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Attention : ce n'est pas un biopic de Jean Moulin, au sens strict. Seuls les derniers jours de sa vie sont évoqués.
Le deuxième point important à avoir en tête est que ce n'est que partiellement documentaire. Lazlo Nemes a introduit un peu de fiction dans son histoire, à travers notamment certains personnages féminins (inspirés de personnes qui ont côtoyé Moulin, mais fusionnés, mélangés).
Une fois ceci dit, on peut se plonger dans un film (très) noir, qui est à la fois un éloge des résistants au sens large (avec leurs forces et leurs faiblesses), et le portrait laudateur d'un homme qu'on peut qualifier d'exceptionnel (lui aussi avec ses faiblesses).
Gilles Lellouche est formidable, écrasant un peu le reste de la distribution.
La dernière partie du film est spoiler: à réserver à des coeurs bien accrochés... mais c'était ainsi, à l'époque.
Le deuxième point important à avoir en tête est que ce n'est que partiellement documentaire. Lazlo Nemes a introduit un peu de fiction dans son histoire, à travers notamment certains personnages féminins (inspirés de personnes qui ont côtoyé Moulin, mais fusionnés, mélangés).
Une fois ceci dit, on peut se plonger dans un film (très) noir, qui est à la fois un éloge des résistants au sens large (avec leurs forces et leurs faiblesses), et le portrait laudateur d'un homme qu'on peut qualifier d'exceptionnel (lui aussi avec ses faiblesses).
Gilles Lellouche est formidable, écrasant un peu le reste de la distribution.
La dernière partie du film est spoiler: à réserver à des coeurs bien accrochés... mais c'était ainsi, à l'époque.
Je ne connaissais pas bien l’histoire de Jean Moulin et franchement le film est glaçant. C’est très bien joué, Gilles Lellouche est excellent comme d’habitude et j’ai trouvé que celui qui jouait Klaus Barbie (Lars Eidinger) est le meilleur méchant allemand de seconde guerre mondiale depuis Christoph Waltz dans Inglorious Basterds.
Un film poignant qui rend hommage à la mémoire de Jean Moulin, à son sacrifice pour la France. Qu'il repose en paix. Il a vraiment souffert. Gilles Lellouche est très juste et convaincant dans le rôle. L'ambiance et l'oppression de l'époque sont extrêmement bien retranscrits. Ainsi que la tyrannie de l'occupant.
Jean Moulin c'est un nom, connu de tous, une mission, chef de la Résistance, et un fait, son arrestation par la Gestapo, le 21 juin 1943. Après c'est indicible. Il meurt le 8 juillet.
Jusqu'ici seul André Malraux avait su trouver les mots, le 19 décembre 1964, lorsque ses cendres ont été transférées au Panthéon (un discours, un des plus grands de l'histoire de France, à retrouver en intégralité sur la chaîne YouTube INA Histoire).
Désormais il faudra rajouter le réalisateur hongrois László Nemes, et Gilles Lellouche qui incarne Jean Moulin. Le ton est parfait, jamais de racolage ou de scène malaisante, l'esthétique est factuelle mais le cinéma a sa place, la caméra est proche, sensible (reflets, jeux de lumière), l'engrenage est oppressant. Et la musique de la jeune compositrice française Laetitia Pansanel-Garric apporte une dimension supplémentaire, un vent glacé, une profondeur de champ. Un film essentiel.
> Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Jusqu'ici seul André Malraux avait su trouver les mots, le 19 décembre 1964, lorsque ses cendres ont été transférées au Panthéon (un discours, un des plus grands de l'histoire de France, à retrouver en intégralité sur la chaîne YouTube INA Histoire).
Désormais il faudra rajouter le réalisateur hongrois László Nemes, et Gilles Lellouche qui incarne Jean Moulin. Le ton est parfait, jamais de racolage ou de scène malaisante, l'esthétique est factuelle mais le cinéma a sa place, la caméra est proche, sensible (reflets, jeux de lumière), l'engrenage est oppressant. Et la musique de la jeune compositrice française Laetitia Pansanel-Garric apporte une dimension supplémentaire, un vent glacé, une profondeur de champ. Un film essentiel.
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spoiler:
Le film est construit comme un Comics américain, avec un super-héros, Jean Moulin, dont la gloire est liée à sa confrontation au génie du mal, Klaus Barbie.
Une sorte de remake de la trilogie Incassable-Split-Glass sur fond d'occupation, occultant la vie de Jean Moulin.
L'excellente interprétation de Barbie par Lars Eidinger ne suffit pas à sauver le film de cette confrontation réductrice et malaisante, jusqu'au générique de fin inspiré d'"amicalement vôtre".
Pourquoi résumer l'oeuvre et l'engagement citoyen de Jean Moulin à ses dernières heures ? Décevant...
Le film est construit comme un Comics américain, avec un super-héros, Jean Moulin, dont la gloire est liée à sa confrontation au génie du mal, Klaus Barbie.
