Rue Málaga
Note moyenne
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165 critiques spectateurs

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PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mars 2026
Prix du public au Festival de Venise, c’est normalement une valeur sûre. Quoique rien d’extraordinaire sur plan du scénario et de l’interprétation. Ce qui a plu à ce public c’est certainement l’ambiance. Celle de la ville de Tanger empreinte de la communauté espagnole qui s’y est implantée au travers des siècles. Presqu’une image de carte postale de cohabitation, de respect et de bienveillance entre communautés aux racines différentes. Bon pour l’image (somme toute méritée) du Maroc. Le spectateur averti repèrera quelques sujets sociétaux qui viennent titiller la morale et la bien-pensance du pays, assez conservateur, du moins de façade, sur le plan des mœurs. On a parfois vu des films marocains se débattre avec la censure pour pas grand-chose pour nous occidentaux mais beaucoup pour la population du cru. Les marocains n’ayant rien à envier côté valeurs religieuses (et leurs interdits notamment amoureux ou sexuels pour être plus cru) aux espagnols. Défaut, fréquent pour un film dit d’auteur(e), sa longueur – presque deux heures – alors qu’il n’y plus grand-chose à développer.
Hedi Tabka
Hedi Tabka

3 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mars 2026
Film plutôt touchant avec une histoire sympathique bien que prévisible.
Le rythme est par contre extrêmement lent avec des longueurs interminables sur de nombreuses scènes qui fait que l’on finit par pas mal s’ennuyer.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2026
Nouveau film de la réalisatrice marocaine Maryam Touzani, que l’on attendait forcément au tournant après le véritable chef-d’œuvre qu’était Le Bleu du caftan.


Et même si ce nouveau film est, lui aussi, très bien réalisé, écrit et interprété, il n’atteint malheureusement pas les hauteurs de son précédent. On y retrouve pourtant tout ce qui fait la patte de la réalisatrice : beaucoup de tact, de pudeur, de sensibilité, mais aussi une vraie touche d’humour. Les personnages sont peut être ici moins développés, j'ai eu un peu de mal à m'y attacher.


L’interprétation est magistrale, portée par une Carmen Maura comme toujours impressionnante, et une excellente Marta Etura. Elles donnent au film toute sa justesse et son émotion.


Au final, ça reste un film charmant, plein de douceur et de nostalgie. Mais je dois avouer en être ressorti légèrement déçu — sans doute parce que j’en attendais beaucoup trop après la merveille qu’était son film précédent.


