Urchin
Note moyenne
3,5
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38 critiques spectateurs

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traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2025
Le beau gosse de Sans filtre, c'était lui, Harris Dickinson. Pas qu'un emballage séduisant, notre citoyen britannique, au vu de son premier film, en tant que réalisateur, le plutôt réussi Urchin. Pourtant, son démarrage semblait s'inscrire dans un courant social anglais que l'on croit connaître par cœur. La suite ne démontrera pas nécessairement le contraire, mais le primo-cinéaste nous montre rapidement que son arc ne se contente pas de tirer une seule flèche, dans un récit bien écrit, qui colle aux basques de son personnage principal, en lutte avec lui-même et avec ses addictions, mais sans négliger pour autant les protagonistes secondaires. Mais Dickinson se permet surtout de s'éloigner de temps à autre de son caractère réaliste pour des bouffées oniriques surprenantes et propres à nous emmener loin du misérabilisme fangeux dans lequel le long métrage aurait pu s'enliser. Que nenni, avec sa mise en scène enlevée et une interprétation de bonne facture, comme c'est souvent le cas dans les œuvres réalisées par des comédiens, le film relève en grande partie son pari de nous attacher à son héros dont les fêlures sont évidentes. Harris Dickinson ne s'est octroyé qu'un rôle minuscule et laisse toute la place à Frank Dillane qui nous éblouit par son talent polymorphe pendant plus de 90 minutes.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2026
Aucun doute : "Urchin" est un film social. Un film social en provenance de Grande-Bretagne, a priori, on serait tenté de faire le rapprochement avec le cinéma de Ken Loach, sauf qu’il en diffère grandement sur au moins un point, un point très important qui plus est : lorsque Ken Loach s’intéresse de près à un personnage dans une situation sociale difficile, on ne peut que ressentir de l’empathie pour ce personnage, le réalisateur nous montrant clairement que c’est la Société, avec toutes ses injustices, qui est la cause principale de cette situation ; alors que, dans "Urchin", au contraire, la Société, au travers de ses services sociaux, offre à Mike, à plusieurs reprises, des possibilités de s’en sortir et c’est lui qui, à chaque fois, par son comportement, parvient à les faire capoter. Sans en arriver à détester Mike, difficile quand même, dans ces conditions de ressentir une profonde empathie pour lui ! A chaque fois, c’est plutôt « il l’a bien cherché » qui domine. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes 2025.
Direct-actu.fr

390 abonnés 521 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2026
Urchin adopte une approche sociale directe tout en se tenant à distance de tout misérabilisme. Le film s’intéresse avant tout à des individus atypiques, incapables de s’adapter durablement à un système pensé pour des trajectoires normées. La dépendance n’y est jamais montrée comme une faute morale, mais comme un mécanisme d’adaptation face à un monde qui tolère mal les fragilités.

À Londres, Mike survit dans la rue, oscillant entre petits boulots et errance, jusqu’à une incarcération qui marque une rupture. À sa sortie, un cadre social lui est proposé, structurant, rassurant en apparence, mais profondément dissonant avec son fonctionnement intérieur. Mike s’y accroche pourtant, conscient que ce rythme est la seule alternative possible, même s’il ne parvient jamais à s’y fondre complètement.

Autour de lui, d’autres figures en marge dessinent des trajectoires parallèles, parfois porteuses d’espoir, parfois brisées. Chaque réussite observée agit comme un rappel cruel de l’incapacité ressentie par ceux qui n’y arrivent pas. Le film montre alors comment l’échec devient intime, presque silencieux, nourrissant une spirale de déni et de rechute.
Harris Dickinson filme cette tension sans jamais juger ses personnages. La société apparaît en arrière-plan comme un système rigide, rarement ajusté aux singularités qu’il prétend réparer. Urchin avance une idée simple et dérangeante : tout le monde ne peut pas être réparé de la même manière ni au même rythme.

