Bon, je vais devoir casser l’ambiance des bobos philosophes parisiens, mais à un moment, un film de merde reste un film de merde.
Les pseudo-philosophes vont encore t’expliquer que “le sens est caché dans la symbolique du chien et la psyché du maître malade”. Non. Le seul truc caché, c’est le talent du réalisateur. Et crois-moi, il l’a bien enterré.
Un film qui te demande d’interpréter son scénario, c’est juste un film raté. Quand ton taf, c’est de raconter une histoire, et que tu réussis à embrouiller ton spectateur au point qu’il se demande s’il regarde un film ou une pub pour les antidépresseurs, c’est que t’as planté le projet.
Sur le papier, ça pouvait marcher. Un concept sombre, un chien, des événements surnaturels, bref, un bon potentiel émotionnel. Dans la réalité, c’est un court-métrage YouTube de 6 minutes étiré sur 1h40. Et quand je dis étiré, c’est à s’endormir debout.
La fin ? Une bouillie incompréhensible. Rien n’est expliqué, tout est bancal, et tu restes là, frustré, à te demander pourquoi t’as gaspillé ton temps et ton argent.
Certains essaient de justifier l’injustifiable : “c’est la détresse du chien face à la maladie du maître”. Sérieusement ? Vous avez déjà eu un chien, vous ? Parce que non, un chien n’invente pas une entité démoniaque pour gérer son deuil. Il comprend la mort, la douleur, l’absence, tout ça avec son instinct. Pas besoin d’une séance de psychanalyse canine, merci bien.
Et puis, désolé, mais si “la mort” vient chercher le mec, expliquez-moi pourquoi elle sort d’une foutue cave au milieu d’une forêt ? Depuis quand la grande faucheuse vit dans une cave humide ?
On est dans un film d’horreur ou dans un sketch raté ?
Les portes qui s’ouvrent toutes seules, les silhouettes floues sur les photos du grand-père, le chien qui se pisse dessus tellement il est effrayé et autres éléments clairement surnaturels.
Le réalisateur, lui, a complètement perdu le fil de son propre délire. Il a essayé de faire un film “profond”, et il a fini dans une impasse scénaristique monumentale. Vers le milieu du film, il a dû capter qu’il n’avait aucune idée de comment conclure, alors il a torché ça comme un élève en panique à 2h du mat avant de rendre sa copie.
Et cette fameuse bande-annonce “qui a buzzé”… Oui, elle a buzzé. Comme une fausse promesse. Comme une claque de hype avant la désillusion totale. Parce que derrière, c’est le vide.
Bref, Good Boy (2025), c’est le parfait exemple du cinéma qui se prend pour de l’art parce qu’il ne comprend même plus ce qu’il raconte. Si c’était un devoir de lycée, je mettrais 2/20. Et encore, pour l’effort de cadrer correctement.