Rue Málaga
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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 590 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2026
Ai vu « Rue Malaga » de Maryam Touzani réalisatrice marocaine dont le précédent film était « Le bleu du caftan ». Il faut le dire tout de suite « Rue Malaga » n’est pas un grand film, trop de facilités de scénario et de longueurs. Mais quel plaisir de retrouver l’immense Carmen Maura qui vampirise la caméra et qui est de tous les plans de ce film lumineux dans tous les sens du terme. De ses 80 ans elle irradie l’écran avec son sourire, ses yeux si expressifs, ses rides magnifiques, ses « fleurs de cimetières » et son énergie inaltérable. Pour qui aime, comme moi, cette actrice espagnole si atypique il faut aller voir ce film à la gloire de la vieillesse et de ses charmes. Maria Angeles (Carmen Maura) vit seule à Tanger, où elle est née. Sa fille, Clara (Marta Etura) est infirmière et vit à Madrid. En plein divorce, elle a besoin de vendre l’appartement dans lequel vit sa mère pour subvenir à ses besoins. Maria Angeles est une femme de tête et de coeur et il lui est impossible de se séparer de l’appartement qui l’a vu naitre. Elle mettra tout en oeuvre pour rester indépendante. « Rue Malaga » est en trois parties bien distinctes, un drame familial, une comédie et une romance comme s’il s’agissait un peu de trois films différents. On sent que la réalisatrice est en admiration devant sa comédienne et a eu du mal à faire des choix, à couper, à resserrer l’action. La photographie de Virginie Surdej est somptueuse et met en valeur la ville de Tanger, l’appartement d’un autre temps et surtout les corps vieillis des comédiens. Le résultat est charmant, attachant, attendrissant avec de très beaux moments comiques quand spoiler:
Maria Angeles raconte ses déboires à sa soeur qui est une none qui a fait voeux de silence spoiler:
et d’autres de tendresse lors de très belles scènes d’amour, presque uniques au cinéma, d’un couple octogénaire. Il faut louer la prestation d’Ahmed Boulane. Maria Angeles n’est pas très loin des nombreux personnages que Carmen Maura a interprétée pour Pedro Almodovar, et c’est aussi ce qui fait tout le sel de ce film pour ceux qui connaissent bien sa filmographie, soit un mélange délicat de désespoir, de solitude, d’affranchissement, d’impertinence, de joie et de vitalité.
Auré
Auré

32 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2026
en ces temps de guerre, effectivement, ça fait du bien de voir ce bien vivre ensemble entre des communautés différentes. Le film est mignon, bien que rien de très transcendant non plus
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mars 2026
Prix du public au Festival de Venise, c’est normalement une valeur sûre. Quoique rien d’extraordinaire sur plan du scénario et de l’interprétation. Ce qui a plu à ce public c’est certainement l’ambiance. Celle de la ville de Tanger empreinte de la communauté espagnole qui s’y est implantée au travers des siècles. Presqu’une image de carte postale de cohabitation, de respect et de bienveillance entre communautés aux racines différentes. Bon pour l’image (somme toute méritée) du Maroc. Le spectateur averti repèrera quelques sujets sociétaux qui viennent titiller la morale et la bien-pensance du pays, assez conservateur, du moins de façade, sur le plan des mœurs. On a parfois vu des films marocains se débattre avec la censure pour pas grand-chose pour nous occidentaux mais beaucoup pour la population du cru. Les marocains n’ayant rien à envier côté valeurs religieuses (et leurs interdits notamment amoureux ou sexuels pour être plus cru) aux espagnols. Défaut, fréquent pour un film dit d’auteur(e), sa longueur – presque deux heures – alors qu’il n’y plus grand-chose à développer.
Brigitte S
Brigitte S

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2026
Ce film est un bijou , la malice et l'énergie vitale dont fait preuve Maria Angeles ( Carmen Maura sublime) est réjouissante, ce film est une ode à la vie et casse les idées reçues sur la vieillesse. On en sort le sourire aux lèvres et le pas léger.
Pascal Monti
Pascal Monti

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2026
J’a vraiment beaucoup aimé cette évasion pendant 2 heures à Tanger avec cette belle histoire vraiment. Étonne mais heureux de voir le cinéma complet en ce dimanche après midi
Natissy
Natissy

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2026
Comédie dramatique. Tanger une dame âgée attachée à sa vie à ses traditions, une fille peu scrupuleuse, un hymne à la vie, à l'amour. Malgré les obstacles. Un très beau film
NathalieTbct
NathalieTbct

12 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2026
j'irai bien vivre dans le Tanger de Maria Angeles ! Je comprends qu'elle refuse de venir vivre à Madrid avec sa fille. D'autant plus que cette fille est un veritable éteignoir, quand sa mère est un généreux soleil. Tout n'est pas parfait dans ce film mais il est bienfaisant, il rappelle que le bonheur, la joie de vivre et l'amour n'ont pas d'âge, que chacune a le droit de disposer d'elle-même, quelque soit son âge. Vivifiant, drôle et doux.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2026
Si on retrouve la délicatesse et le soucis du détail du Bleu du Caftan, Rue Malaga s'avère moins subtil, moins intime bien que plus voyeur.
Il n'en reste pas moins que la balade (et les histoires à la Guédiguian) dans les rues de Tanger en compagnie de la sémillante Carmen Maura reste bien agréable.
ynnkel
ynnkel

