Ce film est présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2025.
L’Amour qu’il nous reste a été choisi pour représenter l’Islande dans la catégorie de l’Oscar du meilleur film international pour l’édition 2026.
Le film marque la troisième collaboration du cinéaste Hlynur Pálmason avec le comédien Ingvar Sigurðsson après Un jour si blanc (2019) et Godland (2022).
Hlynur Pálmason a occupé plusieurs fonctions sur ce nouveau film puisqu’outre la réalisation et le scénario, c’est également lui qui s’est chargé de la photographie.
Hlynur Pálmason considère L’Amour qu’il nous reste comme son film le plus personnel à ce jour. Les trois enfants du réalisateur jouent d’ailleurs dedans.
L’idée du film est venue à Hlynur Pálmason pendant qu’il tournait le court-métrage Nest (2022). Pour ce projet, le réalisateur avait filmé ses enfants dans une cabane dans un arbre sur une période d’un an et demi. À force de filmer, le cinéaste s’est demandé ce que faisaient les parents, qui étaient toujours hors-champ, pendant ce temps. S’il était question d’eux, on ne les voyait pourtant jamais. À l’origine, Hlynur Pálmason souhaitait développer Nest en long-métrage mais il a finalement procédé autrement en écrivant une autre histoire qui suivait des enfants fabriquant un mannequin de chevalier tandis que le temps et les saisons défilent autour d’eux. Le réalisateur souhaitait que ces scènes fassent écho au fil central de L’Amour qu’il nous reste. Ces scènes en question ont finalement été tournées en 2023 en parallèle de l’écriture du film.
Avec ce film, Hlynur Pálmason opère un tournant dans sa filmographie après le souffle épique qui régnait dans son précédent long-métrage, Godland (2022). L’idée pour le réalisateur, avec L’Amour qu’il nous reste, était d’aller vers quelque chose de plus simple et modeste. L’enjeu était de créer une ambiance confortable et protectrice pour permettre aux acteurs et aux techniciens de travailler et de s’amuser ensemble. Ainsi, l’équipe technique a été réduite à quelques personnes tout comme les équipements nécessaires au tournage qui se limitaient uniquement à une caméra, un trépied léger et quasiment aucun éclairage.
La musique du film a un rôle capital. Elle a été confiée au pianiste Harry Hunt. C’est suite à l’écoute de l’album de ce dernier, Playing Piano for Dad, que Hlynur Pálmason a eu l’idée de faire appel à lui. Le réalisateur a écouté les différents morceaux de l’album pendant qu’il visionnait les rushes de L’Amour qu’il nous reste sans le son. Après avoir pris contact avec Harry Hunt, Hlynur Pálmason a émis l’idée d’une possible collaboration avec lui. La musique du pianiste fonctionnait d’ailleurs si bien avec les images que le cinéaste en a utilisé beaucoup plus qu’il ne l’avait imaginé. Au final, presque tout l’album de Harry Hunt figure dans L’Amour qu’il nous reste.