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alicia muret
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5,0
Publiée le 23 novembre 2025
J'ai passé un super moment devant ce film !
On s’identifie facilement aux personnages et leurs choix. C’est un film sincère, proche de la réalité, qui parle à tous ceux qui ont grandi en milieu rural ou qui ont connu ce passage important de la vie. Bref, une très belle expérience que je recommande vivement.
Ma déception est à la hauteur de mes attentes, car le thème de ce film (ou plutôt documentaire ?) et le lieu de tournage (à Nogaro, au fin fond du Gers) me semblaient vraiment intéressants pour évoquer la douloureuse nécessité pour beaucoup de jeunes de zones rurales de devoir s'exiler dans des métropoles pour étudier, puis faire carrière... En réalité ce documentaire ne fait qu'effleurer le sujet, et même s'il s'attarde sur 2 personnages principaux (une jeune fille de 17 ans qui doit aller étudier ailleurs après son Bac, et un chef de fanfare harmonique qui ne s'est jamais exilé) il n'évoque pas précisément le passé et le contexte des personnages. En fait rien n'est précis, rien n'est fouillé, tout est survolé. Et même le choix de "l'héroine" est discutable : l'auteure a choisi une jeune fille blonde particulièrement photogénique, pas vraiment représentative (mais bon, faut bien appâter le chaland sur l'affiche et la bande-annonce), et qui doit après son Bac s'exiler... à Pau, soit à proximité de chez elle... la belle affaire... On est donc à peu près hors sujet. Idem pour le chef d'orchestre qui ne s'est jamais exilé, qui est donc hors sujet aussi. Seul un viticulteur qui est parti puis revenu est dans le sujet, sauf que son histoire n'est absolument pas approfondie... A un moment donné l'héroine discute avec une copine de lycée, qui elle doit s'exiler en Vendée, soit nettement plus loin... Pourquoi ne pas avoir choisi de filmer plutôt la copine, qui elle allait vraiment devoir s'exiler ? Pas assez blonde ? Bref, ce documentaire a le génie de viser à côté de son sujet, et ce ne sont pas de longs plans sur les tournesols ou les vignes qui vont rattraper ça, sauf peut-être pour ceux qui sont venus juste pour les paysages.
Un documentaire lumineux et emouvant sous les belles couleurs du Gers, j'ai beaucoup aimé. Les personnages sont très attachants, on ressent beaucoup d'emotions à travers les discussions, témoignages et les morceaux de musique. :)
Un documentaire magnifique, d'une grande sensibilité. Les images sont superbes et en harmonie avec le propos du film: partir ou rester pour les jeunes qui ont grandi à la campagne. C'est un film qui raconte une histoire, en étant ancré dans le réel et porté par une bande son très vivante grace aux bandas. Tout le public a été touché par le film, nous avons en plus eu la chance de pouvoir échanger avec les réalisateurs. A voir !
Chère Sandrine, Je sors de la salle de cinéma de Gourdon dans le Lot où je viens de visionner Se souvenir des tournesols. J'ai tellement aimé que je me suis dit que ma gratitude devait vous être exprimée. La finesse et la poésie de vos images m'ont intensément touchée. Ce film documentaire est une merveille. Je vous remercie de l'avoir réalisé. Je vous remercie d'avoir abordé avec autant de tact et d'art notre ruralité magnifique. Bravo !
La réalisatrice Sandrine Mercier a grandi à la campagne. Comme beaucoup de Français, elle a quitté son village natal pour faire sa vie. La quarantaine, elle décide d’interroger son choix en plantant sa caméra dans une petite ville du Gers, dans cette « diagonale du vide » qui coupe la France en deux. Elle y filme son alter ego, Anaïs, une jeune lycéenne de dix-sept ans qui, après son bac, a décidé de partir d’étudier les langues étrangères à Pau. Elle y filme également la fanfare municipale dans laquelle Anaïs joue de la flute traversière, dirigée par Thierry, un professeur de musique dévoué corps et âme.
"Se souvenir des tournesols" creuse un sillon qui n’a rien de très novateur. On ne compte plus les documentaires ou les œuvres de fiction qui suivent, pendant quelques semaines ou pendant quelques mois, des lycéens à un moment charnière de leur vie. Je cite souvent "Chante ton bac d’abord", sorti fin 2014, qui m’avait particulièrement séduit ; mais on pourrait en citer d’autres : "Château rouge", "La Générale", "Allons enfants"… Pas plus tard que le mois dernier, Guillaume Brac lui en consacrait encore un, particulièrement réussi, sur une classe de terminale d’un pensionnat drômois, Ce n’est qu’un au revoir.
La semaine dernière, le film qui ouvrait le festival de Cannes, "Partir un jour", avait aussi pour héroïne une jeune femme qui revenait au bercail et interrogeait sa décision d’en partir quelques années plus tôt. Et "La Venue de l’avenir" racontait l’histoire d’une jeune Normande montée à Paris à la Belle Époque.
