Rue Málaga
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traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2025
À Tanger, ville cosmopolite s'il en est, la communauté espagnole, arrivée en grande partie dans les années 30, s'est installée durablement dans la ville. L'héroïne de Rue Málaga est une descendante, qui a toujours vécu à Tanger et qui ne se verrait pas mourir ailleurs, même si l'espagnol est sa langue natale. Mais sa fille, qui vit à Madrid, a l'intention de vendre sa maison, malgré l'opposition farouche de sa mère. Maryam Touzani, dont les films font toujours preuve de sensibilité, de finesse et d'humour (Adam, Le bleu du caftan) et qui est elle-même native de Tanger, ne pouvait décemment rater le portrait haut en couleurs de cette vieille dame nostalgique que seul un bulldozer pourrait déloger, à moins que ce ne soit la volonté de son ingrate de fille. Le film débute de manière plutôt sobre, mais devient assez vite flamboyant, dès lors que les situations s'enchaînent et que son personnage principal montre sa détermination et son appétit de vivre et de profiter de tous les plaisirs de l'existence, malgré son âge avancé. Et Rue Málaga de devenir une comédie irrésistible, emportée par le tempérament de l'immense Carmen Maura, et une œuvre d'une tendresse infinie pour toute cette communauté espagnole en harmonie avec la population marocaine. Petit bijou d'écriture, le film n'a peut-être contre lui qu'un dénouement trop indécis.
Nicolas E
Nicolas E

23 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2026
Rue Málaga est un film délicat et profondément humain qui explore la vieillesse, l’exil et le désir avec une grande justesse.
À travers le personnage de Maria, Maryam Touzani dresse le portrait d’une femme refusant l’effacement et l’arrachement à son lieu de vie. Tanger devient un espace de mémoire et de liberté, sublimé par une mise en scène sensible et la performance remarquable de Carmen Maura.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2026
Dans ce petit joyau qu’est « Calle Málaga », Maryam Touzani explore non seulement les liens affectifs qui nous rattachent à une ville et à nos familles — qu’elles soient biologiques ou choisies — à l’âge avancé, mais aussi, et surtout, le droit de rester debout face aux adversités. Il en résulte un film drôle, intelligent et profondément habité, porté par la performance puissante de Carmen Maura, qui nous plonge dans une Tanger ensoleillée et solidaire.
norman06

425 abonnés 1 822 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2026
Un récit très touchant, subtilement écrit et dialogué, filmé avec la délicatesse inhérente à la réalisatrice qui connaît bien la double culture qu'elle aborde ici. Quant à Carmen Laura, elle est bouleversante et trouve peut-être le meilleur rôle de sa carrière.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
À Tanger, Rue Malaga propose le portrait d’une femme à un moment charnière de son existence. Maria Angeles (Carmen Maura) vit entourée d’objets qui condensent une vie entière, souvenirs matériels et traces invisibles qui composent une identité. Lorsque l’équilibre de ce quotidien est remis en question, le récit se déplace vers une interrogation plus vaste, celle de ce qui constitue réellement un foyer. Maryam Touzani inscrit cette trajectoire dans un espace où l’intime rejoint l’histoire collective, révélant comment les lieux deviennent des extensions émotionnelles des êtres.

Le film adopte d’abord une tonalité proche du réalisme social. Les gestes ordinaires, les conversations familiales et la relation aux objets créent une matière concrète qui ancre le récit. Progressivement, une autre dimension apparaît. La possibilité d’un sentiment nouveau ne surgit pas comme une rupture spectaculaire, mais comme une continuité. Ce choix narratif transforme la perception du temps. La vieillesse n’est plus représentée comme un retrait, elle devient un moment de reconfiguration intérieure. Le désir, la curiosité et l’ouverture ne disparaissent pas, ils changent de forme.

