L'Amour qu'il nous reste
Note moyenne
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traversay1

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3,5
Publiée le 5 octobre 2025
Après avoir tutoyé les sommets avec le sublime Godland, Hlynur Pálmason redescend sur terre avec L'amour qu'il nous reste, plus modeste, sans aucun doute, mais nullement mièvre, bien au contraire. Le cinéaste islandais livre une chronique du temps qui passe et d'une famille dont les parents se séparent, en embrassant tour à tour les registres du quotidien, du familier et de l'étrange. On y trouve toutes les nuances de la météo locale dans son imprévisibilité et le récit adopte la même liberté, s'appuyant, entre autres, sur des dialogues très directs et assez souvent hilarants. La nature est évidemment très présente à l'écran et les animaux, d'un coq agressif à un chien joueur, y ont toute latitude pour montrer leurs talents d'acteurs, alors que la saison du hareng bat son plein. Sur un tout autre plan, il n'est pas anodin que l'héroïne du film intègre les paysages islandais dans son propre art, comme si Pálmason se projetait en elle pour éclairer ses intentions personnelles. Mais le cinéaste ne cherche pas à épater la galerie ou les festivals, il mélange la glace et le feu, à l'image de son île, et ne cesse de séduire par sa fantaisie, son inventivité, sa délicatesse et son humour. Une famille se délite, et alors ? La vie continue, avec ses moments de grâce, ses instants de mélancolie et ses incidents de parcours, à l'instar d'un climat capricieux.
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 octobre 2025
vu en avp au festival du film international de La Roche sur Yon 2025. Très belle photo des paysages islandais, mais ca ne fait pas un film. Pas d'histoire, pas de ressort dramatique. Ennui
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 décembre 2025
What the fuck ? L'expression est à la mode chez les ados - ou l'était il y a quelques années avant d'être à son tour périmée. Elle pourrait grossièrement se traduire : "mais c'est quoi ce truc ?". Ce sont les mots que j'avais sur les lèvres pendant toute la projection, en avant-première, de cet Ovni tourné par un réalisateur islandais dont le précédent film, "Godland", tourné dans les austères paysages d'une nature ingrate, ne laissaient en rien présager le suivant.

De quoi s'agit-il ? C'est difficile à dire. Un documentaire sur une plasticienne qui réalise, à partir de plaques de tôles qu'elle découpe, des toiles abstraites ? L'histoire d'une famille qui lentement se délite ? ou bien au contraire qui essaie d'inventer à sa façon, unique, une manière de continuer à vivre harmonieusement ensemble ?

L'amour qu'il reste est un peu tout cela. Sa construction laisse augurer un événement, une catastrophe, qui [attention spoiler] pourtant jamais ne viendra. Rien ne se passe dans ce film qui, du coup, devient vite lassant. Sauf si la lassitude distillée chez le spectateur est un objectif sciemment recherché par le réalisateur qui vise ainsi à nous faire ressentir intimement la lente dissolution du noyau familial.

Mais il faut être très masochiste (ou très islandais ?) pour trouver du plaisir à ce spectacle déconcertant. Sinon à respirer à pleins poumons l'air vivifiant des hautes latitudes islandaises, filmées dans toutes les saisons et la beauté boréale de l'actrice, dont le nom à lui seul est une promesse de dépaysement, Saga Garðarsdóttir.
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2025
Vu au festival de Cannes 2025.
j'avais vu Godland dans une précédente édition de Cannes, et on retrouve ici ce qui faisait la force et la faiblesse de Hlynur Pálmason.
En premier lieu ce qui s'impose immédiatement, c'est la grande maîtrise technique au niveau de l'image notamment. Les cadrages notamment sont vraiment très travaillés et chaque plan raconte autant sur le fond que sur la forme.
Le casting est très bon aussi et porté ces personnages qui tentent de s'en sortir dans une vie de famille et des vies personnelles pas toujours aisées.
Mais comme Godland, les séquences sont très, très étirées en longueur et des dialogues paraissant pourtant secondaires durent beaucoup trop longtemps selon moi... C'est toujours délicat d'avancer un tel argument quand on enchaîne les séances dans un festival... mais si à ces séquences trop longues on ajoute aussi 2-3 personnages secondaires sous-écrits, on peut quand même légitimement se dire que la durée du film n'est pas optimum.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2025
Le réalisateur de l’excellent « GODLAND » nous livre cette fois l’histoire d’une famille islandaise éclatée dans leur vie quotidienne à la fois rude, complexe et heureuse. La réalisation et les prises de vues sont réussies mais le film est un peu long et ne suscite pas, à mon avis autant d’intérêt que dans son précédent film.

Bernard CORIC

(Film visionné à la journée de prévisionnement du GNCR du 07/10/2025 au St. André des Arts à Paris)
Anne De Angelis
Anne De Angelis

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1,0
Publiée le 22 septembre 2025
Ce film est trop long, très bizarre, des scènes inutiles, la seule chose positive ce sont les beaux paysages. Je me suis ennuyée.
Paul_hze
Paul_hze

2 abonnés 120 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2025
vu au festival de Cabourg

Du suréalisme avec un coq mutant qui se venge d'une mort brutale, ça suffit pour me plaire.

