Trois adieux
Note moyenne
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63 critiques spectateurs

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velocio

1 556 abonnés 3 536 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2026
Toujours aussi "internationale", c'est cette fois ci en Italie que la catalane Isabel Coixet a réalisé "Trois adieux", adaptation cinématographique du roman "Tre ciotole: Rituali per un anno di crisi" de Michela Murgia. Le genre du film dans lequel quelques défauts viennent malheureusement concurrencer d'évidentes qualités. Le plus important de ces défauts, c'est la longueur du film qui va de pair avec un rythme trop souvent languissant : vous adoptez un montage plus nerveux, le film dure 1h 30 au lieu de 2 heures et vous obtenez un très beau mélodrame. Une certitude : ce n'est surtout pas les dernières minutes du film qu'il serait souhaitable de raccourcir, ce sont les meilleures et elles sont excellentes. Tout comme l'interprétation, avec, en particulier, d'excellentes prestations de la part de Alba Rohrwacher, Elio Germano, Galatea Bellugi et Francesco Carril.
lionelb30

548 abonnés 2 945 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2026
Une histoire de couple pas très intéressante avec surtout un rhyme lent et très bavard. Heureusement la dernière partie est un peu plus intéressante.
Direct-actu.fr

402 abonnés 555 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2026
Dans Trois Adieux d'Isabel Coixet, Marta (Alba Rohrwacher) et Antonio (Elio Germano) se séparent après une dispute presque banale. Lui se réfugie dans son métier de chef, elle avance avec la rupture jusqu'à ce que la maladie impose une réalité autrement plus brutale. La hiérarchie des préoccupations bascule, ce qui semblait essentiel quelques jours auparavant devient soudain relatif face à un avenir dont la durée n'est plus abstraite.

Certaines ruptures semblent être la pire chose qu'il puisse être, mais parfois des drames de la vie nous ramènent à une autre manière de voir les choses. On se bat souvent pour des retranchements personnels, qui avec le recul deviennent futiles. L'autre nous a-t-il aimé ? Si c'est le cas ça représente déjà tout !

La maladie ne fait pourtant pas disparaître la rupture, elle transforme sa valeur psychologique. Marta redécouvre la nourriture, la musique, le désir et ces expériences ordinaires que l'automatisation du quotidien finit par rendre presque invisibles. Une glace n'est plus simplement une glace lorsque surgit la possibilité qu'elle puisse être l'une des dernières. Antonio traduit un autre mécanisme d'adaptation, celui du refuge dans l'activité, tandis que leur relation cesse progressivement d'être réduite à la question de savoir qui avait raison.

Galatea Bellugi, Alba Rohrwacher, Silvia D'Amico, Francesco Caril et Elio Germano incarnent des personnages qui forment un microcosme illustrant les valeurs de l'âme et de la société.

Autour de Marta, les relations rappellent aussi la dimension profondément sociale de la finitude. Personne ne peut vivre la maladie ou mourir à sa place, pourtant l'individu continue d'exister à travers les liens, les gestes et l'affection des autres. Les 3 adieux deviennent alors autant de renoncements psychiques : quitter une représentation du couple, abandonner l'illusion d'un temps disponible sans échéance et accepter que la version de soi projetée dans un futur lointain puisse ne jamais exister.

La Corée cristallise enfin ce rapport bouleversé à l'avenir. Elle représente l'ailleurs que l'on remet facilement à demain lorsque demain paraît garanti. Pour Marta, pouvoir encore envisager ce voyage signifie pouvoir désirer quelque chose qui n'appartient ni à la maladie ni à la rupture. Lorsque le temps se réduit, le futur ne disparaît donc pas complètement, il change d'échelle : parfois quelques jours, un repas, une rencontre ou un voyage suffisent encore à lui donner une forme.
tupper
tupper

201 abonnés 1 599 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2026
Trois adieux réussit à traiter un sujet lourd avec une délicatesse remarquable. Le récit frôle le mélodrame, mais sans tomber dans la surenchère sentimentale. Sa véritable force réside dans la traversée émotionnelle qu'il fait subir à son protagoniste : on chemine de l'angoisse initiale à l’acceptation, en passant par des moments d'euphorie. La mise en scène, d'une grande sobriété poétique, offre une magnifique mise en valeur de Rome. Porté par des comédiens d'une justesse irréprochable qui évite tout pathos déplacé, le film garde une pudeur constante tout en laissant mûrir de vraies réflexions qui perdurent bien après le générique. Un cinéma sincère et habile, qui touche et s'imprime durablement.
capirex
capirex

199 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2026
C'est là une œuvre pleine de charme et de beauté qui évite tout pathos au profit d'une mélancolie certaine distillée tout au long de ce film d'Isabel Coixet porté par Alba Rohrwacher merveilleuse de douceur, d’intégrité et de résilience !
domit64
domit64

77 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2026
Un joli film sur la nature humaine, la résilience et les choix que l’on devrait faire avant qu’il en soit trop tard. Ce film est lumineux malgré le sujet, les actrices et acteurs sont très bien. Une première 1/2 heure un peu poussive, une fin attendue mais un film à voir.
Marie-Noëlle L.
Marie-Noëlle L.

