The Ugly
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FaRem

10 586 abonnés 11 600 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2026
Après avoir appris que le corps de sa mère a été découvert quarante ans après sa disparition, Dong-hwan tente d'élucider les circonstances de sa mort dans l'espoir d'en savoir plus sur sa vie. Il est aidé par une productrice de télévision qui a les yeux qui brillent quand elle réalise que son décès cache une sombre histoire... D'une interview à une autre et d'une révélation à une autre, ils reconstituent le puzzle d'une époque où il ne faisait pas forcément bon vivre. Une société individualiste et superficielle où les plus faibles et les marginaux sont exploités, traités comme des moins que rien et victimes d'abus physiques et verbaux. Même s'il ne l'a pas connue, c'est une reconstitution difficile pour le fils qui doit entendre des témoignages horribles. L'histoire est prévisible avec un coupable très vite évident, mais tout ce qu'il y a autour sur la cruauté humaine, les préjugés et l'injustice donne de l'intérêt et de la profondeur au récit. Ce n'est pas ce que Sang-ho Yeon a fait de mieux, mais c'est pas mal.
traversay1

4 496 abonnés 5 397 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2026
Le thème de The Ugly doit tenir particulièrement à cœur de son réalisateur pour qu'il tourne un long métrage adapté de son propre roman graphique. Sujet que l'on pourrait résumer simplement : nous vivons dans une société qui exalte la beauté plus que de raison et ostracise la laideur avec ostentation. On pourrait y ajouter le handicap, rendu le plus souvent invisible pour ne pas choquer les valides, non ? Le film n'a rien à voir avec les œuvres spectaculaires et violentes de Yeon Sang-ho, dont le célébrissime Dernier train pour Busan, même s'il s'agit d'un autre type de violence, plus sournoise. Tourné avec une équipe légère et doté d'un budget dérisoire, à l'aune des grosses productions coréennes, The Ugly va et vient entre présent et passé, dans une ambiance assez sordide, avec un suspense qui révèle ses vérités en deux temps, le dernier en guise de dénouement, lequel aurait pu être effacé, de manière à laisser l'imagination du spectateur faire son travail. Le film a un côté trop explicatif et ses tentatives d'humour s'avèrent peu efficaces, dans un ensemble à la fois tragique et malaisant. Au royaume de l'aveuglement, que décrit Yeon, dans tous les sens du terme, la beauté reste reine, cette réalité va de soi, mais fallait-il une histoire aussi torturée et glauque pour le démontrer ? Mais bon, les dégoûts et les douleurs, n'est-ce pas...
Cinememories

593 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2025
"Présenté au TIFF 2025, The Ugly, Yeon Sang-Ho abandonne l’ampleur spectaculaire de ses blockbusters fantastiques pour un thriller psychologique intimiste et glaçant. Adapté de son propre roman graphique, le film explore la marginalisation, la violence sociale et le poids des apparences à travers le destin tragique d’une femme stigmatisée pour son visage. Entre suspense, drame familial et réflexion sociale, Yeon interroge la laideur de l’humanité et les standards qui déterminent ce qui est aimé… ou méprisé."

"Le récit se déploie dans un enchaînement croisé entre deux époques, à travers les confessions de ceux qui ont côtoyé l’épouse d’un maître artisan de sceaux aveugle, Yeong-gyu (Kwon Hae-hyo). Reconnue, moquée et humiliée pour son visage « laid et hideux », elle disparaît alors que son fils, Dong-hwan (Park Jeong-min), n’est qu’un nourrisson. Quarante ans plus tard, la découverte de ses ossements déclenche une enquête menée par Dong-hwan et une journaliste qui traque le scoop sur les circonstances de sa disparition. La mère, dont le visage est volontairement caché, devient le prisme par lequel Yeon Sang-Ho explore la cruauté de la société sud-coréenne et ses standards de beauté, désormais reconnus au-delà de ses frontières, et utilisés comme vecteur d’intimidation envers ceux considérés comme « différents »."

