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martial
67 critiques
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1,5
Publiée le 5 septembre 2026
Il y a la liste des meilleurs films de l’année. Et la liste des pires. Voilà « Trois adieux » rejoint cette dernière. Le film est manièrè, avec des idées de mise en scène qui resemble à des excercices laborieux de style ou de référence (la scène du miroir étant la pire). Les personnages sont ternes, pas forcément sympathiques. Enfin je félicite le monsieur devant moi assis au centre de sa rangée qui a eu le courage de partir afin la fin en dérangeant plein de monde. Qu’il sache qui a fait un excellent choix.
Très ennuyant et lent, l'intrigue est niaise à souhait, il y a bien des tentatives d'humour toutes plus ratées les une que les autres, pas grand chose pour rattraper ce navet.
Une petite perle que cette très belle comédie romantico-dramatique, non dépourvue d'humour, qui vous entraîne dans un tourbillon émotionnel au coeur de la cité romaine. Le scénario est délicat et les acteur(rices) sont excellent(e) s jusqu'au plus petit rôle (même les gelati et les arancini jouent parfaitement ). La plus belle découverte de la rentrée. A voir sans hésiter.
Toujours aussi "internationale", c'est cette fois ci en Italie que la catalane Isabel Coixet a réalisé "Trois adieux", adaptation cinématographique du roman "Tre ciotole: Rituali per un anno di crisi" de Michela Murgia. Le genre du film dans lequel quelques défauts viennent malheureusement concurrencer d'évidentes qualités. Le plus important de ces défauts, c'est la longueur du film qui va de pair avec un rythme trop souvent languissant : vous adoptez un montage plus nerveux, le film dure 1h 30 au lieu de 2 heures et vous obtenez un très beau mélodrame. Une certitude : ce n'est surtout pas les dernières minutes du film qu'il serait souhaitable de raccourcir, ce sont les meilleures et elles sont excellentes. Tout comme l'interprétation, avec, en particulier, d'excellentes prestations de la part de Alba Rohrwacher, Elio Germano, Galatea Bellugi et Francesco Carril.
De l’inconstance des sentiments au sein d’un couple de quarantenaires italiens, à Rome, de nos jours. Un seul petit détail, une seule petite dispute à la suite d’une soirée quittée précipitamment et tout l’univers de ce couple va s’écrouler… spoiler: De fait les fondations classiques consolidant durablement un couple sont d’évidence absentes : aucun enfant n’est là, ni aucune esquisse de spiritualité ne semble animer cette relation. De telle sorte que le moindre accroc peut se révéler catastrophique. L’atmosphère si typiquement italienne est particulièrement bien rendue et montre avec une finesse assez remarquable l’avalanche de sentiments qui envahit progressivement chaque personnage principal de cette belle histoire contemporaine. PS/ La traduction du titre italien « Tre ciotole » en « Trois adieux » est surprenante car tout à fait inexacte par rapport à la véritable traduction littérale qui aurait dû être « Les 3 bols » qui en l’occurrence ont une véritable présence et un véritable sens eu égard au narratif de l’histoire des le début du film, mais bon…
Ce film est une éloge à la sensibilité. Qui dit sensibilité dit souvent lenteur, il faut du temps pour développer, amener le sensible. Pourtant les deux heures que durent le film passent très vite. Marta est un personnage extrêmement attachant, elle emmène derrière elle tous les autres, c'est sa personnalité toute en finesse, simplicité, presque enfantine qui donne le ton. Marta est d'une candeur délicieuse, qui nous force nous spectateurs à ralentir, à la suivre, à ressentir avec elle. Elle nous met au pas et tant mieux, Elle nous embarque à pieds mais surtout à vélo dans les rues de Rome si bien filmée. Ce film force le respect et nous parle de l'essentiel. La vie, l'amour, la liberté, la maladie, la mort, Je suis sortie de la séance bouleversée.
