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Adelme D.Otrante
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2,5
Publiée le 19 février 2026
Ainara une jeune fille pas vraisemblablement touchée par la Grâce divine ni illuminée décide après son bac de rejoindre les Ordres. Un film espagnol très austère et gris avec une pluie permanente qui ne donne pas envie de s’expatrier au pays basque. Et aussi très barbant. Les nonnes font vœux de silence, les spectateurs devront faire celui de l’ennui.
La cinéaste nous immerge dans l’atmosphère d’une famille catholique espagnole, ses déjeuners de famille, ses dysfonctionnements… et la révélation mystique de la jeune Ainora qui s’interroge à 17 ans sur un potentiel appel de Dieu. Sans préjugés, interessant.
L'ensemble est esthétique, la jeune comédienne toute en douceur et inspirée mais agressif de la part de la famille ! Excellente présentation du milieu catholique actif...
Une nouvelle actrice magnétique et magnifique est née grâce à ce petit bijou de film, ponctué de chœurs angéliques (ah, Into My Arms de Nick Cave revisité). Tout est en retenue, sans parti pris.
Sacré meilleur film au Festival de San Sebastian, ce 3ème film signé Alauda Ruíz de Azúa – dont la série Querer sur Arte avait fait grand bruit -, est en tous points excellent. Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s'apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu'elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d'embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d'un mal plus profond … Tout y est dans ces 120 minutes : qualité de la mise en scène et de l’interprétation, grand intérêt d’un sujet brûlant et toutes les questions posées, auxquelles la cinéaste prend grand soin de ne pas apporter de réponses tranchées ou définitives. A voir absolument. Tout cela est évidemment très dérangeant. Que l’on soit croyant ou pas, cette marche d’une jeune fille vers le don de soi et l’enferment pose véritablement question. D’autant que l’héroïne de 17 ans est brillante, avertie, bien entourée et subit les envies et les troubles de son âge. Quelle est donc cette force plus puissante que tout qui l’entraîne vers une autre vie ? Et pourtant, le scénario est inspiré d’une histoire réelle et devient parfaitement convaincant quand il s’attache au parcours d’une famille autour de la vocation religieuse annoncée par une jeune fille. Pour beaucoup, ce drame familial sonne l’échec de la raison. Pour d’autres, il pose un « saint questionnement ». Pour tous, la question à se poser et celle des limites entre la foi et l’endoctrinement. Chacun des membres de la famille d’Ainara représente une des réactions possibles face au dilemme posé. Tout le monde a ses raisons mais le sujet pour le moins malaisant de la foi fera-t-il voler la famille en éclats ? Alauda Ruíz de Azúa sait allier délicatesse et d’efficacité pour nous faire partager ledit dilemme sans jamais prendre résolument part, laissant ainsi au spectateur le soin de trancher. Mais, le pourra-t-il ? Avec ses 13 nominations, ce drame est favori des Goyas – les César espagnols – et devrait triompher avec, entre autres, un prix d’interprétation pour la jeune Blanca Soroa, qui se révèle assez fascinante pour son 1er rôle. Elle est fort bien entourée par Patricia López Arnaiz, Juan Minojin, Miguel Garces… tous très justes. Un film émouvant qui porte à réfléchir. Un film où chacun détient SA vérité mais pas LA vérité. Une pépite qui aurait pu s’intituler Il était une foi.
Ce film est bouleversant. Cette histoire sensible est portée par des dialogues justes et par des scènes où parlent aussi les silences et les regards. Deux chemins de vie s'opposent. J'ai ressenti jusqu'au bout du film un doute sur la sincérité de l'engagement de l'adolescente Mais c'est peut-être là que réside la force de ce film, laisser au spectateur son interprétation. Un film intelligent et libre !
Poignant ! Une reussite ! Enfin un film sur la foi, sa force et parfois l'incomprehension et le désarroi qu'il engendre. A voir par tous ceux qui sont touchés par Dieu et tout ceux qui aimeraient comprendre.
Très intéressant film de la cinéaste Alauda Ruíz de Azúa où il n'est absolument pas nécessaire d'être Croyant pour en apprécier la teneur ! Il est réalisé d'une remarquable intelligence ainsi que d'une grande finesse . C'est là un portrait de Famille riche et subtil ainsi qu'un récit initiatique .
Très beau film que les atermoiements de cette jeune espagnole qui pense être appelée à la vie de nonne, déchirée entre sa foi, les désirs d'une adolescente et sa famille, avec sa tante qui essaie de l'en dissuader. C'est excellemment interprété et les échanges et points de vue des uns et des autres m'ont semblé plutôt justes. Un des succès du cinéma espagnol, multi nommé aux Goya, les Oscars espagnols, de cette année.