"La première heure de The Ugly est remarquable : suspense, tension et révélations s’enchaînent avec fluidité, et les dialogues qui accompagnent les flashbacks sont suffisamment bien amenés pour ne pas casser le rythme, malgré un chapitrage quelque peu artificiel et superflu. Cependant, au-delà de ce premier acte, le récit devient plus linéaire et prévisible, et l’attention du spectateur peut fléchir. Néanmoins, Yeon Sang-Ho parvient à densifier sa réflexion sur le féminicide et la violence structurelle envers les femmes dans les dernières minutes, où la vérité éclate brutalement, comme un coup de marteau, avec des conséquences irréversibles pour les personnages."

"Du côté des limites, le rythme inégal et la prévisibilité du twist peuvent frustrer certains spectateurs, et la narration repose parfois un peu trop sur des dialogues explicatifs avant d’être illustrés dans des flashbacks. En définitive, The Ugly est un thriller psychologique qui, malgré ses défauts, s’impose comme une réflexion lucide et viscérale sur la laideur de l’humanité et les injustices liées à l’apparence. Comme le rappelle la citation centrale du film : « Ce qui est beau est respecté. Ce qui est laid est méprisé. »"

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Direct-actu.fr

384 abonnés 514 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2026
Avec The Ugly, Yeon Sang-ho signe un drame psychologique qui emprunte les codes de l'enquête sans jamais se limiter au suspense. La découverte des ossements d'une femme disparue quarante ans plus tôt ouvre un récit où chaque révélation modifie la perception des personnages autant que celle du spectateur. L'enquête menée par Im Dong-hwan devient progressivement une exploration de la mémoire familiale, des non-dits et des préjugés qui traversent plusieurs générations.

Le film est surprenant, une maitrise du cadrage pour retarder jusqu'au bout la révélation du visage de la femme-mère.
Une mise en scène sous tension, un jeu d'acteur intense et une photographie qui alterne artistique et classique. Nous sommes cloués à notre fauteuil à chercher des indices, trouver des reflets du visage interdit ! Une réalisation fine et un art de la mise en scène de la tension.

Cette mécanique transforme le spectateur en véritable enquêteur. Chaque détail, chaque silence et chaque déplacement du regard deviennent des indices susceptibles de remettre en cause les certitudes construites depuis le début du récit. Le visage absent finit par occuper tout l'espace narratif, comme si l'invisible devenait plus puissant que ce qui est montré.

Le film dépasse rapidement le simple cadre du thriller. Il interroge la manière dont une société construit sa mémoire collective, choisit ce qu'elle conserve et ce qu'elle préfère effacer. La Corée des années 70 apparaît sous un angle rarement représenté, celui des ouvriers, des artisans et des oubliés du développement économique. Cette dimension sociale nourrit constamment les trajectoires individuelles sans ralentir le rythme de l'enquête.

Porté par des interprétations intenses et une tension psychologique qui ne faiblit jamais, The Ugly trouve son équilibre entre émotion, réflexion et cinéma de genre. Il confirme la capacité de Yeon Sang-ho à construire des récits où la quête de vérité devient avant tout une confrontation avec les blessures humaines et les zones d'ombre de l'histoire.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Beau et puissant à la fois, Sang-Ho YEON livre un film qui prend le meilleur du mélodrame, pour livrer au spectateur, une intense plongée dans la vie d'une famille, et surtout, dans l'œil d'un enfant, face au passé de ses parents
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2025
vu en avp au festival du film international de La Roche sur Yon 2025. Film bien mené, intrigue plutôt intéressante. Mais pourtant le sentiment que le traitement reste trop sage, pas assez intense. Et surtout une fin à mon sens plutôt bancale (il ne faut pas en dire plus)
Ayna Akivera
Ayna Akivera

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2025
The Ugly montre que la vraie laideur n’est pas physique, mais dans le regard des autres. Le film explore comment la société peut humilier et écraser quelqu’un, même sans raison.

Le père est écrasé par la peur du jugement et n’ose pas protéger ceux qu’il aime, et son fils répète cette peur des générations passées. Le film montre comment la honte et les mensonges se transmettent silencieusement.

