Rue Málaga
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velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2026
Maria Ángeles, une veuve de 79 ans que Maryam Touzani a choisie comme personnage principal de son nouveau film, fait partie de cette population espagnole de Tanger, elle y est née, elle est parfaitement intégrée, elle est en parfaite harmonie avec la population marocaine, elle prend énormément de plaisir à s’occuper de ses fleurs sur son balcon et à écouter des disques sur son vieil électrophone. Pour tout dire, il ne lui viendrait pas à l’idée de quitter son appartement de la rue Málaga ! Certes, elle se plaint de ne pas voir plus souvent ses petits enfants qui habitent à Madrid avec sa fille Clara, leur mère, une infirmière divorcée, mais, pour autant, il n’est pas question pour elle de passer de l’autre côté du détroit de Gilbraltar. Sauf que c’est ce qui risque fort de lui arriver lorsque Clara, qui ne supporte plus de payer un loyer pour se loger et qui est confrontée à un manque d’argent pour acheter un appartement proche de son lieu de travail, lui annonce qu’elle envisage de mettre en vente l’appartement de la rue Málaga. Elle en a parfaitement le droit, cet appartement étant à son nom. Sera-ce pour Maria Ángeles le départ vers Madrid ou bien l’emménagement dans une sorte d’EHPAD tangéroise pour ressortissants espagnols ? spoiler: Mais Maria Ángeles n’est pas née de la dernière pluie et cet épisode qui semblait partir pour s’apparenter à un véritable séisme dans la vie de Maria Ángeles va, au contraire, lui permettre de vivre une nouvelle jeunesse avec la naissance d’un nouvel amour avec Abslam, un antiquaire, malgré un très mauvais début de relation.
Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu aux Rencontres cinématographiques de Cannes.
Direct-actu.fr
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371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
À Tanger, Rue Malaga propose le portrait d’une femme à un moment charnière de son existence. Maria Angeles (Carmen Maura) vit entourée d’objets qui condensent une vie entière, souvenirs matériels et traces invisibles qui composent une identité. Lorsque l’équilibre de ce quotidien est remis en question, le récit se déplace vers une interrogation plus vaste, celle de ce qui constitue réellement un foyer. Maryam Touzani inscrit cette trajectoire dans un espace où l’intime rejoint l’histoire collective, révélant comment les lieux deviennent des extensions émotionnelles des êtres.

Le film adopte d’abord une tonalité proche du réalisme social. Les gestes ordinaires, les conversations familiales et la relation aux objets créent une matière concrète qui ancre le récit. Progressivement, une autre dimension apparaît. La possibilité d’un sentiment nouveau ne surgit pas comme une rupture spectaculaire, mais comme une continuité. Ce choix narratif transforme la perception du temps. La vieillesse n’est plus représentée comme un retrait, elle devient un moment de reconfiguration intérieure. Le désir, la curiosité et l’ouverture ne disparaissent pas, ils changent de forme.

La mise en scène accompagne cette approche. Les corps sont filmés dans leur vérité, sans idéalisation ni distance ironique. Les rides, la lenteur et les silences participent à la construction d’une présence dense. Cette attention au détail permet d’observer la manière dont une personne peut rester en mouvement malgré les pertes. Le film ne cherche pas à opposer passé et présent, il montre leur coexistence. Les souvenirs ne figent pas le personnage, ils nourrissent sa capacité à accueillir ce qui vient.

Tanger occupe une place centrale dans cette dynamique. La ville apparaît comme un espace de circulation culturelle où les identités se superposent. La relation entre Maroc et Espagne traverse les dialogues, les langues et les gestes du quotidien. Cette porosité n’est jamais théorique, elle influence les relations familiales, la perception de l’appartenance et la manière de se projeter. L’identité du personnage se construit dans cet entre-deux, révélant que l’enracinement peut coexister avec la pluralité.

