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Le_Général
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2,5
Publiée le 28 avril 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + bienvenue chez les khumalos" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
On n’était pas spécialement prêts pour ces vacances en Afrique du Sud, et encore moins pour les Khumalos. Et pourtant, voilà qu’on s’y retrouve, au milieu des valises trop pleines, des chamailleries à la noix de coco et des secrets de famille sucrés-salés. C’est fou ce que le chaos peut avoir du charme quand il est servi avec des samoussas et un rire franc.
Le film ? Une pagaille organisée. Une carte postale qui a pris l’eau mais garde ses couleurs. Jayan Moodley déroule sa pelote familiale avec la tendresse d’un parent qui sait que les réunions de famille finissent toujours par une crise de nerfs ou un fou rire. Parfois les deux. Alors oui, c’est cousu de fil blanc. On devine les punchlines avant qu’elles arrivent, comme un invité qui toque à la porte en chantant faux.
Mais il y a ce truc... Ce ton chaleureux, presque épicé, comme un curry pas trop fort qui reste en bouche. Les acteurs ne sont pas là pour briller en solo, mais pour se passer la balle avec une fluidité bon enfant. Ça gueule, ça rit, ça s’épuise. On dirait une chanson de famille qu’on ne chante plus vraiment, mais qu’on fredonne malgré nous dans les embouteillages.
Et si le scénario manque un peu d’aspérités, on pardonne facilement. Parce qu’on a tous, au fond, une tante qui parle trop fort, un cousin qui filme tout, et un oncle qui rate toujours la photo de groupe. La mise en scène n’invente rien, mais elle n’en a pas besoin : elle regarde avec affection.
Bref, Bienvenue chez les Khumalos, c’est pas du cinéma d’auteur. C’est du cinéma d’accueil. Et parfois, c’est tout ce dont on a besoin. Le rire comme héritage. La famille comme scène. Et le monde, pour une fois, comme maison de vacances.