Suite à une attaque bioterroriste dans un gratte-ciel, ce dernier se retrouve confiné et toutes les personnes infectées finissent par se transformer en zombies.
Yeon Sang-Ho persiste et signe ici son 4ème film de zombie. Mais attention, celui-ci n’a rien à voir avec Dernier train pour Busan (2016), Seoul Station (2016) ou encore Peninsula (2020). Imaginez Zombie (1983) pour le côté centre-commercial et Piège de cristal (1988) pour le building et vous avez une petite idée de ce qui vous attend.
Colony (2026) se démarque des habituels films de zombies par le fait que ces derniers ont la faculté de pouvoir communiquer ensemble, d’apprendre et de muter pour mieux s’adapter face à leurs proies. L’idée de départ était intéressante (en s’inspirant du "blob", un organisme unicellulaire), mais dès que le film rentre dans le vif du sujet, il se met en pilote-automatique et nous entraîne au coeur d’une intrigue invraisemblable et bêtement sur-explicative, avec ses protagonistes prévisibles, stéréotypés spoiler: (et très ɔons pour certains) et au développement des plus minimaliste. Mais surtout, le film s’avère beaucoup trop long pour le peu qu’il a à raconter et vient se perdre dans des digressions inutiles.
Dix ans après Busan, on a clairement l’impression que le réalisateur coréen a fait le tour du sujet et qu’il peine à se renouveler. Il ne suffit pas de passer d’une action horizontale (un train) à une verticale (une tour) pour nous tromper sur la marchandise, le résultat s’avère foncièrement la même chose, sauf que la radicalité et la virtuosité du premier ne sont cette fois-ci plus de la partie. Alors certes, le film n’est pas désagréable à regarder, mais on aura tendance à l’oublier aussitôt.
Nouveau film d'infectés, Colony nous enferme dès les premières minutes dans un immeuble avec une multitude de zombies. L'originalité du scénario vient dans la communication entre les êtres mordus qui partagent leurs connaissances pour évoluer... Métaphore certaine d'une humanité qui s'abreuve sans cesse d'informations sur leur téléphone parmi lesquelles les Fake news qui peuvent nous faire "tourner en rond" si on n'y prête gare, le film regroupe les infectés petit à petit, qui commencent à ne faire qu'un, physiquement même parfois, en même temps que les humains, eux, se désolidarisent les uns des autres... Personne n'est épargné, on ne sait pas qui va y passer, ce qui rend en partie le côté "suspense" plutôt réussi, avec un rapprochement de 2 personnes qui n'avaient a priori aucune raison de le faire au début... Sans avoir la puissance d'un Dernier train pour Busan, Colony tient tout de même son spectateur en haleine mais ne révolutionne pas le genre.
Un film de zombie bourrin (assumé) mais efficace et développant un propos mine de rien plutôt intelligent malgré ses défauts, parmi lesquels des incohérences inhérentes au genre et des séquences caméra à l'épaule.
Bon film de zombies avec une pointe de savant fou. Des moyens pour assurer question maquillage et mise scène. Le cinéma coréen est très fort dans le genre.
