À la différence des grandes apocalypses zombies qui nous ont habitués à l’accident industriel, à la négligence coupable d’une corporation ou à la fatalité d’une nature incontrôlable, Colony pose d’emblée une question plus dérangeante : et si le désastre était voulu ? Un homme, une rancœur personnelle, une vengeance intime élevée à l’échelle du crime de masse. Ce point de départ singulier donne au film une tonalité particulière, presque plus troublante que le spectacle des infectés eux-mêmes. Car rien, dans aucun récit, ne justifie de condamner le monde entier pour réparer une injustice personnelle. Le terroriste de Colony n’invoque ni Dieu, ni grand combat, ni idéologie, seulement une blessure. Ce n’est pas une circonstance atténuante. C’est une perversion du réel d’autant plus glaçante qu’elle nous est étrangement familière.
À l’intérieur de la tour, Yeon Sang-ho construit un huis clos d’une efficacité redoutable. Plus resserré que Train to Busan qui déployait une apocalypse nationale, Colony confine l’horreur dans un espace vertical, cloisonné, dont on ne voit pas l’issue. La tension y est peut-être plus pure, plus physique. Et elle est redoublée par une frustration que le film entretient avec soin : l’extérieur ne comprend pas. Les autorités tergiversent, sous-estiment, n’interviennent pas à la mesure de la menace. Cette impuissance des institutions face à l’évidence, thème hélas intemporel, ajoute à l’oppression du récit une couche proprement politique.
Les infectés, eux, ont évolué. Ils ne sont plus la horde aveugle et mécanique du genre classique : ils coordonnent, ils apprennent, ils s’adaptent en temps réel. Ce qui était une masse devient un système. La peur change de nature : ce n’est plus la peur d’être submergé, c’est la peur d’être anticipé.
Colony n’est pas Train to Busan. Comparer les deux serait réducteur. Ce sont deux expériences différentes du même genre : l’un vous emporte dans un souffle épique, l’autre vous enferme et ne vous lâche plus. Les deux méritent leur place.
Quant au dénouement, il laisse délibérément une porte entrouverte. Yeon Sang-ho semble prévenir son public : ce n’est pas fini. Après Train to Busan et Peninsula, on connaît la mécanique. Colony s’inscrit dans une franchise qui s’assume. Ce n’est pas un reproche, c’est un constat. Et si un nouveau volet arrive, on aura envie d’y être.
Un film d’horreur classique, sans grande surprise, mais qui répond aux attentes du spectateur. Le scénario est simple avec les personnages typiques d’un film d’horreur, mais reste convaincant en raison du rythme soutenu de l’œuvre. Il est intéressant de voir que les « infectés » évoluent au cours du film, entraînant alors la nécessité permanente pour les survivants de s’adapter à ces créatures. En outre, l’ambiance du film, notamment grâce à la musique assez anxiogène, est maîtrisée et parvient ainsi à maintenir l’attention et l’immersion du spectateur.
Bien que ce film ne soit pas révolutionnaire, il reste plaisant à regarder sur grand écran et s’avère efficace dans son registre.
Le scénario est une bonne idée, l'idée de la colonie comme les fourmis, c'est super sympa. Mais dans les détails, c'est totalement raté. Des informations que les personnages ne sont pas sensé avoir, l'utilisation des téléphones, ou plutôt son absence d'utilisation, les mise à jour qui n'ont pas de sens. spoiler: par exemple la première mise à jour, le message a transmettre c'est "ce sont des mannequins, ça se mange pas" donc comment ils comprennent : "on peut se mettre debout". Pareil, comment elle sait que c'est lui l'antidote ? Elle ne la jamais vu, ne connais même pas son nom et elle arrive à dire que c'était lui le gars avec qui le gars qu'elle vient voir c'est dispute.
Un film captivant du début à la fin. L'histoire est prenante, les scènes d'action sont intenses et la réalisation est remarquable. Les acteurs livrent une excellente performance .
Je l'ai vu deux fois au cinéma tellement je l'ai apprécié ! À la deuxième séance, j'ai encore découvert de nouveaux détails et j'ai ressenti les mêmes émotions que lors de la première projection.
Je recommande vivement Colony à tous ceux qui aiment les films d'action, de suspense et de zombies. Une très belle découverte !
Parfait le plot est incroyable il pousse à réfléchir et surprends j’ai beaucoup aimé je recommande, la fin laisse entendre une suite mais pas forcément ce qui ne met pas dans l’attente non plus donc ce n’est pas frustrant.
