Rue Málaga
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176 critiques spectateurs

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Jmartine
Jmartine

203 abonnés 754 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2026
Maria Angeles, une Espagnole de 79ans mène une vie pleine de charme à Tanger rue de Malaga. Elle fait partie de cette population espagnole de Tanger, elle y est née, elle est parfaitement intégrée, elle est en parfaite harmonie avec la population marocaine, elle prend énormément de plaisir à s’occuper de ses fleurs sur son balcon et à écouter des disques sur son vieil électrophone. Pour tout dire, il ne lui viendrait pas à l’idée de quitter son appartement de la rue Málaga… ! Certes, elle se plaint de ne pas voir plus souvent ses petits enfants qui habitent à Madrid avec sa fille Clara, leur mère, une infirmière divorcée, mais, pour autant, il n’est pas question pour elle de passer de l’autre côté du détroit de Gibraltar… Et pourtant Clara, qui ne supporte plus de payer un loyer pour se loger et qui est confrontée à un manque d’argent pour acheter un appartement proche de son lieu de travail, lui annonce qu’elle envisage de mettre en vente l’appartement de la rue Málaga. Elle en a parfaitement le droit, cet appartement étant à son nom…Elle laisse à sa mère le choix entre la rejoindre à Madrid ou intégrer une maison de retraite réservée aux vieux espagnols de Tanger… Mais Maria Ángeles n’est pas née de la dernière pluie et cet épisode qui semblait partir pour s’apparenter à un véritable séisme dans la vie de Maria Ángeles va, au contraire, lui permettre de vivre une nouvelle jeunesse avec la naissance d’un nouvel amour avec Abslam, un antiquaire, malgré un très mauvais début de relation…La réalisatrice Maryam Touzani, elle-même née à Tanger dresse un portait généreux de cette quasi octogénaire … Maryam Touzani ne pouvait décemment rater le portrait haut en couleurs de cette vieille dame nostalgique que seul un bulldozer pourrait déloger, à moins que ce ne soit la volonté de son ingrate de fille…et son film devient une comédie irrésistible, emportée par le tempérament de l'immense Carmen Maura, et une œuvre d'une tendresse infinie pour toute cette communauté espagnole en harmonie avec la population marocaine…mais délaisse ostensiblement l’autre personnage principal du film, Clara. Le conflit légitime entre une mère et sa fille passe ainsi au second plan, s’effaçant derrière des séquences trop anecdotiques. Tant et si bien que la réalisatrice refuse jusqu’au bout de prendre parti, laissant au spectateur le soin d’écrire lui-même la fin de son histoire dans un dénouement trop indécis...
tuco-ramirez
tuco-ramirez

169 abonnés 1 797 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2026
Myriam Touzani pour son troisième long métrage se plonge à nouveau dans la casbah de Tanger qui lui est si chère pour un film moins politique mais aussi moins enthousiasmant que le précédent ; l’excellent « Le bleu du caftan ». Là, c’est un feel good movie. Il a tout de même obtenu le Prix du Jury à la Mostra de Venise.
Au centre du film, l’excellente égérie d’Almodovar, Carmen Maura joue une octogénaire bien décidée à vivre ses dernières années comme elle l’entend et d’y prendre du plaisir, charnel compris. Et oui dans le cinéma actuel, la sexualité du 3ème âge a sa place. Sa fille veut la placer en EPHAD pour récupérer l’argent de la vente du grand appartement de Tanger pour l’achat d’un appartement à Madrid dans lequel elle logerait aussi sa mère. La mamie va jouer de beaucoup d’astuces et de persévérance pour regagner son appartement et reprendre sa vie d’avant en mieux. La photographie est superbe et chaleureuse avec ses teintes orangées et dorées. Les gens de sa rue sont tous d’une gentillesse sans égal et toutes les communautés vivent dans une harmonie parfaite. C’est un feel good movie, donc il est destiné à faire du bien, et il remplit sa part du contrat ; acceptons donc ce pitch simpliste. Mais on aurait aimé plus de matière, le conflit mère fille passe vite au second plan et ne devient qu’un prétexte narratif ; c’est bien dommage surtout pour arriver à une fin aussi désarçonnante par rapport au ton général du film. Le rythme aussi est bien mollasson ; le film ronronne et manque de caractère dans ses actions. Et beaucoup d’enjeux narratifs passent volontairement sous le tapis pour faire avancer l’intrigue.
L’intention est belle , le résultat peu convaincant ; on a du mal à croire que ce film est celui de la réalisatrice de l’excellent « Le bleu du caftan ».
Bodou11
Bodou11

