Love on Trial
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Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2026
"Il y a dans Love on Trial une image qui résume tout : une idole en disgrâce, face à ses fans sur les réseaux sociaux, qui s’excuse. Pas d’avoir aimé, mais d’avoir été prise. Le visage figé dans cette expression japonaise si particulière, celle qui n’est pas du tout de la neutralité mais une douleur parfaitement disciplinée, calibrée pour la consommation publique. Elle s’incline. On ne sait pas très bien si c’est une punition ou un rituel — et c’est précisément là que le film touche juste, brièvement, avant de reculer."

"Fukada, c’est aussi Hospitalité, L’Infirmière et Love Life, ses trois œuvres maîtresses, où le cinéaste prouvait qu’il pouvait tenir ensemble la comédie de mœurs, le drame familial et quelque chose de l’ordre du thriller — une tension sourde qui monte par paliers, des personnages qui se dévorent poliment, des explosions différées dont on sent le compte à rebours dès les premières scènes. Ce Fukada-là est fascinant. Il sait que la violence la plus redoutable n’est pas celle qu’on montre, mais celle qu’on endure en silence. Celui de Love on Trial semble avoir oublié cette leçon. Il est plus sage et plus didactique.

"Entre l’horreur et la fête, il y a un continent entier — et c’est là que Fukada plante son décor. La clause contractuelle au cœur du film — celle qui interdit aux idoles toute relation amoureuse pour préserver leur « pureté » commerciale — n’est pas une invention scénaristique. Elle existe, elle est documentée, contestée, tolérée et parfois défendue en justice. Des idoles ont lu des lettres d’excuses rédigées par leurs agents et ont pleuré des larmes dont on ne sait jamais si elles sont vraies ou produites. Et c’est précisément parce que le sujet est brûlant qu’on ne peut pas se contenter de l’effleurer. Le film avance en ligne droite, expose méthodiquement les rouages d’un système qui entretient la misogynie, montre les procédures d’humiliation publique auxquelles Mai doit se soumettre — les excuses ritualisées et la mise à mort symbolique de son image. Mais Fukada les traverse sans s’y attarder, comme si le montrer suffisait à le dénoncer."

"Qui, au fond, consent à quoi ? Les spectateurs qui projettent sur leurs idoles une disponibilité amoureuse fantasmée sont-ils complices du système qui punit Mai ? La loi peut-elle — doit-elle — s’interposer entre une industrie et des pratiques culturellement normalisées, voire défendues par une partie du public lui-même ? Ces questions existent dans le film, mais elles flottent sans ancrage. Le procès, proprement dit, est quasi absent — expédié en quelques scènes, survolé en ellipse, suggéré dans un épilogue qui préfère s’accrocher au mutisme de Mai, à sa résilience discrète, à ses espoirs qui ne demandent pas grand-chose. [...] En définitive, Love on Trial est un film qui avait tout pour être une charge — contre l’industrie du spectacle, contre le formatage des corps et des désirs féminins, contre notre propre complicité silencieuse de public qui consomme et juge. Il choisit d’être seulement une chronique bien tenue, honnête dans ses intentions et attentive à ce qu’elle filme."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Kurama93
Kurama93

14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Je suis aller voir Love on Trial pendant les Saisons Hanabi et je doit dire que j’ai passer un bon moment. C’est un film assez original, avec un sujet qu’on ne vois pas souvent au cinéma. L’histoire montre comment la vie amoureuse d’une femme peut être jugée par la société, et j’ai trouver ça très interessant. On découvre aussi un peu la mentalité du Japon, où l’image et les règles sociales ont l’air très importantes. Ça fait réfléchir sur la liberté des femmes et sur les choix qu’elles peuvent faire dans leur vie. Il y a un coté féministe que j’ai bien apprécier, même si le film reste simple dans sa façon de raconter. Ce n’est pas un film d’action bien sur, mais plutôt une histoire humaine qui fait penser a beaucoup de choses. En tout cas je suis contente de l’avoir vu aux Saisons Hanabi, car sinon je ne l’aurais probablement jamais connu.
Gustavo Sanpiero
Gustavo Sanpiero

6 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Très belle surprise découverte pendant les Saisons Hanabi. Love on Trial m’a vraiment marqué par l’originalité de son sujet, qui reste assez rare au cinéma. Le film explore la manière dont la société peut s’immiscer dans la vie privée et juger les choix sentimentaux, en particulier ceux des femmes.

