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Nath Visuals
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3,0
Publiée le 4 juin 2026
Deuxième film que je regarde de la filmographie de Koji Fukada après Love life et on ne peut pas dire que ce soit au niveau de ce dernier. C'est un long métrage mettant en scène et dénonçant une société où Idol rime avec emprisonnement et perfection maladive. Après avoir regardé plusieurs documentaires et reportages sur ce sujet, j'attendais ce film et j'avais hâte de le voir mais je n'ai pu que constater qu'on se perd un peu et que les sujets sont sous exploités. Même si cela est dans le titre, je trouve cela extrêmement dommage de ne parler que du côté amour et interdiction de relations sexuelles quand on est une idol alors que les restrictions sont très loins de ne s'arrêter qu'à cela. Mais soit, sur ce sujet on ne peut pas dire que ce soit raté mais on ne peut pas non plus dire que ce soit excellent. Je trouve tout d'abord que le récit nous perd entre deux histoires d'amour au début du film qui bifurque au final sur une seule pour perdre la première et il suffit qu'on ai un peu d'innatention et on ne sait plus de quel idole du groupe on parle.
Mais mis à part ça et quelques scènes douteuses et peu crédibles de fan un peu fou, pour moi ça fonctionne et je dois dire que je suis fan de la lenteur des plans et du montage des films japonais de manière générale. On a très peu de musique, voir pas du tout à part dans les concerts et on laisse place au naturel de façon très assumé. On nous montre des scènes très banales que l'on pourrait totalement couper du montage mais c'est ça je trouve qui fait la beauté de ces films. Ça plaît ou ça plaît pas mais je trouve cela assez apaisant et pas du tout barbant.
Toutefois, je trouve la fin un peu abrupte et sans réel solution que ce soit pour notre personnage principal ou son compagnon.
Voilà, un film en demi teinte sur à peu près tout, qui ne m'a pas vraiment déçu mais qui ne m'a pas du tout surpris non plus. Et c'est dommage, car encore une fois, ce sujet est très intéressant et polémique mais peu de choses sont exploités. Le film aurait pu être bien meilleure et c'est assez frustrant au final...
Déçu car la romance entre les 2 acteurs ne transcende pas. Peu d'échange, peu de gestes amoureux. Leur relation est froide, du coup, on se désinteresse vite à ce qui leur arrive. Dommage l'idée de départ était intéressante, mais je me suis beaucoup ennuyé.
Film en 3 actes qui traite d'un sujet original sans humour et sans paillettes.
Bien que vu au cinéma, à plusieurs reprises j'ai regardé ma montre. Certes les temps longs nous permettent de réfléchir aux nœuds de l'intrigue mais faudrait déjà qu'il y en est.
On assiste d'abord à l'ascension inaboutie d'un groupe de 5 chanteuses. On voit la fatigue de Mai, la chanteuse phare (personnage que l'on suit) dès les premières scènes : quelque chose cloche dans ce groupe. Puis le problème éclate, les idoles ne peuvent avoir de relations amoureuses.
Elles sont attachées à leurs fans. Elles clament leur amour pour ceux-ci mais doivent restreindre leur vie privée pour eux.
Pourtant, l'aspect pervers entre les fans et celles qu'ils « idolent » n'est pas profondément disséqué. L'idolâtrie est mise de côté pour se concentrer sur le procès, or sans montrer cet attachement problématique, on voit mal pour quoi Mai se bat. spoiler: (l'attaque du fan fou ne convainc pas parce que les conséquences psychologiques dénoncées par Mai au tribunal ne sont pas développées)
Pourquoi faire ce film ? Montrer le caractère insupportable de cet attachement, or la bande annonce le fait mieux que tout le film. On ne passe pas un mauvais moment, c'est une bonne introduction au problème des idoles idolâtrées.
Concernant l'aspect artistique du film, assez bien ! On a de beaux plans nets, de belles scènes, des costumes assez jolis tout comme les personnages.
Ne pas aller visionner ce film si on aime les dialogues fournis rapides et les textes denses, car la déception sera là ! En revanche les adeptes des silences et des regards qui parlent (ou se taisent) trouveront leur bonheur ! Les thèmes principaux, et sérieux, restent ceux de conditions de travail contraignantes, de clauses de contrat abusives que l'on fait signer sous diverses pressions, d'une déshumanité au profit de la rentabilité, de la judiciarisation extrême de nos sociétés, et de la fragilisation de la sensibilité et de la sentimentalité face à tout cela. On peut aussi être réceptif à la dignité de l'héroïne et à sa combativité quant tout et tout le monde ou presque semble lui dire qu'elle est pot de terre contre pot d'acier trempé (mieux que le fer !) ainsi qu'au trouble amoureux et une forme de trahison par lâcheté. Quand le bateau semble près de couler, tous les rats le quittent... Donc, de quoi intéresser, mais c'est lent et long, et heureusement qu'il y a quelques moments de tendresse et de poésie, voire de magie fugace, toujours dans une sobriété réprésentative de la culture asiatique. Peu de travail visible quant aux décors, à la musique, aux effets scéniques ou spéciaux. On ressort ni vraiment déçu ni vraiment satisfait...