La photographie est à tomber par terre.
Les plans d'ensemble font pitié comparé à du MoM, mais c'est très agréable de voir des comédiens avoir de vrais interraction et surtout une réalisation qui leur laisse beaucoup de place.

Du cinéma d'auteur exigent par instant presque contemplatif, mais d'une sincérité et d'une beauté qui touche inévitablement.
sylcler
sylcler

6 abonnés 68 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 décembre 2025
A part les paysages Islandais, les enfants sont sympas mais le reste est affligeant, cela se traine
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2025
Vu au MoMa de New Yokmrk. Œuvre plastiquement très intéressante sur l’art et la famille. Des trouvailles visuelles et narratives qui sortent des chemins balisés. Une très bonne surprise !
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2026
C’est un film assez expérimental mais surtout qui peut laisser perplexe… On suit la trajectoire d’une famille, le temps d’une année où les parents se séparent. Quelques jolies séquences au milieu d’un film brouillon et trop décousu.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 décembre 2025
L’Amour qu’il nous reste est un film qui regarde le monde avec une infinie délicatesse. Trop, peut-être. Hlynur Pálmason filme une séparation non comme un drame, mais comme une lente érosion. Rien n’explose. Tout s’effrite. Les gestes deviennent rares, les mots inutiles, les saisons passent sans qu’on sache exactement ce qui s’est brisé — seulement que quelque chose ne tient plus. La mise en scène est d’une précision presque picturale. Chaque plan semble composé pour durer, pour s’inscrire dans la mémoire comme une photographie légèrement fanée. La nature islandaise n’est jamais spectaculaire : elle encadre, elle absorbe, elle accompagne les silences. Le film préfère la sensation au récit, l’impression au conflit. Et c’est à la fois sa force et sa limite. Car à force de vouloir saisir l’amour dans ce qu’il a de plus discret, le film finit par neutraliser l’émotion. On observe ces personnages plus qu’on ne les ressent. Les enfants, magnifiques de justesse, incarnent le lien fragile qui subsiste, mais même eux semblent parfois figés dans une posture symbolique. Pálmason capte admirablement les petits riens : un regard évité, une main qui hésite, un rire trop bref. Mais il refuse toute montée dramatique, toute faille ouverte. Le film avance comme une respiration régulière, sans jamais accélérer, sans jamais suffoquer. Or une séparation, même douce, est aussi une violence. L’Amour qu’il nous reste est un film honnête, profondément respectueux de ses personnages. Mais cette pudeur extrême empêche parfois l’émotion de s’incarner pleinement. Il reste une impression belle, mélancolique — mais lointaine. Ma note : 10 / 20

Me retrouver sur @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles (YouTube) !
Pierre
Pierre

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2025
Pur ovni, avec une force poétique incroyable. Ce n'est pas seulement beau, c'est d'une grande finesse. Il faut courir le voir sur grand écran.
Aurélie Dutrey
Aurélie Dutrey

12 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2025
Le film capture la beauté du quotidien islandais avec une poésie visuelle saisissante. La vie avec les éléments et la dynamique familiale, évoluant au rythme des saisons, offrent un regard tendre et contemplatif sur les liens, la nature et le passage du temps. Un hymne sensible à la simplicité et à l’intimité.
Alain Chaumet
Alain Chaumet

6 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 janvier 2026
Mièvre quoique rêche. Le matriarcat prononcé en Islande conduit-il dans cette abîme ? ..............
oloc
oloc

9 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
L'amour qu’il nous reste est un drame que j'ai eu la chance de découvrir en avant-première avec son réalisateur Hlynur Pálmason.

Anna (Saga Garðarsdóttir) et Magnús (Sverrir Gudnason) sont en séparation de fait. Artiste, elle élève seule leur aînée et les jumeaux de cadets, pendant que lui passe des jours voire des semaines en mer sur un chalutier.

Quant aux acteurs, s’ils donnent l'impression d'une vraie famille, on notera la chienne Panda, Palme dog du 78e festival de Cannes (2025), le sixième membre de la famille à part entière. Je ne pensais pas le dire un jour, mais quel jeu canin !

Ce film est en format presque carré qui n'est pas sans rappeler le super 8, format des souvenirs de famille, des vacances, des moments partagés. Et ce film est un peu tout cela, une fenêtre sur une famille.

Mais surtout, c'est un film d'une beauté incroyable ! Une photo et une lumière magnifiques. C'est très esthétique sans être esthétisant.
Il relève parfois de l'onirisme, nous entrainant dans des moments intimes qui en disent plus long que des silences de doute et de remord.

Ce film est surprenant, il peut paraitre décousu dans cette trame à observer un couple que se déchire, des enfants qui tricotent, les jets, rejets et surpiqûres, le tout autour d'un mannequin bien mystérieux. Or c'est de la haute couture où rien n'est cousu de fil blanc...

Ce film tendre et humain porte un je-ne-sais-quoi de joie de vivre qu'il fait bon de découvrir.
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