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Une fois encore, Isabel Coixet nous emporte dans cet univers intimiste où elle excelle.
Plus que personne, elle sait nous inviter à pénétrer dans l’intimité de ses personnages avec une infinie délicatesse, sans jamais troubler la pudeur qui les entoure.
En adaptant Tre ciotole, le dernier livre de la regrettée Michela Murgia, immense figure de la littérature italienne contemporaine, Isabel Coixet réussit à s’approprier son univers pour en livrer une vision profondément personnelle, délicate et bouleversante. Elle transforme ce récit en une véritable ode à la vie, à ce qu’elle a de fragile, d’imprévisible et de terriblement précieux.
Sans rien dévoiler du film, ces Trois Adieux sont déchirants. Ils percent l’âme et le cœur, mais sans jamais céder au pathos. Il y a dans ce film une pudeur, une humanité et une justesse qui le rendent d’autant plus puissant.
Alba Rohrwacher est absolument magistrale, d’une vérité et d’une intensité rares. Face à elle, Elio Germano est remarquable, tandis que Galatea Bellugi apporte toute sa finesse à cette distribution impeccable.
On sort de Trois Adieux bouleversé, mais paradoxalement rempli d’une furieuse envie de vivre. Un film lumineux sur la perte, l’amour et la vie. Une claque émotionnelle, d’une beauté folle.
À ne surtout pas manquer !
Plus que personne, elle sait nous inviter à pénétrer dans l’intimité de ses personnages avec une infinie délicatesse, sans jamais troubler la pudeur qui les entoure.
En adaptant Tre ciotole, le dernier livre de la regrettée Michela Murgia, immense figure de la littérature italienne contemporaine, Isabel Coixet réussit à s’approprier son univers pour en livrer une vision profondément personnelle, délicate et bouleversante. Elle transforme ce récit en une véritable ode à la vie, à ce qu’elle a de fragile, d’imprévisible et de terriblement précieux.
Sans rien dévoiler du film, ces Trois Adieux sont déchirants. Ils percent l’âme et le cœur, mais sans jamais céder au pathos. Il y a dans ce film une pudeur, une humanité et une justesse qui le rendent d’autant plus puissant.
Alba Rohrwacher est absolument magistrale, d’une vérité et d’une intensité rares. Face à elle, Elio Germano est remarquable, tandis que Galatea Bellugi apporte toute sa finesse à cette distribution impeccable.
On sort de Trois Adieux bouleversé, mais paradoxalement rempli d’une furieuse envie de vivre. Un film lumineux sur la perte, l’amour et la vie. Une claque émotionnelle, d’une beauté folle.
À ne surtout pas manquer !
Trois adieux, d'Isabel Coixet, rappelle Ma vie sans moi, l'un des fleurons de sa filmographie, tourné il y a plus de vingt ans. Mais le contexte est cette fois quelque peu différent, avec une héroïne plus âgée et une intrigue ancrée dans la capitale italienne, qui constitue l'un des personnages de ce drame romantique, si tant est qu'on puisse le qualifier ainsi. L'on y retrouve l'essence du cinéma de la réalisatrice catalane qui adapte ici librement le livre de Michela Murgia, autrice sarde disparue en 2023. La vie est un bel accident, est-il dit lors de la plus touchante scène du film, qui n'en est pas chiche. Ce qui l'empêche de verser dans le mélodrame pur, quoique certaines larmes soient susceptibles de couler, est la délicatesse de la cinéaste, son amour des détails qui ont du sens, mais sa fantaisie, aussi, et sa générosité. Ainsi, si Alba Rohrwacher sublime le film par son habituelle excellence, elle est pour le moins bien secondée par d'autres pointures : Elio Germano, Francesco Carril, Galatea Bellugi. Bien sûr que Trois adieux ne dit rien de neuf sur la philosophie de la vie et de la nécessité du Carpe Diem, Capra et bien d'autres l'ont évoqué chacun à leur manière, mais le film a cette élégance de la forme qui transcende un fond dans lequel la banalité du quotidien est surévaluée à l'aune du destin de chaque être vivant.