De Kôji Fukada (2026). Titre original Renai saiban Le film traite de l'univers du show bise japonnais où tout est formaté pour être le plus lisse possible afin de plaire , de se vendre au plus grand nombre . Pour que le business marche à fond il ne faut pas sortir du moule ! Et l'humain dans tout cela ? Avec force, le film démontre les rouages d'une industrie qui ne veut aucun couac ! En ce sens le film est édifiant et passionnant . Tout comme l'histoire de cette jeune artiste qui va vouloir s'émanciper de ce carcan professionnel qu'elle avait pourtant accepté car nourrissant auprès de ses fans son image idyllique . Avec Kyoko Saito, Yuki Kura, Erika Karata .
Personne ne devrait être contraint de mettre sa vie amoureuse entre parenthèses pour vivre sa passion. Une plongée glaçante dans le monde des idols japonaises. Nous n'avons pas fait mieux avec les boys bands dans les années 90...
J’ai pas aimé la fin. Je pense j’avais une vision assez enfantine de ils se battent ensemble ils vont finir ensemble et ducoup la fin m’a surprise. Le film était intéressant. J’ai préférée la première partie à la deuxième. Je pense il m’a manqué de l’intensité au film? J’ai trouvé que y’avait une sorte de retenue tout au long du film. Mai était très réservée on voyait pas vrm qu’être idole c’était son rêve. J’ai pas aimé l’ellipse parce qu’on voyait pas leur relation on est passé de ils se mettent ensemble au procès sans transition. J’aurais aimé qu’on la vois essayer de combiner son rêve et sa relation. Tout de suite on était dans le probleme et en même temps y’avait pas de tension ? Les enjeux étaient gros mais je l’ai pas ressenti parce qu’on était directe dans le procès. On a pas vu la chute. Et pour leur relation j’ai trouvé que y’avait aussi cette retenue. On les voyait ensemble mais on aurait pas dit qu’ils étaient ensemble. Ils se battaient sans vrm se battre ce qui m’a déçu parce que le debut ou on voit le développement de leur relation était vrm bien et le mec avait l’air de prendre vrm les choses a coeur. Il est limite le seul à s’être révolté de la rupture forcée de Nanaka et Yuya alors pourquoi il s’est pas battu avec autant d’ardeur quand c’etait son cas. Bref je pensais que y aurait plus d’intensité dans les enjeux et dans la relation et finalement j’ai été un peu déçue surtout par la fin
J’avais la crainte d’être déçue par Love on Trial après avoir lu les critiques, je n’ai pas regretté d’avoir traversé Paris pour ne pas rater cette séance organisée par le luxy à Ivry J’ai été emportée par cette histoire très japonais de fabrication des idoles… qui devient peu à peu un récit universel d’émancipation.
Le film oscille entre poésie et réflexion, jusqu’à la révolte intérieure, subtile et profondément humaine., cela m’a aussi permis de découvrir Le Luxy, J’cela m’a aussi permis de découvrir Le Luxy, avec une belle programmation, où la discussion après la séance prolonge vraiment le film.
L’univers du J pop est décortiqué avec brio par Koji Fukada dans « Love on trial ». On y suit Mai, une jeune artiste adulée mais tiraillée entre sa passion et une relation amoureuse, que lui interdit son contrat. Le film lève le voile sur les pratiques absurdes, sexistes, infantilisantes qui règnent dans cet univers musical. Koji Fukada lève le voile sur ce sujet de façon méthodique et mécanique, au risque d’atténuer les émotions. Enfin, petit point faible, les musiques ne sont pas vraiment au niveau du film.
« Interdiction d’aimer» Une membre d’un « Girl’s band » japonais tombe amoureuse et s’enfuit avec son petit copain alors que son contrat avec la production interdit toute relation. Celle-ci assigne la jeune fille en justice. J’avais énormément aimé « Love life » du réalisateur Koji Fukada. Là, je me suis plutôt ennuyé dans cette histoire sans relief ni réel intérêt si ce n’est de plonger dans ce monde des Girl’s bands japonais et de leurs fans exigeants.
Je sais que certains n'ont pas aimé le fait que ce soit lent dans le rythme, les images et conversations.
Personnellement, j'ai adoré ! J'étais fan de son film précédent 'Love Life" donc je savais sa manière de réaliser. Je n'ai pas été déçue. J'adore le monde des idols et surtout qu'on parle de l'envers du décors avec le procès sur l'interdiction d'être en couple en tant qu'idol. La romance entre les personnages est mignonne avec des spectacles de mimes, c'était très beau visuellement.
