"Shana" assez bien noté par la critique, récompensé cette année au festival de Cannes (Prix SACD à la Quinzaine des cinéastes) est un drame social avec des qualités. Le long métrage de Lila Pinell, aux thématiques féministes fortes comme l'émancipation, les liens toxiques, la dépendance sentimentale, les séquelles de l'enfance et le poids de la religion, est porté par Noémie Lvovsky et la remarquable Éva Huault. Dommage que des maladresses et clichés parsèment le film.
Chronique décousue d'une jeune femme cabossée et cash, Shana est surtout un one woman show d'une actrice véritable tronche de cinéma, Eva Huault. On ne sait pas trop où l'on va, c'est la force mais aussi la limite de cette tranche de vie anecdotique.
Shana est une jeune femme pleine de caractère et qui traverse les galères avec une détermination infaillible. À travers ce long métrage, Lila Pinell dresse le portrait d’une femme moderne, forte. Incarnée par Eva Huault, cette dernière crève l’écran. Le film est drôle, touchant, même si l’histoire n’est pas très originale. Sympathique.
Un film très troublant, comment a t on fait pour qu'une jeunesse soit aussi désorientée et dont l'avenir est improbable, ça fait peur ! Belle interprétation
Dans son premier long-métrage solo, Lila Pinell suit le parcours chaotique d’une jeune femme qui tente de se défaire d’une relation toxique . Un rôle sur mesure pour l’explosive Eva Huault , débordante d'énergie et de sensibilité ! Un film plein de vie, porté par la fougue inextinguible de son héroïne où pas une minute l'on ne s'ennuie !
Ai vu « Shana » de Lila Pinell qui a été présenté au Festival de Cannes dans la Sélection « La Quinzaine des cinéastes » en mai dernier. Shana (révélation et incroyable Eva Huault) est une jeune femme de vingt ans, débordante d’énergie, mais chez elle tout est trop… Trop de gouaille, de maquillage, d’inconstance. A elle seule, elle peut déclencher plus de tourments que les 12 plaies d’Egypte réunies. D’ailleurs son mec s’appelle Moïse. Il la bat, la maltraite, l’exploite… et fait des aller-retours entre la prison et l’appartement de Shana. Shana est aussi tiraillée entre ses racines arabes et sa judéité mal assumée. Shana n’a pas beaucoup de chance et paye assez vite les conséquences de ses agissements qui partent dans tous les sens. Elle enchaîne galère sur galère. Le film est découpé en 12 parties qui chacune est l’illustration d’une des plaies d’Egypte et donc d’une mésaventure de Shana. Le parallèle ne fonctionne pas à tous les coups et le processus est trop répétitif, d’autant plus qu’il condamne le film à n’être qu’une succession de scènettes l’empêchant d’avoir un vrai déroulé scénaristique et dramatique. Mais ce n’est pas si grave que cela car Shana/Eva Huault décoiffe tout sur son passage. Sous ses allures trop clinquantes et son côté cash qui décape, Shana est aussi très sensible et attachante. Elle se donne un mal fou à dissimuler ses souffrances et ses traumatismes sous les faux ongles, faux cils et robes excentriques. Eva Huault ne fait qu’une bouchée du rôle et nous fait souvent penser à Béatrice Dalle dont elle partage des traits physiques, le charisme cinématographique et le vampirisme auprès du spectateur. Le rôle de la mère est interprétée par Noémie Lvovsky et c’est assurément leurs scènes communes qui sont les moments forts du film. Shana fait souvent penser au personnage principal de « L’épreuve du feu », « Une fille facille » qui est relativement nouveau au cinéma : la fille excentrique qui subit son caractère entier et qui est la victime idéale de son entourage mal choisi. Shana est une vraie tempête d’air frais même si le film ne dépasse pas la douce brise sympathique. Mais en cette période de canicule c'est déjà beaucoup.
Avec Shana, Lila Pinell signe un premier long métrage d'une grande sensibilité, porté par un regard juste et profondément humain sur la jeunesse, les liens familiaux et la construction de soi.
Le film séduit avant tout par sa sincérité. Lila Pinell évite les artifices et privilégie une approche intime, au plus près de ses personnages. Cette proximité donne naissance à des moments d'une grande vérité, où chaque émotion semble vécue plutôt que jouée. La réalisatrice capte avec finesse les doutes, les espoirs et les contradictions qui accompagnent le passage à l'âge adulte.
Au cœur du récit, Eva Huault impressionne par la justesse de son interprétation. Elle incarne Shana avec une intensité discrète mais constante, donnant à son personnage une profondeur qui touche immédiatement. À ses côtés, Noémie Lvovsky apporte toute son expérience et sa sensibilité, tandis que Inès Gherib complète avec beaucoup de naturel un trio particulièrement convaincant.
