Rue Málaga a tout d’abord été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 de la Mostra de Venise. Par la suite, il a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux parmi lesquels ceux de Toronto, Zurich, Vancouver, Bangkok, Mar del Plata ou encore Marrakech.
Il s’agit du troisième long-métrage de la comédienne et réalisatrice Maryam Touzani après Adam (2019) et Le Bleu du caftan (2022).
Contrairement à ses deux premiers longs-métrages qui avaient été tournés en arabe, Rue Málaga a, quant à lui, été tourné en espagnol.
Même s’il n’a finalement pas été retenu dans la liste finale, Rue Málaga avait été choisi pour représenter le Maroc dans la catégorie du "Meilleur long-métrage international" lors de l’édition 2026 des Oscars.
Le réalisateur Nabil Ayouch, par ailleurs époux de Maryam Touzani, co-signe le scénario de Rue Málaga et produit le film. Il avait déjà produit ses deux précédents longs-métrages. Quant à Maryam Touzani, elle a travaillé aux côtés de son mari en tant que scénariste sur trois de ses films : Razzia (2017), Haut et fort (2021) et Everybody Loves Touda (2024). En outre, elle a également tenu, en tant qu’actrice, l’un des premiers rôles de Razzia.
C’est la première fois que la réalisatrice pose sa caméra dans sa ville natale, à Tanger. Ses précédents films ont été tournés dans d’autres villes du Maroc comme Casablanca qui sert de toile de fond à Adam (2019) ou Salé pour Le Bleu du caftan (2022).
Rue Málaga est né à la suite d’un épisode douloureux dans la vie de la réalisatrice. En effet, en février 2023, sa mère est décédée brusquement, juste avant la sortie du Bleu du caftan. Sans s’en rendre compte, Maryam Touzani s’est mise à dialoguer avec elle dans sa tête, en espagnol, car c’était la langue qui liait les deux femmes au quotidien. C’est donc pour cela que le film a été tourné en espagnol. D’ailleurs, le personnage qu’interprète Carmen Maura est très inspiré de Juana, la grand-mère andalouse de la cinéaste.
Le titre du film fait référence à la voie dans laquelle se trouvait l’appartement de la grand-mère de la cinéaste, là où sa mère a grandi. Cependant, le long-métrage n’a pas été tourné dans cette artère de Tanger mais dans une autre rue, la rue d’Italie.