L'Amour qu'il nous reste
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jobreaker
jobreaker

4 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2025
Après Godland, Hlynur Palmason revient magnifier la beauté du quotidien dans ce mélo aussi poétique que mélancolique. A voir !
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2025
Le réalisateur islandais Hlynur Pálmason n’est pas homme à se laisser enfermer dans un genre particulier, bien au contraire. Après "Winter brothers" en 2018, un film social lorgnant sur le polar et à la radicalité assumée, après "Un jour si blanc" en 2020, véritable polar cette fois-ci, après ""Godland en 2022, film qui nous amenait dans la 2ème moitié du 19ème siècle alors que l’Islande était toujours soumise à la domination du Danemark, Hlynur Pálmason a choisi, pour son 4ème long métrage, de nous faire partager avec beaucoup de tendresse la vie d’une famille, une femme, un homme, 3 enfants, une chienne, qui, d’une façon plutôt paisible, est en train de se décomposer. L’idée du film lui est venue il y a 4 ans, lorsqu’il tournait "Nest" un court-métrage dans lequel Hlynur Pálmason avait filmé sur plusieurs saisons l’occupation par sa fille et ses 2 fils d’une cabane construite tout en haut d’un arbre. Et le réalisateur, lorsqu’il tournait ce film, de se demander ce que leurs parents pouvaient bien faire pendant ce temps, des parents dont on parlait beaucoup mais qu’on ne voyait jamais ! Dans "L’amour qu’il nous reste", on retrouve les 3 enfants du réalisateur, Ída, déjà présente dans "Godland", Grímur et Þorgils, on pense bien reconnaître le lieu où se déroulait ce court métrage, et, cette fois ci, les parents, Anna et Magnús, sont bien présents, ainsi que Panda, la chienne de la famille. Remplaçant la cabane construite en haut d’un arbre, un poteau est planté dans le sol, poteau auquel est accroché un mannequin de chevalier et qui sera régulièrement utilisé pour faire comprendre aux spectateurs qu’on change de saison. Lorsqu’on parle d’une famille, on évoque souvent le toit qui l’abrite et c’est par le toit d’un bâtiment qui s’envole que commence le film : le clin d’œil est évident, cette famille qui vit dans la campagne, sur la côte sud de l’Islande, n’est pas au meilleur de sa forme. En fait, Anna et Magnús sont séparés, mais, que ce soit le fruit de « l’amour qu’il leur reste » ou celui d’un désir commun de protéger leurs enfants, cela ne les empêche pas de se réunir régulièrement autour d’un bon repas en plein d’air ou de partir ensemble, avec les enfants, pour randonner dans la nature environnante. La suite sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2025
 L'AMOUR QU'IL NOUS RESTE - Hlynur Pálmason | ⭐ 5,5/10

Après Godland, accueilli avec ferveur à sa sortie, le réalisateur islandais revient avec un film plus léger en apparence, centré sur une rupture amoureuse et ses conséquences sur toute une famille, racontée sur un mode décalé.

Le plus grands atout du film est sans nul doute la splendeur brute des paysages islandais, avec ces étendues volcaniques, ces plaines balayées par le vent.

Mais très vite, le film donne aussi l’impression de cocher un certain nombre de cases attendues : lenteur assumée, plans fixes entre le contemplatif et le documentaire, humour absurde qui cherche à désamorcer la mélancolie du récit... une formule qui finit par faire tomber le film dans une caricature du film pour lecteur de Télérama de 70 ans, où la distance ironique prend le pas sur l’émotion, empêchant toute véritable implication affective.

Quelques séquences isolées fonctionnent très bien, portées par une poésie indéniable. Mais le rythme, extrêmement lent, et l’accumulation de plans fixes étirent inutilement le récit. Les incursions surréalistes, certes originales, renforcent encore ce sentiment de mise à distance, comme si le film refusait de se laisser traverser par une émotion plus directe.

Reste une œuvre foisonnante et insolite, qui aborde le thème du divorce sous un angle original, mais aussi un brin prétentieuse, trop consciente de son étrangeté pour réellement toucher.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2025
Très beau film, assez farfelu, voire fantastique, mais qui se laisse regarder. Les paysages sont sublimes
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2025
Fait d'une succession de vignettes douces et parfois drôles, le film se construit avec une temporalité qui devient de plus en plus étrange : les saisons se succèdent et pourtant les enfants ne grandissent pas, la situation de quasi-séparation n'évolue plus et on reste dans un temps paradoxal où rien ne bouge et d'où surgit bientôt le surnaturel et le bizarre.
Une excellente surprise (après le plutôt ennuyeux Godland.) Le réalisateur semble enfin s'envoler vers quelque chose qu'on espère bientôt exceptionnel.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2025
Anna et Magnus viennent de se séparer. Parents de trois enfants, ils vivent sur une île très isolée dans les pays scandinaves, accessible en hydravion notamment. Anna est une artiste et reçoit la visite d'un galeriste pour essayer de programmer dans sa galerie ses grandes toiles rouillées. Magnus lui est pêcheur et a du mal à trouver sa place à cause de ses absences.

spoiler: "L'amour qu'il nous reste" est un objet cinématographique atypique. La mise en scène et la photographie ont une touche particulière qui met en lumière la beauté des paysages scandinaves. Malgré cela, il n'y a pas vraiment de récit. On suit seulement la vie de cette famille dans leur quotidien. J'avoue avoir vécu quelques moments de somnolence, heureusement troublés par quelques moments forts (notamment une certaine vision lumineuse d'une culotte divinisée). J'aurais aimé accrocher au film mais ça n'a pas vraiment fonctionné sur moi, c'est dommage.
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2026
À l'image de la maison du début privée de son toit, la famille d'Anna et de Magnús n'est plus en un seul morceau. Les parents sont en pleine séparation, mais ça ne se fait pas brutalement et brusquement. L'histoire de cette famille est racontée avec un certain détachement et beaucoup de désinvolture comme si on regardait un petit film de vacances suspendu dans le temps. Autant dire que c'est très superficiel et que le spectateur n'apprend rien sur cette crise conjugale. Il ne se passe rien d'intéressant dans cette tragi-comédie familiale à la dimension très personnelle pour Hlynur Palmason. Au moins, les images sont belles, mais encore heureux, j'ai envie de dire quand on tourne dans un tel cadre. Le réalisateur n'a pas tout raté, mais comme c'était le cas pour "Hvítur, hvítur dagur", je n'ai pas accroché à son film.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2026
Le réalisateur islandais Hlynur Pálmason continue de nous surprendre.

