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Fabien D
217 abonnés
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3,0
Publiée le 29 mai 2026
Le réalisateur du brillant Dernier train pour Busan et du décevant Peninsula, revient avec un nouveau film de zombies. Colony rappelle beaucoup Zombie de Romero, une grande partie se déroulant dans un centre commercial. Mais il n'est pas question ici de satire du capitalisme mais d'une réflexion presque philosophique sur l'individualisme. Alors le scénario avec son postulat scientifique n'est pas extrêmement original mais la représentation des contaminés est, par contre, plutôt réussi, les corps finissant par se coller, dans un style très body horror, les uns aux autres. Alors c'est assez efficace, bien mené et jamais ennuyeux. Le film remplit parfaitement son contrat même si dans le genre on préfèrera la saga 28 jours bien mieux écrite.
Un film de zombie bourrin (assumé) mais efficace et développant un propos mine de rien plutôt intelligent malgré ses défauts, parmi lesquels des incohérences inhérentes au genre et des séquences caméra à l'épaule.
Film horrifique réalisé par Yeon Sang-ho, Colony est malheureusement un film moyen. L'histoire se déroule dans un bâtiment de biotechnologie, qui est bloqué en raison d'un virus non identifié, et nous fait suivre un groupe de personnes tentant de survivre. Ce scénario s'avère hélas peu intéressant à visionner tout du long de sa durée d'environ deux heures. Une durée qui se fait très largement ressentir. L'amputer d'une bonne demi-heure aurait permis de le rendre plus digeste. Car ce scénario est en réalité très classique et débute plutôt bien par une présentation limpide des protagonistes qu'on va suivre avant que le point de bascule n'intervienne. La découverte des infectés est également prometteuse. Hélas, au fil des minutes, tout cela devient très redondant et s'éternise dans son dernier acte. Pour autant, le métrage contient une part d'originalité. Il s'agit en réalité d'un film de zombies car les infectés se comportent comme tels. Mais ils possèdent une singularité car il est question d'intelligence collective, ce qui fait qu'ils évoluent au fil du temps en apprenant grâce à l'antidote, l'homme responsable de ce chaos, et au patient zéro. Mais finalement, cette nouveauté n'est pas si révolutionnaire. Elle a tout de même le mérite d'accoucher de quelques scènes sympathiques, mais ça finit tout de même par se répéter. Et ce n'est pas l'enquête du PC sécurité qui, à l'extérieur, tente de gérer l’événement, qui est plus passionnante. Le ton se veut sérieux, voire par moments dramatique et l'ambiance horrifique fonctionne bien avec cette véritable horde assoiffée. L'ensemble est porté par des personnages hélas peu développés, faisant qu'on ne s'attache pas à eux, et donc que leur sort importe peu. Des rôles très bien interprétés par une distribution comprenant Jun Ji-hyun, Koo Kyo-hwan, Ji Chang-wook, Shin Hyun-been, Kim Shin-rok, Go Soo ou encore Kim Hyung-mook. Tous ces individus entretiennent des rapports tendus créant peu d'émotions. Des échanges soutenus par des dialogues peu marquants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste sud-coréen s'avère de bonne facture. Sa mise en scène nous immerge au cœur de l'action et se montre dynamique, en plus d'avoir des idées. Cependant, elle n'est pas particulièrement soignée ni très esthétique. De plus, si l'immeuble dans lequel se déroule l'action est grand et vertical, il n'est pas aussi bien exploité et exploré qu'escompté. Les effets spéciaux et les maquillages permettant de rendre crédibles les giclées de sang sont pour leur part à la hauteur. Mention spéciale également aux nombreux danseurs, performeurs et cascadeurs qui forment la horde. Leurs corps se contorsionnent dans tous les sens et ils sont véritablement terrifiants dans leur façon de se mouvoir. Ce visuel de bonne facture est accompagné par une bonne bande originale, dont les compositions s'accordent bien avec les images, sans pour autant être marquantes. On retiendra davantage les effets sonores, notamment le bruit des corps des infectés. Reste une fin peu satisfaisante venant ainsi mettre un terme à Colony qui, en conclusion, est un long-métrage dispensable malgré ses quelques qualités.
Excellent film de Yeon Sang-ho , réalisateur du remarquable " Dernier train pour Busan" , qui réussit là encore un film de Zombies de haute volée , jouissif et très malin puisqu'il impose progressivement un propos très actuel sur le danger du tout-connexion et de l’uniformisation avec comme allégorie l'idée que les infectés évoluent mais pas l’Humanité, comme si le défaut de communication était devenu trop important pour la sauver ! Niveau effets spéciaux c'est Top et la réalisation offre des plans particulièrement novateurs .
