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Le_Lion_Vert
11 critiques
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3,5
Publiée le 2 février 2026
Même si le film souffre parfois de longueurs, il nous dépeint brillement l'univers injuste de ces jeunes idoles japonaises. Ce film nous présente des relations complexes, avec de bonnes idées pour les répresenter. Merci aux Saisons Hanabi pour la découverte
Vu lors de la saison Hanabi 2026, malgré un sujet intéressant, le film manque de rythme et a des longueurs. Mais les acteurs, principalement actrices, sont convaincants dans leur rôle.
Je m'attendais à un film un peu basique d'une lutte amoureuse contre l'industrie, c'est beaucoup plus que ça, c'est une lutte pour exister et être soi-même que le film défend, en montrant une femme qui se bat pour sauver aussi les membres de son groupe. Je trouve ça extrêmement fort et très bien écrit, ça ne va jamais où on pense que ça ira, à voir vite !
Vu pendant les saisons Hanabi. J'ai bien aimé Love on Trial. Une histoire simple et touchante, qui se regarde facilement. Les personnages sont attachants et le film reste agréable du début à la fin. Dommage que le procès arrive tard et soit très court.
Le film traite une thématique nouvelle (en tout cas pour moi), le phénomène des "idoles", ces jeunes filles qui se produisent au Japon et affolent les hommes. C'est bien vu. Mais je suis plus réservée sur la fin. J'avoue spoiler: ne pas avoir compris quel était l'issue du procès que l'héroïne, Mai, finit par se résoudre à faire. Dommage.
Sujet très intéressant sur les idoles et les fans c’est bien réalisé et interprété c’est intéressant de voir une image du Japon inconnue chez nous . Encore que avec internet les jeunes sont tous un peu au sein de la semaine Hanabi
Ce film sur le milieu des idoles et de leurs fans, au Japon, est bien réalisé. L’histoire de cette jeune artiste membre d’un groupe connu et vénéré par ses fans est très bien relatée. Inspiré de faits réels, cette jeune fille et son compagnon se heurtent et rentrent en résistance à la justice de leur pays où l’amour est un délit dans les termes de son contrat et on constate qu’au Japon il est très difficile d’être une idole femme. Le film nous éclaire sur la société japonaise avec ses incohérences et ses hypocrisies dans ce genre d’affaire où la femme n’est pas considérée comme elle le devrait au regard des droits humains.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 22/01/2026 au Balzac à PARIS)
D'une grande beauté, mais également d'une dureté folle, le nouveau FUKADA est une plongée dans l'univers des Idoles japonaises qui parle avec une grande justesse des sentiments, de l'amour, de la célébrité, et d'un système d'une immense complexité, mais en plaçant toujours l'humain, au centre d'une démarche belle et sincère
Vu à Cannes. Love on Trial s’impose comme un drame poignant et profondément humain, qui explore avec finesse les coulisses souvent idéalisées de l’industrie de la pop. À travers le personnage de Mai, jeune idole en pleine ascension, le film met en lumière la violence silencieuse des règles qui transforment l’artiste en produit, jusqu’à lui nier le droit d’aimer.
Un tribunal juge la violation de la clause contractuelle de célibat de l’artiste. C’est le cœur politique du film. Loin d’un simple affrontement juridique, la scène devient un espace de mise à nu, où le langage froid du droit se heurte à la réalité des sentiments. La caméra insiste sur les visages, sur les silences pesants et les regards échangés, soulignant l’absurdité d’un système qui cherche à juger l’amour comme une faute contractuelle. Le contraste entre la rigidité de l’institution judiciaire et la fragilité de Mai renforce la tension dramatique.
Cette séquence met également en évidence le déséquilibre des forces : d’un côté, une agence puissante, sûre de sa légitimité économique ; de l’autre, en défense, deux amants contraints de justifier l’évidence même de leur relation. Le tribunal devient alors le symbole d’une société qui privilégie la rentabilité et l’image au détriment de la dignité des artistes. Sans discours appuyé, le film laisse parler la situation elle-même, ce qui rend la critique d’autant plus percutante. Porté par une mise en scène sobre et une interprétation bouleversante, Love on Trial parvient à transformer cette scène judiciaire en véritable acte de résistance intime. Plus qu’un procès, c’est une déclaration d’amour et de liberté qui se joue sous nos yeux.
Fukada relate avec une grande fidélité l’univers des shows des idoles au Japon. J’ai la chance de connaître une idole et de la voir sur scène mais aussi « à la ville ». Ces idoles sont aussi discrètes dans leur quotidien qu’exubérante sur scène. Il y a peut être cet aspect qui n’est pas traité dans le film.
Nul besoin d'être fan de la pop japonaise pour apprécier Love on Trial, qui décortique avec une belle lucidité et cruauté les tenants et aboutissants d'une industrie de divertissement, qui use du marketing comme d'une arme de guerre, en pressurant les idoles qu'elle a elle-même fabriquées. C'est une affaire qui marche, sauf quand l'une de ces idoles a décidé de déjouer le contrat (d'esclavage ?) qui l'empêche notamment d'avoir une vie sentimentale. Love on Trial n'est sans doute pas le meilleur film de Kôji Fukada, particulièrement en termes de mise en scène, mais la maîtrise du cinéaste japonais est constante et le développement dramatique de son scénario tout aussi efficace, avec un brin de malice et quelques moments de poésie magique pour agrémenter un sujet pas si anodin que cela, dans le sens où il s'attaque au droit du travail et à la liberté, dans un domaine artistique bien spécifique, certes, où les victimes sont au départ consentantes, dans le droit fil d'un rêve d'enfance. Le film aborde tous les aspects de son édifiant récit, sans en faire des tonnes, les séquences de procès n'occupant d'ailleurs qu'une place réduite, et garde une grande place pour le romanesque. Autre constante qui se confirme chez Fukuda : c'est un remarquable metteur en scène auprès de ses actrices qu'il valorise et auxquelles il offre un bel espace pour montrer l'étendue de leur talent.
Formellement sobre et efficace, le sujet est trop faible pour permettre à Fukada d’élever son film à la hauteur de certains de ces précédents films tels que Harmonium ou Hospitalité