Undertone
Note moyenne
2,5
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107 critiques spectateurs

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Shawn777

831 abonnés 4 000 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 août 2026
Si, si, j'ai "entendu" des films bien plus terrifiants que ce que l'affiche nous vante, comme "Skinamarink", autre expérience qui n'avait pas plu à tout le monde mais qui m'avait personnellement terrifié. Je ne voulais pas mettre une note aussi basse à ce film réalisé par Ian Tuason car ça ne sert à rien de tirer sur l'ambulance mais la fin m'a tellement agacé, en plus du reste, que j'ai cédé.
On a ici un film qui se veut plus malin que la masse en jouant avant tout sur l'ambiance et notamment sonore. Pour justifier tout cela, on suit deux jeunes gens, enfin plutôt une jeune femme, qui animent un podcast sur le paranormal. C'est lorsqu'ils tombent sur un étrange e-mail contenant dix audios que leur vie va basculer.
Bon alors tout d'abord, chapeau bas puisque l'on a ici une économie de moyens excessive avec un seul décor (dont un salon, une chambre et une cage d'escaliers), deux personnages que l'on voit (dont un, la mère, qui ne parle pas) et un autre personnage que l'on ne fait qu'entendre. Si le réalisateur s'est dit que quelques lumières qui clignotent avec des voix un peu étranges et des chansons passées à l'envers allaient faire le taff, il s'est lourdement trompé. Ou alors, je ne suis pas parvenu à rentrer dans le délire.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, mais je pense que vous aurez compris, je me suis ennuyé ferme pendant une heure et demie. C'est bien simple, il ne se passe rien, l'ambiance ne fonctionne pas et le fond est très classique, c'est une énième histoire de démon et de possession.
Bref, pas grand-chose à sauver de ce "Undertone" qui partait pourtant, certainement, avec les meilleures intentions du monde.
Coric Bernard

463 abonnés 866 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2026
C’est un film au scénario original et oppressant. La réalisation, dans ce huis-clos, est assez minimaliste avec une seule actrice à l’écran , son correspondant au téléphone et un seul lieu. Il faut néanmoins noter un bon travail sur le son qui est un élément très important du film. Cependant l’ensemble de ce film à l’atmosphère morne et austère m’a paru d’un intérêt assez banal pour un film de genre.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 05/06/2026 au Club 13 à PARIS)
Cinévore24

463 abonnés 968 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2026
Malgré certaines longueurs (notamment dans sa mise en place), un film d'épouvante canadien en mode huis clos vraiment sympa, et dont l'ambiance sonore et assez immersive m'a un peu rappelé la série audio française "Calls".
Mathilde de Beaune
Mathilde de Beaune

414 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2026
Cela faisait très longtemps que je n'avais pas caché mes yeux pendants un film d'horreur ! Si à de très rares moments, le film manque un peu de subtilité dans l'écriture, le travail approfondi sur le son, la prestation unique de l'actrice principale, la mise en place progressive des différentes couches d'horreur méritent d'être soulignées. C'est donc un deuxième très bon choix pour Andrew Di marco (la voix du podcast) après son rôle dans la série horrifique Something very bad is going to happen, un autre bijou que je vous conseille.
Gentilbordelais

405 abonnés 3 623 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 mai 2026
Avec le seul personnage de N. Kiri (Evy) face à la caméra, Understone est avant tout une expérience sonore immersive. Même avec un climat propre et certains plans caméras astucieux, le récit tourne en rond et s'enlise. Les 15 dernières minutes sont vraiment inquiétantes, tout en laissant le spectateur sans explication et donc sur sa faim. Un exercice qui aurait pu être bien plus abouti.
GyzmoCA

308 abonnés 2 693 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 août 2026
Un huis clos horrifique n’a besoin que d’une chose pour fonctionner : que l’enfermement génère de la tension. Ici, il ne génère que de l’ennui. La première heure se perd dans un enchevêtrement de thèmes — la mort, les bruits, la croyance — sans jamais les articuler clairement ; on peine à suivre, et plus encore à s’y intéresser.

L’actrice principale porte le film quasiment seule (sa mère alitée en second rôle muet), mais ce dispositif minimaliste tourne à vide faute d’un enjeu qui accroche. Le dernier quart d’heure tente bien de relancer la machine, avec un peu plus de mouvement — mais sans qu’aucune tension réelle ne se construise derrière.