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est aussi la plongée dans certains aspects de la société du Japon. On ressent fortement le poids des normes sociales et des attentes autour de l’image publique. Le film propose ainsi une réflexion féministe assez forte, tout en restant sensible et nuancé dans son approche.

Une œuvre originale et intelligente qui m’a beaucoup plu. Clairement l’une des belles découvertes de ces Saisons Hanabi.
Juliefichou24
Juliefichou24

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Love on Trial est un film assez original sur l'univers des idols japonaises. Un portrait de plusieurs femmes à travers une industrie musicale qui les broie, avec au cœur une fille qui va devoir aller se battre juridiquement pour défendre son couple. Le film m’a d’ailleurs un peu fait penser à Love Life dans sa façon de traiter les relations humaines avec beaucoup de sensibilité et de nuances. Même si les deux films sont différents, ils partagent ce regard assez lucide sur les attentes sociales et les difficultés à vivre ses sentiments librement.

Une découverte intéressante des Saisons Hanabi.
Jean Pasquier
Jean Pasquier

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Vu dans le cadre des Saisons Hanabi, Love on Trial est typiquement le genre de film que j’aime découvrir dans ce type de programmation : un projet assez atypique, avec un sujet qu’on voit rarement traité au cinéma.

Le point de départ est déjà intrigant : mettre l’amour lui-même au centre d’un procès social et moral. À travers cette idée, le film interroge le contrôle exercé sur la vie privée, et surtout sur celle des femmes. On comprend assez vite que le film porte un regard féministe sur cette question, mais ce qui m’a plu c’est que le propos passe beaucoup par les situations et les regards plutôt que par des discours explicatifs.

La réalisation reste assez sobre, presque minimaliste par moments, mais cela sert bien l’histoire. On se concentre vraiment sur les personnages et sur les dilemmes qu’ils traversent. Certaines scènes sont particulièrement marquantes parce qu’elles montrent à quel point les normes sociales peuvent être oppressantes, surtout quand elles touchent à l’intime. Dans un paysage où beaucoup d’histoires d’amour finissent par se ressembler, Love on Trial propose un angle très différent. Ici, l’amour n’est pas seulement romantique : il devient presque un sujet politique.

En résumé : une découverte intéressante pendant les Saisons Hanabi, un film original avec un vrai point de vue féministe et un sujet rarement abordé.
Denis Libert
Denis Libert

13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir Love on Trial, mais j’ai été agréablement surpris. Le film aborde un sujet peu traité et propose un regard féministe sur la manière dont la société peut juger les choix des femmes. Une œuvre originale que j’ai découverte grâce aux Saisons Hanabi.
Yvestallandier
Yvestallandier

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Film vu récemment et qui m’a plutôt marqué. Love on Trial propose une histoire assez inhabituelle autour de la liberté individuelle et de la pression sociale sur les femmes. Le propos féministe est présent mais reste subtil. Je précise que je l’ai découvert dans le cadre des Saisons Hanabi, ce qui explique aussi cette belle découverte.
J'ai aussi beaucoup aimé LA FILLE DU KONBINI et MON GRAND FRERE ET MOI : vive Hanabi !
Erwan Guevel2
Erwan Guevel2

17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Découvert lors des Saisons Hanabi, Love on Trial fait clairement partie de ces films qu’on n’attend pas forcément mais qui restent longtemps en tête après la projection. J’y suis allé un peu par curiosité, parce que le sujet me semblait original, et au final j’ai été vraiment surpris par la proposition.

Le film aborde un thème assez rare au cinéma : la manière dont l’amour et la vie privée peuvent être jugés, contrôlés et même condamnés par une institution ou une société. C’est un point de départ qui aurait pu rester très théorique, mais ici tout passe par des personnages très humains, avec leurs contradictions et leurs fragilités. On sent rapidement que l’histoire veut questionner la place des femmes et la pression sociale qui pèse sur elles.