Ai vu « Colony » un film d’horreur du réalisateur coréen Sang-Ho Yeon que je ne serais jamais allé voir s’il n’avait pas été présenté au Festival de Cannes en séance de minuit et s’il n’avait pas eu une très bonne critiques de Télérama et de bien d’autres revues. Je ne suis absolument pas habitué à ce genre de film et à vrai dire j’ai trouvé que trop d’hémoglobine tue l’hémoglobine et que trop de monstres à la longue fait plus rire qu’autre chose. Evidemment la mise en scène est super efficace, les effets spéciaux nombreux sont très voyants et les deux heures très longues et redondantes. Dans le centre de Séoul un fou furieux fait un attentat bactériologique dans une tour de 30 étages et qui comporte aussi une galerie marchande qui laisse plus de possibilités pour se cacher. Un seul être contaminé contamine une population entière et les monstres deviennent de plus en plus évolués au fur et à mesure qu’ils communiquent par la pensée entre eux. Bien sûr je n’ai aucun code mais j’ai eu tout de même l’impression d’avoir déjà vu ce film, tant rien ne m’a surpris. Evidemment j’y ai vu l’allégorie des réseaux sociaux qui polluent le cerveau des humains, mais aussi la transmission des fake-news qui infecte la pensée collective, mais le film peut être vu aussi comme la métaphore de la montée (contagion) des pensées extrémistes qui transforment les gens en moutons peureux. Bref, je n’ai pas sursauté dans mon fauteuil, j’ai trouvé le temps long et je crois que l’intrigue peut être l’emblème de tout ce que l’on veut. Indéniablement les bonnes critiques lues ont polluées mon esprit et comme un gentil ovidé laineux je suis allé voir un film dont je n’étais absolument pas le coeur de cible.
3 films, 1 réal, un genre, 3 sélections officielles Cannoise, on peut clairement nommer çà un trio gagnant tant il est rare voir « impossible » qu’une trilogie soit présente à un festival que ce soit en compétition ou en première mondiale même s’il on peu citer les 2 récents « Mad Max ». La Corée du sud confirme son talent de cinéma d’horreur frénétique à l’esthétisme décapant et à la qualité de jeu indéniable mettant tous l’monde d’accord à l’heure de la surenchère numérique parfois raté de bout en bout. spoiler: Yeon Sang-ho parvient à respecter tous les codes modernes de l’horreur dans ces thriller gore sur vitaminés en incluant littéralement la réal du gaming. Une réal originaire d’Asie justement. Un scénario qui reste simpliste avec à peine quelques longueurs verbales et de vide mais là est l’intelligence de ces 3 films (hors « Péninsula » de mémoire), ne pas laisser le temps aux temps mort d’arriver. Un récit de 8 clos démarrant comme quasiment toujours de la même façon et se poursuivant tout aussi égal, ce qui changera constamment dans ces films ne sera donc jamais le déroulement des faits (une infection zombiesque reste une pandémie) mais bien leur évolution et le jeu du cast et le visuel. Le cast justement est très percutant, mener par le duo Ji Chang-wook & Jun Ji-hyun en scientifique viraux et première victimes morale témoin de la naissance du drame assurer. Koo Kyo-hwan est presque le choix parfait pour jouer le gros méchant, ennemi viral, son regard et charisme suffit à effrayer ou qu’il aille et incarne avec perfection le top départ de cette boucherie. Il n’est sans rappeler Alex Mercer du jeu « Prototype » libérant accidentellement le virus, pour lui c’est purement volontaire. Tous les autres ont respecter l’anarchie, le stress ingérable et l’incapacité à se gérer en situation de crise. Inclure 2 jeunes ayant harceler une camarade de classe dans le groupe fut une bonne idée avec une « très bonne finalité ». Visuellement et musicalement, tout est présent et le ciné Coréen n’à pas à rougir d’Hollywood pour l’imaginaire et les décors, on retrouve là les éléments rarement revu dans les films de zombies à savoir, les étages envahis de matière visqueuse évoluant dans le climat humide, la qualité d’effet des infectés (ou « rodeurs » en langage « . ») avec oui une différence à côté des . mais impec quand même. Ce qui frappe surtout est le jeu survolter de ces derniers, passer du traqueur à l’annaliste puis l’évolution lunaire bref, la frénésie Asiatique issue des mangas, l’exagération survoltée mais bien dosée. Une atmosphère d’ensemble donc hommage involontaire au jeu citer plus tôt qui me ramène personnellement à mes heures « jadis » passées sur ce chef d’œuvre. La partie avec les politiques et autres scientifiques mêlent habilement satire d’inefficacité et abandon total au moment venu. Même les forces d’élite ont un effet d’inexpérience et de laxisme face aux monstres mais cela reste très prenant . Pour résumer un « 3ème volet » dériver ou indépendant mais la lignée complète qui fut réussit et donne vraiment envie de retrouver l’ambiance Coréenne dans quelques années.
