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Vu à Montréal.
Décidément, on ne compte plus les passages du devant au derrière de la caméra cette année. Et même les plus jeunes comédiens ne sont pas en reste puisqu’ici c’est le jeune et prometteur Harris Dickinson qui nous propose un premier film plutôt encourageant. Du haut de ses vingt-huit printemps, le talentueux comédien vu dans la Palme d’or « Sans filtre », « Babygirl » et bientôt en John Lennon dans les films sur les Beatles livre une œuvre pétrie de sincérité et d’humilité. « Urchin » signifie « gamin des rues » en anglais et le film nous enjoint à en suivre un. Tout cela commence un peu comme un documentaire où on suit les errances et larcins de Mike, le personnage principal et Urchin du titre. Dickinson semble s’y connaître puisqu’il a été bénévole pour bon nombre de sans-abris et personnes dans le besoin dans les quartiers populaires de Londres durant sa jeunesse, ce qui imprègne le film d’un réalisme indéniable. Puis, on prend la direction du drame social sur la réinsertion de ces personnes mises au ban de la société.
Dans cette partition qui ne tolère pas d’approximation, Frank Dillane est impressionnant aussi bien dans son jeu immersif que dans ce qu’il parvient à dégager physiquement. On dirait qu’il a vraiment vécu dans la rue tant sa dégaine, sa manière de se mouvoir et d’interagir est mimétique avec les sans-abris que l’on pourrait rencontrer au coin de sa rue. Si la réalisation de Dickinson nous apparaît timide dans son ensemble, il ose certaines choses avec plus ou moins de réussite. Si certaines envolées lyriques comme cette scène de danse sous drogues autour d’un feu de camp confinent au sublime, on est moins emballé par ses digressions oniriques dont ce final presque ridicule dans ses envolées métaphoriques absconses. « Urchin » est donc un essai imparfait et parfois maladroit mais qui s’avère sincère et surtout prometteur pour un jeune acteur qui l’était tout autant et qui a confirmé son talent. Il ne serait pas étonnant que ses qualités de cinéaste soient perfectibles et de plus en plus consacrées. À suivre...
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Décidément, on ne compte plus les passages du devant au derrière de la caméra cette année. Et même les plus jeunes comédiens ne sont pas en reste puisqu’ici c’est le jeune et prometteur Harris Dickinson qui nous propose un premier film plutôt encourageant. Du haut de ses vingt-huit printemps, le talentueux comédien vu dans la Palme d’or « Sans filtre », « Babygirl » et bientôt en John Lennon dans les films sur les Beatles livre une œuvre pétrie de sincérité et d’humilité. « Urchin » signifie « gamin des rues » en anglais et le film nous enjoint à en suivre un. Tout cela commence un peu comme un documentaire où on suit les errances et larcins de Mike, le personnage principal et Urchin du titre. Dickinson semble s’y connaître puisqu’il a été bénévole pour bon nombre de sans-abris et personnes dans le besoin dans les quartiers populaires de Londres durant sa jeunesse, ce qui imprègne le film d’un réalisme indéniable. Puis, on prend la direction du drame social sur la réinsertion de ces personnes mises au ban de la société.
Dans cette partition qui ne tolère pas d’approximation, Frank Dillane est impressionnant aussi bien dans son jeu immersif que dans ce qu’il parvient à dégager physiquement. On dirait qu’il a vraiment vécu dans la rue tant sa dégaine, sa manière de se mouvoir et d’interagir est mimétique avec les sans-abris que l’on pourrait rencontrer au coin de sa rue. Si la réalisation de Dickinson nous apparaît timide dans son ensemble, il ose certaines choses avec plus ou moins de réussite. Si certaines envolées lyriques comme cette scène de danse sous drogues autour d’un feu de camp confinent au sublime, on est moins emballé par ses digressions oniriques dont ce final presque ridicule dans ses envolées métaphoriques absconses. « Urchin » est donc un essai imparfait et parfois maladroit mais qui s’avère sincère et surtout prometteur pour un jeune acteur qui l’était tout autant et qui a confirmé son talent. Il ne serait pas étonnant que ses qualités de cinéaste soient perfectibles et de plus en plus consacrées. À suivre...
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Ce premier long métrage de ce jeune réalisateur anglais qui raconte l’itinéraire chaotique de ce jeune délinquant SDF est bien réalisé et scénarisé. Sans jamais tomber dans le misérabilisme, le réalisateur suit ce jeune, magnifiquement interprété par Frank DILLANE, qui cherche à s’en sortir et trouver enfin un sens à sa vie au gré de ses rencontres et des aides juridiques et sociales. Mais ce n’est pas simple et les rechutes le guettent. Ce film est bien rythmé sur un scénario bien construit qui maintient l’intérêt du spectateur.