La mise en scène arrache tout de même quelques sursauts ponctuels : preuve qu’il y avait une base technique pour faire peur. Mais ces éclairs isolés ne suffisent pas à donner un sens à l’ensemble, et on referme le film sans vraiment comprendre ce qu’il cherchait à raconter.

Un film d’horreur psychologique qui s’égare dans ses propres intentions — à éviter, sauf curiosité tenace.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

235 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2026
Alors qu’elle s’occupe de sa mère mourante Evy, co-animatrice d’un podcast consacré au surnaturel, diffuse pour son émission des enregistrements audio anonymes.
Plus les épisodes avancent plus sa propre réalité vacille.
Le travail sur le son est remarquable et suffit à créer une tension.
Mais l’on se perd dans l’intention du réalisateur.
Alolfer
Alolfer

190 abonnés 1 844 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2026
2026 est une belle année du cinéma horrifique ! Après le phénomène Obsession et Backroom pour ne citer qu'eux, Undertone débarque et autant dire que c'est une bonne surprise dans son ensemble.

Durant 1h30, on est plongé dans une ambiance particulière où le mal-être règne et se prolonge au fur et à mesure. Le film brille sur sa qualité principale : l'ambiance sonore ! L'immersion est totale et on pris entre les doutes qui persistent. La psychologie du personnage principal est bien ancré (malgré quelques manques d'originalités dans son approche) et sa fin est une explosion : ça va dans tous les sens et c'est un plaisir à suivre.

Une très bonne surprise que je peux que recommander !
Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 668 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2026
Film assez angoissant de par ses effets sonores, certes mais avec une histoire assez incompréhensible
Zola Ntondo
Zola Ntondo

83 abonnés 138 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 août 2026
Il arrive qu’une affiche commette une imprudence. Celle d’Undertone en commet une considérable : « Vous n’avez jamais entendu un film aussi terrifiant. » Une telle promesse ne sert plus seulement à attirer le spectateur : elle établit avec lui un contrat. Et lorsque la promotion inscrit le film dans le sillage d’œuvres comme Obsession ou Backrooms, on entre dans la salle en attendant, sinon un chef-d’œuvre, du moins une expérience horrifique.

Le problème d’Undertone tient précisément dans l’abîme qui sépare cette promesse du film.

Sur le papier, Ian Tuason dispose pourtant d’une excellente matière : une podcasteuse rationnelle confrontée à des enregistrements dont l’étrangeté devient progressivement difficile à écarter, un interlocuteur davantage disposé à envisager le surnaturel, des sons inquiétants et une présence dont la réalité paraît peu à peu moins contestable. Le dispositif rappelle fortement Monolith de Matt Vesely, qui reposait déjà sur une femme isolée, un podcast et l’irruption progressive de l’inexplicable.

Tout cela fonctionne conceptuellement. Et techniquement, Undertone est loin d’être un mauvais film. La photographie est excellente, les cadres sont travaillés, la maison offre quantité de perspectives inquiétantes et le dispositif sonore possède une véritable cohérence.

Mais installer n’est pas attendre.

Or Undertone attend énormément. Il faut approcher la moitié du film pour rencontrer ce que l’on pourrait véritablement considérer comme une première frayeur. Pendant ce temps, une porte sombre demeure dans un coin du cadre, un placard se referme, une lumière hésite, l’obscurité semble prête à rendre quelque chose. Et presque chaque fois que le cinéma d’horreur pourrait commencer, le film choisit de s’arrêter juste avant.

À force, une impression étrange s’installe : celle d’un réalisateur qui aurait réuni tous les instruments nécessaires à son propre effroi avant de décider de ne pas en jouer.

Il serait cependant injuste de réduire cela à de l’amateurisme. Tuason semble manifestement vouloir faire entendre davantage que montrer. L’intention est défendable : laisser l’imagination compléter l’image, faire de l’enregistrement sonore une matière horrifique et placer le spectateur dans la position de celui qui écoute quelque chose qu’il ne devrait peut-être pas entendre.

Mais une intention cohérente n’est pas nécessairement une intention efficace.

À force de contourner les mécanismes traditionnels de l’horreur, Undertone finit par contourner la peur elle-même. Un film n’est évidemment pas obligé d’accumuler les jumpscares. Mais s’il refuse la monstration, l’accélération et les formes habituelles de décharge horrifique, encore faut-il leur substituer quelque chose d’aussi puissant.