Marta (Alba Rohrwacher) est prof de sport dans un lycée romain ; Antonio (Elio Germano) est un chef qui vient d'ouvrir son restaurant. Marta et Antonio sont en couple depuis sept ans mais Antonio claque la porte après une bête dispute. Marta a du mal à encaisser la séparation. Sa santé s'en ressent.
Je me souviens du choc que j'ai ressenti devant "Ma vie sans moi" et "The Secret Life of Words", les deux films, tournés avec Sarah Polley, qui ont lancé la carrière d'Isabel Coixet, une jeune réalisatrice espagnole hyperdouée. Les hasards de la vie m'ont conduit via son compagnon, l'Américain Reed Brody, à la rencontrer et même, privilège rare, à jouer un petit rôle dans sa dernière série, "Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi".
Aussi n'aurais-je raté pour rien au monde l'avant-première de son premier film. Isabel et Reed étaient là et Isabel a présenté le film avec l'ironie et l'intelligence mordante qui la caractérisent, loin des formules embarrassés dont la plupart des producteurs nous affligent dans ce genre d'exercices.
"Trois adieux" est l'adaptation du tout dernier recueil de nouvelles de l'écrivaine sarde Michela Murgia. Le cancer du rein qui l'a emportée à l'été 2023 l'avait empêchée de voir sa publication. Le recueil s'intitulait "Tre Cutiole", ce qui je crois signifie littéralement "trois bols". Isabel Coixet a choisi un autre titre pour la version internationale de son film. "Trois adieux" évoque les trois étapes du détachement progressif de Marta.
Isabel Coixet était menacé par un écueil : celui de filmer Rome - qui l'a déjà été si souvent par d'immenses réalisateurs (Fellini, Scola, Moretti, Sorrentino...) - comme une carte postale avec ses passages obligés devant le Colisée et la Piazza Navona. Elle l'évite en s'attachant à des détails : une statue de madone enchâssée dans un mur, un vieux barista penché sur sa Cimbali...
Si "Ma vie sans toi", qui racontait une histoire similaire, était dramatique et poignant, "Trois adieux" est plus apaisé. C'est un film léger, grâcieux, zen oserais-je dire. La responsabilité en revient à Alba Rohrwacher, qui décidément est l'une des actrices les plus convaincantes du moment. Elle réussit à être en même temps grave et légère. Elio Germano (Berlinguer, la grande ambition", "Suburra", "Alaska", "America Latina"…) sexy en diable, lui donne la réplique et n'a pas un rôle facile. Un coup de chapeau aux seconds rôles, avec le seul regret de les voir trop peu : Galatea Bellugi, dont on avait déjà noté dans "Cinque Secondi" que l'italien était son autre langue maternelle, et Francesco Carril.
Je me souviens du choc que j'ai ressenti devant "Ma vie sans moi" et "The Secret Life of Words", les deux films, tournés avec Sarah Polley, qui ont lancé la carrière d'Isabel Coixet, une jeune réalisatrice espagnole hyperdouée. Les hasards de la vie m'ont conduit via son compagnon, l'Américain Reed Brody, à la rencontrer et même, privilège rare, à jouer un petit rôle dans sa dernière série, "Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi".
Aussi n'aurais-je raté pour rien au monde l'avant-première de son premier film. Isabel et Reed étaient là et Isabel a présenté le film avec l'ironie et l'intelligence mordante qui la caractérisent, loin des formules embarrassés dont la plupart des producteurs nous affligent dans ce genre d'exercices.
"Trois adieux" est l'adaptation du tout dernier recueil de nouvelles de l'écrivaine sarde Michela Murgia. Le cancer du rein qui l'a emportée à l'été 2023 l'avait empêchée de voir sa publication. Le recueil s'intitulait "Tre Cutiole", ce qui je crois signifie littéralement "trois bols". Isabel Coixet a choisi un autre titre pour la version internationale de son film. "Trois adieux" évoque les trois étapes du détachement progressif de Marta.