Le casting participe pleinement à cette justesse. Frank Dillane incarne Mike avec une fragilité contenue qui évite tout cliché, tandis que Megan Northam apporte une présence retenue et singulière, renforçant l’ancrage européen du film. Ensemble, ils donnent chair à des existences rarement mises en lumière, rappelant que derrière chaque parcours marginal se cache une histoire unique, complexe et profondément humaine.


vu en projection de presse
corinne nord
corinne nord

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2026
Les tribulations d'un drogué sans foi ni loi prêt à tout pour avoir de l'argent non merci
Il y en a plein les rues autour de la Chapelle à Paris
Christian RZ
Christian RZ

91 abonnés 288 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 février 2026
Ce n’est pas mal joué mais les mésaventures de ce jeune looser sont d’un ennui abyssal qu’aucune dramaturgie ne vient sauver
Hélène E.
Hélène E.

5 abonnés 38 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 mai 2025
Film très noir sans aucun espoir mal filmé mal éclairé seul l’acteur principal tire son épingle du jeu
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2025
Sans être étonnant dans son geste, DICKINSON livre un film très frontal, pas forcément subtil, mais d'une telle intensité et radicalité émotionnelle, que l'on se laisse prendre par l'émotion avant tout, emmené par le brillant Franck DILLANE, tout simplement impérial
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2025
Film dérangeant et brillant qui sidère par sa mise en scène et ses personnages. Une véritable découverte qui laisse promettre de prochains films exceptionnels. Un cinéaste est né.
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

235 abonnés 2 467 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mars 2026
L’acteur Frank Dillane est parfait dans le rôle de ce SDF délinquant drogué inadapté à la vie en société mais ce film social britannique, lui, m’a déçu car il aborde beaucoup de sujets mais élude les réponses. N’est pas Ken Loach qui veut.
Fiers R.
Fiers R.

206 abonnés 899 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2025
Vu à Montréal.

Décidément, on ne compte plus les passages du devant au derrière de la caméra cette année. Et même les plus jeunes comédiens ne sont pas en reste puisqu’ici c’est le jeune et prometteur Harris Dickinson qui nous propose un premier film plutôt encourageant. Du haut de ses vingt-huit printemps, le talentueux comédien vu dans la Palme d’or « Sans filtre », « Babygirl » et bientôt en John Lennon dans les films sur les Beatles livre une œuvre pétrie de sincérité et d’humilité. « Urchin » signifie « gamin des rues » en anglais et le film nous enjoint à en suivre un. Tout cela commence un peu comme un documentaire où on suit les errances et larcins de Mike, le personnage principal et Urchin du titre. Dickinson semble s’y connaître puisqu’il a été bénévole pour bon nombre de sans-abris et personnes dans le besoin dans les quartiers populaires de Londres durant sa jeunesse, ce qui imprègne le film d’un réalisme indéniable. Puis, on prend la direction du drame social sur la réinsertion de ces personnes mises au ban de la société.

Dans cette partition qui ne tolère pas d’approximation, Frank Dillane est impressionnant aussi bien dans son jeu immersif que dans ce qu’il parvient à dégager physiquement. On dirait qu’il a vraiment vécu dans la rue tant sa dégaine, sa manière de se mouvoir et d’interagir est mimétique avec les sans-abris que l’on pourrait rencontrer au coin de sa rue. Si la réalisation de Dickinson nous apparaît timide dans son ensemble, il ose certaines choses avec plus ou moins de réussite. Si certaines envolées lyriques comme cette scène de danse sous drogues autour d’un feu de camp confinent au sublime, on est moins emballé par ses digressions oniriques dont ce final presque ridicule dans ses envolées métaphoriques absconses. « Urchin » est donc un essai imparfait et parfois maladroit mais qui s’avère sincère et surtout prometteur pour un jeune acteur qui l’était tout autant et qui a confirmé son talent. Il ne serait pas étonnant que ses qualités de cinéaste soient perfectibles et de plus en plus consacrées. À suivre...

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Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2025
Ce premier long métrage de ce jeune réalisateur anglais qui raconte l’itinéraire chaotique de ce jeune délinquant SDF est bien réalisé et scénarisé. Sans jamais tomber dans le misérabilisme, le réalisateur suit ce jeune, magnifiquement interprété par Frank DILLANE, qui cherche à s’en sortir et trouver enfin un sens à sa vie au gré de ses rencontres et des aides juridiques et sociales. Mais ce n’est pas simple et les rechutes le guettent. Ce film est bien rythmé sur un scénario bien construit qui maintient l’intérêt du spectateur.