17 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2026
Déjà sorti en Belgique depuis juillet, ce petit bijou cinématographique m'a envoûté. On suit Marta, jeune femme très originale et qui a son monde bien à elle. Professeur de gym dans un collège, elle est douée d'une sensibilité particulière et est très appréciée. Les rencontres qu'elle fait sont toutes lumineuses. Restez jusqu'à la fin du générique : surprise !
remyll
remyll

267 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2026
De l’inconstance des sentiments au sein d’un couple de quarantenaires italiens, à Rome, de nos jours. Un seul petit détail, une seule petite dispute à la suite d’une soirée quittée précipitamment et tout l’univers de ce couple va s’écrouler… spoiler: De fait les fondations classiques consolidant durablement un couple sont d’évidence absentes : aucun enfant n’est là, ni aucune esquisse de spiritualité ne semble animer cette relation.
De telle sorte que le moindre accroc peut se révéler catastrophique.
L’atmosphère si typiquement italienne est particulièrement bien rendue et montre avec une finesse assez remarquable l’avalanche de sentiments qui envahit progressivement chaque personnage principal de cette belle histoire contemporaine.
PS/
La traduction du titre italien « Tre ciotole » en « Trois adieux » est surprenante car tout à fait inexacte par rapport à la véritable traduction littérale qui aurait dû être « Les 3 bols » qui en l’occurrence ont une véritable présence et un véritable sens eu égard au narratif de l’histoire des le début du film, mais bon…
Paul B
Paul B

95 abonnés 1 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2026
Très ennuyant et lent, l'intrigue est niaise à souhait, il y a bien des tentatives d'humour toutes plus ratées les une que les autres, pas grand chose pour rattraper ce navet.
Nicola A.
Nicola A.

28 abonnés 31 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2025
Vu en Italie. Dans un film qui s'inspire au roman de Michela Murgia, sans pour autant le copier coller, on saisit tout l'esprit de l'écrivain, et on se souvient de ses pensées pendant les derniers mois de sa vie. Délicat, bien interprété, dans un Trastevere riche en couleurs.
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2026
Marta et Antonio se séparent après ce qui semble être une dispute sans importance. Dans un Rome loin des clichés habituels, Marta fait le deuil d’une histoire achevée en parallèle d’une tragique découverte. Le film est très lent. On sait assez vite où on nous emmène. C’est donc assez décevant en dehors de quelques jolies scènes, notamment vers la fin.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 606 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2026
Ai vu « Trois adieux » de la réalisatrice espagnole Isabel Coixet, qui signe ici un film italien , adapté du roman « Tre ciotole » (les trois bols, titre original du film) de Michela Murgia. La bande annonce assez rébarbative et réductrice ne m’avait pas du tout donné envie de voir ce film, ce sont les critiques très élogieuses qui ont éveillé ma curiosité. Grand bien m’en a pris car je suis ressorti sur un petit nuage après la vision de ce film tout en délicatesse et magnifiquement mis en scène. Le film s’ouvre sur un plan séquence d’un vol d’étourneaux au-dessus des toits de Rome et l’on comprend de suite que le film sera poétique, ciselé, diaphane. De retour d’un vernissage Marta (magnétique Alba Rohrwacher) et Antonio (Elio Germano) discutent, se disputent gentiment et se quittent. Alba qui est professeure de sport dans un lycée se sent envahir par la solitude, la mélancolie et quelque chose de plus qu’elle ne s’explique pas. Son corps parle. Quand elle découvre la raison de son manque total d’appétit, Marta s’ouvre aux autres, aux nouvelles expériences, à la vie. Il est difficile de résumer le synopsis tant le film nous emmène avec subtilité vers de vrais rebonds scénaristiques. Isabelle Coixet manie sa caméra comme elle ferait de l’aquarelle, tout est en petites touches dans une scène de tristesse elle met une pointe d’humour, dans une scène de fête folle elle y joint de la langueur… C’est l’élément étranger qui donne un relief fou à cette histoire somme toute banale et qui devient tout à coup exceptionnelle de grâce, de finesse. J’ai adoré les longs monologues de Marta avec son ami imaginaire coréen. Si la tonalité du film est relativement sombre sans jamais tomber dans le mélodrame, c’est le gout à la vie, l’humour (d’ailleurs il faut rester en salle jusqu’à la fin du générique pour en avoir une fois de plus la preuve), la poésie, la lumière qui l’emportent et qui fait de ce film un moment de cinéma intense qui est entré en résonance de plein fouet avec ma sensibilité. C’est aussi pour ces moments totalement inattendus, ces surprises qui mettent en joie que j’adore aller au cinéma
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 650 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2026
La vie est un bel accident