Après l'atmosphérique et mélancolique Un jour si blanc et l'épique Godland, il nous propose ici une chronique en demi-teinte qui ne ressemble à rien de connu : il s'agit de suivre pendant un an le quotidien d'une famille dont les parents se séparent (ou pas, on ne sait pas trop).

Le film dessine en creux un tableau tendre de l'amour : la trace de celui qui unissait deux adultes, et qui rechigne à s'effacer complètement, confronté à celui bien réel qui unit les parents aux enfants.

Cette chronique délicate est joliment enchâssée dans les décors toujours extrêmement photogéniques de la campagne islandaise. Elle se teinte de multiples teintes irisées, n'hésitant à proposer de nombreuses digressions délicieuses et pince-sans rire, souvent à la limite d'un grotesque poétique (comme la visite du galeriste, ou l'épisode de la flèche).

La mise en scène tente beaucoup de choses (scènes fantasmées, enchaînement rapide de petites vignettes, gros plans), qui toutes semblent très justes pour conter les sentiments.

Une réussite qui ravira ceux qui n'attendent pas d'un film qu'il raconte forcément une histoire.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 décembre 2025
Ce film n'a pas d'histoire et traîne en longueur, heureusement les paysages sont beaux mai ça ne suffit pas... Je n'ai pas tenu jusqu'à la fin
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2025
Cinéaste de talent dont chacun des opus m'avaient plu ( " Godland " son film précédent était - selon moi - vraiment remarquable), l'islandais HPamelson, réalise avec son " l'amour qu'il nous reste " son titre, à mes yeux, le plus faible.

J'ignore si le script est inspiré d'un moment de la vie personnelle du cinéaste, mais il m'en a donné l'impression.

La scène sur le bateau de pêcheurs qui se termine pas une empoignade en raison d'un non respect des limites émotionnelles est ( peut-être ?) à l'image de ce que ressentirait le metteur en scène.

Utiliser un médium artistique pour se confier un peu, mais pas tout à fait, est à l'image de " l'amour qu'il nous reste " (2025) et malheureusement de ses limites qui se manifestent de façon assez nette dans sa seconde partie.

On ne saura rien de ce qui a conduit ce couple à se séparer. Les conséquences pour les enfants seront évoquées brièvement, de façon spectaculaire, sachant que l'origine de l'incident, repose sur le non-respect des consignes du père devenu absent.

Le ton fantastique de plusieurs scènes situées dans la seconde partie, qui rompent avec la linéarité de ce qu'on avait vu auparavant, me semblent aussi discutables au plan esthétique.

Alors certes, elles traduisent sans doute, au fond, le climat intérieur chaotique d'un personnage masculin éprouvé profondément par la fin de son couple et peut-être son motif codé ( la relation extra-conjugale avec une femme ?).
Hélène S.
Hélène S.

9 abonnés 146 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mars 2026
J'ai l'impression de ne pas avoir vu le même film que les autres mais je n'y ai vu aucune joie, ni tendresse ni légèreté.. ni beauté même enfin si une beauté froide comme le film.. tout est un peu clinique, c'est filmé un peu comme un documentaire mais de façon très froide, sans aucune tendresse pour les personnages qui du coup n'en dégagent pas, on a donc pas vraiment d'attachement pour les personnages. On les observe de très loin et aucune émotion ne se dégage jamais sauf à la toute fin et lors de l'incident de la flèche. J'ai trouvé la fin spoiler: déchirante
et c'est d'autant plus dur que pendant les presque 2h du film (qui se font bien sentir), rien ne nous y prépare dans le sens où tout manque cruellement d'émotion. C'est peut-être parce que je suis en dépression mais j'ai surtout vu un quotidien plutôt sinistre où tout le monde est blasé, où tout est vain spoiler: (les efforts de l'artiste pour promouvoir son art tous comme les tentatives du mec pour reconnecter avec son ex partenaire ou avec ses enfants)
, où la vie n'est que la succession de tâches à répéter (cuisine, travail..) et les moments familiaux sympas et la nature ne contrebalancent en rien ce que j'ai perçu comme une lassitude d'exister chez la mère comme chez le père bref pour moi c'était pas un film feel good du tout.
Michèle L.
Michèle L.

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Très bon film , très bons acteurs, on est pris dans l’histoire et on ne voit pas le temps passer.
Beaucoup de sensibilité et de messages sur le couple et l’éducation des enfants dans un décor sauvage d’Islande .
laviemodedemploi
laviemodedemploi

4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2025
Un film inventif et tendre, qui passe avec intelligence de la pesanteur à la grâce. Un rythme et un entrelacement narratif singulier mais malheureusement pas assumé jusqu'au bout par Pálmason, qui alourdit tragiquement l'ensemble par une musique mélancolique incessante et des traitements manierés de certains passages, comme s'il avait peur de faire confiance à ses spectateurices. Le film passe à côté de lui-même, dommage
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