Une sorte de remake de la trilogie Incassable-Split-Glass sur fond d'occupation, occultant la vie de Jean Moulin.
L'excellente interprétation de Barbie par Lars Eidinger ne suffit pas à sauver le film de cette confrontation réductrice et malaisante, jusqu'au générique de fin inspiré d'"amicalement vôtre".
Pourquoi résumer l'oeuvre et l'engagement citoyen de Jean Moulin à ses dernières heures ? Décevant...
La performance de Gilles Lelouche est sublime. Ce film permet de mettre en lumière un acteur majeur de la seconde guerre mondiale, bravo pour ça !
Cependant on aimerait en savoir plus sur son avant arrestation.
Les images et les mises en scène sont magnifiques
Cependant on aimerait en savoir plus sur son avant arrestation.
Les images et les mises en scène sont magnifiques
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir MOULIN, mais j’ai été embarqué du début à la fin, par un film où tout est implacable, tout est maîtrisé, à commencer par l’écriture, ciselée, impeccable, précise, d’une justesse et d’une finesse inouïe.
Gilles Lellouche se bonifie avec le temps et confirme une nouvelle fois qu’il est un grand acteur en incarnant Jean Moulin, dans ce qui est sans doute le sommet de sa carrière. Sa confrontation avec Lars Edinger (Klaus Barbie) est tout bonnement formidable, l’acteur allemand étant tout simplement glaçant et terrifiant.
La mise en scène est d’une inventivité folle et d’une finesse rare elle aussi, chaque plan possédant une idée de cinéma de génie, chaque plan est grandiose.
MOULIN, c’est vraiment excellent.
Gilles Lellouche se bonifie avec le temps et confirme une nouvelle fois qu’il est un grand acteur en incarnant Jean Moulin, dans ce qui est sans doute le sommet de sa carrière. Sa confrontation avec Lars Edinger (Klaus Barbie) est tout bonnement formidable, l’acteur allemand étant tout simplement glaçant et terrifiant.
La mise en scène est d’une inventivité folle et d’une finesse rare elle aussi, chaque plan possédant une idée de cinéma de génie, chaque plan est grandiose.
MOULIN, c’est vraiment excellent.
J ai déteste ce film. Scene de torture apres scene de torture. Mais quel idee / message a voulu véhiculé le réalisateur. La performance des acteurs ne peut racheter cette production ignoble
Le film moulin est un drame historique qui retrace l'arrestation de Jean moulin par la gastapo ces interrogatoires et vles volences physiques et psychologiques, qu'il subit face à k barbie.
Le film est très noir et j'aurais préféré que la barbarie nazie soit plus sugérée que montrer à travers des images violentes. Il est regrettable également que l'on apprenne à rien sur le parcours héroïque de Jean moulin. G lellouche joue bien
Le film est très noir et j'aurais préféré que la barbarie nazie soit plus sugérée que montrer à travers des images violentes. Il est regrettable également que l'on apprenne à rien sur le parcours héroïque de Jean moulin. G lellouche joue bien
Après les films consacrés à la Seconde Guerre mondiale, comme Les Rayons et les Ombres ou De Gaulle, voici Moulin. Loin du biopic traditionnel, le film se concentre sur les derniers jours du résistant, avant son exécution par les nazis.
C’est, à mes yeux, le meilleur film sur la Résistance depuis L’Armée des ombres. Enfin un gros film Français qui non seulement est captivant bien qu'il y ait peu de surprises et qu'on apprenne peu de choses sur le personnage du résistant, mais là n'est pas l'approche du réalisateur Hongrois. Il filme son "thriller" quasi comme un film noir ou un film d'horreur. Et c'est là tout l'interet de ce film loin des codes du cinéma Français habituel, certes souvent bien produits mais plutôt aseptisés (je mets en dehors de cette critique le film de Giannoli, trop long et ennuyant mais certainement pas aseptisé).
Par ailleurs, Gilles Lellouche livre une interprétation d’une grande finesse, tout en retenue, mais d’une puissance remarquable. On a peur avec lui, on ressent ses émotions grâce aux gros plans sur son visage et Face à lui, Lars Eidinger, terrifiant dans le rôle de Klaus Barbie.
Sombre, le film comporte des séquences de torture particulièrement dures, parfois très violentes, qui entretiennent une tension palpable et quasi permanente. Une œuvre éprouvante, qui frappe par sa maîtrise et l’intensité de sa mise en scène.
C’est, à mes yeux, le meilleur film sur la Résistance depuis L’Armée des ombres. Enfin un gros film Français qui non seulement est captivant bien qu'il y ait peu de surprises et qu'on apprenne peu de choses sur le personnage du résistant, mais là n'est pas l'approche du réalisateur Hongrois. Il filme son "thriller" quasi comme un film noir ou un film d'horreur. Et c'est là tout l'interet de ce film loin des codes du cinéma Français habituel, certes souvent bien produits mais plutôt aseptisés (je mets en dehors de cette critique le film de Giannoli, trop long et ennuyant mais certainement pas aseptisé).