Cela reste malgré tout une belle chronique sur la famille, la vieillesse, le désir, et surtout la preuve qu’il n’y a pas d’âge pour profiter de la vie jusqu’au bout.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2026
Maria Ángeles, une veuve de 79 ans que Maryam Touzani a choisie comme personnage principal de son nouveau film, fait partie de cette population espagnole de Tanger, elle y est née, elle est parfaitement intégrée, elle est en parfaite harmonie avec la population marocaine, elle prend énormément de plaisir à s’occuper de ses fleurs sur son balcon et à écouter des disques sur son vieil électrophone. Pour tout dire, il ne lui viendrait pas à l’idée de quitter son appartement de la rue Málaga ! Certes, elle se plaint de ne pas voir plus souvent ses petits enfants qui habitent à Madrid avec sa fille Clara, leur mère, une infirmière divorcée, mais, pour autant, il n’est pas question pour elle de passer de l’autre côté du détroit de Gilbraltar. Sauf que c’est ce qui risque fort de lui arriver lorsque Clara, qui ne supporte plus de payer un loyer pour se loger et qui est confrontée à un manque d’argent pour acheter un appartement proche de son lieu de travail, lui annonce qu’elle envisage de mettre en vente l’appartement de la rue Málaga. Elle en a parfaitement le droit, cet appartement étant à son nom. Sera-ce pour Maria Ángeles le départ vers Madrid ou bien l’emménagement dans une sorte d’EHPAD tangéroise pour ressortissants espagnols ? spoiler: Mais Maria Ángeles n’est pas née de la dernière pluie et cet épisode qui semblait partir pour s’apparenter à un véritable séisme dans la vie de Maria Ángeles va, au contraire, lui permettre de vivre une nouvelle jeunesse avec la naissance d’un nouvel amour avec Abslam, un antiquaire, malgré un très mauvais début de relation.
Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu aux Rencontres cinématographiques de Cannes.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2026
On sent dans ce film toute la tendresse de la réalisatrice Maryam Touzani pour cette vieille dame - lumineuse Carmen Maura - qui va bientôt être expulsée de son logement et surtout pour sa ville de Tanger dont elle s’attache à nous montrer la douceur de vivre et le cosmopolitisme aimable qui semble se rencontrer à chaque coin de rue.
L’histoire réjouira les personnes âgées, au moins celles qui répugnent à s’enfermer dans les maisons de retraite tristounettes où les jeux de société et la gymnastique adaptée meublent le temps qui peine à s’écouler en attendant la mort…
Les quelques touches humoristiques sont un contrepoint bienvenu pour le spectateur qui souffrirait d’un tempo un peu trop lent, voire parfois très ralenti, dans le déroulé du scénario. spoiler: La conclusion du film reste ouverte …
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2026
Maria Angeles, une Espagnole de 79ans mène une vie pleine de charme à Tanger rue de Malaga. Elle fait partie de cette population espagnole de Tanger, elle y est née, elle est parfaitement intégrée, elle est en parfaite harmonie avec la population marocaine, elle prend énormément de plaisir à s’occuper de ses fleurs sur son balcon et à écouter des disques sur son vieil électrophone. Pour tout dire, il ne lui viendrait pas à l’idée de quitter son appartement de la rue Málaga… ! Certes, elle se plaint de ne pas voir plus souvent ses petits enfants qui habitent à Madrid avec sa fille Clara, leur mère, une infirmière divorcée, mais, pour autant, il n’est pas question pour elle de passer de l’autre côté du détroit de Gibraltar… Et pourtant Clara, qui ne supporte plus de payer un loyer pour se loger et qui est confrontée à un manque d’argent pour acheter un appartement proche de son lieu de travail, lui annonce qu’elle envisage de mettre en vente l’appartement de la rue Málaga. Elle en a parfaitement le droit, cet appartement étant à son nom…Elle laisse à sa mère le choix entre la rejoindre à Madrid ou intégrer une maison de retraite réservée aux vieux espagnols de Tanger… Mais Maria Ángeles n’est pas née de la dernière pluie et cet épisode qui semblait partir pour s’apparenter à un véritable séisme dans la vie de Maria Ángeles va, au contraire, lui permettre de vivre une nouvelle jeunesse avec la naissance d’un nouvel amour avec Abslam, un antiquaire, malgré un très mauvais début de relation…La réalisatrice Maryam Touzani, elle-même née à Tanger dresse un portait généreux de cette quasi octogénaire … Maryam Touzani ne pouvait décemment rater le portrait haut en couleurs de cette vieille dame nostalgique que seul un bulldozer pourrait déloger, à moins que ce ne soit la volonté de son ingrate de fille…et son film devient une comédie irrésistible, emportée par le tempérament de l'immense Carmen Maura, et une œuvre d'une tendresse infinie pour toute cette communauté espagnole en harmonie avec la population marocaine…mais délaisse ostensiblement l’autre personnage principal du film, Clara. Le conflit légitime entre une mère et sa fille passe ainsi au second plan, s’effaçant derrière des séquences trop anecdotiques. Tant et si bien que la réalisatrice refuse jusqu’au bout de prendre parti, laissant au spectateur le soin d’écrire lui-même la fin de son histoire dans un dénouement trop indécis...
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2026
