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martial
58 critiques
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1,5
Publiée le 12 juillet 2026
Pas de misérabilisme mais peu d'interêt pour le personnage principal. Une trop grande volonté d'utiliser les symboles pour illustrer l'état d'esprit du personnage principal (qui n'est pas un héros). L'affiche promet de belles scènes qui n'existe pas vraiment, pas de magie, pas d'émotion. Même la fin laisse indifférent.
Urchin est le premier long-métrage du très jeune Harris Dickinson, magnifique acteur découvert en 2018 dans Les Bums de plage, remarqué à nouveau dans Caravage, Sans filtre, et enfin Baby girl l’année dernière. Dans ce rôle de réalisateur, il confirme son immense talent. Il joue d’ailleurs dans son propre film un rôle important, celui du copain Nathan qui attend au tournant le héros Mike (Frank Dillane) jusqu’aux portes de l’enfer. Je ne suis pas prêt d’oublier ce Mike qui va de déboire en déboire malgré l’assistance des uns et des autres, et son désir profond de s’en montrer digne.
La grande force du film réside dans son approche naturaliste. Dickinson filme Londres loin de toute carte postale, dans ses marges les plus précaires. Cette observation attentive du réel rappelle le cinéma de Ken Loach, tout en laissant apparaître une sensibilité plus personnelle. Le film repose également sur la performance intense de Frank Dillane, qui incarne un antihéros à la fois attachant et profondément imparfait. Le personnage ne cherche pas à susciter la compassion facile, mais à montrer la complexité d’une existence marquée par la marginalité.
L’acteur Frank Dillane est parfait dans le rôle de ce SDF délinquant drogué inadapté à la vie en société mais ce film social britannique, lui, m’a déçu car il aborde beaucoup de sujets mais élude les réponses. N’est pas Ken Loach qui veut.
C’est un récit de rédemption sans issue que réalise Harris Dickinson. Sa caméra reste à la bonne distance, observe avec compassion la souffrance qui affleure, l’incapacité à changer, les moments de joie où tout semble oublié, comme les rechutes inéluctables…. Le film est éprouvant mais beau, et si l’on pense inévitablement à Ken Loach, Harris Dickinson trouve sa propre tonalité dans une forme fantastico-psychédélique qui interroge sans concession l’idéalisme inhérent au genre, et nous émeut sans angélisme. Franck Dillane est Mike, sdf junkie, héros ou plutôt le anti-héros de cette chronique sociale. Car si Harris Dickinson en fait un personnage attachant, il n’en fait pas un personnage vraiment sympathique pour autant. Par son jeu subtil et son ton toujours juste, Franck Dillane exprime tour à tour les craintes, la révolte, les espoirs et les fêlures de Mike…. Urchin est à la fois apre, sensible et nécessaire pour comprendre avec réalisme et sans misérabilisme les épreuves d’un parcours de ré-insertion
Mike vit à la rue jusqu’à son arrestation pour vol avec violence. En prison, il va stopper sa consommation de produits et tenter de reprendre sa vie en main à sa sortie. Un parcours du combattant difficile et bouleversant. Le passage derrière la caméra d’Harris Dickinson est impressionnant. C’est un film social de très grande qualité. Les images sont sublimes. Coup de coeur.
Dès les premières minutes on se doute de l'inéluctabilité du dénouement qui serait sans impact autrement. Pour autant, cette personne évitée, ignorée, invisible qui vit dans la rue; droguée, violente, retrouve le chemin d'une "réinsertion sociale". Chemin de croix dans lequel il est abandonné au bien-être d'une société qui veut se rassurer de bien faire. C'est parsemé de moments hors du temps et touchants mais ça reste lucide sur les limites de la société et les contradictions destructrices de l'individu
J'étais curieuse de voir le premier film d'Harris Dickinson que j'avais découvert dans "Là où chantent les écrevisses" (le film qui m'a fait démarrer sur Instagram), puis dans "Sans filtre" et récemment dans "Babygirl"!
Sa double casquette devant et derrière la caméra est plutôt une bonne surprise ! Il entremêle habillement le drame social avec la fantaisie métapho-poétique.
C'est l'histoire originale et émouvante d'un sans-abris qui essaie de s'en sortir. Il est tiraillé entre l'envie de s'en sortir et de plonger dans ses addictions, entre rêver sa vie ou vivre ses rêves.
J'ai aimé le parallèle de Mike avec son pote/meilleur ennemi Nathan qui vivent parallèlement des vies opposées : une fois il représente ce qu'il n'est plus pour au final devenir ce qu'il veut. Un jeu de miroir intéressant plein de symboles !
Sa rencontre avec une fille (notre frenchie Megan Northam qui se révèle parler très bien l'anglais) qui vit pauvrement par choix en refusant de dépendre de la société est percutante car on réalise que notre héros a des rêves trop grands pour arriver à s'en sortir !
Un film qui m'a heurté par son réalisme et son traitement brut de la vie dans la rue. On a envie de secouer cet homme qui fait les mauvais choix mais qui est, dans le fond, attachant !