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2026
Avé MARIA ,
cette si belle personne vivante, aimante et pleine d'avenir nous transporte dans son quotidien modeste fait de petits rien au sein d'un " TANGER " plein de joies et de saveur qui en fait des petits touts ...mais comme un bonheur ne vit jamais seul la fille de notre désormais maria avec laquelle nous évoluons se retrouve confrontée ,devrais je dire dévastée par le fait que celle -ci décide de vendre son petit espace de vie qu'elle aime tant...l'amour est sans doute une arme redoutable
et c'est avec ce vecteur qu'elle défendra ce qui compose cette personnalité séduisante et pleine de vie..
Shawn Atreides
Shawn Atreides

37 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2026
Rue Malaga, c'est le rouge des ongles qui se mêle aux pétales des fleurs,
La chaleur d’une larme qui court sur la joue,
L’empreinte lumineuse qui danse derrière les paupières lors d’un voyage en décapotable,
Mais aussi le craquement dans le sol des ramifications d’un arbre qu’on déracine.
Ou encore le crépitement d’un vinyle oublié.

Rue Malaga, c’est une pulsion de vie, tout simplement.
Hedi Tabka
Hedi Tabka

4 abonnés 102 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mars 2026
Film plutôt touchant avec une histoire sympathique bien que prévisible.
Le rythme est par contre extrêmement lent avec des longueurs interminables sur de nombreuses scènes qui fait que l’on finit par pas mal s’ennuyer.
amafu
amafu

10 abonnés 187 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2026
Un bon film teinté d'exotisme (que tout le monde n'apprécie pas, mais moi j'ai aimé) qui montre une dame âgée, Maria Angeles, née à Tanger et bien décidée à y rester jusqu'à sa mort. Mais sa fille, qui débarque chez elle alors qu'elle donnait rarement signe de vie, a décidé de vendre l'appartement où sa mère vit et lui propose deux solutions, soit aller vivre à Madrid avec elle et ses petits-enfants, soit la maison de retraite. Maria Angeles devant l'insistance de sa fille finit par céder et se retrouve placée "chez les vieux" comme elle dit. Mais ne supportant pas la vie à la maison de retraite, en sort (en signant une décharge) et revient sans que sa fille soit tenue au courant dans l'appartement qui est pourtant bel et bien mis en vente. Bon, pas mal de situations manquent de crédibilité, mais ce n'est pas très grave, car on suit Maria Angeles quand elle rachète peu à peu ses meubles (quelques longueurs tout de même là), et qu'elle finit par retrouver l'amour... Le personnage de la fille est peut-être montré de façon un peu simpliste, car elle aussi se débat dans des problèmes financiers. Et la fin spoiler: qui est ouverte (la fille va-t'elle renoncer à vendre ? Maria Angeles va t'elle s'incliner ? Va t'elle rejoindre son amant et vivre avec lui ? On ne sait pas.
Carmen Maura est magnifique, excellente dans ce rôle.
Eleni
Eleni

20 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2026
Le récit prend d'abord le temps de nous installer dans l'ambiance arabo-andalouse propre à Tanger. Puis l'histoire de cette très belle vieille dame nous emporte. Sa détermination est à la fois douce et sans faille. Elle ne lutte pas frontalement pour sa dignité, mais trace tranquillement son chemin, jusqu'à la redécouverte d'une vibrante sensualité.
Comme tous les films de Maryam Touzani, Rue Malaga est magnifiquement filmé, sans aucun effet de manche, avec une immense délicatesse. Cette réalisatrice a l'art de dire des choses profondes, voire graves, "l'air de rien" au travers d'un quotidien intime et simple.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 654 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2026
La vieille dame pas si indigne que ça