Le paradoxe devient alors presque comique : dans un film vendu avec la formule « Vous n’avez jamais entendu un film aussi terrifiant », l’un des sons qui m’aura finalement le plus fait sursauter restera… une sonnerie de téléphone.

Le matériau sonore possédait pourtant un potentiel considérable. Dès le premier Evil Dead de Sam Raimi, en 1981, un simple enregistrement pouvait devenir terrifiant lorsque l’écoute elle-même constituait une transgression. Undertone reprend une matière comparable — enregistrements mystérieux, sons difficiles à interpréter, possibilité d’une présence derrière ce que l’oreille perçoit — mais préfère presque systématiquement la suggestion prolongée à son exploitation dramatique.

Le fait qu’il s’agisse d’un premier long-métrage explique peut-être certaines choses, mais ne les excuse plus vraiment. Obsession a récemment montré qu’un nouveau réalisateur pouvait assimiler la grammaire horrifique contemporaine avant de la détourner et d’y imposer son propre concept.

Et c’est ce qui rend Undertone particulièrement frustrant : il n’est ni laid, ni paresseux, ni dépourvu d’idées. Il est rempli de possibilités. Mais le cinéma ne se juge pas seulement à la noblesse de ses intentions ; encore faut-il que le dispositif produise l’effet recherché.

Il existe néanmoins un public pour ce film. Ceux qui avaient apprécié Monolith, qui aiment les récits très lents, l’horreur minimaliste et les dispositifs presque radiophoniques pourront y trouver leur compte.

Undertone est donc un film d’horreur formellement maîtrisé, porté par une idée sonore intéressante, mais dont la lenteur et le refus presque systématique des mécanismes de tension finissent par neutraliser l’efficacité. Une proposition qui pourra séduire les amateurs d’horreur minimaliste, mais qui risque de profondément décevoir les spectateurs auxquels sa campagne promettait une expérience autrement plus terrifiante.

Le problème n’est peut-être pas qu’Undertone ne soit pas le film qu’il aurait dû être.

Le problème est qu’on nous a vendu un autre film.
Lil Sprite
Lil Sprite

69 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2026
Un premier film correct et minimaliste, qui propose de bonnes idées de mise en scène sans jamais tomber dans le piège du jumpscare. De plus, l’ambiance sonore participe pleinement à l’immersion et vient cimenter l’ensemble du métrage. On pourra toutefois regretter une fin trop précipitée et des personnages parfois incohérents.
The CritizMan
The CritizMan

66 abonnés 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2026
UNDERTONE est un film costaud. Ian Tuason parvient à construire une véritable expérience horrifique en s’appuyant principalement sur différents fichiers audio et sur la puissance du son. Une approche assez simple sur le papier, mais qui fonctionne particulièrement bien à l’écran.

Le film mélange cette utilisation du son avec une mise en scène brute, dépouillée, mais terriblement efficace. Tout est fait pour nous mettre mal à l’aise, et surtout pour nous faire travailler l’imagination. Le résultat est franchement flippant. Le film prouve qu’il n’est pas nécessaire d’en faire des tonnes pour créer une vraie tension : parfois, un son, une ambiance et une mise en scène maîtrisée suffisent largement.

Et c’est justement là que UNDERTONE est très bien exécuté. Le travail sonore est clairement l’un de ses plus gros atouts et participe énormément à l’angoisse qui se dégage du film.

Seul véritable reproche : le film est peut-être un peu trop long. Son concept aurait probablement gagné en impact avec quelques minutes en moins.

Mais dans l’ensemble, UNDERTONE est une proposition horrifique solide, immersive et particulièrement efficace dans sa manière de jouer avec le son.
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2026
Ian Tuason a tourné son premier long métrage dans la maison de son enfance, avec une actrice à l'image, une voix au téléphone, un corps allongé à l'étage et 94 minutes à remplir. Fantasia en juillet 2025, prix du public ; A24 rafle les droits mondiaux pour sept chiffres le mois suivant ; en décembre, avant même que le film ait été montré à Sundance, on lui confie Paranormal Activity 8. 500 000 dollars de budget, 22 millions de recettes. Un cinéaste sans filmographie devient en huit semaines un actif industriel. Le film qui produit cette trajectoire raconte, lui, l'histoire d'Evy, podcastrice revenue vivre chez sa mère comateuse pour la veiller jour et nuit. Avec son coanimateur Justin, dont on n'entendra que la voix, elle reçoit un mail anonyme contenant dix fichiers audio. Un couple, Mike et Jessa, y a enregistré ce qui se passe la nuit chez eux : Jessa est enceinte, elle parle en dormant, et ce qui parle par sa bouche n'est pas elle. Reste à savoir ce que ce dispositif fait de la grossesse.