J'ai adoré. Un film d'une justesse et d'une délicatesse incroyables. Isabel Coixet évite tout pathos facile et signe une méditation lumineuse sur la rupture, la résilience et ce qui nous reste quand tout s'effondre. Alba Rohrwacher est magnétique, tout en nuances, drôle et déchirante à la fois. Très émouvant du début à la fin, mais le dernier chapitre m'a littéralement cueilli. On en sort les larmes aux yeux, avec une furieuse envie de vivre. A voir absolument. .
spoiler: Une grave maladie se déclare chez une jeune femme professeur ? . Elle décide d’affronter son destin, et de dire qu’elle aime d’abord la vie. Le film est magnifiquement interprété par Alba Rohrwacher, avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, le sujet le mérite, il est triste, et certains moments peuvent paraître bien lourds et émouvants. Ce n’est pas un film gai, je me répète, et si vous n’avez pas le moral, mieux vaut s’abstenir. Pour les plus courageux, ils seront récompensés, par beaucoup d’empathie avec ceux qui souffrent, sont ou seront malades, mais aussi par une fin sublime et subtile. Qu’attendons nous de la vie ? On peut se poser la question en sortant de la séance. Je conseille, émotion finale garantie. Rome est aussi un personnage du film, délicatement filmé.
Comment survivre à une séparation.. et Comment les turbulences de la vie peuvent nous mener vers des chemins dont nous n aurions soupçonné l existence Trois Adieux nous emmène ainsi, et on en sort un peu changé...
Réalisatrice espagnole prolifique et touche-à-tout, Isabel Coixet signe avec TROIS ADIEUX un splendide mélo à Rome, où la simplicité des enjeux est inversement proportionnel à leur vertige : comment mettre un pied devant l'autre quand l'être aimé est parti ? Comment réapprendre à vivre quand on se ressent que le vide ? Sans jamais omettre la fragilité de nos existences, la réponse est magnifiquement gorgée de vie : on réapprend, on s'émeut, on pleure, on mange, on partage, on aime. Tout simplement.
Marta (Alba Rohrwacher) est prof de sport dans un lycée romain ; Antonio (Elio Germano) est un chef qui vient d'ouvrir son restaurant. Marta et Antonio sont en couple depuis sept ans mais Antonio claque la porte après une bête dispute. Marta a du mal à encaisser la séparation. Sa santé s'en ressent.
Je me souviens du choc que j'ai ressenti devant "Ma vie sans moi" et "The Secret Life of Words", les deux films, tournés avec Sarah Polley, qui ont lancé la carrière d'Isabel Coixet, une jeune réalisatrice espagnole hyperdouée. Les hasards de la vie m'ont conduit via son compagnon, l'Américain Reed Brody, à la rencontrer et même, privilège rare, à jouer un petit rôle dans sa dernière série, "Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi".
Aussi n'aurais-je raté pour rien au monde l'avant-première de son premier film. Isabel et Reed étaient là et Isabel a présenté le film avec l'ironie et l'intelligence mordante qui la caractérisent, loin des formules embarrassés dont la plupart des producteurs nous affligent dans ce genre d'exercices.
"Trois adieux" est l'adaptation du tout dernier recueil de nouvelles de l'écrivaine sarde Michela Murgia. Le cancer du rein qui l'a emportée à l'été 2023 l'avait empêchée de voir sa publication. Le recueil s'intitulait "Tre Cutiole", ce qui je crois signifie littéralement "trois bols". Isabel Coixet a choisi un autre titre pour la version internationale de son film. "Trois adieux" évoque les trois étapes du détachement progressif de Marta.
Isabel Coixet était menacé par un écueil : celui de filmer Rome - qui l'a déjà été si souvent par d'immenses réalisateurs (Fellini, Scola, Moretti, Sorrentino...) - comme une carte postale avec ses passages obligés devant le Colisée et la Piazza Navona. Elle l'évite en s'attachant à des détails : une statue de madone enchâssée dans un mur, un vieux barista penché sur sa Cimbali...
Si "Ma vie sans toi", qui racontait une histoire similaire, était dramatique et poignant, "Trois adieux" est plus apaisé. C'est un film léger, grâcieux, zen oserais-je dire. La responsabilité en revient à Alba Rohrwacher, qui décidément est l'une des actrices les plus convaincantes du moment. Elle réussit à être en même temps grave et légère. Elio Germano (Berlinguer, la grande ambition", "Suburra", "Alaska", "America Latina"…) sexy en diable, lui donne la réplique et n'a pas un rôle facile. Un coup de chapeau aux seconds rôles, avec le seul regret de les voir trop peu : Galatea Bellugi, dont on avait déjà noté dans "Cinque Secondi" que l'italien était son autre langue maternelle, et Francesco Carril.