Le concept de base est ultra cool : une épidémie transforme les humains en infectés qui évoluent en véritable colonie organique, presque comme des fourmis. Sur le papier, ça apporte une vraie originalité au genre, avec quelques idées qui rappellent parfois Resident Evil.
Visuellement, certaines créatures sont réussies et les scènes d’action ont de l’énergie. Ça bouge beaucoup, les zombies sont agressifs, et le film tente vraiment autre chose que le simple copier-coller du zombie classique.
Mais le problème, c’est que le rythme s’essouffle vite. On tourne rapidement en rond, les personnages manquent cruellement d’intérêt, et l’histoire finit par donner l’impression d’étirer son idée sans vraiment savoir quoi en faire.
Et surtout… si vous cherchez un vrai film gore qui tâche, préparez-vous à être déçus. Malgré des zombies ultra violents, le film reste étonnamment sage visuellement. Moi qui pensais voir un carnage total, j’ai surtout eu droit à beaucoup de caméra tremblante et de chaos brouillon. À certains moments, ça m’a même presque donné mal au crâne.
Au final, Colony reste un film intriguant grâce à son concept de “colonie évolutive”, mais il manque de folie et de personnages marquants pour vraiment devenir mémorable. Une expérience correcte pour les fans de zombies, sans être le choc horrifique annoncé.
Bravo les Coré formidable film d’action et d’épouvante qui mélange The Walking Dead avec Dernier train pour Busan et Resident Evil. Pour les amateurs du genre un très bon moment de cinéma Gorre.
Faut-il n'avoir jamais vu un bon film de contaminés ou de zombies pour apprécier la moindre seconde de ce film tellement raté. Où est passé le realistauer de Busan ? Des personnages idiots, une intrigue digne de scoobydoo, des dialogues sidérants d'explication qui sonnent faux. Aucun plan, aucune mise en scène et en plus ça vient gentiment plagier Romero ou Danny Boyle sans la moindre idée. Un désastre
10 ans après l'immense réussite que fut "Dernier train pour Busan", la carrière de Sang-Ho Yeon n'a malheureusement pas suivi le même chemin. Ne réussissant jamais à nous faire revivre une expérience aussi forte, ce réalisateur pourtant très prometteur a finalement décidé de revenir à ses premiers amours. "Colony" offre donc son retour dans le domaine du film de zombie, et autant dire que cela a suffi pour m'intriguer. Cependant, il ne faut pas trop s'enflammer non plus, ce retour étant largement moins réussi que son œuvre culte d'il y a 10 ans. Globalement, la raison est assez simple : il est bien moins réussi en matière d'écriture. Et à ce niveau, je parle surtout de son approche des personnages, ces derniers étant peu attachants. La première raison à cela vient du fait que ceux-ci sont très nombreux, ce qui limite forcément la possibilité de tous les développer correctement. Ensuite, car ils sont introduits au sein d'une séquence très courte et à base de dialogues ultra explicatifs absolument pas naturel. Mais surtout, car le scénario n'arrête pas de jouer avec eux comme bon lui semble. Sur une séquence, ils seront bêtes comme leurs pieds, et sur une autre, ils sauront toujours quoi faire sans aucune explication. En bref, ne vous attendez donc pas à retrouver la même sensation et le même travail narratif autour des héros que prévu. Mais honnêtement, par rapport à tout ce qu'a sorti ce réalisateur depuis 10 ans, je trouve que l'on est largement au-dessus. La raison est peut-être assez simple à comprendre, à savoir qu'il maîtrise peut-être bien plus ce genre, mais ce serait dommage si c'était le cas, car je n'aimerais pas le voir s'enfermer dans un seul et même style. Malgré tout, comme je l'ai donc dit, le metteur en scène maîtrise son sujet, et tout cela part d'une très bonne idée pour donner de la profondeur à son ambiance : le type de zombie utilisé. Réfléchi comme un clan de fourmis, le principe de les voir évoluer tout au long du film est une merveilleuse idée. Avec ce choix, l'action n'est donc jamais la même, les personnages devant constamment s'adapter à de nouvelles menaces pour survivre. Alors, cela permet non seulement d'offrir un renouvellement constant à l'ensemble, mais aussi de toujours faire rebondir le rythme, et donc de ne jamais nous lasser. Par ailleurs, je trouve que Sang-Ho Yeon réussit parfaitement à retranscrire la brutalité et la violence de ces zombies. Via une caméra épaule très mobile, on ressent pleinement l'urgence et la panique de la situation. Certes, ce n'est peut-être pas l'idée la plus jolie à voir, mais en matière de cohérence, c'est exactement ce qu'il fallait faire. Et par ailleurs, je tiens à saluer le joli travail sur les décors, très angoissant et jouant sur la progression, ceux-ci étant de plus en plus affectés par le virus. Finalement, avec cet ensemble rempli d'idées, toujours prenant et juste assez violent pour nous divertir, je dois alors dire que j'ai quand même passé un bon moment. Même si certaines réactions ou agissements des héros m'ont parfois déstabilisés, j'ai été content de retrouver une aussi bonne maîtrise de ce genre. Par conséquent, si les films de zombie sont votre style, n'hésitez pas à tenter celui-ci. Pour conclure, un joli retour en force.