11 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mars 2026
image laide pas de direction d’acteur exotisme de pacotille plagiats honteux, beurk ! cette realisatrice devrait être interdite, le bleu du caftan avait les mêmes tares
Kate34500
Kate34500

20 abonnés 108 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2026
Un très joli film tout en finesse où mélancolie et humour se partagent au gré des émotions. L'actrice au jeu subtil tient le film avec beaucoup de classe. Ici la vieillesse est sublimée ce qui devient rare au cinéma. On peut noter quelques longueurs ou silences mais qui sont, de mon point de vue, utiles au déroulement. J'ai appris qu'une communauté espagnole vivait encore à Tanger tout en étant plus petite et moins visible que durant le XXe siècle...
pasmaldutout
pasmaldutout

55 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2026
je ne vais pas du tout vous raconter l'histoire !! promis !!

Il faut se laisser embarquer dès les premières minutes.
Quelques plans sur un marché animé de Tanger — des épices, des tissus, des mains qui s'affairent — et le film a déjà posé son décor avec une volupté rare.
La réalisatrice du Bleu du caftan retrouve cette esthétique de l'image qui est devenue sa marque de fabrique : une douceur du cadre qui n'exclut jamais la caméra colle au plus près des corps et des visages, beaux de toutes les traces du temps. Elle n'est jamais intrusive, toujours juste, évitant autant la carte postale exotique que la gravité pesante. La photographie baigne dans des teintes orangées et dorées qui enchantent l'œil et restituent Tanger dans toute son ambivalence de ville-monde, mélange de modernité et de passé, poreuse et lumineuse. Les silences y ont autant de poids que les dialogues, et la musique, discrète, accompagne l'ensemble sans jamais forcer l'émotion.
Ce qui saisit davantage, c'est la façon dont la réalisatrice filme la vieillesse. Sans condescendance, sans misérabilisme — mais avec une franchise presque subversive. Le corps vieillissant n'est pas effacé de l'écran : il est montré, célébré, désirant. Dans un paysage cinématographique qui préfère souvent ignorer les personnes âgées ou les réduire à des utilités narratives, ce regard-là relève d'un vrai parti pris.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2026
De Maryam Touzani (2026) .
Titre original Calle Málaga .
Un film positif qui fait chaud au cœur . Une comédie dramatique qui place la vieillesse au premier plan mais pour la célébrer et lui rendre la force et la beauté que trop souvent le regard de la société lui refuse . Ici pas de négativisme . À une époque où le jeunisme aimerait cacher une partie de la population au seul titre de son âge voire de son inutilité économique , le film est plus qu'un hommage , il est un message qu'il y a de la force , de la beauté dans le grand âge . D'ailleurs à ce titre le film montre la nudité avec une délicatesse rarement vue dans le cinéma . Il y a l'histoire tout d'abord qui traite de l'éloignement familial où après une longue absence , une mère et une fille vont se retrouver mais pour des raisons inavouables . Le film traite donc de l'éloignement et aussi du déracinement que l'on veut faire subir à une vielle dame . De nombreux rebondissements, Une histoire faite de trouvailles , de débrouilles qui vont raviver le gout de vivre à cette vieille dame . Car le fond du film réside dans ce qui est souvent un drame voire l'antichambre de la mort, celui de placer les personnes âgées dans des hospices alors qu'elles pourraient et voudraient rester dans leur environnement rempli de souvenirs et de repaires . Le film est porté admirablement par la grande actrice qu'est Carmen Maura .
Un film puissant, réconfortant plein de vie et d'humour . Avec des scènes particulièrement cocasse et drôles .
A noter la prestation de Ahmed Boulane .
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2026
On regarde le synopsis et on se dit : ça doit être un film qui ne juge pas, mais qui laisse un goût de cendres : celui d'une époque où l'on liquide ses parents pour acheter sa liberté.

Eh bien ce n'est pas le cas.

Ne vous fiez pas non plus à sa surface de comédie solaire. Si Rue Malaga enchante par sa peinture vibrante de la vie marocaine — cette "contagion" de bonne humeur qui parcourt les rues — le cœur du récit est d'une acidité rare. C’est le duel entre une mère qui s'accroche à ses racines et une fille qui ne voit en elle qu'une somme à gagner. Le film s'arme également d'un humour piquant et, surtout, un sens du détail remarquable. On saluera la présence d'une religieuse ayant fait vœu de silence, dont le mutisme spoiler: — enfin respecté au cinéma ! —
devient le miroir des non-dits familiaux. Un film juste, qui parle aux aînés sans les traiter comme des reliques.
marie.007
marie.007

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2026
Bravo et merci! Enfin un regard sur la vieillesse, plein de vie, de force, de tendresse, d’audace… on est loin de l’exclusion, du déni, de la condescendance…
Un bijou!
Patriciadesmetdenaeyer
Patriciadesmetdenaeyer

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2026
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film intimiste.
La volonté d'une dame âgée qui arrive avec beaucoup de tact,de tendresse a rester chez elle malgré l'égoïsme de sa fille qui cherche a l'expulser de sa maison.
A n'importe quel âge on peut tisser des liens et pas nécessairement avec sa famille.
Beaucoup d'intelligence,de finesse et de compréhension. Bravo! Patricia
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