Love on Trial
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Love on Trial" et de son tournage !

Un phénomène inquiétant

Ces dernières années au Japon, plusieurs affaires ont eu lieu dans lesquelles des jeunes filles qui étaient des idoles en activité ont été poursuivies en justice par leur agence pour avoir violé la clause de « non-relation » de leur contrat. Kôji Fukada explique : "Dans l’une de ces affaires, le tribunal a condamné la jeune fille à payer plusieurs centaines de milliers de yens de dommages et intérêts."

"Le tribunal et le juge ont estimé que « le travail d'une idole consiste à accroître sa communauté de fans et que la clause de non-relation est un moyen légitime de préserver la réputation de pureté de l'idole ». Lorsque j'ai entendu cette histoire, je me suis posé de nombreuses questions sur les paradoxes inhérents à l'ensemble du système."

Naissance du projet

Après une première réaction de colère de la part de Kôji Fukada face à l'incohérence et à l'hypocrisie morale de cette affaire, le cinéaste a commencé à penser aux deux jeunes gens concernés : "Critiquée par le public et les médias, la jeune fille se voit désormais punie par la société patriarcale, qui a pourtant construit son rêve : devenir une idole. La façon dont son petit ami a lui aussi été condamné par les médias m’intéressait également."

"Quelles étaient les pensées de ces deux personnes lors de leur procès ? Je crois qu’ils ont été conduits à se battre contre la société, mais également à réexaminer leur propre position. À travers le portrait de ces jeunes amoureux, le film illustre la solitude et les défis auxquels les gens sont confrontés lorsqu'ils osent se lever et se battre pour leur vie contre un système social vicieux déterminé à se moquer d'eux et à les briser", se rappelle-t-il.

Paillettes VS tribunal

Kôji Fukada explique comment il a pensé le basculement entre l’univers scintillant des idoles et l’austérité du tribunal : "L’idée était de faire se heurter deux mondes dans un même film : celui pop et coloré des idoles et celui rigide et impersonnel de la salle d'audience. Mai, qui a un jour vécu la gloire, se retrouve seule face à une institution froide. Mais c'est aussi l'histoire de cette femme, à qui l’on a refusé l’autonomie sous couvert de protection et qui se réapproprie son indépendance. Ce face-à-face avec sa propre solitude est aussi une reconquête de soi."

Qui pour Mai ?

Dès le départ, Kôji Fukada souhaitait confier le rôle de Mai Yamaoka à une véritable idole. Le metteur en scène précise : "Les gestes, codes et attitudes des idoles relèvent d'une culture très particulière façonnée par la relation entretenue avec les fans. Il est donc difficile pour une actrice d'incarner ces caractéristiques de manière authentique. Mais comme le film porte un regard critique sur cette industrie, de nombreuses agences ont décliné notre proposition."

"J’étais sur le point d’abandonner cette idée lorsqu’au printemps 2024, je suis tombé sur un article consacré à Kyōko Saitō, qui venait de quitter le célèbre groupe Hinatazaka46. Je l'ai immédiatement contactée pour lui proposer d’auditionner."

Un choix

Kôji Fukada a choisi de faire tomber Mai amoureuse d’un mime. La raison ? Le réalisateur voulait établir un contraste fort entre les idoles, produits d’agences qui restreignent leur indépendance, et les artistes de rue, qui s'autoproduisent et dépendent uniquement du public : "Mai est attirée par Kei, justement parce qu’il mène une vie qu’elle ne pourrait imaginer pour elle-même. Ce choix m’a aussi permis de confronter deux rapports à l’argent : le système économique très encadré auquel les idoles appartiennent, et celui immédiat des artistes de rue, qui vivent de la générosité d’un public présent en face d'eux."

"Enfin, c’était un hommage personnel aux œuvres de Chaplin, Fellini et Pierre Etaix, pour qui le spectacle de rue était un sujet central et qui ont su capter sa poésie et sa puissance cinématographique."

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