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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 juin 2025
Étant donnée le peu de moyen franchement j y allais sans attente et je suis agréablement surpris, les musiques sont sublimes, j’ai aime la première et seconde partie. La première ma rendu triste et la seconde est intrigante. Franchement il y a de l’imagination, de l’originalité même. Ça fait plaisir de voir des gens qui parlent arabe dans un autre registre que la terreur bien que ce soit un film policier sur un groupe qualifié comme tel. Le scénario va là où on ne l’attend pas bien que tout soit criant d’authenticité. Franchement merci
Le film est divisé en deux parties. La première était très intéressante. Avec quelques imperfections. L'origine des personnages n’est pas assez développée.
Mais la seconde c'était mal écrit ça s'est éloigné du sujet principal.
Prix de la mise en scène (QR cannes 2025) , ce film réalisé par deux frères originaires de Gaza, se résume (selon moi ) à une idée. La corruption des autorités ( représentées par un policier gazaoui ) et l'usage de drogues ( pour supporter sans doute un quotidien invivable).
Le scénario n' est pas à la hauteur ( seuls trois personnages sont vaguement décrits, la seconde partie du film est complètement ratée et se résume à quelques situations dont le montage peine à donner une forme).
Il reste la première partie et le casting bien choisi, mais " once upon a Time in Gaza" ne tient globalement pas ses promesses et constitue ( à mon goût) une sacrée déception.
J'ai vu ce film en présence de l'un des réalisateurs et son frère. C'était donc particulièrement émouvant, quand à la fin, on leur a demandé pourquoi situer ce film en 2007. "Parce que depuis, il y a eu 6 guerres à Gaza", ont-ils répondu. Mais ceci mis à part, j'ai beaucoup aimé le scénario, intelligent, qui montre les zones grises de la débrouille dans des circonstances exceptionnelles, et reste empreint d'humanité. Les acteurs sont tous excellents. Bravo.
Un film porté par une mise en scène superbe, où l'intrigue se mêle au contexte plus global. On y trouve un trio de personnages clin d'œil au western spaghetti, qui donne à cette histoire une ambiance toute particulière. Une vue à échelle humaine de Gaza, qui n'oublie pas, au-delà de son intrigue, de faire planer une ombre de cynisme via quelques inserts bien placés. Ce sont tous ces éléments qui participent à faire de ce film une excellente tragi-comédie.
Un western audacieux ne craignant pas d’apporter le présent au passé. Mêlant western et politique le film nous transporte entre vengeance personnelle et sujet humaniste et universel dans lequel notre monde évolue. Peut-on combattre les nôtres alors qu’une guerre mets en jeu la patrie et l’idéalisme d’un pays ? C’est ce que les frais Nasser questionne dans ce film qui mêle intérêts personnels et enjeux politiques, sans manquer de pointe d’humour et avec une mise en scène qui n’a pas volé son prix à Cannes.
Prix de la mise en scène de la section « Un certain regard » au dernier Festival de Cannes c'est là un intéressant film avec une portée inévitablement Géopolitique ! Le film est doté d’un scénario malicieux avec notamment une intro qui fait référence au "Le Non , la Brute et le Truand" de Sergio Leone et d’un humour absurde avec en seconde parti même un film dans le film !
Les jumeaux réalisateurs gazaouis ont situé leur Once upon a Time in Gaza, il y a près de 20 ans, dans leur ville natale mais on y retrouve beaucoup moins l'humour absurde qui illuminait Dégradé et Gaza mon amour, comme si l'actualité tragique de ces derniers mois ne les autorisait plus à un cinéma aussi ludique. Le film est scindé en deux parties très distinctes, qui ont du mal à former un ensemble cohérent mais ce côté foutraque possède aussi son charme et on y parle aussi bien falafels que résistance, ce qui n'est pas incompatible. Cependant, la trame assez classique de film noir et de vengeance manque un peu d'ambition et, ceci explique peut-être cela, de moyens, pour véritablement captiver sur la longueur. On y apprécie la mise en scène, malgré tout, et le ton direct et désabusé de certains dialogues, de même que l'hommage explicite à une population courageuse, sans que l'angélisme n'y soit présent, puisque certains des personnages contournent allègrement la loi ou élèvent la corruption à un niveau élevé. Une manière de montrer que la vie a toujours palpité à Gaza, avec ses côtés positifs et d'autres moins glorieux. Cependant, les temps dramatiques semblent ne plus permettre aux frères Nasser d'aller aussi facilement comme avant, avec leur belle ingénuité, vers un cinéma à la fois engagé et divertissant.
Même si "Once upon a time in Gaza" peut permettre à certains spectateurs mal informés de constater, grâce à certaines scènes, l’inhumanité du traitement que subissent les gazaouis, on ne peut pas s’empêcher de regretter que, face aux évènements dramatiques qui se déroulent depuis des mois à Gaza, ce film que les frères Nasser ont dû aller réaliser en Jordanie ne soit qu’un mélange assez banal de polar et de western, d’autant plus que la première moitié du film manque cruellement de souffle. Heureusement, la deuxième moitié s’avère plus intéressante, lorsque, 2 ans plus tard, en 2009, Yahya est pressenti pour interpréter le rôle principal, celui d’une sorte de Rambo, celui d’un héros national, dans un film d’action, « Le rebelle », « le premier film d’action tourné à Gaza », scénarisé et produit par le pouvoir en place à des fins de propagande. Mais ce qu’un des producteurs qualifie de « Gazawood » n’a pas les moyens de recourir à des effets spéciaux et les comédiens sont contraints d’utiliser de vrais armes, très faciles à trouver à Gaza, des armes qui ne sont pas chargées à blanc, avec les conséquences que cela peut entrainer. Pour avoir accès à l'ensemble du texte, il faut aller sur le site dont la dénomination comprend critique et film avec le tiret du 6 entre les 2. Film vu au Festival de Cannes 2025.
Once Upon a Time in Gaza constitue une œuvre saisissante, à la croisée des genres : à la fois policier, western et comédie noire, elle déploie un style profondément original qui bouscule les codes narratifs classiques. En mêlant fiction et réalité, le film interroge puissamment nos repères moraux et politiques, notamment autour des notions de vérité et de justice. Jusqu’où peut-on — ou doit-on — condamner la violence politique ? Et que signifie vraiment rendre justice dans un contexte où les institutions sont elles-mêmes fragilisées, voire corrompues et fratricides ?
Loin de tout misérabilisme, le dernier long métrage d’Arab et Tarzan Nasser échappe aux récits victimaires en proposant un véritable acte de résistance. Il s’agit d’un manifeste politique, oui, mais aussi d’un geste cinématographique fort, qui transcende les frontières de Gaza pour rejoindre une réflexion universelle sur l’oppression, la dignité, et les moyens de lutter sans perdre son humanité. Ainsi, il nous oblige à penser et à repenser, à nous positionner, à reconnaître la complexité de la réalité — sans jamais nous offrir de réponse facile.