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Jéjé56
18 critiques
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4,5
Publiée le 16 février 2026
très beau film ! Enfin un peu de spiritualité dans ce monde de brute et d'intolérance. Les acteurs jouent justes surtout la jeune fille et la tante. Beaucoup de consacrés hommes ou femmes se retrouveront dans cette histoire. La tante qui semble pleine de bon sens au départ va virer progressivement vers l'obstination stérile aveuglée par un athéisme intolérant. Le père sera plus juste et l'appel de Dieu pour la jeune fille est très beau et très émouvant; la liberté et l'amour vaincront.
L’affrontement de deux mondes qui n’ont rien de commun : La foi versus l’obscurantisme. Les différents personnages ont tous une importance capitale. Ce film est criant de vérité. La réalisation est d’une grande délicatesse contrastant avec l’âpreté du débat.
Le sujet est très intéressant car nous avons une jeune fille qui s'interroge si elle consacre sa vie à Dieu ou continuer sa vie normalement je connaissais pas les acteurs mais ils jouent tous très bien.
Beau film espagnol sur un sujet qui est peu traité à l'écran : les vocations religieuses. Les dialogues sont bien écrits, chaque personnage est assez fouillé, notamment la tante qui essaie véritablement de comprendre les motivations de sa nièce de 17 ans de ne pas vivre les expériences d'une jeunesse normale. De belles scènes de chorale.
J'ai assisté à la projection de ce film en VO. Le sujet est surprenant et m'a émue jusqu'aux larmes à la fin! Musique et texte excellents. Un film profond à voir absolument.
Une grande réflexion sur la foi, la religion, avec les pour et les contre, les avis des uns et des autres, dans une famille qui a ses propres soucis et relations particulières… Une actrice principale fantastique, une grande réalisation a la musique très prenante. Au final, un film excellent à ne pas louper.
Elle a 17 ans, veut devenir religieuse. Dérangeant pour son père (mais pas tant que ça finalement...), très dérangeant pour sa tante, athée, libre d'esprit (pas tant que ça finalement...). Un film très intéressant, la musique est inspirante, la problématique bien amenée et dérangeante pour nous aussi. Pas de bonne ou mauvaise réponse. Bravo.
magnifique film qu'il faut voir en VO . Les trois rôles principaux Ainara, son père et sa tante Maite sont juste incroyables. Le suspens reste jusqu'à la fin du film, en nous montrant les hésitations, les questionnements d'Ainara et la détermination de sa tante à la détourner de son choix.
un film profond et plein de sensibilité, qui retrace une vie d'adolescente face à sa famille qui peine a comprendre ses choix et sa quête de spiritualité. une situation qui pose des questions suscite de nombreux dialogues et réussi à faire entrer le spectateur dans la contradiction de la société sans tabou ni parti pris.
" Les dimanches" (2025) évoque l'intolérance à la religion qui fait face à la foi. Le sujet est moins traité mais pas moins pertinent que son contraire, ce qui en constitue son intérêt.
Malheureusement, pour moi, même si j'abonde dans le sens de la thèse défendue par le film ( que chacun vive sa vie comme bon lui semble, tant qu'elle repose sur le respect de soi-même et des autres ) j' ai trouvé ce film très très très ennuyeux, à l'exception de trois ou quatre scènes ( plutôt situées dans la dernière demi-heure ).
La mise en scène n' est pas en cause, ni la distribution, ni aucun aspect d'ordre technique ; mais le scénario et les dialogues ... ( Por favor ! )
Phénomène public et critique en Espagne, multi-récompensé jusqu’au prix du meilleur film au festival de San Sebastian, Les Dimanches raconte l’histoire d’Ainara, une adolescente de 17 ans qui finit son lycée et qui s’interroge sur sa vocation, sentant grandir en elle la foi catholique.
Le film surprend d’abord par sa sobriété, son austérité. Pas de grandes envolées, pas de musique envahissante : beaucoup de scènes dialoguées feutrées, de silences, de regards, de non-dits.