J'ai adoré contempler les images, le déroulement des événements et les conversations. Si cela ne vous dérange pas, regardez !
Je suis mitigé. J’ai beaucoup apprécié la critique de l’industrie des idoles ainsi que le rythme proposé, mais l’histoire, en particulier sa conclusion, m’a laissé sur ma faim. En revanche, c’était un vrai plaisir à regarder car la photographie et les couleurs sont vraiment saisissantes et magnifiques.
C’est vraiment dommage, l’histoire est plutôt intéressante, mais le rythme du film est extrêmement lent ce qui fait que l’on s’ennuie assez vite. Ce n’est pas mauvais, mais c’est pas bon non plus.
Derrière les strass et les paillettes, le film dévoile une réalité glaçante, celle d’idols privés de liberté jusque dans leur vie intime. Réduits à des produits marketing, tout est contrôlé, apparence, comportement, musique, vie privée jusqu’à l’effacement de l’individu.
À travers Mei, en apparence fragile mais animée d’une volonté féroce, le film nous embarque dans une quête de liberté profondément humaine. Elle lutte avec courage contre des contrats qui bafouent des droits fondamentaux.
Mais au-delà des contrats c’est toute une mécanique collective qui est dénoncée (industrie, fans, société). Même sans règles écrites au fond l’idol reste prisonnière d’un rôle.
Porté par une réalisation sobre et immersive, le film frappe par sa justesse et nous renvoie une question dérangeante : jusqu’où sommes-nous complices de ce système ?
Mai a réalisé son rêve en devenant une « idole », la chanteuse adulée d’un groupe de J-Pop. Mais en intégrant le Happy Fanfare, elle a signé un contrat léonin lui interdisant toute relation amoureuse qui risquerait d’abîmer son image auprès de ses fans. L’une des membres du groupe, Nanaka, vient d’être mise à l’index pour avoir noué une amourette. C’est donc en toute connaissance de cause que Mai cède aux avances de Kei, un artiste des rues. Son agence lui intente un procès pour violation de contrat.
"Love on Trial" est tiré d’une histoire vraie qui a impliqué au Japon une chanteuse et son agence. On imagine mal une clause contractuelle plus contraire à l’ordre public que celle, manifestement exorbitante, interdisant à un artiste toute relation amoureuse. C’est d’ailleurs cette absence d’incertitude sur l’issue du procès qui ôte à Love on Trial une partie de son intérêt.
Mais Kôji Fukada, qui n’en est pas à son coup d’essai ("Love Life", "Suis-moi je te fuis/Fuis-moi je te suis", "Le Soupir des vagues", "L’Infirmière", "Harmonium") a l’intelligence de changer d’axe et de tromper nos attentes. Loin de se focaliser sur le procès et sur son issue, il se concentre sur le personnage de Mai et sur son évolution : Love on Trial est l’histoire d’une épiphanie, montrant comment Mai, qui était prête à tous les sacrifices pour devenir une « idole », prend lentement conscience de l’absurdité de ce statut.
"Love on Trial" vaut d’abord par la description naturaliste d’un groupe de J-Pop. On y voit quatre jeunes femmes à peine majeures, attifées comme des fillettes pré-pubères, qui se trémoussent en playback dans de savantes chorégraphies parfaitement minutées devant un public quasi-uniquement masculin de fans complexés et parfois déséquilibrés. Leur vie est entièrement contrôlée par leur coach, une ancienne « idole », depuis leur régime alimentaire, leur entraînement, leurs activités sur les réseaux sociaux presqu’aussi importantes que leurs concerts pour entretenir la popularité du groupe, les longues séances de dédicaces…
Le film est curieusement construit en trois parties d’inégale durée [attention spoiler]: la première se termine lorsque Mai décide de quitter le groupe pour rejoindre Kei, la deuxième commence au tribunal huit mois plus tard, la troisième, la plus courte, a lieu un temps indéterminé après la fin du procès dont on ignorera la sentence. Cette construction peut déconcerter.
Ce qui nous déconcerte surtout, nous spectateurs occidentaux, ce sont les réactions des protagonistes aux situations auxquelles ils sont confrontés. En tout temps et en tout lieu, ils se montrent d’une parfaite politesse et d’une totale impavidité. En Europe ou aux Etats-Unis, le même film aurait donné lieu à d’ardentes plaidoiries, à des cris et à des larmes. Rien de tel dans la société japonaise qui proscrit de tels épanchements.
Ce manque de sensibilité handicape le film. "Love on Trial" est censé raconter une ardente histoire d’amour. Or on n’y voit guère d’amour entre Mai et Kei sinon dans une scène très poétique où Kei présente à Mai un tour de magie. Le coup de foudre censé souder les deux amants n’a rien de très électrique et le tour que prenait leur liaison au fur et à mesure de l’avancement du procès m’a semblé bien triste.