La mise en scène accompagne cette approche. Les corps sont filmés dans leur vérité, sans idéalisation ni distance ironique. Les rides, la lenteur et les silences participent à la construction d’une présence dense. Cette attention au détail permet d’observer la manière dont une personne peut rester en mouvement malgré les pertes. Le film ne cherche pas à opposer passé et présent, il montre leur coexistence. Les souvenirs ne figent pas le personnage, ils nourrissent sa capacité à accueillir ce qui vient.

Tanger occupe une place centrale dans cette dynamique. La ville apparaît comme un espace de circulation culturelle où les identités se superposent. La relation entre Maroc et Espagne traverse les dialogues, les langues et les gestes du quotidien. Cette porosité n’est jamais théorique, elle influence les relations familiales, la perception de l’appartenance et la manière de se projeter. L’identité du personnage se construit dans cet entre-deux, révélant que l’enracinement peut coexister avec la pluralité.

Maryam Touzani prolonge ici une réflexion déjà présente dans son travail, celle de la transmission et du regard porté sur des figures souvent invisibilisées. Son projet consiste à déplacer les cadres habituels. La vieillesse est filmée comme une expérience vivante, capable de produire du désir, de l’humour et du lien. Cette approche confère au film une douceur particulière, qui n’efface pas les tensions mais les inscrit dans un mouvement plus large, celui d’une vie qui continue de se transformer.

Au fil du récit, Rue Malaga explore ainsi la question fondamentale de l’appartenance. Aimer un lieu, une langue ou une personne relève d’un même geste, celui de reconnaître ce qui nous constitue. Le film propose une vision apaisée du temps qui passe. Plutôt que de chercher à réparer ou à conclure, il observe la manière dont l’existence se réorganise. Cette perspective donne au récit une dimension universelle. Elle rappelle que certaines transformations n’ont pas besoin d’être spectaculaires pour être décisives, et que la vitalité peut surgir là où on ne l’attend plus.
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2026
Un joli film, émouvant. Un peu trop lent, un peu trop long. Belle interprétation.
Mais comment la réalisatrice peut-elle proposer une histoire de 2 heures sans la terminer ? Par manque d’inspiration ? Le récit ne justifie pas une fin avortée. C’est d’ailleurs limite désobligeant pour le spectateur, un vrai manque d’égard.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2026
Ce film est un bijou d'humanité et de sensualité. Sur une situation de départ assez tristounette - une fille dit à sa mère qu'elle va vendre l'appartement de Tanger où vit encore sa génitrice et la ramener en Espagne - se tresse patiemment et avec délicatesse, humour et sensualité une véritable ode à la maturité, la tolérance et l'humanisme dans son sens le plus fort et le plus beau.
Carmen Maura qui illumine de son sourire toute la pellicule du film est SOLAIRE et j'ai passé la séance le sourire jusqu'aux oreilles.

Un antidote à la sinistrose ambiante
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2026
C’est un bon film d’auteur au scénario bien élaboré. On suit l’histoire de cette formidable femme âgée qui fait de la résistance face à sa fille qui veut la placer en établissement. Mais elle ne l’entend pas ainsi va utiliser tous les subterfuges pour rester chez elle et se créer une nouvelle vie. Pour illustrer cette femme extraordinaire, il fallait tout le talent de Carmen MAURA qui interprète avec fougue et talent son rôle. La réalisatrice nous fait passer un bien agréable moment en sa compagnie. De plus, le film donne une réflexion intéressante sur la fin de vie des ainés.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 28/01/2026 au Cinéma Le Balzac à PARIS)
Muriel M
Muriel M

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2026
Très beau film, à la fois pudique et profondément touchant, porté par une actrice de 80 ans, magnifique et bouleversante. La mise en scène, élégante, s’appuie sur un rythme maîtrisé et une bande originale particulièrement bien choisie. On ne s’ennuie pas une seconde : on rit aussi, et l’on se laisse emporter par ce nouvel éveil à l’amour.
MAMOU
MAMOU

