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Rémi 14
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4,0
Publiée le 2 août 2026
comment ne pas tomber dingue de ce thriller corréen. sans trop en dire, je suis vraiment impressionné par la qualité de réalisation, et de la performance des acteurs le synopsis explique bien le film. a voir et revoir
Quelle fable ! Une intrigue très bien menée dans un montage alterné très plaisant, un vrai suspens bien rythmé, la peinture sociale est fine et intelligente, la morale implacable. A voir absolument
le cinéma coréen ne manque pas de talent . un scénario inattendu , original , une intrigue bien menée , surprenante , une bonne surprise . ambiance glauque, lumière crépusculaire : je recommanderais .
Bonne surprise Jusqu,où le harcèlement peut avoir un impact sur la vision que l,on a de soit même et que les autres projettent de nous même. La place de la femme et son importance dans la société. La première moitié du film est rapide et étonnante, la seconde un peu moins mais cela reste un film durant lequel on ne s,ennuie pas.
Un cold case a la coréenne minimaliste et bancal sur les bords. Les ficelles sont un peu grosses. Le réalisateur du dernier train s'est pas trop cassé.
Le réalisateur coréen quitte le film d'horreur pour un film entre thriller psychologique et drame familial avec, et c'est le cinéaste qui l'affirme, un sujet central qui est que notre société porte aux nues la beauté et porte au pilori la laideur en sachant bien tous que tout ceci est bien subjectif... ou pas ! Une journaliste qui effectue un reportage justement sur le beauté des sceaux d'un artiste aveugle va vite montrer toute la laideur du journalisme à sensation, c'est-à-dire devenir le charognard opportuniste qui va fouiller dans un secret de famille pour un article qui promet forcément le goût du malaise et du sang, le tout à l'insu du plein gré d'un fils quarantenaire qui se laisse vampiriser. Au fil des rencontres le puzzle des événements passés 40 ans plus tôt se révèlent jusqu'à deux gros dénouements, deux twists très différents sur le fond comme sur la forme... SPOILERS voir site !... Deux passages essentiels loin de convaincre, d'abord parce que la première révélation n'a rien d'inattendu, on le sait et on attend juste l'instant où ça arrive enfin, puis la second révélation n'aurait justement jamais dû l'être et laisser le mystère ouvert, aussi bien pour l'effet malaisant, l'imagination étant toujours plus forte, et enfin parce qu'au final l'intrigue en devient complètement incompréhensible. Site : Selenie
Je tiens à saluer le cinéma coréen, pour avoir encore une fois décortiquer avec profondeur, une problématique, ici celle des apparences physique, de la laideur ( UGLY) . Je dois dire que la fin du film fait réfléchir, voire s’autocritiquer le spectateur Lambda, que je suis. Comme toujours dans le cinéma coréen la mise en scène, la photographie, le jeu d’acteurs sont impeccables, voire esthétiques. On respire aussi au niveau format ( 1 h42). Décidément les coréens ne sont pas insensibles, il ont des choses à raconter, et ils le font avec talent….Une musique aurait peut être donné plus d’intensité, à certains passages, finalement c’est tout ce qui m’a manqué. Je conseille sans hésiter, amateurs ou pas du cinéma asiatique.
Changement de registre pour le réalisateur du film " Colony " avec ce thriller dramatique beaucoup plus profond, centré sur les secrets enfouis d'un père atteint de cécité ( maître artisan, admiré pour la beauté des sceaux qu’il grave) et de son fils. Ce film nous plonge dans la Corée du Sud des années 70 lors de la découverte des ossements de la mère de Dong-hwa âgé de 40 ans. La disparition de cette dernière alors qu'il était âgé de quelques mois suscite évidemment sa curiosité ainsi que celle d'une journaliste qui traque le scoop, et qui sent toute la laideur de l'humanité et des injustices lié à l'apparence derrière cette enquête. The Ugly va et vient entre présent et passé à travers les confessions horribles de ceux qui ont côtoyé le jeune artisan aveugle, et son épouse stigmatisée pour son visage plus qu'ingrat. On ne voit jamais le visage volontairement dissimulé par les cheveux de cette femme, souffre-douleur d'une société individualiste et superficielle où les plus faibles et les marginaux sont exploités et traités comme des moins que rien et victimes d'abus physiques et verbaux. La vérité de cette satire sociale n'apparaît qu'à la fin. On est toujours le moche de quelqu'un.
Un film que j'ai adoré ! Les acteurs, le scénariste, le message derrière. Très réaliste, j'ai aimé et je conseille ce film pour tout ceux qui aimé le drama/thriller ! Ça décrit totalement le monde d'aujourd'hui de mon point de vue, a quel point maintenant le physique est aveuglement juger avant la personnalité d'une personne quand on est pas comme les autres.