Un film remarquable qui oppose deux mondes. D'un côté il y a un monde merveilleux, où tout est sourire sincère, joie sereine, ordre, vérité, compassion, décence, calme et retenue. De l'autre côté, tout n'est que tension, doute, méfiance, conflits plus ou moins larvés, envies, mensonges et désirs insatisfaits. Tout le suspense tient sur la question de savoir lequel de ces deux mondes l'héroïne va choisir. Il convient d'ajouter à tout ça que le film est servi par une production impeccable, une réalisation parfaite et une interprétation remarquable, en particulier pour le rôle principal servit par une comédienne à qui on donnerait le bon dieu sans confession.
Ai vu « Les dimanches » de la réalisatrice basque espagnole Alauda Ruiz de Azua qui a obtenu plusieurs prix dans de nombreux festivals. Ainara (Blanca Soroa) a 17 ans, elle est lycéenne dans une école catholique. Elle partage son quotidien entre ses deux petites soeurs, son père occupé par son restaurant et la chorale de son lycée. Elle se sent de plus en plus attirée par la vie religieuse et veut faire une période d’intégration dans un couvent. Les aspirations d’Ainara vont avoir des conséquences sur l’équilibre familial où chacun prendra partie pour ou contre le projet de la jeune fille. La thématique est suffisamment rare et le traitement scénaristique intelligent pour que « Les dimanches » se démarque de la production actuelle. Des idées de mise en scène, (principalement les cadres), une belle photographie (Bet Rourich) et un casting très homogène où Miguel Garcés, en père absent mais compatissant fait face à Patricia Lopez Arnaiz (très bien) en tante qui est convaincue que l’adolescente influençable a été endoctrinée. Le film est constitué de nombreuses scènes en duo (Ainara et son père, le père et la tante, Ainara et la tante..) où les dialogues très justes laissent aussi une part de mystère ce qui permet au spectateur de se faire son propre avis. Ainara est une jeune femme de son temps qui navigue entre ses souffrances, ses silences, son téléphone, son père absent, le souvenir de sa mère morte. Le personnage est très bien dépeint tout en délicatesse par petites touches. Le film ne prend jamais partie et laisse le spectateur se positionner avec intelligence et en fonction de ses croyances.
Un film très intelligent, je trouve, qui prouve une vraie réflexion sur la foi, comme on peut en avoir quand on est adolescent. C’est presque un cas d’école que ce film, car d’un cas particulier, d’une famille, chaque spectateur pourra se reconnaître à un moment ou l’autre de sa vie…..La foi est elle un don de Dieu ? Grande question à laquelle le film tente de répondre….Cela en est presque déstabilisant, par la subtilité du questionnement de la famille autour de la jeune novice, disons l’élue de Dieu…..Ce film espagnol, ( pays beaucoup plus croyant que la France, je crois) se base sur des faits quasi irréfutables, sur la liberté de croire, avec argumentation et contra argumentation, entre les proches et les sœurs du couvent, entre le père et la fille, bref sous différents angles, et c’est très enrichissants….la jeunesse se pose beaucoup de questions, la foi est une réponse dont hélas on ne mesure pas à cet âge ni le potentiel, ni le danger…..Un film que je conseille à tous les pédagogues et les séminaristes, qui propose une réflexion fondamentale sur l’appel de Dieu….Moi ça m’a même fait un peu peur…., Je conseille à partir d’un certain âge….Un trop jeune public ne saisirait pas les clés du film…...Très bonne version espagnole et jeu d'acteurs
Très beau film abordant avec beaucoup de finesse l'impact auprès des proches et, particulièrement, de la famille, de la décision d'une jeune fille de 17 ans de rejoindre un couvent. Comment réagir ? En respectant sa liberté ou en la protégeant d'une atteinte à sa liberté par un possible conditionnement ? En respectant sa foi ou en redoutait qu'elle ne soit victime de sa crédulité? Chacun de ses proches réagit comme il le peut, mais la cohésion de la famille et de ses repas du dimanche ne va pas résister....
Cette histoire filmée dans une quasi obscurité continuelle, est réservé e uniqu ement aux personnes intéressées par le sujet. Il n'y a rie d'autre à en espérer. Bref ça dégage un ennui... Vive Bresson!!
Immersion dans une famille espagnole de classe moyenne où la religion catholique a imprimé sa marque. La fille aînée annonce qu'elle souhaite s'engager embrasser la vie religieuse ce qui bouleverse tous les projets que le groupe s'était forgés. Le film aborde le sujet avec beaucoup de délicatesse et s'attache aux interrogations des uns et des autres sur la place de la foi dans le monde moderne. Un saint questionnement.