Le long-métrage de Maryam Touzani nous offre un dépaysement fort agréable qui nous sort un temps de l’habituel microcosme parisien auquel le cinéma français nous habitue tant. La réalisatrice nous offre une plongée dans les rues du centre-ville de Tanger et tout est là pour parfaire la carte postale touristique du lieu. On a le rendu visuel, l’ambiance sonore des rues commerçantes, l’appel du muezzin, et on aurait presque aussi les senteurs enivrantes des étals des marchés. La prestation impeccable de Carmen Maura est l’autre point fort du film. La comédienne, une des plus grandes actrices espagnoles de l’histoire, s’empare de ce rôle de mère abandonnée avec une vraie conviction. Elle est parfaitement crédible tout au long du récit et elle sait être parfois drôle mais s’avère surtout émouvante et pleine de sensibilité. On adhère à cent pour cent à son combat pour conserver son autonomie et on comprend totalement l’attachement au lieu dans lequel elle vit depuis si longtemps. Cet aspect du long-métrage, l’enracinement géographique, est l’idée forte du scénario. En la combinant avec les thématiques des relations mère-fille et de l’autonomie des personnes âgées, cela fait du scénario une très intéressante proposition offrant de multiples pistes de réflexions pour le spectateur. Par contre, les seconds rôles sont loin d’être convaincants. Aussi bien l’actrice qui incarne sa fille que l’acteur qui incarne l’antiquaire, ils réalisent des prestations assez ternes. Carmen Maura est donc bien seule à porter le film sur ses épaules et l’épilogue ne s’avère pas non plus des plus emballant.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2026
Alliant humour et tendresse, portée par une Carmen Maura , ex-égérie de Pedro Almodóvar , pleine de charme c'est là une très bonne Comédie de Maryam Touzani empreinte même d'espièglerie .
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2026
Myriam Touzani pour son troisième long métrage se plonge à nouveau dans la casbah de Tanger qui lui est si chère pour un film moins politique mais aussi moins enthousiasmant que le précédent ; l’excellent « Le bleu du caftan ». Là, c’est un feel good movie. Il a tout de même obtenu le Prix du Jury à la Mostra de Venise.
Au centre du film, l’excellente égérie d’Almodovar, Carmen Maura joue une octogénaire bien décidée à vivre ses dernières années comme elle l’entend et d’y prendre du plaisir, charnel compris. Et oui dans le cinéma actuel, la sexualité du 3ème âge a sa place. Sa fille veut la placer en EPHAD pour récupérer l’argent de la vente du grand appartement de Tanger pour l’achat d’un appartement à Madrid dans lequel elle logerait aussi sa mère. La mamie va jouer de beaucoup d’astuces et de persévérance pour regagner son appartement et reprendre sa vie d’avant en mieux. La photographie est superbe et chaleureuse avec ses teintes orangées et dorées. Les gens de sa rue sont tous d’une gentillesse sans égal et toutes les communautés vivent dans une harmonie parfaite. C’est un feel good movie, donc il est destiné à faire du bien, et il remplit sa part du contrat ; acceptons donc ce pitch simpliste. Mais on aurait aimé plus de matière, le conflit mère fille passe vite au second plan et ne devient qu’un prétexte narratif ; c’est bien dommage surtout pour arriver à une fin aussi désarçonnante par rapport au ton général du film. Le rythme aussi est bien mollasson ; le film ronronne et manque de caractère dans ses actions. Et beaucoup d’enjeux narratifs passent volontairement sous le tapis pour faire avancer l’intrigue.
L’intention est belle , le résultat peu convaincant ; on a du mal à croire que ce film est celui de la réalisatrice de l’excellent « Le bleu du caftan ».
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2026
Le nouveau film de la tangeroise Touzani est destiné aux vieux avec une vieille comme vedette! Apaisant, il ose parler de ce qui reste d'habitude caché voire tabou.
Oui, il s'agit d'une rencontre entre deux antiquités!
Évacuons d'emblée quelques bémols légers: un le scénario prend son temps, mais pourquoi pas se mettre au diapason d'une personne âgée, deux spoiler: le rachat des meubles n'est pas crédible compte tenu de ses ressources,
trois le personnage de la fille Clara aurait mérité plus de profondeur au niveau de la relation avec sa mère. Enfin les locaux sont tous sympas, pourtant le Maroc n'est pas le pays des bisounours.
En revanche le portrait rare d'une femme en fin de parcours, mais qui redémarre face à la pression d'un choix imposé est parfaitement bien campé. On ressent l'importance des objets et des souvenirs qui sont attachés à cet appartement, la réminiscence de certaines musiques ou tubes du passé.
Soudain arrive à l'impromptu la confrontation des générations, face à une fille brut de décoffrage, égoïste et moderne.
Toute l'humanité d'une communauté urbaine, multiculturelle et chaleureusement bonhomme, sa vie tranquille bascule brutalement et Carmen Saura est brillantissime tout au long du récit, passant de la joie de vivre simple au désespoir le plus profond.
Malgré tout, le comique est présent et le montage sait en jouer avec doigté: spoiler: Les confessions hilarantes auprès de sa soeur nonne! Ou le refus du coiffeur "obligatoire" dans la maison de retraites pour espagnols, ou les soirées tapas-matchs de foot à domicile!