Ah les coréens savent toujours aussi bien faire ce genre de film...quoique les thrillers ou films d'action ne sont pas en reste je dois bien le reconnaître!!! L'histoire peut paraître classique certes mais la différence réside dans le fait d'impliquer un "non infecté" dans l'équation qui génère tout cela. Et cela change tout car il est là aussi pour , peut être, leur sauver la mise. Et puis comme ils font bien aussi reste les émotions humaines qui font prendre des décisions qui auront des conséquence sur le groupe de survivant etc... et les infectés font bien flippé surtout quand ils sont en mode "wifi connecté!!!" Un très bon film qui joue plus sur le stress, la tension que sur le gore. NOTE : 8/10
Le méchant est méga-classe (un beau gosse aux agissements immoraux, dont on rêve de refaire le portrait en plus abstrait, à la Picasso), on pourrait arrêter cette critique ici, mais le mucus blanc nous dit de continuer, alors on obéit à la Colonie... Après le magnifique Dernier Train pour Busan, après le catastrophique Peninsula, Yeon Sang-Ho se ré-injecte le virus du zombie énervé avec un Colony aussi débile que fun. Alors oui, Colony n'est pas comparable au premier film Dernier Train pour Busan, un milliard de fois plus chiadé sur son scénario et l'attachement dramatique à ses personnages, ici on attend juste qu'ils se fassent croquer bêtement. Sauf spoiler: l'handicapée , on pense parler au nom de tous, en disant que sa scène a attristé toute l'assemblée (petite larme). Mais les personnages ne sont même pas fichus de penser qu'une spoiler: TV qui les met en danger en diffusant un visage (qui attire les zombies) a une prise électrique (et tirer dessus est mille fois plus simple que de faire un aller-retour au milieu des bestioles... Bref, des Prix Nobel). Niveau scénario, c'est très généreux : le fait que les zombies communiquent est un véritable challenge (nos héros ne peuvent les tromper qu'une fois par ruse, ensuite il faut changer de méthode, car ils ont compris et informé les autres du stratagème... Ce point d'évolution rapide oblige à réfléchir et trouver d'autres astuces), sauf qu'on nous pond assez facilement que les infos circulent plus vite via le mucus blanc qui couvre tous les murs. Et là, on se demande ce que c'est, comment les gens l'ont produit, comment ils l'ont étalé jusqu'au plafond, comment ils peuvent communiquer spoiler: encore plus vite à la fin alors qu'il n'y a plus de mucus (le "bug" est une facilité narrative assez grossière), ou pourquoi cela gêne la perception des proies si elles en ont un peu sur leur veste, alors que c'est censé être un vecteur de synapse (en gros : ils doivent bien voir, que la personne qui a la veste maculée n'émet rien, comme infos ? Ça n'a aucun sens...). On ne cherchera pas plus la logique dans le fait que le méchant spoiler: n'arrive pas à contrôler ses monstres après le bug (cela "reboot" leurs fonctions, mais le lien entre le Maître et les toutous n'est pas une évolution, cela arrive quand il se fait mordre, donc ce n'est pas un "apprentissage" de plus, donc ce n'est pas censé être effacé par le "reboot"... On réfléchit trop pour ce scénario juste content d'en mettre partout, et courir en agitant les bras). Dans ce marasme bruyant et sur-dynamique de zombies ultra-énervés (c'est un compliment), Kyo Hwan-Koo fait un méchant ultra identifiable, qui passe au travers de ses monstres avec les mains dans les poches de son falzar, l'air blasé, en faisant un méchant aussi détestable que charismatique. Avec tous les coups-bas qu'il fait (la scène du flic est assez maline), on rêve que l'héroïne lui fasse la fête à la fin, et l'on peut dire que le sort qu'elle lui réserve n'est pas à la hauteur que ce qu'on imaginait, mais reste cohérent. En revanche, on sort de Colony en se demandant pourquoi les autorités ne mentionnent jamais cet épisode dans Dernier Train pour Busan (comme il est censé en être le prequel), et pourquoi les zombies ne se transmettent pas les infos dans les autres opus qui suivent sa chronologie... Peut-être ne fait-il pas partie du même univers, et la promo du film l'a trop vite rattaché à la saga-mère. Bref, si vous ne cherchez pas forcément l'excellence du premier opus, et que vous voulez juste courir et jouer avec les boutons de l'ascenseur dans un immeuble rempli de zombies teigneux (et leur Maître blasé), venez dans cette chouette Concon-lony de vacances, on s'y marre bien.