Maryam Touzani prolonge ici une réflexion déjà présente dans son travail, celle de la transmission et du regard porté sur des figures souvent invisibilisées. Son projet consiste à déplacer les cadres habituels. La vieillesse est filmée comme une expérience vivante, capable de produire du désir, de l’humour et du lien. Cette approche confère au film une douceur particulière, qui n’efface pas les tensions mais les inscrit dans un mouvement plus large, celui d’une vie qui continue de se transformer.

Au fil du récit, Rue Malaga explore ainsi la question fondamentale de l’appartenance. Aimer un lieu, une langue ou une personne relève d’un même geste, celui de reconnaître ce qui nous constitue. Le film propose une vision apaisée du temps qui passe. Plutôt que de chercher à réparer ou à conclure, il observe la manière dont l’existence se réorganise. Cette perspective donne au récit une dimension universelle. Elle rappelle que certaines transformations n’ont pas besoin d’être spectaculaires pour être décisives, et que la vitalité peut surgir là où on ne l’attend plus.
Stéphane Martin
Stéphane Martin

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 février 2026
On rit, on sourit, on pleure, on voyage, on remonte le temps. Une belle histoire portée par la magnifique Carmen Maura.
Pour la réalisatrice, dans le fil du Bleu du caftan (2022)
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2026
Dans ce petit joyau qu’est « Calle Málaga », Maryam Touzani explore non seulement les liens affectifs qui nous rattachent à une ville et à nos familles — qu’elles soient biologiques ou choisies — à l’âge avancé, mais aussi, et surtout, le droit de rester debout face aux adversités. Il en résulte un film drôle, intelligent et profondément habité, porté par la performance puissante de Carmen Maura, qui nous plonge dans une Tanger ensoleillée et solidaire.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2026
Délicat et touchant, TOUZANI peint avec beaucoup de justesse et d'amour la vie d'une femme pas comme les autres, avec luminosité et candeur, mais surtout, avec du romantisme et de la sensualité
Webmaster
Webmaster

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2026
Une merveilleuse ode à la vie et à l'amour sans âge
J'ai eu la chance de découvrir ce film dans le cadre d'une projection organisée pour la Saint-Valentin avec un groupe de personnes âgées, et j'ai beaucoup aimé ! "Rue Málaga" est avant tout un immense film d'amour, qui se décline sous plusieurs formes.

Amour pour la ville de Tanger, tout d'abord. Maryam Touzani pose un regard épris sur ce milieu culturel unique, magnifique carrefour où se rencontrent et s'embrassent l'espagnol et l'arabe.

Amour, ensuite, pour son héroïne, María Ángeles (un personnage très inspiré de la propre grand-mère andalouse de la réalisatrice). Le film est une véritable ode à cette période de la vie qu'est la vieillesse : il nous montre qu'elle doit continuer à célébrer la vie et l'amour.

La plus grande force du récit réside dans la façon dont María Ángeles redécouvre son corps et le désir à un âge avancé. Elle avance, lâche prise, et jouit de cette sexualité ravivée de manière totalement décomplexée. Cette découverte (ou redécouverte) est filmée avec un naturel bouleversant et infiniment respectueux.

Un film chaleureux, lumineux et profondément humain, qui nous rappelle qu'il n'y a pas de date de péremption pour aimer et désirer. À voir absolument !
Muriel M
Muriel M

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2026
Très beau film, à la fois pudique et profondément touchant, porté par une actrice de 80 ans, magnifique et bouleversante. La mise en scène, élégante, s’appuie sur un rythme maîtrisé et une bande originale particulièrement bien choisie. On ne s’ennuie pas une seconde : on rit aussi, et l’on se laisse emporter par ce nouvel éveil à l’amour.
Aurèle _mft
Aurèle _mft

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2026
Une film plastiquement très beau et une histoire prenante. Merci au ciné surprise du cinéPal pour cette belle projection.
Nicolas E
Nicolas E