Sobre, touchant et cruel, The Ugly parle de peur, de honte et de responsabilité morale, plus que d’apparence..
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2026
"The Ugly" marque la deuxième sortie française de Sang-Ho Yeon en 2026 après l'explosif "Colony". Changement de registre pour un thriller dramatique beaucoup plus intimiste, centré sur les secrets de famille, la culpabilité et les blessures enfouies. Un maître artisan aveugle de naissance vit auprès de son fils. Ce dernier est bouleversée lorsque les ossements de sa mère, disparue quarante ans plus tôt, sont retrouvés. Déterminé à comprendre ce qui s'est réellement passé, il entame une enquête avec une réalisatrice. Le mystère est central. Sang-Ho Yeon construit toute son intrigue autour de cette femme absente dont personne ne semble vouloir parler. Son visage, son histoire et même son souvenir deviennent des énigmes qui hantent chaque scène. Malheureusement, c'est précisément dans son dénouement que "The Ugly" laisse un goût amère.
Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 620 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2026
La femme invisible

Virage à 180° dans la filmographie du coréen Sang-Ho Yeon. Après avoir renouvelé le genre du film de zombies, avec Dernier train pour Busan, Peninsula et Colony, il se tourne vers le thriller dramatique. Aveugle de naissance, un maître artisan, admiré pour la beauté des sceaux qu’il grave, vit reclus avec son fils unique. Mais cette paix vole en éclats lorsque les ossements de sa femme, disparue quarante ans plus tôt, sont découverts. Son fils entreprend alors de mener l’enquête sur ce passé. Cette quête de vérité va dévoiler de lourds secrets, de ceux qui touchent à la laideur humaine. Un drame très intimiste, centré sur les secrets de famille, la culpabilité et les blessures enfouies. Beau et prenant mais gâché par une fin décevante, une fin que, pour ma part, j’aurais voulu éviter. Mais, tout est ici question de point de vue.
Le cinéaste a visiblement eu le désir de fabriquer un film allégorie d’un moment-clé de l’histoire contemporaine de la Corée du Sud. Il a ainsi souhaité s’attarder sur ces années 1970, profondément marquées par une idée centrale : la « croissance » devenue presque obsessionnelle dans son influence sur la société. Le tournage est quasiment une performance : deux semaines de préparation, treize jours de tournage et une équipe d’à peine vingt personnes… dont une équipe de décorateurs qui ont réussi a redonné vie au Séoul des années 1970. Le film explore la marginalisation, la violence sociale et le poids des apparences à travers le destin tragique d’une femme stigmatisée pour sa laideur. Entre suspense, drame familial et réflexion sociale, l tente ainsi de déterminer ce qui est aimé… ou méprisé. Le récit se déploie dans un enchaînement croisé entre deux époques, à travers les confessions de ceux qui ont côtoyé la disparue, et ceux qui recherche la vérité 40 ans plus tard. Ce visage volontairement caché, devient le prisme par lequel Yeon Sang-Ho explore la cruauté de la société sud-coréenne et ses standards de beauté, devenus hélas universels. La première heure est remarquable : suspense, tension et révélations s’enchaînent avec fluidité, et les dialogues qui accompagnent les flashbacks sont suffisamment bien amenés pour ne pas casser le rythme. Hélas, le récit devient plus linéaire et prévisible, et l’attention du spectateur peut fléchir. Néanmoins, dans les dernières minutes, la vérité éclate brutalement, comme un coup de marteau, mais sans éviter LA révélation que l’on attendait tous, et que, je l’ai dit, je pense qu’il aurait fallu l’éviter.
Jeong Min Park, Hae-hyo Kwon, Shin Hyon Bin, Nam Ji-hyeon, Im Sung-je, constituent les têtes d’affiche de ce casting entièrement coréen. Chacun joue sa particition avec force et conviction dans ce thriller psychologique qui, malgré ses défauts, s’impose comme une réflexion lucide et viscérale sur la laideur de l’humanité et les injustices liées à l’apparence. Comme le rappelle la citation centrale du film : Ce qui est beau est respecté. Ce qui est laid est méprisé. Sachez tout de même, pour conclure cette chronique, que le réalisateur a renoncé à tout salaire et réunit une équipe technique réduite, ainsi que des acteurs et actrices acceptant de travailler au minimum syndical, avec la promesse d’une future meilleure rémunération en cas de succès du film. Une démarche inédite dans le paysage du cinéma mondial actuel.
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