Isabel Coixet est espagnole et a déjà derrière elle une longue carrière. J’avoue humblement n’avoir vu aucun de ses films. Ces 120 minutes sont donc pour moi une 1ère expérience… plus que satisfaisante au demeurant. Après une dispute sans importance, Marta et Antonio se séparent. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux. Elle, dans son silence, commence à ressentir quelque chose de plus que de la tristesse : elle a perdu l'appétit. Quand elle découvre ce que son corps lui dit vraiment, tout prend un tour inattendu : la nourriture a meilleur goût, la musique la touche comme jamais, et le désir réveille en elle l'envie de vivre sans peur. Un beau sujet pour un beau film mélancolique, méditatif et très touchant.
Au départ, petite appréhension devant ce qui semble avoir déjà été traité mille fois au cinéma. On se dit que ça ne va pas faire dans l’originalité. Et puis, peu à peu, on se laisse prendre par les personnages et surtout par l’excellence de l’interprétation. La réalisatrice catalane adapte ici librement le livre éponyme de Michela Murgia, autrice sarde disparue en 2023. Tout en délicatesse, en prenant un soin constant de ne pas glisser dans le pathos, ce drame romantique qui, sans rien dire de neuf sur la philosophie de la vie et de la nécessité du Carpe Diem, mais qui a cette suprême élégance de la forme qui transcende un fond dans lequel la banalité du quotidien est surévaluée à l'aune du destin de chaque être vivant.
Alba Rohrwacher, peut-être ici dans son plus beau rôle, sublime le film. Elle est magnifiquement entourée par Elio Germano, - acteur caméléon multirécompensé -, Galatea Bellugi, Silvia D’Amico, Francesco Carril… tous parfaits, avec cette retenue et cette finesse qui sont les véritables empreintes de ce cinéma. Je me contenterais de quelques remarques : pourquoi le choix de la langue italienne ? Pourquoi ces multiples plans inutiles et sans explications ? Pourquoi ces quelques personnages superflus qui alourdissent le récit, comme les deux jeunes élèves, la jeune serveuse qui ne sait pas ce qu’elle veut ou encore l’effigie en carton du roi de la K-pop ? Quant au titre qui diffère selon la langue, difficile de l’interpréter avec précision. Mais tout cela relève du détail et n’empêche en rien d’apprécier ce drame à sa juste valeur relevée par la performance du casting.
Jean-Luc Macé
Jean-Luc Macé

18 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2026
Je ne connais pas l'oeuvre originale, mais l'adaptation est très juste et avoir des points de vue différents sur la rupture amoureuse et ses conséquences est très intéressant.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

41 abonnés 390 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2026
Le titre m'a intrigué avant et pendant ma séance et je n'en ai saisi le sens que plus tard.

Je n'ai réalisé qu'après coup qu'il représentait les 3 étapes du deuil amoureux ... Tout d'abord la sidération avec ce choc brutal de la rupture et ce sentiment d'irréalité face à la nouvelle déconcertante.

Puis le refus avec cette phase où votre cerveau peine à réaliser la perte de manière immédiate qui se traduit par un replis sur soi et ce déni de la réalité trop dure à supporter.

Et enfin la réorganisation progressive de son quotidien avec la découverte qu'une vie seule est possible avec toutes ses belles promesses...

C'est exactement ce que traverse l'héroïne de ce film qui m'a émue !

Le film commence directement par la fin d'un couple, assez brutale et au deuil que l'héroïne doit faire de cette vie à deux qu'elle avait projeté.

Cette séparation va être l'occasion pour elle de se recentrer sur son moi et de faire une introspection pour prendre soin d'elle et reprendre sa vie en main.

Si vous êtes attentif, la réalisatrice fait plein de clins d'œil au titre du film avec des plans sur 3 objets éparpillés tout au long du récit.

J'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois : comment un évènement qui te bouleverse et dont tu penses ne pas pouvoir te relever peut-il être celui qui va t'aider à lâcher prise et à apprécier les petits plaisirs que la vie t'offre ?

J'ai été bouleversée par une scène en particulier, celle de la déclaration de son collègue. Un moment suspendu, poétique et empreint d'une belle sensibilité.

Même si le film n'est pas exempt de quelques maladresse, le final est bouleversant et j'en suis ressortie avec une envie de vivre encore plus forte... et de savourer une bonne glace !
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