Après avoir marqué le cinéma de genre avec des œuvres mêlant horreur, fantastique et critique sociale, Sang-Ho Yeon revient avec The Ugly, un thriller psychologique d'une grande noirceur où le mystère familial devient le révélateur des failles les plus profondes de l'âme humaine. Plus intimiste que ses précédents travaux, le film privilégie la tension émotionnelle à l'esbroufe, tout en conservant la puissance de son regard sur la société.
L'histoire s'ouvre sur la découverte des ossements d'une femme disparue depuis quarante ans. Son mari, maître artisan aveugle de naissance, vit reclus depuis des décennies, admiré pour la finesse des sceaux qu'il grave malgré son handicap. Lorsque leur fils décide de faire la lumière sur cette disparition, il met au jour une succession de secrets enfouis qui vont bouleverser tout ce qu'il croyait savoir de sa famille. À mesure que l'enquête progresse, le film délaisse le simple mystère criminel pour explorer les zones les plus sombres de la culpabilité, du mensonge et de la violence ordinaire.
Le scénario impressionne par sa construction méthodique. Sang-Ho Yeon installe un suspense progressif où chaque révélation éclaire différemment les événements passés. Loin des effets de surprise gratuits, le récit s'attache à déconstruire les apparences et interroge la notion même de monstruosité. La véritable « laideur » évoquée par le titre n'est jamais physique : elle réside dans les choix, les silences et les compromissions des êtres humains.
Jeong Min Park livre une prestation d'une grande intensité, incarnant un homme partagé entre son besoin de vérité et la peur de découvrir l'impensable. Hae-hyo Kwon compose un personnage d'une remarquable ambiguïté, dont la fragilité apparente masque une profondeur troublante. Shin Hyon Bin apporte une sensibilité précieuse à un récit où chaque personnage porte les stigmates d'un passé impossible à effacer.
La mise en scène privilégie une atmosphère austère, faite de silences, de lumières tamisées et de cadres rigoureux. Chaque espace semble chargé de mémoire, tandis que le rythme volontairement mesuré laisse le spectateur s'immerger dans cette enquête morale autant que criminelle. La photographie, élégante et mélancolique, accompagne parfaitement cette descente dans les profondeurs de la conscience humaine.
Au-delà de son intrigue policière, The Ugly est une réflexion sur l'héritage des fautes, la transmission des traumatismes et la difficulté d'affronter une vérité longtemps enfouie. Sang-Ho Yeon confirme une nouvelle fois sa capacité à utiliser les codes du thriller pour questionner les parts les plus obscures de l'être humain.
À la fois thriller psychologique et drame familial, The Ugly impressionne par la maîtrise de son écriture et la profondeur de ses personnages. Porté par une mise en scène d'une grande élégance et des interprétations remarquables, le film s'impose comme une œuvre aussi troublante que profondément humaine.
Virage à 180° dans la filmographie du coréen Sang-Ho Yeon. Après avoir renouvelé le genre du film de zombies, avec Dernier train pour Busan, Peninsula et Colony, il se tourne vers le thriller dramatique. Aveugle de naissance, un maître artisan, admiré pour la beauté des sceaux qu’il grave, vit reclus avec son fils unique. Mais cette paix vole en éclats lorsque les ossements de sa femme, disparue quarante ans plus tôt, sont découverts. Son fils entreprend alors de mener l’enquête sur ce passé. Cette quête de vérité va dévoiler de lourds secrets, de ceux qui touchent à la laideur humaine. Un drame très intimiste, centré sur les secrets de famille, la culpabilité et les blessures enfouies. Beau et prenant mais gâché par une fin décevante, une fin que, pour ma part, j’aurais voulu éviter. Mais, tout est ici question de point de vue. Le cinéaste a visiblement eu le désir de fabriquer un film allégorie d’un moment-clé de l’histoire contemporaine de la Corée du Sud. Il a ainsi souhaité s’attarder sur ces années 1970, profondément marquées par une idée centrale : la « croissance » devenue presque obsessionnelle dans son influence sur la société. Le tournage est quasiment une performance : deux semaines de préparation, treize jours de tournage et une équipe d’à peine vingt personnes… dont une équipe de décorateurs qui ont réussi a redonné vie au Séoul des années 1970. Le film explore la marginalisation, la violence sociale et le poids des apparences à travers le destin tragique d’une femme stigmatisée pour sa laideur. Entre suspense, drame familial et réflexion sociale, l tente ainsi de déterminer ce qui est aimé… ou méprisé. Le récit se déploie dans un enchaînement croisé entre deux époques, à travers les confessions de ceux