Dans cette avalanche de films, "Se souvenir des tournesols", malgré la joliesse de son titre et la sincérité de ses personnages, ne se distingue pas. Il souffre d’un handicap paradoxal : son héroïne, Anaïs, est trop jolie pour le rôle. On comprend ce qui, dans sa beauté, a attiré l’œil de la réalisatrice. Mais hélas, rien sinon sa plastique parfaite n’a d’intérêt dans son personnage trop lisse.
Documentaire qui touchera les gens du sud ouest qui montre bien leur culture. A travers plusieurs personnages , on s'attache a leur vie et a leurs interrogations.
Une pépite pleine de poésie! La "diagonale du vide" est emplie d'authenticité, de moments de vie simple, de petites et grandes joies. Les paysages sont superbes et l'on se laisse porter au grès des saisons... le tout sur des musiques de bandas!
Magnifique documentaire tout en sensibilité, qui met des couleurs dans les yeux et de la chaleur dans le cœur. Ce film fait du bien en mettant les jeunes à l'honneur. Elle est belle, la jeunesse, et la ruralité aussi ! Il faut encourager la mise en valeur des territoires, et soutenir leur dynamisme ainsi que l'engagement des actifs pour que les jeunes aient un véritable choix entre "rester ou partir". Ce documentaire touche juste et est aussi lumineux que les personnalités qu'il nous fait découvrir. A voir absolument.
Je sors de voir le docu à Montpellier J'ai passé un très beau moment, le film est simple et doux mais parle de choses profondes. C'était particulièrement touchant pour une fille du pays qui a été irrésistiblement appelée par l'ailleurs, mais qui garde une ancre solidement plantée dans les paysages et les ambiances de chez nous. J'ai donc eu les larmes aux yeux dès les 1eres notes de musique de la banda, et tout au long du film... de joie bien sûr ! Bravo à l'équipe du film pour cette réussite. Allez y si vous pouvez !
Oui je l'aime mon Gers, et même mon lycée de Nogaro qui m'a permis d'obtenir le bac, et je suis parti puis revenu au pays. Je n'ai pas aimé la manière de traiter le propos, le montage me paraît décousu, peu facile à suivre,.peut-être trop de bandas et de belle nature. On ne sait plus si on est embarqué dans un documentaire ou un " docu- fiction" à propos de la vie de Anaïs. Quelques moments vrais cependant avec nos agriculteurs- paysans face aux difficultés mais aussi aux bons moments de partage et dans le maigre espoir qu'un " jeune" prendra la suite de l'exploitation. Finalement c'est le chef de musique qui répond le mieux à la question.
J'ai adoré ce film ! Un documentaire qui nous fait rentrer directement dans l'univers de la musique comme lien entre les hommes et les générations mais aussi comme une identité culturelle de la campagne gersoise. Anaïs est complètement à l'aise devant la caméra et montre que la jeunesse gersoise peut être épanouie à la campagne. Thierry et Éric portent de belles valeurs de transmission que ce soit dans la musique ou l'agriculture. Des réalisateurs qui se sont mis à portée humaine pour livrer un documentaire plein de poésie. Même ma fille de 11ans n'a pas vu le temps passer !
En lieu et place de documentaire, il s’agit plutôt d’une chronique intimiste bien étriquée. On attend durant toute la séance cette petite lueur qui éveillerait notre émotion, notre intuition… mais rien. Paquitos, bandas… N’y aurait il que cela dans ce territoire du Gers? Non, je vous rassure : j’y vis depuis 50 ans, fille et compagne d’agriculteur… j’y ai rencontré d’autres valeurs culturelles, humanistes que celles qui abondent dans ce Road movie, qui ne sont pas inutiles au demeurant, mais tellement insuffisantes à créer du bien vivre ensemble. C’est vraiment regrettable de parler de « documentaire », lorsqu’il s’agit d’une telle vision étriquée, réductrice. J’aime la musique des bandas, je sais le lien qui se crée entre ces aficionados… mais cela ne suffit pas à nourrir un territoire et le rendre attractif. Quel gâchis que de livrer cette vision entonnoir. Nous méritons mieux…et espérons une ouverture d’esprit, une riche diversité dans l’approche de notre jeunesse , seules garantes de l’attractivité de la vie à la campagne. Franchement, ce petit film est affligeant. Par contre, un satisfecit au cameraman qui a su capter le vivant, le naturel. Cela ne suffit pas à transmettre un message.
Que ces sont lumineux poétiques et vibrants ! Un film magnifique, solaire, autant par l’image superbe, (chaque plan est un tableau) que par ses personnages bouleversants d’authenticité et d’engagement ! C’est un manifeste à nos campagnes, à ces invisibles de la “diagonale du vide” qui grâce à la musique et à leur banda montre que solidarité et vivre ensemble reste possible. Une bulle de bonheur et de poésie. Allez-y !