Très beau film abordant avec beaucoup de finesse l'impact auprès des proches et, particulièrement, de la famille, de la décision d'une jeune fille de 17 ans de rejoindre un couvent. Comment réagir ? En respectant sa liberté ou en la protégeant d'une atteinte à sa liberté par un possible conditionnement ? En respectant sa foi ou en redoutait qu'elle ne soit victime de sa crédulité? Chacun de ses proches réagit comme il le peut, mais la cohésion de la famille et de ses repas du dimanche ne va pas résister....
Un beau film sur l'amour, sous plein de formes .. et aussi sur l'honnêteté et le respect Y'a pas de parti pris sur la religion, croire ou pas etc. C'est bien utilisé pour montrer les différentes façons d'aimer et sur la fidélité aux sentiments par contre.
8/10 très beau film sur le rapport à la foi, la religion, l'environnement social, la famille, le mensonge, l'équilibre entre la liberté et la protection, on comprend tous les points de vue... Bravo
Magnifique, à voir car le film met bien en évidence les contradiction et faiblesses des hommes et la Foi qui est un don . Très bien joué. Un grand Bravo. Ce film édifié.
Ainara, une adolescente, décide d’entrer au couvent… un sujet qui - surtout en Espagne - ouvre la porte à la manipulation, soit pour valoriser la vocation soit pour dénoncer une emprise. Alauda Ruiz évite ces pièges en assumant frontalement les deux.
Hors du couvent, on comprend bien la lassitude d’Ainara face à la pauvreté des relations humaines qu’elle vit (superficialité des camarades, médiocrité du père avec lequel elle et ses deux jeunes sœurs vivent depuis la mort de sa mère), mais on vit également l’inquiétude de la tante, femme libérale et ouverte pour qui la religion est un enfermement inconcevable à cet âge où il faudrait vivre, découvrir, connaitre.
Au couvent, on perçoit autant l’apaisement d’Ainara chaque fois qu’elle y entre pour une visite d’aspirante que l’enferment physique et mental de ces nonnes prenant leurs repas en silence. La photographie exceptionnellement sombre (au point de questionner la qualité du projecteur à la sortie) alimente le sentiment de claustrophobie du spectateur, apaisé cependant par les chants. Que ce lieu soit cocon de sécurité ou prison mentale, à chaque spectateur d’en décider.
La tante et la supérieure du couvent ne reculeront devant aucune bassesse pour capter la jeune fille hésitante … mais le mystère de sa vocation, lui, restera sur le fil entre la manipulation humaine et grâce divine.
Je suis sortie de ce film très révoltée, cela m’a encore plus éloigné des couvents, ça se passe au Pays basque France espagnol, les acteurs sont parfaits même si j’ai envie de casser la figure au Pere qui ne comprend rien et à la fille qui est quand même très influençable. J’adore. L’attente qui est elle est très forte comme beaucoup de basque.
La réalisatrice Alauda Ruiz de Azúa évite les caricatures. La foi n’est ni glorifiée ni critiquée frontalement : elle apparaît comme une décision personnelle qui dérange autant qu’elle intrigue. Sans effets spectaculaires, Les Dimanches parvient ainsi à raconter avec finesse un moment fragile de la vie d’une famille, où l’amour et l’incompréhension coexistent face à un choix difficile à accepter.
Grandiose . Merveilleux film . Un scénario adapté à la langue espagnole, et à la culture de ce pays, et qui convient mieux en espagnole que dans une autre langue. Tous les rôles ont été bien joués, la soeur du père de cette fille décroche la palme. Ce film vous retourne.
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3,0
Publiée le 13 juin 2026
Ainara souhaite renoncer à ses études et à sa vie pour devenir religieuse. Ce n'est pas une adolescente renfermée sur elle-même qui voudrait se couper du monde, mais une jeune fille sûre d'elle qui veut embrasser sa foi. Si elle est au centre de l'histoire, ce sont surtout son père Iñaki et sa tante Maite qui apportent des éléments de réponses en incarnant le pour et le contre. Un contexte familial marqué par des tensions et des drames qui a son importance. Est-ce qu'Ainara est assez mature pour prendre une telle décision ? N'est-ce pas un moyen pour elle de se consoler ? Alauda Ruiz de Azúa laisse le spectateur se faire son propre avis, ce qui est une bonne chose. Cette quête de spiritualité sur fond d'éveil sentimental laisse place à un drame familial finalement classique avec des adultes qui prennent un peu trop de place. Au final, c'est un peu monotone par moments, mais c'est pas mal et très bien incarné.
Feutrée, la réalisation exprime parfaitement l’atmosphère si particulière des lieux de culte tout en manifestant le contraste entre le bruit, l’agitation, l’effervescence du monde et le calme, l’intériorité, la routine du cloître. A travers le questionnement chrétien de l’héroïne (stupéfiante Bianca Soroa) se dessinent des caractères complexes, révélateurs de la société et non dénués d’une certaine originalité, fort plaisante: hommes dotés d’une intelligence émotionnelle supérieure à celle des femmes de la famille, engluées dans leurs préjugés, leur aveuglement, leur égoïsme; nonnes bienveillantes, sincères dans leur engagement christique; jeunes éloignés de la foi mais soutenant la décision de leur amie. Cependant, nulle utopie ici: le couvent demeure un choix incompréhensible aux athées, une vie austère de privation, le curé est désormais une figure dont on se méfie, la religion est confondue avec une secte. Un récit initiatique sur l’amour (et pas seulement de Dieu).
« Fais de moi ce qui te plaira Je t’aime Tu es mon Père ». Il y avait longtemps que la foi en la vie contemplative n’était pas autant magnifiée… Pour certains, les religieuses sont de grandes folles, pour d’autres elles sont des cadeaux de Dieu. En permanence le Seigneur mettra à l’épreuve cette jeune fille intelligente, qui doit faire face au désarroi de sa famille. Aurait-elle la vocation ? Le traitement des conflits est en permanence sur la corde raide tout en délicatesse et amour. Austère mais subtil !