Par ailleurs, Gilles Lellouche livre une interprétation d’une grande finesse, tout en retenue, mais d’une puissance remarquable. On a peur avec lui, on ressent ses émotions grâce aux gros plans sur son visage et Face à lui, Lars Eidinger, terrifiant dans le rôle de Klaus Barbie.
Sombre, le film comporte des séquences de torture particulièrement dures, parfois très violentes, qui entretiennent une tension palpable et quasi permanente. Une œuvre éprouvante, qui frappe par sa maîtrise et l’intensité de sa mise en scène.
Terriblement déçue un si grand homme réduit a juste ses derniers instants... Puis l'histoire réelle de Jean Moulin n'est pas respecté... il mérite qu'on raconte toute son histoire et la véritable...
Un grand film -vu ce jour au Cinéville de Saint-Sébastien-sur-Loire-dans lequel les acteurs sont formidables, mais qui ne fait malheureusement que survoler le thème de la Résistance, son organisation et ses actions. Barbie est effrayant à souhait, manipulateur et sadique, Jean Moulin reste stoïque malgré les épreuves, ce qui fut probablement vrai. Le suspense va crescendo et la caméra est intelligente, bravo à toute l'équipe !
Quel duo d’acteurs ! Super film. Je trouve juste qu’il faudrait un jour rendre hommage à l’entièreté du personnage depuis ses caricatures d’adolescent à son rôle politique de premier plan pendant la guerre. C’est à ce personnage hors du commun que Malraux a rendu un si bel hommage en 1964 pour son entrée au Panthéon. Il aurait joué un rôle tellement important dans la France d’après guerre.
Sur un sujet plutôt grave, surtout à notre époque, et alors qu'on ne sait pas grand chose des derniers jours de Jean Moulin, le réalisateur choisit de s'en remettre aux hypothèses, parfois même les plus grotesques comme la scène de la danse, et plonge du coup son film dans une sorte de fascination de la violence et un abîme de complaisance assez malaisant qui m'a fait désagréablement pensé à La passion du Christ de Mel Gibson (c'est dire si la comparaison n'est pas flateuse !). Quant au spectateur, s'il ne sait rien de la vie de ce héros de la résistance et de ce qui l'a profondément motivé, il n'en apprendra hélas pas grand chose et il faudra attendre quasi la fin du film pour avoir une bribe d'explication.
C'est certes bien réalisé et bien interprété mais pour en savoir plus sur l'Histoire, passez votre chemin et préférez la série d'émissions Affaires sensibles : "Jean Moulin, la force intérieure"()
C'est certes bien réalisé et bien interprété mais pour en savoir plus sur l'Histoire, passez votre chemin et préférez la série d'émissions Affaires sensibles : "Jean Moulin, la force intérieure"()
Je suis allé voir ce film au cinéma le Comœdia à Lyon situé face au lieu où Jean Moulin vécu son martyre. Et je dois dire que cela ne rend le film que plus intense et émouvant. Il est salutaire d'illustrer l'horreur qu'ont vécue nos résistants sous Barbie, bien que cela soit assez éprouvant. Cette épreuve est renforcée par une photographie sombre, froide, minérale, voire nocturne. Cette reconstitution historique n'échappe donc malheureusement pas à ce réflexe pavlovien des cinéastes de faire disparaitre les couleurs dès qu'il s'agit du passé.
Gilles Lellouche campe un Jean Moulin d'une grande sobriété. Ce sous-jeu m'a géné au début du film, mais la dimension tragique progressant, j'ai accepté peu à peu cette incarnation grave, submergée par le sens du devoir.
En revanche, la représentation des soldats allemands me questionne. Leur diction à la limite de l'éructation permanente me semble un cliché insupportable et qui explique la caricature éternelle que les Français font des Allemands. On a l'impression que les Allemands ne savent dire que "Schneller" en hurlant. Heureusement que l'incarnation spectaculairement convaincante de Lars Eidinger dans le rôle de Klaus Barbie rééquilibre cette représentation.
Gilles Lellouche campe un Jean Moulin d'une grande sobriété. Ce sous-jeu m'a géné au début du film, mais la dimension tragique progressant, j'ai accepté peu à peu cette incarnation grave, submergée par le sens du devoir.
En revanche, la représentation des soldats allemands me questionne. Leur diction à la limite de l'éructation permanente me semble un cliché insupportable et qui explique la caricature éternelle que les Français font des Allemands. On a l'impression que les Allemands ne savent dire que "Schneller" en hurlant. Heureusement que l'incarnation spectaculairement convaincante de Lars Eidinger dans le rôle de Klaus Barbie rééquilibre cette représentation.
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