Personne n’a oublié Le Bleu du caftan, une vraie merveille qui confirmait le grand talent de la marocaine Maryam Touzani. Même si elle ne fait pas aussi fort qu’en 2023, ces 117 minutes sont un magnifique moment de grâce qui ont reçu le Prix Orizzonti du meilleur film à la Mostra de Venise. Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l'a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d'une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir. Que la vieillesse peut être belle, comme nous le dit cette comédie dramatique à travers son personnage centrale incarnée – et comment ! -, par l’extraordinaire Carmen Maura.
Pour son 3ème long-métrage, la cinéaste marocaine abandonne la langue arabe pour l’espagnol. Il faut dire que c’est la première fois qu’elle pose sa caméra dans sa ville natale, à Tanger, où est implantée depuis les années 30 une forte communauté espagnole. Tendresse, humour, délicatesse et audace - pour montrer la sexualité du 4ème âge -, accompagnent son personnage de femme rebelle jusqu’à une fin ouverte extrêmement bien venue. Un portrait haut en couleurs d’une vieille dame aussi nostalgique que déterminée. Certes, le film débute de manière plutôt sobre, mais devient très vite flamboyant, dès lors que les situations s'enchaînent et que sa Maria révèle sa détermination, son appétit de vivre et de profiter de tous les plaisirs de l'existence. Comme dans ces deux films précédents, la cinéaste fait preuve de délicatesse, de pudeur et de sensibilité pour traiter un sujet qui pourrait aisément virer au malaise ou au scabreux. Une belle réussite et une actrice +++
Carmen Maura, qui a l’âge du rôle, est une immense comédienne, considérée comme une des égéries de Pedro Almodovar, depuis 1986 et La loi du désir. Elle éclabousse encore ce film de tout son talent avec cette présence chaleureuse qui n’appartient qu’à elle. Marta Etura, Ahmed Boulane ou Maria Alfonsa Rosso sont d’excellents comparses de jeu. Un film qui vous enveloppe comme la lumière de Tanger : c’est chaud, c’est beau, et ça fait un bien fou.
Raclarive
Raclarive

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2026
Très beau film plein d’émotion et de délicatesse . La fin se prête à plusieurs interprétations…
De belles images
NardoBordo
NardoBordo

18 abonnés 204 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2026
Maria vit, pleinement sa vie, rue Malaga à Tanger. Sa fille vit à Madrid et décide de vendre la maison familiale, Maria se battra à sa mesure, avec compromission... Très beau film, l'atmosphère orientale-andalouse donne un ton particulier à la photographie odorante des épices ! La joie de vivre, ensemble, dans cette rue où tout le monde se connait depuis toujours. La confidente, Josepha, entendra la rancoeur. Naîtra une belle histoire d'amour authentique inattendue avec Abslam. Kif ! Kif !
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 909 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2026
Le nouveau film de la tangeroise Touzani est destiné aux vieux avec une vieille comme vedette! Apaisant, il ose parler de ce qui reste d'habitude caché voire tabou.
Oui, il s'agit d'une rencontre entre deux antiquités!
Évacuons d'emblée quelques bémols légers: un le scénario prend son temps, mais pourquoi pas se mettre au diapason d'une personne âgée, deux spoiler: le rachat des meubles n'est pas crédible compte tenu de ses ressources,
trois le personnage de la fille Clara aurait mérité plus de profondeur au niveau de la relation avec sa mère. Enfin les locaux sont tous sympas, pourtant le Maroc n'est pas le pays des bisounours.
En revanche le portrait rare d'une femme en fin de parcours, mais qui redémarre face à la pression d'un choix imposé est parfaitement bien campé. On ressent l'importance des objets et des souvenirs qui sont attachés à cet appartement, la réminiscence de certaines musiques ou tubes du passé.
Soudain arrive à l'impromptu la confrontation des générations, face à une fille brut de décoffrage, égoïste et moderne.
Toute l'humanité d'une communauté urbaine, multiculturelle et chaleureusement bonhomme, sa vie tranquille bascule brutalement et Carmen Saura est brillantissime tout au long du récit, passant de la joie de vivre simple au désespoir le plus profond.
Malgré tout, le comique est présent et le montage sait en jouer avec doigté: spoiler: Les confessions hilarantes auprès de sa soeur nonne! Ou le refus du coiffeur "obligatoire" dans la maison de retraites pour espagnols, ou les soirées tapas-matchs de foot à domicile!