qui ont côtoyé la disparue, et ceux qui recherche la vérité 40 ans plus tard. Ce visage volontairement caché, devient le prisme par lequel Yeon Sang-Ho explore la cruauté de la société sud-coréenne et ses standards de beauté, devenus hélas universels. La première heure est remarquable : suspense, tension et révélations s’enchaînent avec fluidité, et les dialogues qui accompagnent les flashbacks sont suffisamment bien amenés pour ne pas casser le rythme. Hélas, le récit devient plus linéaire et prévisible, et l’attention du spectateur peut fléchir. Néanmoins, dans les dernières minutes, la vérité éclate brutalement, comme un coup de marteau, mais sans éviter LA révélation que l’on attendait tous, et que, je l’ai dit, je pense qu’il aurait fallu l’éviter. Jeong Min Park, Hae-hyo Kwon, Shin Hyon Bin, Nam Ji-hyeon, Im Sung-je, constituent les têtes d’affiche de ce casting entièrement coréen. Chacun joue sa particition avec force et conviction dans ce thriller psychologique qui, malgré ses défauts, s’impose comme une réflexion lucide et viscérale sur la laideur de l’humanité et les injustices liées à l’apparence. Comme le rappelle la citation centrale du film : Ce qui est beau est respecté. Ce qui est laid est méprisé. Sachez tout de même, pour conclure cette chronique, que le réalisateur a renoncé à tout salaire et réunit une équipe technique réduite, ainsi que des acteurs et actrices acceptant de travailler au minimum syndical, avec la promesse d’une future meilleure rémunération en cas de succès du film. Une démarche inédite dans le paysage du cinéma mondial actuel.
Avec The Ugly, Yeon Sang-ho signe un drame psychologique qui emprunte les codes de l'enquête sans jamais se limiter au suspense. La découverte des ossements d'une femme disparue quarante ans plus tôt ouvre un récit où chaque révélation modifie la perception des personnages autant que celle du spectateur. L'enquête menée par Im Dong-hwan devient progressivement une exploration de la mémoire familiale, des non-dits et des préjugés qui traversent plusieurs générations.
Le film est surprenant, une maitrise du cadrage pour retarder jusqu'au bout la révélation du visage de la femme-mère. Une mise en scène sous tension, un jeu d'acteur intense et une photographie qui alterne artistique et classique. Nous sommes cloués à notre fauteuil à chercher des indices, trouver des reflets du visage interdit ! Une réalisation fine et un art de la mise en scène de la tension.
Cette mécanique transforme le spectateur en véritable enquêteur. Chaque détail, chaque silence et chaque déplacement du regard deviennent des indices susceptibles de remettre en cause les certitudes construites depuis le début du récit. Le visage absent finit par occuper tout l'espace narratif, comme si l'invisible devenait plus puissant que ce qui est montré.
Le film dépasse rapidement le simple cadre du thriller. Il interroge la manière dont une société construit sa mémoire collective, choisit ce qu'elle conserve et ce qu'elle préfère effacer. La Corée des années 70 apparaît sous un angle rarement représenté, celui des ouvriers, des artisans et des oubliés du développement économique. Cette dimension sociale nourrit constamment les trajectoires individuelles sans ralentir le rythme de l'enquête.
Porté par des interprétations intenses et une tension psychologique qui ne faiblit jamais, The Ugly trouve son équilibre entre émotion, réflexion et cinéma de genre. Il confirme la capacité de Yeon Sang-ho à construire des récits où la quête de vérité devient avant tout une confrontation avec les blessures humaines et les zones d'ombre de l'histoire.
"The Ugly" marque la deuxième sortie française de Sang-Ho Yeon en 2026 après l'explosif "Colony". Changement de registre pour un thriller dramatique beaucoup plus intimiste, centré sur les secrets de famille, la culpabilité et les blessures enfouies. Un maître artisan aveugle de naissance vit auprès de son fils. Ce dernier est bouleversée lorsque les ossements de sa mère, disparue quarante ans plus tôt, sont retrouvés. Déterminé à comprendre ce qui s'est réellement passé, il entame une enquête avec une réalisatrice. Le mystère est central. Sang-Ho Yeon construit toute son intrigue autour de cette femme absente dont personne ne semble vouloir parler. Son visage, son histoire et même son souvenir deviennent des énigmes qui hantent chaque scène. Malheureusement, c'est précisément dans son dénouement que "The Ugly" laisse un goût amère.
Beau et puissant à la fois, Sang-Ho YEON livre un film qui prend le meilleur du mélodrame, pour livrer au spectateur, une intense plongée dans la vie d'une famille, et surtout, dans l'œil d'un enfant, face au passé de ses parents