Un récit inégal mais qui est traité avec sincérité sur un monde qui mériterait plus de lumière !
A Londres Mike un sdf vit de larcins, après son incarcération il décide de se raccrocher à une vie « normale ». Mais ces vieux démons sont en veille. L’acteur principal est bon mais il m’a été impossible d’avoir la moindre empathie pour son personnage. Et les disgressions oniriques arrivent « out of the blue », comme un cheveux sur la soupe selon les anglais.
Mike est un « urchin », un voyou, un garnement. Il fait des allers-retours entre des foyers, la rue et la prison. Il s’y retrouve une fois encore après un vol avec agression. Il en ressort quelques mois plus tard. Sera-t-il enfin sur la voie de la rédemption ?
"Urchin" est l’œuvre de Harris Dickinson, un jeune acteur en voie de starification, qui partageait la tête d’affiche de "Babygirl" avec Nicole Kidman et celle de "Iron Claw" avec Zac Effron avant d’interpréter prochainement John Lennon sous la direction de Sam Mendes. La jeune star a réalisé son premier film. Il n’y joue pas mais laisse le premier rôle à Frank Dillane récompensé par le prix du meilleur acteur de la section "Un certain regard" à Cannes l’an dernier. Récompense méritée tant son interprétation est incandescente.
"Urchin" raconte, sans effet de manche, sans figure de style, une page de la vie d’un SDF. On voit Mike tenter de renouer avec une vie normale, travailler dans les cuisines d’un restaurant, s’essayer à la vie de couple avec une collègue de travail. "Urchin" n’est pas un film social, un film à thèse, façon Ken Loach dans lequel la grandeur des gens de peu est glorifiée et l’inhumanité d’une société sans cœur stigmatisée.
Son personnage est extraordinairement ambigu ce qui en fait la richesse et l’intérêt. Mike est-il un gamin détruit par une enfance sans amour dont la rédemption est possible ? ou un sauvageon perverti que rien n’empêchera de glisser inexorablement sur la pente de ses addictions ? Si j’osais, je dirais qu’on aura l’une ou l’autre opinion de lui selon qu’on est de droite ou de gauche. Etant au centre, j’ai eu les deux et j’ai adoré cette indécision.
La dernière sélection cannoise aura vu éclore plusieurs premiers films signés par des acteurs/actrices passé(e)s derrière la caméra. Après Eleanor the Great de Scarlett Johansson et The Chronology of Water de Kristen Stewart, voici celui de Harris Dickinson, visage marquant de la Palme d'Or Sans Filtre et acteur du grotesque Babygirl, aux côtés de Nicole Kidman. De ces trois premiers projets présentés à cannes, Urchin est sans doute l'essai le plus convaincant.
À 28 ans, Dickinson ne se contente pas d’un exercice d’admiration pour le cinéma social britannique : il en propose une variation personnelle. Son film mêle un hyper réalisme social à des échappées oniriques et métaphoriques inattendues. La bande-son, alternant tubes populaires et titres plus électro, imprime un rythme nerveux qui évite l’écueil du film social naturaliste à la Ken Loach, déjà vu et revu.
Un film qui raconte sans concession les difficultés d'une réinsertion durable, en filmant la descente aux enfers d'un homme en marge de la société qui ne parvient plus à sortir la tête de l'eau. Sans misérabilisme ni angélisme, le film se contente de mettre à nu les failles d'un système social qui, même s'il s'efforce de tendre des perches pour aider à s'en sortir, peine à offrir des perspectives durables et motivantes à ceux qui en ont besoin. Un personnage principal qui semble donc passer son temps à se saboter et qui ne fait rien pour que l'on s'y attache mais dont la détresse finit tout de même par émouvoir, notamment lorsqu'il illustre ce sentiment d'exclusion sociale en admettant, vers la fin du film, se lever tous les matins en se posant la question déchirante "pourquoi n'ai-je pas le droit d'entrer, moi ?".
Franck Dillane, récompensé à Un certain regard, livre une performance habitée, presque physique, tout en tensions contenues.
Imparfait mais audacieux, ce premier long métrage réussit à donner un souffle nouveau au cinéma social anglais et permet à Harris Dickinson d'affirmer déjà une voix singulière et pleine de promesses.
L'histoire se suit sans déplaisir, car l'acteur a un charisme indéniable et un beau regard perdu...mais c'est un énième film britannique de "réalisme social" à la sauce Ken Loach, avec seulement quelques ajouts un peu ésotériques, mais marginaux. On a tout de même un peu de mal à se passionner pour les mésaventures de ce garçon qui, à peine a-t-il sorti la tête hors de l'eau, replonge aussitôt et apparemment sans espoir de retour.
Une bande annonce tapageuse, un réalisateur qui éveille la curiosité. Malgré la prestation extraordinaire de l'acteur principal, le film tombe dans un pessimisme plombant et laisse le héros sans espoir de s'en sortir. Les scènes oniriques m'ont fortement décontenancée, surtout celle de la fin. Dommage