Pas loin du 4 mais quand même moins bien que Dernier train sur Busan. Le film fait le job, on retrouve un peu l'esprit de Busan, on est pris par l'épidémie et le confinement à l'intérieur de la tour mais il y a de trop grosses incohérences scénaristiques pour y croire vraiment. A voir.
Après avoir signé le remarquable Dernier Train pour Busan, Sang-Ho Yeon revient au cinéma de zombies avec COLONY. Malheureusement, cette nouvelle proposition est loin de retrouver la puissance de son œuvre culte.
Le premier problème saute rapidement aux yeux : nous avons perdu tout le sel de Dernier Train pour Busan. Là où ce dernier brillait par ses personnages attachants, sa tension permanente et son émotion sincère, COLONY peine à créer le moindre attachement. Le film semble recycler des idées déjà vues sans jamais parvenir à leur donner une nouvelle dimension.
Les personnages constituent d’ailleurs l’un des plus gros points faibles du long-métrage. Entre des protagonistes peu intéressants et un trio d’adolescents particulièrement tête à claques, difficile de s’investir émotionnellement dans leur survie. Leurs dialogues et leurs comportements provoquent davantage l’agacement que l’empathie.
Le scénario, lui aussi, apparaît assez faible. L’intrigue avance de manière mécanique, sans véritable surprise ni prise de risque. On a constamment l’impression d’assister à une succession de situations déjà exploitées des dizaines de fois dans le cinéma de zombies.
Pire encore, le film accumule ces réactions absurdes de personnages que l’on ne veut plus voir dans un énième film de morts-vivants : décisions incohérentes, manque total de bon sens face au danger, comportements artificiels uniquement destinés à faire avancer le scénario. En 2026, ce genre de facilité narrative devient franchement difficile à accepter.
Au final, COLONY ressemble davantage à une pâle copie de ce qui a fait le succès de Dernier Train pour Busan qu’à une véritable évolution de l’univers de Sang-Ho Yeon. Un film oubliable qui peine à justifier son existence dans un genre pourtant capable de se renouveler.
Nouveau film d'infectés, Colony nous enferme dès les premières minutes dans un immeuble avec une multitude de zombies. L'originalité du scénario vient dans la communication entre les êtres mordus qui partagent leurs connaissances pour évoluer... Métaphore certaine d'une humanité qui s'abreuve sans cesse d'informations sur leur téléphone parmi lesquelles les Fake news qui peuvent nous faire "tourner en rond" si on n'y prête gare, le film regroupe les infectés petit à petit, qui commencent à ne faire qu'un, physiquement même parfois, en même temps que les humains, eux, se désolidarisent les uns des autres... Personne n'est épargné, on ne sait pas qui va y passer, ce qui rend en partie le côté "suspense" plutôt réussi, avec un rapprochement de 2 personnes qui n'avaient a priori aucune raison de le faire au début... Sans avoir la puissance d'un Dernier train pour Busan, Colony tient tout de même son spectateur en haleine mais ne révolutionne pas le genre.
Encore un film de zombies me direz-vous : certes, sauf que celui-ci apporte du nouveau et c'est plutôt bien trouvé que ces morts vivants qui apprennent de chaque expérience et communiquent entre eux jusqu'à devenir une seule intelligence ! C'est trépidant, bien réalisé et surtout, comme dans tout bon film d'horreur, impitoyable !
C’est vraiment le type de film de zombie coréen donc bon au moins on sait à quoi s’attendre, mais dommage de pas essayer de faire de nouvelle chose… mais j’ai quand même passé un bon moment avec certaines scène drôle et d’action qui me réveiller
[Séance de minuit avec équipe du film au festival de Cannes 2026]