(Film visionné en projection de presse le 10/12/2025 au cinéma le Balzac à Paris)
(Film visionné en projection de presse le 10/12/2025 au cinéma le Balzac à Paris)
Mike est un toxicomane sans-abri qui survit grâce à la mendicité et à des délits. Un marginal qui, après un séjour en prison, tente de se réinsérer dans une société qui a déjà beaucoup à faire. « Tu n'es pas une priorité ». S'il est aidé, le retour à la vie normale est délicat et son nouvel équilibre fragile. Harris Dickinson dresse le portrait d'un homme à la fois perfide et vulnérable qui est difficile à cerner et plein de contradictions. Une histoire de découverte de soi et de rédemption incertaine où l'échec et l'espoir prennent le dessus chacun leur tour. Frank Dillane est très bon dans ce rôle malgré le manque de consistance d'un récit qui semble parfois artificiel à l'image de ces éléments surréalistes et oniriques qui n'apportent rien. Une manière de se défiler dans les moments importants à l'image de cette fin très frustrante. Bref, un premier long-métrage sympathique qui tient principalement la route grâce aux personnages.
Surprenant. Inattendu. À découvrir. Mise en scène sensible et ambiance rude. Personnages forts. Singulier et émouvant.
Film dérangeant et brillant qui sidère par sa mise en scène et ses personnages. Une véritable découverte qui laisse promettre de prochains films exceptionnels. Un cinéaste est né.
film vu en avant première lors du festival du film britannique et irlandais à Dinard. film qui traite de la réinsertion du personnage principal dans la société. on suit l'histoire de ce personnage, à travers ses démons, ses mauvaises habitudes, on s'accroche à ses changements de comportement à son envie de progresser dans ses relations professionnelles et personnelles et ses échecs.
Le beau gosse de Sans filtre, c'était lui, Harris Dickinson. Pas qu'un emballage séduisant, notre citoyen britannique, au vu de son premier film, en tant que réalisateur, le plutôt réussi Urchin. Pourtant, son démarrage semblait s'inscrire dans un courant social anglais que l'on croit connaître par cœur. La suite ne démontrera pas nécessairement le contraire, mais le primo-cinéaste nous montre rapidement que son arc ne se contente pas de tirer une seule flèche, dans un récit bien écrit, qui colle aux basques de son personnage principal, en lutte avec lui-même et avec ses addictions, mais sans négliger pour autant les protagonistes secondaires. Mais Dickinson se permet surtout de s'éloigner de temps à autre de son caractère réaliste pour des bouffées oniriques surprenantes et propres à nous emmener loin du misérabilisme fangeux dans lequel le long métrage aurait pu s'enliser. Que nenni, avec sa mise en scène enlevée et une interprétation de bonne facture, comme c'est souvent le cas dans les œuvres réalisées par des comédiens, le film relève en grande partie son pari de nous attacher à son héros dont les fêlures sont évidentes. Harris Dickinson ne s'est octroyé qu'un rôle minuscule et laisse toute la place à Frank Dillane qui nous éblouit par son talent polymorphe pendant plus de 90 minutes.
Sans être étonnant dans son geste, DICKINSON livre un film très frontal, pas forcément subtil, mais d'une telle intensité et radicalité émotionnelle, que l'on se laisse prendre par l'émotion avant tout, emmené par le brillant Franck DILLANE, tout simplement impérial
Mike est à la rue. Il enchaîne un quotidien difficile où même ses amis sans-abri peuvent être une menace, demandant de l'argent autour de lui et errant dans les rues de Londres. Un jour, il croise la route d'un homme qui semble travailler à la City et avoir des moyens. Quand ce dernier lui propose de lui acheter à manger, Mike l'emmène dans un recoin sombre du quartier.
spoiler: "Urchin" est la douloureuse expérience d'un homme qui tente de se reconstruire mais pour lequel la vie est comme un grand-huit en permanence. Mike parvient à remonter la pente et atteint des sommets de sobriété, confiance en soi, résolution de ses problématiques... avant de chuter à nouveau et tout détruire sur son passage. La séquence de la danse contemporaine m'a percuté de plein fouet. On comprend qu'on ne nous a pas tout dit. Le reste du film est un peu inégal et pas toujours équilibré. Je n'ai pas compris le lien avec la grotte souterraine par exemple.
spoiler: "Urchin" est la douloureuse expérience d'un homme qui tente de se reconstruire mais pour lequel la vie est comme un grand-huit en permanence. Mike parvient à remonter la pente et atteint des sommets de sobriété, confiance en soi, résolution de ses problématiques... avant de chuter à nouveau et tout détruire sur son passage. La séquence de la danse contemporaine m'a percuté de plein fouet. On comprend qu'on ne nous a pas tout dit. Le reste du film est un peu inégal et pas toujours équilibré. Je n'ai pas compris le lien avec la grotte souterraine par exemple.
Ce film fait un peu écho à Meteors dans cette même compétition Un Certain regard, en s’intéressant à des profils en marge de la société, comme prédestinés à la déchéance.
Film très noir sans aucun espoir mal filmé mal éclairé seul l’acteur principal tire son épingle du jeu
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