Je ne suis pas du tout amateur de films d’horreur, donc je ne suis clairement pas le public le plus facile à convaincre. Et pourtant, je me suis laissé tenter par Good Boy, presque par curiosité, et je dois reconnaître que l’expérience est assez singulière.
Ce qui m’a surtout marqué, c’est le point de vue adopté par le film. On est vraiment placé à hauteur du chien, au plus près de sa perception, de ses réactions, de son inquiétude. Cela donne une manière assez originale de vivre l’histoire, et, pour le coup, c’est réussi : on ne regarde pas seulement ce qui arrive, on le ressent presque comme lui.
Pour quelqu’un de plutôt froussard, comme moi, c’est un film qui reste tout à fait regardable. Oui, il y a quelques moments de tension et deux ou trois passages qui peuvent faire sursauter, mais on n’est pas dans quelque chose de constamment terrifiant ou insoutenable. On peut encore dormir ensuite, ce qui, en ce qui me concerne, est déjà une qualité.
J’y ai aussi vu une dimension plus symbolique, presque une personnification de la mort, ce qui donne au film un relief un peu plus intéressant que celui d’un simple petit film d’horreur. Ce n’est pas un incontournable ni un grand choc de cinéma, mais c’est une proposition honnête, originale par son angle, et suffisamment intéressante pour mériter d’être vue.
Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais un film plutôt bien pensé, avec une idée de mise en scène pertinente.