Le film commence sur un écran noir. Une voix douce chante une comptine ; en dessous, à chaque interstice de silence, monte le râle d'une agonie. Les deux pistes cohabitent, et le mixage les tient à égalité : la berceuse et la mort partagent le même canal. C'est aussi la description exacte de la situation d'Evy dans la scène suivante, qui chante à un corps qui ne réagit pas, où seul une respiration difficile est entendue.

Puis vient la routine, Evy descent les escaliers, s'assoit, met son casque, et la maison cesse d'émettre : plus d'escalier, plus de respiration à l'étage, plus de mère. Ce que le casque retranche, c'est la surveillance de l'escalier, de la respiration à l'étage, de sa mère. On perd l'autorité acousmatique. Le cadrage achève la manœuvre en transférant la charge. Evy est poussée vers le bord, le centre revient à l'amorce de marche et à l'embrasure : la surveillance qu'elle vient de déposer, c'est nous qui la reprenons, et le film s'assure que nous la reprenions dans les pires conditions, sans son, sans droit de regard sur ce qui compte. Le travelling panoramique fait le tour de la pièce et revient à son point de départ les mains vides. Il ne s'agit jamais de découvrir quelque chose, il s'agit d'établir qu'aucun tour de pièce ne suffira jamais — le plan ne rapporte rien mais laisse intacte la certitude d'avoir manqué le moment où il fallait regarder ailleurs.

La première bande fait basculer le film dans sa méthode. Jessa, endormie, chante à l'envers London Bridge Is Falling Down. Justin annonce y entendre « Mike, kill all » — puis réécoute, puis vérifie. Evy n'entend rien ; à force de tendre l'oreille, la phrase est là. C'est ainsi que fonctionne toute écoute soupçonneuse : on trouve d'abord, on vérifie après, et l'appareil sert de caution. Evy est chargée de porter le doute, mais elle n'a aucune prise, puisque la bande ne dément jamais le croyant. Son scepticisme n'est pas une position, c'est un délai — le temps qu'il faut au film pour amener un spectateur instruit à écouter comme un dévot.

Entre deux séances, Evy apprend qu'elle est enceinte de six semaines, d'un petit ami qu'elle ne semble pas aimer particulièrement. Elle dit ne pas se sentir capable d'être mère, puis prend rendez-vous au téléphone dans une clinique. Et c'est de là qu'elle repart vers les bandes, et vers les comptines de sa propre enfance — Baa, Baa, Black Sheep, sa préférée, inversée, donne « lick the blood off ». Le film fait donc naître le soupçon d'une femme qui vient de douter de sa capacité à être mère, et lui donne pour réponse que le premier geste maternel, celui qui apaise, contenait déjà l'ordre de dévorer. La maternité cesse d'être une décision à prendre pour devenir un legs à redouter : Evy passe ses journées à laver, retourner et nourrir la femme qui l'a bercée, elle sait à quoi ressemble l'aboutissement de ce lien, et le film lui apprend que la chanson elle-même était piégée. Devenir mère, ce serait transmettre le poison ; ne pas l'être, ce sera la faute qu'il instruira jusqu'au bout.

La bande suivante, retournée, livre un nom : Abyzou. Evy et Justin le documentent en direct — démon du folklore méditerranéen chargé de provoquer les fausses couches et de pousser les mères à tuer leurs enfants, par jalousie, parce qu'elle-même est stérile. La définition fait le travail : le mal y naît du ventre vide, et le film a fait chercher à Evy l'article qui la condamne. Une femme envisage de ne pas garder un enfant ; arrive aussitôt l'entité dont c'est la fonction. Le film synchronise : Abyzou veut la mort de l'enfant, Evy n'en veut pas, le film met le même désir dans les deux.

Le reste de la maison instruit le même dossier. Evy avait rangé une statue de la Vierge dans un placard ; la statue ressort et réapparaît ailleurs. Les lumières lâchent, sa mère inconsciente bouge seule, et plus tard un appelant exigera de parler à « Mary », le prénom qu'elle avait dit vouloir donner à son enfant hypothétique. Les crucifix qu'une génération n'a pas osé décrocher ont gardé intact leur pouvoir de facturation.

