C’est un bon film d’auteur au scénario bien élaboré. On suit l’histoire de cette formidable femme âgée qui fait de la résistance face à sa fille qui veut la placer en établissement. Mais elle ne l’entend pas ainsi va utiliser tous les subterfuges pour rester chez elle et se créer une nouvelle vie. Pour illustrer cette femme extraordinaire, il fallait tout le talent de Carmen MAURA qui interprète avec fougue et talent son rôle. La réalisatrice nous fait passer un bien agréable moment en sa compagnie. De plus, le film donne une réflexion intéressante sur la fin de vie des ainés.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 28/01/2026 au Cinéma Le Balzac à PARIS)
Rue Malaga est un film réussi, l’actrice principale impressionne par son jeu précis et habité, donnant une vraie profondeur à son personnage et tenant le film sur ses épaules avec beaucoup de maîtrise.
La fin ouverte pourra en revanche diviser. Si elle s’inscrit dans la continuité du ton du film, elle laisse un sentiment d’inachevé qui peut frustrer, surtout après l’implication émotionnelle construite tout au long du récit. Une réserve peut-être personnelle, mais compréhensible. Malgré cela, Rue Malaga reste un film sensible et marquant.
J’ai eu la chance d’être à la clôture du festival du film de Royan où était projeter en clôture, ce magnifique film que je conseille à tout le monde. Émotionnellement touchant extrêmement bien écrit extrêmement bien tourné, Carmen Maura porte le film. de très belles images de tanger Il me touchant deux mondes différents s’affrontent 
À Tanger, ville cosmopolite s'il en est, la communauté espagnole, arrivée en grande partie dans les années 30, s'est installée durablement dans la ville. L'héroïne de Rue Málaga est une descendante, qui a toujours vécu à Tanger et qui ne se verrait pas mourir ailleurs, même si l'espagnol est sa langue natale. Mais sa fille, qui vit à Madrid, a l'intention de vendre sa maison, malgré l'opposition farouche de sa mère. Maryam Touzani, dont les films font toujours preuve de sensibilité, de finesse et d'humour (Adam, Le bleu du caftan) et qui est elle-même native de Tanger, ne pouvait décemment rater le portrait haut en couleurs de cette vieille dame nostalgique que seul un bulldozer pourrait déloger, à moins que ce ne soit la volonté de son ingrate de fille. Le film débute de manière plutôt sobre, mais devient assez vite flamboyant, dès lors que les situations s'enchaînent et que son personnage principal montre sa détermination et son appétit de vivre et de profiter de tous les plaisirs de l'existence, malgré son âge avancé. Et Rue Málaga de devenir une comédie irrésistible, emportée par le tempérament de l'immense Carmen Maura, et une œuvre d'une tendresse infinie pour toute cette communauté espagnole en harmonie avec la population marocaine. Petit bijou d'écriture, le film n'a peut-être contre lui qu'un dénouement trop indécis.