5 abonnés 86 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2026
Ce film est une véritable pépite. Des dialogues subtils, une interprétation de Carmen Maura à couper le souffle, un scénario très original. On sort de la salle ravi et plein d'espoir.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2026
Film assez long quand on voit la fin qui en a été faite. Fin décevante. Une superbe interprétation de C Maura. De belles images, de belles scènes.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2026
Carmen Maura transcende ce film doux amer avec tous le génie qu’on lui connaît. Si le film présent, un scénario, avec quelques facilité, on se laisse facilement emporter par la beauté de la composition et la belle photographie.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2026
Lorsque sa fille arrive de Madrid pour vendre son appartement et la mettre en Ephad, Marie Angeles, tangéroise dans l’âme se décide ne rien lâcher et à vouloir vivre plus que tout.
La première découverte de ce film est celle d’une ville qui par son histoire et sa géographie pourrait se situer en Espagne.
Et sa grande réussite c’est le regard bienveillant et plutôt rare que pose sa réalisatrice sur le désir et la sensualité de septuagénaires.
Après son premier film « Le bleu du caftan » Maryam Touzani continue sur sa lancée en nous proposant une œuvre feutrée, délicate et attachante.
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2026
Que dire de plus sinon que c'est un film vraiment magnifique, porté par une Carmen Maura rayonnante, véritable source de vie, tout à la fois drôle et émouvante ? Cela devrait suffire à vous donner envie d'aller voir ce petit bijou cinématographique, spécialement en ces temps nébuleux où un rayon de soleil et d'humanité n'est pas à négliger !
Et les scènes avec sa sœur religieuse vouée au silence sont irrésistibles.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2026
Ai vu « Rue Malaga » de Maryam Touzani réalisatrice marocaine dont le précédent film était « Le bleu du caftan ». Il faut le dire tout de suite « Rue Malaga » n’est pas un grand film, trop de facilités de scénario et de longueurs. Mais quel plaisir de retrouver l’immense Carmen Maura qui vampirise la caméra et qui est de tous les plans de ce film lumineux dans tous les sens du terme. De ses 80 ans elle irradie l’écran avec son sourire, ses yeux si expressifs, ses rides magnifiques, ses « fleurs de cimetières » et son énergie inaltérable. Pour qui aime, comme moi, cette actrice espagnole si atypique il faut aller voir ce film à la gloire de la vieillesse et de ses charmes. Maria Angeles (Carmen Maura) vit seule à Tanger, où elle est née. Sa fille, Clara (Marta Etura) est infirmière et vit à Madrid. En plein divorce, elle a besoin de vendre l’appartement dans lequel vit sa mère pour subvenir à ses besoins. Maria Angeles est une femme de tête et de coeur et il lui est impossible de se séparer de l’appartement qui l’a vu naitre. Elle mettra tout en oeuvre pour rester indépendante. « Rue Malaga » est en trois parties bien distinctes, un drame familial, une comédie et une romance comme s’il s’agissait un peu de trois films différents. On sent que la réalisatrice est en admiration devant sa comédienne et a eu du mal à faire des choix, à couper, à resserrer l’action. La photographie de Virginie Surdej est somptueuse et met en valeur la ville de Tanger, l’appartement d’un autre temps et surtout les corps vieillis des comédiens. Le résultat est charmant, attachant, attendrissant avec de très beaux moments comiques quand spoiler:
Maria Angeles raconte ses déboires à sa soeur qui est une none qui a fait voeux de silence spoiler:
et d’autres de tendresse lors de très belles scènes d’amour, presque uniques au cinéma, d’un couple octogénaire. Il faut louer la prestation d’Ahmed Boulane. Maria Angeles n’est pas très loin des nombreux personnages que Carmen Maura a interprétée pour Pedro Almodovar, et c’est aussi ce qui fait tout le sel de ce film pour ceux qui connaissent bien sa filmographie, soit un mélange délicat de désespoir, de solitude, d’affranchissement, d’impertinence, de joie et de vitalité.
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