Isabel Coixet était menacé par un écueil : celui de filmer Rome - qui l'a déjà été si souvent par d'immenses réalisateurs (Fellini, Scola, Moretti, Sorrentino...) - comme une carte postale avec ses passages obligés devant le Colisée et la Piazza Navona. Elle l'évite en s'attachant à des détails : une statue de madone enchâssée dans un mur, un vieux barista penché sur sa Cimbali...
Si "Ma vie sans toi", qui racontait une histoire similaire, était dramatique et poignant, "Trois adieux" est plus apaisé. C'est un film léger, grâcieux, zen oserais-je dire. La responsabilité en revient à Alba Rohrwacher, qui décidément est l'une des actrices les plus convaincantes du moment. Elle réussit à être en même temps grave et légère. Elio Germano (Berlinguer, la grande ambition", "Suburra", "Alaska", "America Latina"…) sexy en diable, lui donne la réplique et n'a pas un rôle facile. Un coup de chapeau aux seconds rôles, avec le seul regret de les voir trop peu : Galatea Bellugi, dont on avait déjà noté dans "Cinque Secondi" que l'italien était son autre langue maternelle, et Francesco Carril.
"Trois adieux" suit une femme qui redécouvre progressivement le goût de vivre suite à une séparation. Une idée qui peine malheureusement à dépasser le cadre d’un drame sentimental assez convenu. Alba Rohrwacher porte largement le film sur ses épaules, avec une interprétation sensible et nuancée qui apporte de la profondeur à un personnage parfois difficile à cerner. La mise en scène d’Isabel Coixet reste élégante, mais l’ensemble manque de véritable souffle. "Trois adieux" se regarde sans déplaisir, mais s’efface assez vite de nos mémoires.
spoiler:
Une grave maladie se déclare chez une jeune femme professeur ?
. Elle décide d’affronter son destin, et de dire qu’elle aime d’abord la vie. Le film est magnifiquement interprété par Alba Rohrwacher, avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, le sujet le mérite, il est triste, et certains moments peuvent paraître bien lourds et émouvants. Ce n’est pas un film gai, je me répète, et si vous n’avez pas le moral, mieux vaut s’abstenir. Pour les plus courageux, ils seront récompensés, par beaucoup d’empathie avec ceux qui souffrent, sont ou seront malades, mais aussi par une fin sublime et subtile. Qu’attendons nous de la vie ? On peut se poser la question en sortant de la séance. Je conseille, émotion finale garantie. Rome est aussi un personnage du film, délicatement filmé.
. Elle décide d’affronter son destin, et de dire qu’elle aime d’abord la vie. Le film est magnifiquement interprété par Alba Rohrwacher, avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, le sujet le mérite, il est triste, et certains moments peuvent paraître bien lourds et émouvants. Ce n’est pas un film gai, je me répète, et si vous n’avez pas le moral, mieux vaut s’abstenir. Pour les plus courageux, ils seront récompensés, par beaucoup d’empathie avec ceux qui souffrent, sont ou seront malades, mais aussi par une fin sublime et subtile. Qu’attendons nous de la vie ? On peut se poser la question en sortant de la séance. Je conseille, émotion finale garantie. Rome est aussi un personnage du film, délicatement filmé.
Trois adieux, c'est un mélo XXL.
Je vais spoiler un peu le film mais écoutez ça : Marta (incontournable Alba Rohrwacher) se fait larguer un peu bêtement par son mec. Un peu bêtement parce que la dispute initiale semble anecdotique, et que son compagnon, Antonio, regrette rapidement son geste.
Sur ce, Marta apprend quelle est atteinte d'un cancer en stade 4, et qu'elle va mourir... autant vous dire que le spectateur moyen, à ce moment, se demande bien pourquoi il est venu se mettre le moral en l'air avec une telle avalanche de malheurs, qui finalement ne racontent pas grand-chose.
D'autant plus que la réalisatrice espagnole de ce film italien (Isabel Coixet) n'y va pas mollo sur les effets dramatisants : effets de flous au moment de l'annonce, péripéties scénaristiques à la limite du risible (dont un enterrement de pigeons surréaliste), ralentis signifiants, promenade en vélo cheveux au vent pour profiter une dernière fois de la vie, etc.
