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Pôpô passion ciné
32 abonnés
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3,5
Publiée le 6 mars 2026
C'est un film espagnol classique sur la forme mais original sur le fond ! Je n'avais jamais vu au cinéma le thème d'une jeune fille qui trouve sa voie en voulant devenir soeur dans un couvent.
On suit son évolution spirituelle du rejet de sa famille jusqu'à son acceptation.
J'ai été frappé par la quiétude et la sérénité de cette jeune fille, ancrée dans la foi sans en faire l'apologie. Même si je ne partage pas ses convictions, j'ai aimé la douceur qui émanait d'elle et la certitude de son choix. Ce qui est intéressant c'est le tiraillement tranchant de sa famille entre son père qui adhère totalement à la volonté de sa fille et sa tante qui rejette profondément cette vocation. Je me suis même demandée si elle n'avait pas subie des violences de la part d'un membre de l'église tellement son rejet et ses peurs étaient puissantes.
Au final, ce film est simple dans son traitement mais il a le mérite de proposer une histoire singulière.
Même s'il n'apporte pas de réponse, il laisse la voie ouverte sur la question de la foi et sur le fait qu'il n'y a pas d'âge pour décider de la direction que doit prendre sa vie.
Le sujet du film n'est pas Dieu, mais le "cercle". En enfermant son héroïne dans une nasse de projections familiales et sociales, Alauda Ruiz de Azúa dresse le portrait d'une dépossession. La réussite du scénario tient dans cette ambiguïté permanente : la jeune fille entre-t-elle au couvent par appel mystique ou pour échapper au bruit des projections extérieures ? Le personnage de la tante, sous couvert d’une sororité complice, s’avère être le prédateur le plus redoutable, incarne cette toxicité de la proximité. Un film d'une précision chirurgicale qui refuse la catharsis facile.
Un film d'une grande justesse de jeu, empli d'émotions authentiques. Un film qui bouscule nos certitudes et donne du sens au don d'Amour. A voir, vous ne décrochez pas !
J’ai vu le film ce matin aux halles ! Une pépite ! Les Dimanches aborde frontalement un sujet rare au cinéma : la vocation religieuse d’une adolescente et le séisme intime que cela provoque dans une famille contemporaine. Le film ne tranche jamais entre foi et scepticisme ; il observe les tensions, l’incompréhension et l’amour qui persistent malgré tout. Plus qu’un film sur la religion, c’est une réflexion fine sur la liberté individuelle face aux attentes familial.
Film choc sur le choix d'une ado de venir bonne soeur. Mais pas que : son choix (révélé tout à la fin du film) impacte également sa famille qui se disloque au fur et à mesure que les vrais traits de caractère se dévoilent. Le suspens monte crescendo et fait froid dans le dos.
Magnifique. Superbe interprétation, mise en scène sobre et profonde, d'une grande intelligence et finesse. Le sujet est très rarement évoqué au cinéma : la vocation religieuse, l'appel et le conflit familial qui l'engendre bien souvent. La réalisatrice Basque réussit l'exploit de ne prendre parti ni pour un camp ni dans l'autre mais fait preuve de grand respect quant au choix de son héroïne et surtout de nous captiver tout le long du film. Chef d'œuvre.
Un film tout simplement époustouflant, la performance des comédiens est dingue, l'émotion qui sans dégage laisse sans voix. Le propos du film est parfaitement mesuré, l'écriture d'une intelligence rare, c'est un film à voir en famille sans aucun doute !
A Bilbao, de nos jours, une lycéenne de 17 ans, orpheline jeune de sa mère, délaissée par son père remarié, se croit élue de Dieu pour entrer en couvent et devenir religieuse. Sa tante, dont elle est proche, craint que ce choix ruine sa vie et tente de l’en dissuader. Le film nous fait toucher de façon subtile la question du mystère de la foi. Pourquoi certaines personnes se sentent élues de Dieu et d’autres pas du tout ? Comment les situations de vie peuvent-elles influencer ces choix : être orpheline, se sentir délaissée, ne pas trouver sa place dans son milieu, être écœurée par l’attitude de ses proches ou au contraire se sentir bienvenue et comprise dans une communauté religieuse, calme, à l’abri du bruit. Fins et subtils sont aussi la mise en scène, les dialogues, le jeu des acteurs, les silences, les tensions, le rôle de la musique. On retrouve bien la patte de la fascinante série « Querer » de la même réalisatrice. Un film fin et fort.
Beau film espagnol sur un sujet qui est peu traité à l'écran : les vocations religieuses. Les dialogues sont bien écrits, chaque personnage est assez fouillé, notamment la tante qui essaie véritablement de comprendre les motivations de sa nièce de 17 ans de ne pas vivre les expériences d'une jeunesse normale. De belles scènes de chorale.
Cette histoire filmée dans une quasi obscurité continuelle, est réservé e uniqu ement aux personnes intéressées par le sujet. Il n'y a rie d'autre à en espérer. Bref ça dégage un ennui... Vive Bresson!!
En lisant le pitch de ce film qui a raflé beaucoup de prix aux Goyas (Césars espagnol), je pensais aller voir un énième film sur le renouveau de la spiritualité en Occident. Ce n'est pas du tout l'angle abordé par le film, en partie parce que comme le dira la mère supérieure, ce n'est pas une personne qui désire entrer dans les ordres mais Dieu qui choisit. Il n'y a pas de volonté "dévangélisation" de la part de l'institution religieuse dans le film, mais d'enquête spirituelle afin de s'assurer que la personne qu'ils ont en face d'eux est la bonne personne. L'une des gageures de ce film, totalement "hors sol" pour moi qui suis athée, est de parler de religion et de notre rapport à la religion sans passer par les question de laïcité comme un film français y aurait forcément fait référence (le film se passe dans une école privée catholique et il n'y a de remise en cause de ce genre d'établissement par aucun personnage dans le film). La décision de la jeune héroïne provoque une onde de choc à l'intérieur de sa famille et cette décision agit comme un révélateur de tensions existantes mais aussi des relations aux autres de chaque membre de la familles. Le film filme à la manière d'un documentaire mais en fait il est très écrit. Je me suis posé beaucoup de questions en sortant du film ; quelle était l'intention de la réalisatrice ? En tout cas, règne un certain mystère sur les motivations de chaque protagoniste .
Pourquoi Ainara, 17 ans, veut-elle devenir religieuse? Fuit-elle les études? Son propre malaise adolescent? Sa famille, en particulier son père négligent, qui lui laisse la responsabilité trop écrasante de ses cadets depuis la mort de sa mère? Ou est-elle une authentique mystique? L'irruption de la spiritualité dans cette famille terre-à-terre, dont les divers membres, au mieux agnostiques, souffrent avec beaucoup de maladresse et sans horizon ni consolation, provoque des vagues qui vont en grossissant quand la vocation de la jeune fille semble persister. Pourtant, Ainara écoute tout le monde: les religieux, les anti-religieux, et aussi le regard sensuel d'un garçon. Sa conscience est secouée dans tous les sens. C'est un très beau film sur l'adolescence.