Visuellement, le film adopte une mise en scène délicate qui accompagne les émotions sans jamais les surligner. Chaque plan semble pensé pour laisser exister les personnages et leurs silences, créant une atmosphère à la fois douce, lumineuse et mélancolique.
Ce qui fait la force de Shana, c'est sa capacité à trouver l'universel dans l'intime. En racontant une histoire singulière, le film parle finalement à chacun de nous, de nos blessures, de nos aspirations et de notre besoin de trouver notre place.
Lila Pinell filme en 16mm une jeune femme qui galère, deale un peu, aime mal et rit quand même, au gré d'une chronique parisienne qui lorgne vers les Safdie, Kechiche ou "Diamant brut". Le film manque parfois de construction, mais il n'en a pas vraiment besoin. Ce qui emporte tout, c'est Éva Huault : insolente, débordante, traversée par des contradictions profondes autour de l'émancipation, de la féminité, de l'identité juive séfarade et du poids d'une lignée familiale. Le spectateur commence par en sourire, avant d'être doucement ramené vers quelque chose de plus douloureux et d'infiniment plus juste. Ce glissement progressif est la grande force du film. Noémie Lvovsky et Inès Gherib complètent une distribution au diapason. Huault, elle, est de chaque plan, et on parie qu'elle ne passera pas inaperçue aux prochains César.
Si vous n'avez pas vu LE ROI DAVID, bijou de moyen-métrage sur l'errance d'une jeune femme en quête d'un boulot, vous ferez connaissance avec Shana pour la première fois dans cette version long-métrage, et vous n'êtes pas prê ! La rencontre est fracassante et hilarante, dès une séquence d'ouverture qui confirme le talent de Lila Pinell pour porter les situations jusqu'à leur point de rupture, entre malaise et fou rire. Eva Huault porte le film avec son bagou et sa sensibilité inimitables, mais sait aussi donner de la profondeur à une certaine mélancolie de l'éternelle galérienne, résiliente mais à bout. Dans l'écrin 16mm d'une mise en scène sensible et à juste distance, Shana devient une reine des temps modernes, une bosslady sans filtre que rattraperaient des plaies ancestrales. Un bijou poétique, drôle et touchant, pour bien rentrer dans l'été cinéma !
Très déçue par ce film, mal filmé, au scénario bâclé et aux dialogues répétitifs, censé être émouvant et drôle alors qu'il n'est ni l'un ni l'autre. L'actrice n'est pas inintéressante mais elle est ici exhibée en "phénomène" (tant au niveau de son physique que de son langage) ce qui rend l'ensemble du film et le point de vue sur son personnage principal assez malaisants. Trop de thèmes (mal)traités ici, - l'emprise, la famille, les racines, les copines, les galères... - et bien sûr l'inévitable scène en boite de nuit ! Et une fin abrupte et bâclée
Film epuisant ! Soit on adhere ou soit on a l’effet repulsion vec cette (non)actrice dont on a l’impression de voir un docu-fiction. C’est hiper realiste et un peu extravagant, proche d’une realité…mais on est loin loins d’un kn loach. Quelques passages de comedie sont agréables bien que « trop exagéré » ce qui casse l’effet film social. On a l’impression de suivre une performance autour d’une personnalité un peu jors norme et marginale… là encore, on est pas dans STRIP-TEASE qui etait en mode reportage de vérité crue. Ici on est en fiction donc y a un effet un peu dérangeant.
Une comédie dramatique sur une jeune femme à la fois libre (elle est débrouillarde et ne vit pas dans le regard des autres) et prisonnière (de son milieu, de son couple), qui se cherche et qui a du mal à assumer son histoire familiale, mais est déterminée à vivre sa vie comme elle l'entend. Le personnage est bien écrit, porté par une actrice talentueuse qui se révèle ici, Eva Huault (la scène avec Noémie Lvovsky dans le magasin !). Un film frais et divertissant, qui aborde malgré tout beaucoup de sujets graves par petites touches.
Très bonne surprise que ce film qui m'a beaucoup fait penser à "Murielle". Shaina est une jeune femme cabossée et rebelle notamment à son milieu familial, libre, battante et surtout très attachante.
Shana est un film très drôle par ses dialogues et surtout par le jeu d'Eva Huault. Au premier abord, ce n'est que ça! Pourtant, avec douceur, le propos principal prend de la place et donne une ampleur dramatique à ce personnage auquel on s'attache. Même si le parallèle biblique peut paraître peu pertinent, l'intensité gagne à travers la description de son historique familial et des relations toxiques qu'elle peut entretenir