J'ai rapidement décroché de ce brouet sentimentalo-édifiant (le genre qui fait écrire au journal La Croix : "Une ode à la vie"), et ai passé toute la fin du film à méditer sur le sujet suivant : comment sur le même thème (la mort inéluctable), le film Soudain pouvait proposer une variante quasi-métaphysique bouleversante, et Trois adieux une chronique insipide, générant aussi peu d'émotions.
Je vais spoiler un peu le film mais écoutez ça : Marta (incontournable Alba Rohrwacher) se fait larguer un peu bêtement par son mec. Un peu bêtement parce que la dispute initiale semble anecdotique, et que son compagnon, Antonio, regrette rapidement son geste.
Sur ce, Marta apprend quelle est atteinte d'un cancer en stade 4, et qu'elle va mourir... autant vous dire que le spectateur moyen, à ce moment, se demande bien pourquoi il est venu se mettre le moral en l'air avec une telle avalanche de malheurs, qui finalement ne racontent pas grand-chose.
D'autant plus que la réalisatrice espagnole de ce film italien (Isabel Coixet) n'y va pas mollo sur les effets dramatisants : effets de flous au moment de l'annonce, péripéties scénaristiques à la limite du risible (dont un enterrement de pigeons surréaliste), ralentis signifiants, promenade en vélo cheveux au vent pour profiter une dernière fois de la vie, etc.
J'ai rapidement décroché de ce brouet sentimentalo-édifiant (le genre qui fait écrire au journal La Croix : "Une ode à la vie"), et ai passé toute la fin du film à méditer sur le sujet suivant : comment sur le même thème (la mort inéluctable), le film Soudain pouvait proposer une variante quasi-métaphysique bouleversante, et Trois adieux une chronique insipide, générant aussi peu d'émotions.
Une belle leçon de vie ce film, sur l'amour passion et l'amour qui s'en va, sur la maladie et le sens de la vie
Adieu conjugal, adieu au corps sain, adieu au passé ce sont les trois adieux du titre. Tragique mais jamais larmoyant, ce script sur la pulsion de vie qui prend toute son intensité au moment où l'on prend connaissance de sa fin proche, manque malheureusement cruellement de substance.
L'intérêt du seul sujet est pour certains suffisant pour juger de la qualité d'un film. Je ne fais pas partie de ce genre de spectateur.
C'est donc sur les émotions que m'a renvoyées ce script, pas sur son sujet - il est vrai très fort -que je me prononcerais. Je n'en fais jamais des tonnes sur un film dont le visionnage m'a copieusement ennuyé.
C'est un exercice qui me semble plutôt inutile et surtout sans grand intérêt - un peu comme ce " Trois adieux "
Vu à l'Ugc Rotonde
L'intérêt du seul sujet est pour certains suffisant pour juger de la qualité d'un film. Je ne fais pas partie de ce genre de spectateur.
C'est donc sur les émotions que m'a renvoyées ce script, pas sur son sujet - il est vrai très fort -que je me prononcerais. Je n'en fais jamais des tonnes sur un film dont le visionnage m'a copieusement ennuyé.
C'est un exercice qui me semble plutôt inutile et surtout sans grand intérêt - un peu comme ce " Trois adieux "
Vu à l'Ugc Rotonde
La cinéaste espagnole Isabel Coixet tourne partout et dans toutes les langues. Si c’est au sein de sa patrie qu’elle a tourné le plus de films, c’est peut-être à l’étranger qu’ont été réalisé ses meilleurs opus. Découverte avec le magnifique « Ma vie sans moi », tourné en langue anglaise au Canada, elle pose cette fois ses caméras en Italie pour son nouveau film « Trois adieux ». Et, comme une boucle qui se ferme, elle traite une nouvelle fois de la maladie d’une jeune femme qui va apprendre à vivre différemment après un diagnostic. À cela s’ajoute la rupture vécue par le personnage et qui inaugure le film. Des sujets tout de même lourds qui sont traités ici de manière plutôt légère sans pour autant verser dans la comédie. Loin s’en faut. On est davantage dans une chronique douce-amère qui autopsie les conséquences de la fin d’un amour et du début de la maladie mais on tutoie souvent aussi le mélodrame.