23 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2026
Rue Málaga est un film délicat et profondément humain qui explore la vieillesse, l’exil et le désir avec une grande justesse.
À travers le personnage de Maria, Maryam Touzani dresse le portrait d’une femme refusant l’effacement et l’arrachement à son lieu de vie. Tanger devient un espace de mémoire et de liberté, sublimé par une mise en scène sensible et la performance remarquable de Carmen Maura.
Jade
Jade

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2026
Vu dans le cadre du « Coup de cœur surprise des cinémas Art et Essai ». Au début on ne comprend guère où le film va nous mener, et puis on est hissé progressivement dans cette histoire familiale. On ne peut que s’attacher à Maria, le personnage principal, qui va profiter de ses derniers instants dans sa maison et retrouver le goût de la vie et de l’amour. Une nouvelle jeunesse ! Les scènes de corps vieillis, nus et entrelacés sont rares au cinéma, ce qui rajoute encore plus d’authenticité à ce long-métrage.
Phroyer
Phroyer

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2026
un vrai régal, d'une beauté et d'une sensibilité exceptionnelle. Carmes Maura étincelante. Une esthétique parfaite.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2026
C’est un bon film d’auteur au scénario bien élaboré. On suit l’histoire de cette formidable femme âgée qui fait de la résistance face à sa fille qui veut la placer en établissement. Mais elle ne l’entend pas ainsi va utiliser tous les subterfuges pour rester chez elle et se créer une nouvelle vie. Pour illustrer cette femme extraordinaire, il fallait tout le talent de Carmen MAURA qui interprète avec fougue et talent son rôle. La réalisatrice nous fait passer un bien agréable moment en sa compagnie. De plus, le film donne une réflexion intéressante sur la fin de vie des ainés.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 28/01/2026 au Cinéma Le Balzac à PARIS)
Saltabanque22
Saltabanque22

27 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2026
Rue Malaga est un film réussi, l’actrice principale impressionne par son jeu précis et habité, donnant une vraie profondeur à son personnage et tenant le film sur ses épaules avec beaucoup de maîtrise.

La fin ouverte pourra en revanche diviser. Si elle s’inscrit dans la continuité du ton du film, elle laisse un sentiment d’inachevé qui peut frustrer, surtout après l’implication émotionnelle construite tout au long du récit. Une réserve peut-être personnelle, mais compréhensible. Malgré cela, Rue Malaga reste un film sensible et marquant.
Renald Barbot
Renald Barbot

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2025
J’ai eu la chance d’être à la clôture du festival du film de Royan où était projeter en clôture, ce magnifique film que je conseille à tout le monde. Émotionnellement touchant extrêmement bien écrit extrêmement bien tourné, Carmen Maura porte le film. de très belles images de tanger
Il me touchant deux mondes différents s’affrontent 
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2025
À Tanger, ville cosmopolite s'il en est, la communauté espagnole, arrivée en grande partie dans les années 30, s'est installée durablement dans la ville. L'héroïne de Rue Málaga est une descendante, qui a toujours vécu à Tanger et qui ne se verrait pas mourir ailleurs, même si l'espagnol est sa langue natale. Mais sa fille, qui vit à Madrid, a l'intention de vendre sa maison, malgré l'opposition farouche de sa mère. Maryam Touzani, dont les films font toujours preuve de sensibilité, de finesse et d'humour (Adam, Le bleu du caftan) et qui est elle-même native de Tanger, ne pouvait décemment rater le portrait haut en couleurs de cette vieille dame nostalgique que seul un bulldozer pourrait déloger, à moins que ce ne soit la volonté de son ingrate de fille. Le film débute de manière plutôt sobre, mais devient assez vite flamboyant, dès lors que les situations s'enchaînent et que son personnage principal montre sa détermination et son appétit de vivre et de profiter de tous les plaisirs de l'existence, malgré son âge avancé. Et Rue Málaga de devenir une comédie irrésistible, emportée par le tempérament de l'immense Carmen Maura, et une œuvre d'une tendresse infinie pour toute cette communauté espagnole en harmonie avec la population marocaine. Petit bijou d'écriture, le film n'a peut-être contre lui qu'un dénouement trop indécis.
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