Colony plaira entre autres à ceux et à celles qui ne goûtent pas particulièrement l'univers de l'horreur, car le film est plutôt sobre dans le domaine du gore et, finalement, assez peu effrayant, toutes proportions gardées. Attention, zombies hyperconnectés, le concept du film renouvelle le genre avec une certaine créativité, nous renvoyant évidemment à notre propre monde d'individualistes infectés jusqu'à la moelle par les réseaux sociaux. La narration est souple, un tantinet répétitive, mais carbure à l'énergie et à l'héroïsme féminin, tout en mettant en lumière un méchant parfait que ce bon vieux Hitchcock aurait adoré. Le temps passe vite dans cette tour infernale et le spectacle se révèle fort plaisant dans ce jeu de massacre où il est cependant aisé de deviner qui va survivre au bout de cette géhenne dans laquelle il y a du plaisir pour ceux qui sont lovés confortablement dans un fauteuil de cinéma, pop-corn ou pas en main. Il est certain que le réalisateur du Dernier train pour Busan a du mal à sortir de ses thèmes favoris, mais il a au moins le mérite d'élargir son spectre et de lui donner une résonance contemporaine plutôt futée. La suite, on l'imagine avec l'Intelligence artificielle en renfort, pourquoi pas, ou toute autre "avancée" technologie qui contribue, si l'on adopte une vision pessimiste des choses, à déshumaniser nos sociétés.
Ce film d’infectés, dans un contexte de bio-attentat, est plein de ressources et pas uniquement financières, même si on voit que le budget a dû être conséquent. Je pensais surtout aux ressources du scénario qui, pour moi qui aie vu pas mal de films ET de séries de zombies, a été agréablement surpris par certaines idées novatrices du scénario. Du même réalisateur, j’avais beaucoup aimé « Dernier Train Pour Busan » (2016), j’avais été déçu par « Peninsula » (2020) mais, là, on a un scénario bien plus profond et une tout autre ampleur, plus proche du blockbuster. « Colony » est un peu trop long mais ne boudez pas votre plaisir de voir un film qui sort des sentiers battus.
très bien le film bien meilleure que cold storage qui était un film aussi sur une probagation de virus qui rend les gens en zombie qui était sortie en début d'année je lui retire juste un demi point pour une scène qui me dégoûte de manière répétée
Le concept de départ de *Colony* est accrocheur. L'idée de l'infection par intelligence collective offre un miroir pertinent sur nos comportements actuels comme le poids des réseaux sociaux par exemple. C'est malin, original, et ça pousse à la réflexion. Malheureusement, l’intérêt retombe après la première demi-heure. Le scénario s'enferme dans une boucle prévisible et répétitive qui finit par lasser. Cette impression de tourner en rond est d'autant plus pesante que l'ambiance de huis clos sonne faux : au lieu de servir la tension dramatique, le décor unique évoque surtout un cruel manque de budget.
Quand un film de zombie arrive à allier pur divertissement et seconde lecture sociétale et/ou politique, c'est un pur moment de plaisir. Je ne vais pas essayer d'en faire une liste mais ce film est d'une grande intelligence, d'une forte modernité et d'un point de vue politique prononcé grace à une accuité de son point de vue sur notre société en mettant en exergue la propension au mimétisme et à la recherche de bouc émissaire
Film prometteur mais qui au final est décevant. Trop d’incohérences, trop de facilités scénaristiques qui enlèvent finalement tout suspens. Il y avait pourtant de bonnes idées, le film était tendu au début puis petit à petit, la tension s’effrite au fur et à mesure que l’on comprend les mécanismes. Le dernier train pour Busan était bien meilleur et la référence reste toujours l’armée des morts de Zack Snyder.
Un bon film coréen sur une forme de communication mal utilisée qui devient un virus. A voir car excellents effets spéciaux,très bon casting. Bravo la Corée
Bonne surprise, un film de « zombie » qui change dans l’approche avec plusieurs nouveautés dans les mechaniques du film. Agréable et avec des réactions pas digne d’un enfant de 5 ans malgré les stéréotypes bien présent encore une fois (policier, gangster, fille persecuté, l’intello, l’homme d’affaire promis c’est pas le début d’une mauvaise blague). Bref j’ai vraiment bien aimé, je pense pas autant que le film de zombie précédent du réalisateur « dernier train pour busan » le premier car le second c’est caca.