La première séquence qui figure la séparation au sein d’un ensemble de séquences bavardes et trop triviales augure du pire. On se dit qu’on va se farcir deux heures de cinéma d’auteur cliché et pénible. Et il y en aura encore des moments de cette trempe durant la projection de « Trois adieux ». Beaucoup de dialogues superficiels ou, au contraire, très (trop?) profonds. Cette charge verbale fatigue souvent, interpelle parfois, pour une œuvre au charme sporadique traversée par des moments de grâce et d'autres d'ennui. Le film est trop long et certains passages sont inutiles, empêchant en plus le film de se confronter véritablement à ses sujets que sont la mort et la fin d’un grand amour de manière plus frontale et fouillée. Il se dégage néanmoins une certaine mélancolie agréable de cette langueur romaine.
Coixet a confié à Alba Rohrwacher le rôle principal et celle-ci s’en acquitte avec le talent discret qu’on lui connaît. Elle irradie malgré la maladie et la rupture, apprenant à renaître différemment. Les instants suspendus et magnifiques qui ponctuent le film sont cependant trop rares pour en faire un long-métrage pleinement réussi et satisfaisant. « Trois adieux » n’est pas un mauvais film mais il n’est pas aussi réussi et captivant qu’espéré. La cinéaste filme un Rome hivernal loin des clichés de carte postale mais ne parvient pas toujours à en reproduire le charme. On est souvent à la limite de rentrer dans une torpeur assommante initiée par ces échanges peu anodins entre les personnages. Lorsqu’arrive la séquence finale, bouleversante mais facile, on a tout de même l’impression de n’avoir pas su entrer dans les tourments existentiels de l’héroïne et d’une histoire pour rien. Si le film évite le dolorisme et le pathos poussif, qu’il procure quelques instants simples, beaux et solaires, il ne transforme pas l’essai sur ces deux heures aux minutes parfois fastidieuses.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
La première séquence qui figure la séparation au sein d’un ensemble de séquences bavardes et trop triviales augure du pire. On se dit qu’on va se farcir deux heures de cinéma d’auteur cliché et pénible. Et il y en aura encore des moments de cette trempe durant la projection de « Trois adieux ». Beaucoup de dialogues superficiels ou, au contraire, très (trop?) profonds. Cette charge verbale fatigue souvent, interpelle parfois, pour une œuvre au charme sporadique traversée par des moments de grâce et d'autres d'ennui. Le film est trop long et certains passages sont inutiles, empêchant en plus le film de se confronter véritablement à ses sujets que sont la mort et la fin d’un grand amour de manière plus frontale et fouillée. Il se dégage néanmoins une certaine mélancolie agréable de cette langueur romaine.
Coixet a confié à Alba Rohrwacher le rôle principal et celle-ci s’en acquitte avec le talent discret qu’on lui connaît. Elle irradie malgré la maladie et la rupture, apprenant à renaître différemment. Les instants suspendus et magnifiques qui ponctuent le film sont cependant trop rares pour en faire un long-métrage pleinement réussi et satisfaisant. « Trois adieux » n’est pas un mauvais film mais il n’est pas aussi réussi et captivant qu’espéré. La cinéaste filme un Rome hivernal loin des clichés de carte postale mais ne parvient pas toujours à en reproduire le charme. On est souvent à la limite de rentrer dans une torpeur assommante initiée par ces échanges peu anodins entre les personnages. Lorsqu’arrive la séquence finale, bouleversante mais facile, on a tout de même l’impression de n’avoir pas su entrer dans les tourments existentiels de l’héroïne et d’une histoire pour rien. Si le film évite le dolorisme et le pathos poussif, qu’il procure quelques instants simples, beaux et solaires, il ne transforme pas l’essai sur ces deux heures aux minutes parfois fastidieuses.
