Le film est tout d’abord sorti au Japon avant d’être sélectionné dans différents festivals internationaux tels que ceux de Toronto, Night Visions Film International en Finlande ou encore le festival international du film fantastique de Gérardmer.
Junk World s’inscrit comme le deuxième opus d’un long-métrage, également réalisé par Takahide Hori et qui est sorti en 2017, Junk Head.
Junk World se déroule 1042 ans avant Junk Head (2017). Un troisième épisode viendra clore ce qui sera donc une trilogie. Takahide Hori a fait savoir que ce nouveau film se situera plusieurs années après Junk Head (2017).
Pour Junk Head (2017), le réalisateur avait commencé à travailler en autodidacte en souhaitant tout simplement donner vie aux images qu’il avait en tête. Cela lui avait demandé sept ans de travail avec une équipe d’environ trois personnes. Avec Junk World, les choses étaient légèrement différentes puisqu’ils étaient désormais six collaborateurs. En outre, le film n’a demandé au cinéaste " que " trois ans de travail.
Takahide Hori a construit son film comme une invitation à entrer dans un univers à la fois étrange, inconfortable et vivant. Même si le cinéaste ne s’attend pas à ce que le spectateur comprenne tout, il espère néanmoins que ce dernier acceptera de s’y perdre mais également de regarder, d’écouter et de ressentir.
Par rapport à la préparation de Junk Head (2017), Takahide Hori a noté un certain nombre d’avancées technologiques. En effet, le premier film avait nécessité des procédés analogiques avec la création d’un prototype en argile puis d’un moule en plâtre pour fabriquer une seule figurine. Cette fois-ci, les choses étaient différentes puisqu’entre le premier et le deuxième film, la technologie d’impression 3D avait commencé à se développer. Sur Junk World, le réalisateur et son équipe ont modélisé en 3D sur ordinateur et imprimé les modèles, ce qui leur a permis de fabriquer les figurines sans jamais manipuler d’argile. Il s’agissait là du principal facteur d’innovation en matière de modélisation. En ce qui concerne les figurines animées en 3D, l’équipe du film a davantage utilisé l’animation en 3D plutôt que celle image par image, réduisant ainsi les efforts et les coûts de production.