(Film visionné en projection de presse le 10/12/2025 au cinéma le Balzac à Paris)
Simon Bernard
Simon Bernard

207 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2025
Mike est à la rue. Il enchaîne un quotidien difficile où même ses amis sans-abri peuvent être une menace, demandant de l'argent autour de lui et errant dans les rues de Londres. Un jour, il croise la route d'un homme qui semble travailler à la City et avoir des moyens. Quand ce dernier lui propose de lui acheter à manger, Mike l'emmène dans un recoin sombre du quartier.

spoiler: "Urchin" est la douloureuse expérience d'un homme qui tente de se reconstruire mais pour lequel la vie est comme un grand-huit en permanence. Mike parvient à remonter la pente et atteint des sommets de sobriété, confiance en soi, résolution de ses problématiques... avant de chuter à nouveau et tout détruire sur son passage. La séquence de la danse contemporaine m'a percuté de plein fouet. On comprend qu'on ne nous a pas tout dit. Le reste du film est un peu inégal et pas toujours équilibré. Je n'ai pas compris le lien avec la grotte souterraine par exemple.
FaRem

10 595 abonnés 11 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2025
Mike est un toxicomane sans-abri qui survit grâce à la mendicité et à des délits. Un marginal qui, après un séjour en prison, tente de se réinsérer dans une société qui a déjà beaucoup à faire. « Tu n'es pas une priorité ». S'il est aidé, le retour à la vie normale est délicat et son nouvel équilibre fragile. Harris Dickinson dresse le portrait d'un homme à la fois perfide et vulnérable qui est difficile à cerner et plein de contradictions. Une histoire de découverte de soi et de rédemption incertaine où l'échec et l'espoir prennent le dessus chacun leur tour. Frank Dillane est très bon dans ce rôle malgré le manque de consistance d'un récit qui semble parfois artificiel à l'image de ces éléments surréalistes et oniriques qui n'apportent rien. Une manière de se défiler dans les moments importants à l'image de cette fin très frustrante. Bref, un premier long-métrage sympathique qui tient principalement la route grâce aux personnages.
Quentin R
Quentin R

24 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2026
Vu au festival Nouvelles Vagues de Biarritz et c'est pépite, une histoire rare comme il est bon d'en découvrir au cinéma.
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2026
Mike est un « urchin », un voyou, un garnement. Il fait des allers-retours entre des foyers, la rue et la prison. Il s’y retrouve une fois encore après un vol avec agression. Il en ressort quelques mois plus tard. Sera-t-il enfin sur la voie de la rédemption ?

"Urchin" est l’œuvre de Harris Dickinson, un jeune acteur en voie de starification, qui partageait la tête d’affiche de "Babygirl" avec Nicole Kidman et celle de "Iron Claw" avec Zac Effron avant d’interpréter prochainement John Lennon sous la direction de Sam Mendes. La jeune star a réalisé son premier film. Il n’y joue pas mais laisse le premier rôle à Frank Dillane récompensé par le prix du meilleur acteur de la section "Un certain regard" à Cannes l’an dernier. Récompense méritée tant son interprétation est incandescente.

"Urchin" raconte, sans effet de manche, sans figure de style, une page de la vie d’un SDF. On voit Mike tenter de renouer avec une vie normale, travailler dans les cuisines d’un restaurant, s’essayer à la vie de couple avec une collègue de travail. "Urchin" n’est pas un film social, un film à thèse, façon Ken Loach dans lequel la grandeur des gens de peu est glorifiée et l’inhumanité d’une société sans cœur stigmatisée.

Son personnage est extraordinairement ambigu ce qui en fait la richesse et l’intérêt. Mike est-il un gamin détruit par une enfance sans amour dont la rédemption est possible ? ou un sauvageon perverti que rien n’empêchera de glisser inexorablement sur la pente de ses addictions ? Si j’osais, je dirais qu’on aura l’une ou l’autre opinion de lui selon qu’on est de droite ou de gauche. Etant au centre, j’ai eu les deux et j’ai adoré cette indécision.
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