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Trois adieux retrouve le territoire intime qu’Isabel Coixet affectionne particulièrement : celui des existences ordinaires brusquement confrontées à un événement qui oblige à regarder autrement le temps, le désir et les relations humaines. Sous les apparences d’une chronique de séparation, la cinéaste compose un drame délicat sur une femme qui découvre paradoxalement le goût de vivre au moment où son corps lui impose une nouvelle réalité.
Marta et Antonio se séparent après une dispute presque insignifiante. Lui, chef cuisinier en pleine ascension, trouve refuge derrière ses fourneaux et dans un quotidien qu’il peut encore contrôler. Marta choisit le silence. Lorsqu’elle commence à perdre l’appétit, elle attribue d’abord ce changement au contrecoup de leur rupture. La véritable explication bouleverse pourtant complètement la perception qu’elle avait de son existence.
Le scénario d’Enrico Audenino et Isabel Coixet évite intelligemment de transformer cette révélation en simple mécanique mélodramatique. Le véritable sujet de Trois adieux n’est pas tant la maladie que ce qu’elle provoque chez Marta : une conscience nouvelle du présent. Les sensations prennent une importance différente. Un repas, une chanson, une rencontre ou un désir deviennent soudain des expériences qu’elle refuse de considérer comme insignifiantes.
Cette attention aux sensations traverse toute la mise en scène. La nourriture occupe naturellement une place centrale, d’autant plus qu’Antonio est cuisinier. Mais elle dépasse rapidement sa fonction narrative pour devenir une manière de parler du plaisir et de l’absence. Perdre l’appétit signifie ici perdre momentanément son rapport au monde ; retrouver le goût devient presque un acte de résistance.
Alba Rohrwacher trouve en Marta un rôle particulièrement subtil. Son interprétation refuse les grandes démonstrations et laisse affleurer les émotions par petites touches. La peur existe, mais elle côtoie progressivement quelque chose de beaucoup plus inattendu : une envie de vivre plus librement.
Elio Germano compose de son côté un Antonio profondément humain. Le film ne cherche pas à désigner un responsable de l’échec du couple. Il observe plutôt deux êtres qui ont cessé de savoir comment se parler et que les événements obligent à reconsidérer ce qu’ils représentaient l’un pour l’autre. Galatea Bellugi apporte une présence sensible supplémentaire à cet ensemble dominé par les sentiments retenus.
Isabel Coixet filme les corps, les regards et les gestes quotidiens avec une grande douceur. Certaines séquences frôlent volontairement le mélodrame, mais la cinéaste retrouve rapidement une forme de pudeur. Elle ne cherche pas à arracher l’émotion : elle laisse ses personnages l’installer.
Le titre prend alors progressivement tout son sens. Il existe plusieurs manières de dire adieu : à quelqu’un que l’on a aimé, à l’existence que l’on imaginait et parfois à la personne que l’on croyait devoir rester.
Délicat sans être mièvre, mélancolique sans céder au pathos, Trois adieux transforme l’épreuve en une réflexion lumineuse sur le désir et la valeur des sensations les plus simples. Alba Rohrwacher impressionne par sa retenue dans ce beau portrait de femme qui, confrontée à la fragilité du temps, décide enfin de vivre sans remettre l’essentiel à plus tard.
Marta et Antonio se séparent après une dispute presque insignifiante. Lui, chef cuisinier en pleine ascension, trouve refuge derrière ses fourneaux et dans un quotidien qu’il peut encore contrôler. Marta choisit le silence. Lorsqu’elle commence à perdre l’appétit, elle attribue d’abord ce changement au contrecoup de leur rupture. La véritable explication bouleverse pourtant complètement la perception qu’elle avait de son existence.
Le scénario d’Enrico Audenino et Isabel Coixet évite intelligemment de transformer cette révélation en simple mécanique mélodramatique. Le véritable sujet de Trois adieux n’est pas tant la maladie que ce qu’elle provoque chez Marta : une conscience nouvelle du présent. Les sensations prennent une importance différente. Un repas, une chanson, une rencontre ou un désir deviennent soudain des expériences qu’elle refuse de considérer comme insignifiantes.