Fade, plat et sans intérêts, ultra basique sans aucune originalité, je me suis ennuyée, Les dernières minutes étaient les plus accrocheuses en suspens et encore si on n'est pas trop exigeant. Même le son manquait de substance angoissante, je n'ai pas été du tout effrayée par les Zombies, dommage. Je n'ai pas ressenti de seurs froides ni de stress. La seule prouesse visuelle, c'est la chorégraphie statistique des zombies qui restent figés comme des statues de marbre lors des dernières scènes du film..L'interprétation des acteurs est trop prévisible et manque de crédibilité parfois. Dėcevant. Cela manque de caractère et de coups de théâtre surprenants. Bref un scénario qui manque d'aboutissements. Heureusement que le présence de Ji Chang Wook nous fait oublier la pauvreté du film en dialogues. Il est peut-être temps pour le réalisateur du "Dernier train pour Busan" un chef d'oeuvre en la matière de passer à un autre registre.
Je sors de la deuxième séance... Accompagnée la première fois de monfils, qui bien qu'un peu réfractaire, a autant apprécié ce film qui selon moi coche un maximum de bons points de ce genre de film! Quelques stéréotypes (mais quel film n'en n'a pas quand on doit mettre des personnages et une histoire en place en quelques minutes...) mais des idées novatrices dans l'évolution et le pourquoi de la venue de ces zombies !lLe casting et la mise en scène nous épargnent en plus trop de "gore" tout en nous tenant en haleine jusqu'au bout ! J'y suis allée, je l'avoue, pour un acteur et en suis ressortie enchantée du tout !!!
Une masterclass dans son genre Un scénario parfait Des effets spéciaux et maquillages incroyables Rythme soutenu aucun temps mort Des actrices et acteurs ont un énorme talent
Suite à une attaque bioterroriste dans un gratte-ciel, ce dernier se retrouve confiné et toutes les personnes infectées finissent par se transformer en zombies.
Yeon Sang-Ho persiste et signe ici son 4ème film de zombie. Mais attention, celui-ci n’a rien à voir avec Dernier train pour Busan (2016), Seoul Station (2016) ou encore Peninsula (2020). Imaginez Zombie (1983) pour le côté centre-commercial et Piège de cristal (1988) pour le building et vous avez une petite idée de ce qui vous attend.
Colony (2026) se démarque des habituels films de zombies par le fait que ces derniers ont la faculté de pouvoir communiquer ensemble, d’apprendre et de muter pour mieux s’adapter face à leurs proies. L’idée de départ était intéressante (en s’inspirant du "blob", un organisme unicellulaire), mais dès que le film rentre dans le vif du sujet, il se met en pilote-automatique et nous entraîne au coeur d’une intrigue invraisemblable et bêtement sur-explicative, avec ses protagonistes prévisibles, stéréotypés spoiler: (et très ɔons pour certains) et au développement des plus minimaliste. Mais surtout, le film s’avère beaucoup trop long pour le peu qu’il a à raconter et vient se perdre dans des digressions inutiles.
Dix ans après Busan, on a clairement l’impression que le réalisateur coréen a fait le tour du sujet et qu’il peine à se renouveler. Il ne suffit pas de passer d’une action horizontale (un train) à une verticale (une tour) pour nous tromper sur la marchandise, le résultat s’avère foncièrement la même chose, sauf que la radicalité et la virtuosité du premier ne sont cette fois-ci plus de la partie. Alors certes, le film n’est pas désagréable à regarder, mais on aura tendance à l’oublier aussitôt.
Le film démarre assez vite, une bonne chose car il évite les premières parties souvent longues pour "présenter" les protagonistes principaux et ajouter des mélos trop imposants dans le récit. Ici, il y a sensiblement la même chose, nécessaire pour s'attacher un temps soit peu aux personnages, mais dans un timing plus serré et sans être surexplicatif. L'immersion dans l'enfer biotechno-épidiologique ne se fait donc pas attendre et s'avère très efficace dès les premières minutes. Niveau effets visuels c'est assez remarquables, le côté viscéral et organique est bien rendu et rajoute au dégoût et à l'effroi. Si le discours du début reflète l'idée originale du cinéaste, à savoir la métaphore entre l'infection et notre soumission à l'. on lui préfère très nettement le parallèle avec la société des fourmis. Une grande partie des rebondissements de l'intrigue repose donc sur ces "capacités cognitives" qui créent une évolution des "zombies" logiques et cohérentes dans ce contexte de SF d'anticipation. L'autre bon point est qu'on ne peut savoir qui va survivre, on le comprend très vite avec un mort auquel on ne s'attend certainement pas. Un film surpassant légèrement le déjà très bon "Dernier Train pour Busan" (2016) et faisant oublier le râté "Peninsula" (2020). Site : Selenie
Le réalisateur Sang-Ho Yeon continue dans sa lignée de film de zombies, après le génial « Dernier train pour Busan » et le catastrophique « Peninsula », « Colony » se révèle être entre les deux. Il y a de bonnes idées mais le déroulement de l'histoire reste dans un format assez classique, on ne s'attache pas vraiment aux personnages mais on ne s'ennuie pas pour autant. Cela manque aussi de frayeur malgré une bonne esthétique visuelle des contaminés. Un concept de « colonie fourmi » qui aurait pu être plus innovante et poussée, mais loin d'être la calamité de son prédécesseur.