Là où le film aurait pu tomber dans la caricature ou la charge idéologique. Il choisit l’inverse. La jeune héroïne est déterminée sans être exaltée. La tante, farouchement opposée à ce choix, n’est jamais outrancière. Le père, lui, semble surtout perdu. Autour de la jeune femme gravitent des personnages secondaires qui projettent sur elle leurs propres peurs, leurs frustrations, leurs renoncements. Et c’est là que le film devient passionnant, en se focalisant moins sur le choix d'Ainara que sur les conséquences qu'il a sur sa famille et e trouble dans lequel il les plonge.
La mise en scène, très épurée et presque inconfortable dans le rythme qu'elle impose, refuse d’indiquer au spectateur ce qu’il doit penser. Ni le monde catholique n’est idéalisé, ni ses détracteurs ridiculisés. Cette neutralité, donne toute sa force au dilemme moral. Libre à chaque spectateur de se positionner, et c’est précisément ce trouble que le film cultive avec brio. Néanmoins, l'image de la religion véhiculée par le film, certes neutre, mais jamais naïve non plus, et la perspective que cette jeune fille s'y engage si jeune ont suffi à me faire froid dans le dos.
Les Dimanches est un film perturbant, exigeant, jamais démonstratif, et si l'on peut trouver regrettable qu'il s'attache davantage à radiographier avec sévérité les hypocrisies d’une famille bourgeoise et progressiste qu'à souligner l’influence souterraine du catholicisme, tout en mettant en avant un choix plutôt à rebours des luttes féministes actuelles, le film laisse tout de même une impression durable : celle d’avoir été placé, sans béquille, face à une question intime et politique à la fois.
Par son thème « Les dimanches » est le genre de film que je n’aurais pas eu envie de voir si je n’y avais été encouragé par les critiques… et qui est remarquable . Amanda Ruiz de Azúa,(réalisatrice de la remarquable série « Querer ») nous plonge dans une famille divisée par le choix d’une jeune fille prise par sa vocation de devenir religieuse. Quelle est la part entre cette vocation réelle -soutenue par son père- et un embrigadement soupçonné par sa tante qui y est viscéralement opposée ? Le mérite de ce film, extrêmement bien réalisé, est de nous impliquer dans un dilemme, un choix à venir, qui ont des répercussions sur toute une famille, sans jamais prendre parti. Une vraie réussite.
Ainara, 17 ans, provoque un véritable cataclysme au sein de sa famille lorsqu’elle décide soudainement d’entrer dans les ordres et d’intégrer un couvent.
Les Dimanches est un drame sensible qui offre une réflexion profonde sur la religion et la quête d’identité. Il brille avant tout par son écriture et par la qualité impressionnante de ses dialogues. Le film aborde un sujet complexe sans jamais juger ses personnages, respectant chaque point de vue avec une rare intelligence.
Si la religion est au centre du récit, le film s’intéresse surtout à ses répercussions sur la cellule familiale. C’est avant tout une chronique intime qui utilise la foi comme révélateur des fractures enfouies. D’un côté, un père inquiet, démuni face à un choix qu’il ne comprend pas mais qui souhaite malgré tout le bonheur de sa fille. De l’autre, une tante athée, prête à tout pour éviter à sa nièce de sacrifier sa jeunesse sur l’autel de la foi.
Le film acquiert alors une dimension universelle : la peur de voir un proche emprunter un chemin qui nous échappe.
Les Dimanches ne force jamais les émotions ni les conflits hystériques, et parvient pourtant à installer une tension presque silencieuse. La mise en scène reste d’une grande sobriété, préférant se concentrer sur les ressentis. Photographie aux tons doux, musique discrète : tout est pensé pour accompagner les émotions sans jamais les surligner lourdement.
Si le film fonctionne avec autant de force, c’est avant tout grâce à la justesse remarquable de ses comédiennes. La jeune Blanca Soroa impressionne par sa retenue et par le mystère qu’elle entretient autour des motivations de son personnage. Mais je retiendrai surtout Patricia López Arnaiz, bouleversante dans le rôle de la tante, dont le jeu nuancé oscille entre inquiétude, incompréhension et amour inconditionnel. Leur relation, finement écrite, devient le véritable cœur émotionnel du film.
Les Dimanches est un film fascinant, d’une justesse et d’une qualité d’écriture exemplaires. Sans jamais forcer le trait, il réussit à toucher profondément, jusqu’à un montage alterné final, bluffant de maîtrise.
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