Cette attention aux sensations traverse toute la mise en scène. La nourriture occupe naturellement une place centrale, d’autant plus qu’Antonio est cuisinier. Mais elle dépasse rapidement sa fonction narrative pour devenir une manière de parler du plaisir et de l’absence. Perdre l’appétit signifie ici perdre momentanément son rapport au monde ; retrouver le goût devient presque un acte de résistance.
Alba Rohrwacher trouve en Marta un rôle particulièrement subtil. Son interprétation refuse les grandes démonstrations et laisse affleurer les émotions par petites touches. La peur existe, mais elle côtoie progressivement quelque chose de beaucoup plus inattendu : une envie de vivre plus librement.
Elio Germano compose de son côté un Antonio profondément humain. Le film ne cherche pas à désigner un responsable de l’échec du couple. Il observe plutôt deux êtres qui ont cessé de savoir comment se parler et que les événements obligent à reconsidérer ce qu’ils représentaient l’un pour l’autre. Galatea Bellugi apporte une présence sensible supplémentaire à cet ensemble dominé par les sentiments retenus.
Isabel Coixet filme les corps, les regards et les gestes quotidiens avec une grande douceur. Certaines séquences frôlent volontairement le mélodrame, mais la cinéaste retrouve rapidement une forme de pudeur. Elle ne cherche pas à arracher l’émotion : elle laisse ses personnages l’installer.
Le titre prend alors progressivement tout son sens. Il existe plusieurs manières de dire adieu : à quelqu’un que l’on a aimé, à l’existence que l’on imaginait et parfois à la personne que l’on croyait devoir rester.
Délicat sans être mièvre, mélancolique sans céder au pathos, Trois adieux transforme l’épreuve en une réflexion lumineuse sur le désir et la valeur des sensations les plus simples. Alba Rohrwacher impressionne par sa retenue dans ce beau portrait de femme qui, confrontée à la fragilité du temps, décide enfin de vivre sans remettre l’essentiel à plus tard.
Nous vivons comme si le temps nous devait quelque chose : un lendemain, une seconde chance, une saison de plus auprès de ceux que nous aimons. Puis un jour, tout devient clair : la vie ne nous attend pas. Elle ne nous demande pas d’être raisonnables. Elle nous demande d’être vivants. De dire ce qui compte avant que le silence ne s’en charge. De choisir la joie, même fragile. Surtout fragile.
Rien ne se passe comme prévu. Mais au cœur même de ce qui nous échappe, il nous reste une liberté immense : ne pas remettre l’amour à plus tard. Et peut-être qu’aimer, au fond, c’est ne pas mesurer une histoire au temps qu’elle dure, mais à la vie qu’elle aura déposée en nous. La vie est une sorte d’accident magnifique.
C'est vers quoi nous emmène le film TROIS ADIEUX, à voir absolument !
Rien ne se passe comme prévu. Mais au cœur même de ce qui nous échappe, il nous reste une liberté immense : ne pas remettre l’amour à plus tard. Et peut-être qu’aimer, au fond, c’est ne pas mesurer une histoire au temps qu’elle dure, mais à la vie qu’elle aura déposée en nous. La vie est une sorte d’accident magnifique.
C'est vers quoi nous emmène le film TROIS ADIEUX, à voir absolument !
Un très joli et très sensible film, un peu une ode à la vie malgré la mort qui rôde, et qui s’impose.  Actrices et acteurs sont plus qu’épatants.
Très beau film tout en sensibilité et retenue. L'interprétation est excellente même si le rythme est un peu lent. Un excellent moment
Cette histoire contemporaine somme toute tristement banale, trés nombriliste et dénuée de transcendance est interminable et tourne sur elle même de bout en bout....
Vu en avant-première, Isabel COIXET revient avec un très beau film sur la rupture amoureuse. Magnifiquement interprété, Alba Rohrwarcher est brillante.
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