C’est d’ailleurs l’un des aspects les plus intéressants du film : son angle clairement féministe, mais jamais lourd ou démonstratif. Le récit montre plutôt qu’il ne donne de leçons. On suit une héroïne qui essaie simplement de vivre sa vie et de faire ses propres choix, face à un système qui tente de décider à sa place. Cette tension donne lieu à plusieurs scènes assez fortes, parfois même un peu inconfortables.

J’ai aussi beaucoup aimé le ton du film, qui oscille entre chronique intime et critique sociale. Ce mélange rend l’ensemble assez singulier. On n’est pas dans un grand mélodrame ni dans une satire frontale, mais dans quelque chose de plus subtil.

Bref, une belle découverte pendant les Saisons Hanabi. Ce n’est peut-être pas un film spectaculaire, mais il propose un regard vraiment original sur un sujet rarement traité. Rien que pour ça, il mérite d’être vu.
Arnaud
Arnaud

9 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Mon coup de coeur de Cannes, j'ai regretté qu'il ne soit pas en compétition tant Fukada semble avoir trouvé sa forme, son ton et ses thématiques fortes. Ici, à partir d'un sujet très original, il arrive à faire un film très touchant sur la condition féminine et la lâcheté de certains hommes. Hâte de découvrir son prochain...
Sebastien BZH
Sebastien BZH

2 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2026
Très bon film, vu en avant-première, qui explique parfaitement la réalité et la complexité du système des idoles au Japon, ainsi que la rudesse de ce milieu
Jean Lubert2
Jean Lubert2

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2026
Love on Trial frappe juste : un film puissant, sensible et d’une redoutable précision sur notre époque.
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 651 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Film très intéressant sur la détermination à toujours aller jusqu'au bout de ce que l'on a décidé. L'interprétation et la réalisation sont impeccables.
takeshi29
takeshi29

36 abonnés 164 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2026
Pour moi l’immense déception de la dernière saison Hanabi, "Love on Trial" et le Takashi Miike étant les deux films que j’attendais avec le plus d’impatience, Kōji Fukada ne m’avait jusqu’ici jamais laissé à la porte et cette fois il l’a fait dans les grandes largeurs. Je me suis tout bêtement ennuyé devant ce récit qui ne m’a pas un seul instant captivé, ces « célébrités » me semblant aussi étrangères et sans aspérité après 124 minutes qu’avant de les rencontrer. J’ai eu le sentiment que Fukada ne faisait qu’illustrer platement un sujet déjà dépassé, qu’il le faisait sans y croire, sans que son cinéma habituellement si élégant et subtil ne semble apporter quoique ce soit à un scénario effleurant ce qui aurait mérité d’être approfondi. À l’image du thème essentiel des droits humains fondamentaux plus balayé qu’évoqué dans une scène de procès.

Vu en avant-première
remyll
remyll

262 abonnés 585 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 février 2026
Le réalisateur aborde le phénomène assez hallucinant et très particulier des « girls bands » pour les filles ou « boys bands » pour les garçons au Japon dont les membres se retrouvent très souvent avec leurs fans incroyablement infantilisés et manipulés pour faire du buzz et donc des ventes.
Cette mode toxique, qui n’a jamais vraiment pris en occident mais demeure très active au Japon et aussi en Corée du Sud, est plutôt bien décrite mais aucune prise de vue du fameux quartier de Harajuku à Tokyo où pourtant se produisent très régulièrement surtout durant le week-end des happenings dans la rue principale qui sont assez rigolos, surprenants et bruyants. Dommage !
Il reste donc 2h05 de film entièrement axé sur les tournées où l’absurdité des contrats de ces chanteuses et danseuses de pacotille leur interdit toutes relations intimes ou amoureuses : c’est vraiment très très long et ennuyeux.
ml br
ml br

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2026
Vu pendant les saisons hanabi. Peinture somme toute assez soft de la vie des idoles. Pas mal pour découvrir ce milieu
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