À mesure que l'étau se resserre, la caméra se met à bouger en synchronie avec les enregistrements, comme hantée à son tour. L'inclinaison, imperceptible dans la première heure, s'intensifie. Un film qui prétend nous enfermer dans une subjectivité sans dehors se dote donc d'un thermomètre parfaitement lisible, extérieur au personnage, qui note l'effondrement pour nous et nous signale quand nous inquiéter. L'immersion est tenue par la main. C'est la condition du plaisir de ce film : nous ne sommes jamais seuls dans cette maison, il y a quelqu'un derrière l'appareil qui sait déjà comment cela finit.

Le dernier acte change de moteur. Justin tente de répondre à l'expéditeur ; le mail revient en erreur. L'archive se referme — pas d'origine à remonter, plus de document audio à écouter — et le direct s'ouvre à sa place. Le film abandonne la peur d'un mal déjà consommé pour une peur qui se fabrique à l'antenne. Des auditeurs appellent. Un voisin raconte que Mike et Jessa ont été retrouvés morts, sacs plastiques sur la tête, les murs couverts de dessins d'enfants au crayon, et que l'autopsie a confirmé la grossesse de Jessa. Une voix reproche à Evy d'avoir prononcé le nom et écouté les dix pistes. Puis Abby appelle pour qu'on l'aide à calmer son nourrisson qui hurle, et le tue à l'antenne pendant qu'Evy et Justin la supplient.

Evy avoue que sa mère est morte par sa faute — non pour la grossesse, pour avoir refusé de prier. C'est la seule fois où Undertone nomme son sujet, et il le nomme en le déplaçant : une heure et demie sur un choix reproductif pour aboutir à un manquement dévotionnel. La grossesse et les audios n'étaient pas l'objet du film, elle était l'occasion d'extorquer cet aveu-là.

Ce qui suit est du remplissage de genre. Elle monte, les murs de l'étage sont couverts de dessins d'Abyzou et de nourrissons ensanglantés, la caméra pivote sur elle-même pour supprimer le hors-champ, la mère se dresse dans la salle de bain, Evy hurle, coupe. Tuason n'a plus rien à dire et il livre l'apparition contractuelle, essore le dernier frisson, et s'arrête sur un cri parce qu'un cri dispense de conclure. Je n'y vois là qu'un échec, et un échec maladroit parce qu'il consiste à faire du bruit là où il fallait trancher, notamment sur l'avortement — juste une femme qui hésite dans un décor catholique et attend que le décor lui impose un choix à sa place.
Berserker  1899
Berserker 1899

46 abonnés 336 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 avril 2026
Une animatrice d'un podcast emménage dans la maison de sa mère pour s'en occuper. Elle reçoit dix enregistrements audio d'un jeune couple de femmes enceintes faisant l'expérience de bruits paranormaux, elle se rend compte que l'histoire de cette femme est le reflet de la sienne.

Très mauvais ennuyeux, trop de blabla, en mode podcast a eviter 1/5⭐ vu en VO.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

41 abonnés 391 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 août 2026
Bon bon bon.... Vous savez que j'essaie de m'ouvrir à d'autres genres cinématographiques depuis un an maintenant et je commence vraiment à apprécier de plus en plus le genre horreur-épouvante.

J'ai eu d'agréables surprises et des moins bonnes... Comme avec celui-ci !

Durant la séance, j'ai de vieux souvenirs qui me sont remontés...
J'avais l'impression d'être à nouveau devant "Paranormal Activity" car il ne se passe pas grand chose... à l'inverse qu'ici la caméra n'est pas immobile.
Au contraire, elle tourne autour de l'environnement de l'héroïne, qui est bien sûr seule dans une grande maison sombre...

Le huit-clos de base est intéressant car il joue sur les sons, bruits sourds et les ombres.
Mais il ne se passe absolument rien durant de nombreuses séquences.

Je ne dis pas que je n'ai eu aucunes angoisses, mais chacunes d'entre elles sont retombées comme un soufflé car rien ne se passe avant le final.

J'encourage les petites flippettes comme moi qui n'ont pas l'habitude de voir des films d'horreurs de réserver leur séance car j'ai pu y aller seule sans flipper en sortant récupérer ma voiture la nuit. Et rien que pour ça c'est pas mal !

Mais les plus aguerris s'ennuieront ferme devant ce film avec ce scénario qui tient sur une seule ligne et qui laissera une grande frustration !

Je me suis ennuyée et quand les lumières se sont allumées je me suis dit... Tout ça pour ça 
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