Touzani filme l'intime, les scènes familiales, ou de vie quotidienne dans le quartier proche, il n'y a pas de grands espaces, à l'exception d'une virée pour récupérer un meuble avec l'antiquaire.
Du coté de Abslam, on devine le rapprochement à venir longtemps à l'avance, mais la fin reste ouverte spoiler: (les deux femmes pleurent la veille de la vente chez le notaire, que vont-elles décider?)
. A nous spectateurs de terminer une belle histoire d'amour à notre façon.
cinéma - mars 26
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2026
Rue Malaga, c'est le rouge des ongles qui se mêle aux pétales des fleurs,
La chaleur d’une larme qui court sur la joue,
L’empreinte lumineuse qui danse derrière les paupières lors d’un voyage en décapotable,
Mais aussi le craquement dans le sol des ramifications d’un arbre qu’on déracine.
Ou encore le crépitement d’un vinyle oublié.

Rue Malaga, c’est une pulsion de vie, tout simplement.
Auré
Auré

31 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2026
en ces temps de guerre, effectivement, ça fait du bien de voir ce bien vivre ensemble entre des communautés différentes. Le film est mignon, bien que rien de très transcendant non plus
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2026
En suivant un moment de vie d'une femme d'origine espagnole, âgée, qui vit à Tanger " rue Malaga" propose un hommage à la vie, aux relations humaines saines ( respectueuses, bienveillantes, honnêtes et réciproque ).

Après un début qui m'a donné la nausée face à un tel degré d'inhumanite légale, le scénario se tourne peu à peu vers le feelgood movie.

Prix du public ( Venise 2025 ), j' ai regretté qu'à la fois le comportement de la fille ne soit jamais expliqué, ni son revirement d'ailleurs.

Cette aporie scénaristique limite grandement sa portée et la réussite globale de " rue Malaga ". Ca reste à voir, en raison de toute la partie centrale du film, mais le début et la fin surtout me semblent vraiment trop faibles.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2026
je ne vais pas du tout vous raconter l'histoire !! promis !!

Il faut se laisser embarquer dès les premières minutes.
Quelques plans sur un marché animé de Tanger — des épices, des tissus, des mains qui s'affairent — et le film a déjà posé son décor avec une volupté rare.
La réalisatrice du Bleu du caftan retrouve cette esthétique de l'image qui est devenue sa marque de fabrique : une douceur du cadre qui n'exclut jamais la caméra colle au plus près des corps et des visages, beaux de toutes les traces du temps. Elle n'est jamais intrusive, toujours juste, évitant autant la carte postale exotique que la gravité pesante. La photographie baigne dans des teintes orangées et dorées qui enchantent l'œil et restituent Tanger dans toute son ambivalence de ville-monde, mélange de modernité et de passé, poreuse et lumineuse. Les silences y ont autant de poids que les dialogues, et la musique, discrète, accompagne l'ensemble sans jamais forcer l'émotion.
Ce qui saisit davantage, c'est la façon dont la réalisatrice filme la vieillesse. Sans condescendance, sans misérabilisme — mais avec une franchise presque subversive. Le corps vieillissant n'est pas effacé de l'écran : il est montré, célébré, désirant. Dans un paysage cinématographique qui préfère souvent ignorer les personnes âgées ou les réduire à des utilités narratives, ce regard-là relève d'un vrai parti pris.
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
Bien sûr Tanger n'est pas exactement ainsi. Bien sûr les personnes dans la vie réelle ne sont jamais aussi clairement du côté du bien ou du mal. Il n'empêche que l'essence de la magie du cinéma y est. Les âmes rabougries et alimentées de télé-réalité s'offusquerons de ce mon idéal. Mais je me suis laissé envouter.
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