plein de surprises, assez drôle, qui ne s’arrête pas aux horreurs subies par les Gazaouis. On ne s’ennuie pas une seconde, jusqu’à la fin.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 juillet 2025
En 2007, à Gaza, Osama mène derrière sa boutique de falafels un trafic de médicaments. Un jeune étudiant idéaliste, Yahya, l’assiste. Le duo se heurte à Abu Sami, un flic corrompu. Deux ans plus tard, Yahya est recruté pour interpréter le rôle principal d’un film gazaoui. Sur le plateau, il croise Abu Sami.

Les frères Nasser sont de retour, après "Dégradé" (2016) et "Gaza mon amour" (2020). Leur cinéma est pain bénit pour les festivals qui peuvent, en les sélectionnant, tout à la fois cocher les cases palestinienne, anti-colonisation et anti-Hamas. Car les frères Nasser tout en demeurant foncièrement pro-palestiniens et critiques virulents de la politique israélienne ont pris leurs distances à l’égard de l’organisation islamiste portée au pouvoir à Gaza en 2006.

Leur film, tourné en Jordanie, est censé se passer dans la bande de Gaza. Les lieux nous sont presque devenus familiers tant ils constituent le décor d’un grand nombre de films ou de documentaires récemment sortis en salles : "Un médecin pour la paix", "Voyage à Gaza", "Yallah Gaza", "L’Apollon de Gaza", etc. Le parti retenu n’est pas documentaire mais fictionnel. L’humour noir des frères Nasser rappelle celui des films d’Elia Suleiman qui tangentaient le cinéma de l’absurde ("Intervention divine", "Le Temps qu’il reste"…)

Leur film hélas pèche par la faiblesse de son scénario. Il est bizarrement coupé en deux, sa première partie se déroulant en 2007, la seconde deux ans plus tard esquissant une mise en abyme où le héros d’un film interprète un rôle qui reflète sa vie. Cette construction bancale nous empêche de nous attacher aux personnages, celui de Osama, qui disparaît trop vite, étant autrement plus intéressant que celui de Yahya, mis sur le devant de la seconde partie.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2025
C’est une pepite ce film ! Y a plus de cinéma dans ce film que dans les 50 derniers films français que j’ai vu dernièrement et il est au dessus de la mêlée de loin ! Je ne parlerais absolument pas de ‘aspect politique (on ne peut pas le nier, mais il est en arrière plan) c’est juste un excellent film de coneam fait dans des circonstances vraiment difficiles visiblement et avec peu de budgets : ici il ne lui faut pas d’effets spéciaux, ni de fusée pour decoller ! Bravo. Bravo aux realisateurs, bravo au chef operateur qui a fait une excellente image et bravo à ces 3 merveilleux acteurs ! J’aurais mis 4/5 normalement mais vu la difficulté de voir naitre un tel film, pour le contexte courageux, je met 5/5.
La référence à Coppola spoiler: en intro du film, avec ce cortège et cette musique, rappellera immédiatement « le parrain » bravo pour le clin d’œil et aussi à la référence à Sergio Leon (là y en a plein, mais c’est surtout pour son ambiances) bon, brut, truand… dans un autre contexte et surtout sans effets tape à l’oeio.
Realisateurs à suivre car le talllent est evident ici.
Oncle Fétide
Oncle Fétide

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2025
Imprévisible ! Surprenant contrepied ! Peut-être que c’est ça aussi le pouvoir du Cinéma. Prendre la laideur d’une cicatrice et la muer en sourire. Oui, mon coeur a souri devant l’affection quasi maternelle de ce dealer chimiquement pur pour son complice tendrement émouvant. Les deux acteurs incarnent à la nuance près la force de vivre dans un contexte hostile. Ce film est un ruisseau d’Humanité qui se faufile dans la boue. C’est avant tout une leçon de vie servie par l’agilité délirante des réalisateurs. Il paraît qu’ils ont eu un prix dans la sélection « un certain regard ». Pour ma part, j’ai un respect certain pour les réalisatrices/ réalisateurs qui cassent les codes en tirant le Cinéma vers le haut. Bravo !
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