Touzani filme l'intime, les scènes familiales, ou de vie quotidienne dans le quartier proche, il n'y a pas de grands espaces, à l'exception d'une virée pour récupérer un meuble avec l'antiquaire.
Du coté de Abslam, on devine le rapprochement à venir longtemps à l'avance, mais la fin reste ouverte spoiler: (les deux femmes pleurent la veille de la vente chez le notaire, que vont-elles décider?)
. A nous spectateurs de terminer une belle histoire d'amour à notre façon.
cinéma - mars 26
pvh
pvh

65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2026
Un très beau film sur la vieillesse, les relations intergénérationnelles, la vie de quartier, les relations mère-fille, l’amour, la mort aussi. L’actrice principale est poignante, tres juste, magnifique interprétation. Quelques longueurs, mais un scénario finement construit. D’exquises pointes d’humour, qui permettent au film de ne pas verser dans le drama. Ca m’a remuée, et ça fait du bien !
selenie

7 484 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2026
Une espagnole de Tanger, qui n'a connu que Tanger, se voit contrainte par sa fille de quitter la seule maison qu'elle n'a jamais connu. Sur le coup, aussi soudainement évidemment on a envie de crier avec elle la douleur de partir ainsi, aussi brusquement. Puis finalement, à y regarder de plus près, la "mauvaise" fille a des arguments tout aussi compréhensible, voir même bien plus pragmatique et nécessaire, la dimension vitale se place bel et bien du côté de la fille. Et pourtant on sent que la cinéaste se tire un peu une balle dans le pied tant elle fait en sorte que la mère soit la plus tendre et émouvante. Pour la maison, clairement la fille Clara/Etura est un peu vite condamnée en mode fille ingrate alors que le film aurait pu être plus riche et moins radicale dans le rapport de force, on constate que Maria ne fait aucun effort de compréhension envers ce que vit sa fille. Pour le côté romance, le film est d'un tendresse et d'une subtilité idéale, avec une dose de fantaisie bienvenue pour rappeler qu'on peut aimer à tout âge. Le tout ne manque pas de charme et d'émotion, mais il manque un peu de conviction, en témoigne d'ailleurs une fin ouverte qui manque de courage, contrairement à son héroïne paradoxalement. Une chronique très réussie donc, un peu trop monocorde sans doute mais agréable et qui pousse forcément à la réflexion.
Site : Selenie
Soizic Audrin
Soizic Audrin

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2026
Film très sensible, profond. Superbement joué. Avec des prises de vue magnifiques. Carmen Maura remarquable et très touchante.
Ici la vieillesse est tout sauf un naufrage, mais un hymne à la vie. La force de caractère de cette femme force l'admiration. Et son aptitude au bonheur. Cela interroge sur l'égocentrisme de la fille de Maria, qui ne veut pas voir la réalité de sa mère. Elle semble morte tandis que sa mère incarne la vie tout comme Tanger, animée et bigarrée. Forte de son histoire.
Ce film aurait pu s'intituler Le regard de Maria, tant le regard de Carmen Maura est expressif. Elle est bouleversante. J'ai adoré ce film, son ambiance aussi.
À voir absolument.
vidalger

384 abonnés 1 315 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2026
On sent dans ce film toute la tendresse de la réalisatrice Maryam Touzani pour cette vieille dame - lumineuse Carmen Maura - qui va bientôt être expulsée de son logement et surtout pour sa ville de Tanger dont elle s’attache à nous montrer la douceur de vivre et le cosmopolitisme aimable qui semble se rencontrer à chaque coin de rue.
L’histoire réjouira les personnes âgées, au moins celles qui répugnent à s’enfermer dans les maisons de retraite tristounettes où les jeux de société et la gymnastique adaptée meublent le temps qui peine à s’écouler en attendant la mort…
Les quelques touches humoristiques sont un contrepoint bienvenu pour le spectateur qui souffrirait d’un tempo un peu trop lent, voire parfois très ralenti, dans le déroulé du scénario. spoiler: La conclusion du film reste ouverte …
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