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Que dire!
Film inconsistant avec des grossièretés dans tout les plans, violence inter couple et que dire de la fin qui n'en ai pas une.
Film inconsistant avec des grossièretés dans tout les plans, violence inter couple et que dire de la fin qui n'en ai pas une.
SHANA - Lila Pinell
Pendant toute la première partie du film, cette Shana a tout pour agacer. Grande gueule, impulsive, souvent excessive, elle semble attirer les ennuis avec une constance déconcertante. Puis, petit à petit, presque sans que l’on s’en rende compte, le regard sur ce personnage évolue. Derrière cette façade agressive apparaît une jeune femme profondément cabossée par la vie, dont les éclats de colère sont davantage les cicatrices d’un parcours de vie douloureux que des caprices.
Sans jamais céder au misérabilisme, le film aborde des sujets aussi graves que les violences conjugales, les relations familiales toxiques ou la quête d’émancipation. Pourtant, le ton demeure étonnamment léger. L’humour, la gouaille des dialogues et une tendresse constante envers son personnage principal empêchent le récit de sombrer dans le pathos, donnant au contraire une humanité débordante à l'ensemble.
La révélation du film s’appelle Éva Huault. Présente dans presque tous les plans, elle impose une énergie brute, une fragilité à fleur de peau et une sincérité qui rendent son personnage profondément attachant. Elle sera sans nul doute nommée comme Révélation Féminine aux prochains Césars. Face à elle, Noémie Lvovsky est parfaite en mère dysfonctionnelle, totalement déconnectée de la réalité, aussi drôle qu’émouvante. Leurs échanges offrent quelques-uns des plus beaux moments du film.
Sans révolutionner le genre, Shana affirme une vraie personnalité. Entre approche quasi documentaire et comédie, entre insolence et émotion, Lila Pinell signe un premier long métrage aussi vivant qu’attachant, porté par une héroïne qui divisera sans doute les spectateurs, mais dont la vitalité et les failles finira par toucher les plus sensibles.
MA NOTE : 7,5/10
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Pendant toute la première partie du film, cette Shana a tout pour agacer. Grande gueule, impulsive, souvent excessive, elle semble attirer les ennuis avec une constance déconcertante. Puis, petit à petit, presque sans que l’on s’en rende compte, le regard sur ce personnage évolue. Derrière cette façade agressive apparaît une jeune femme profondément cabossée par la vie, dont les éclats de colère sont davantage les cicatrices d’un parcours de vie douloureux que des caprices.
Sans jamais céder au misérabilisme, le film aborde des sujets aussi graves que les violences conjugales, les relations familiales toxiques ou la quête d’émancipation. Pourtant, le ton demeure étonnamment léger. L’humour, la gouaille des dialogues et une tendresse constante envers son personnage principal empêchent le récit de sombrer dans le pathos, donnant au contraire une humanité débordante à l'ensemble.
La révélation du film s’appelle Éva Huault. Présente dans presque tous les plans, elle impose une énergie brute, une fragilité à fleur de peau et une sincérité qui rendent son personnage profondément attachant. Elle sera sans nul doute nommée comme Révélation Féminine aux prochains Césars. Face à elle, Noémie Lvovsky est parfaite en mère dysfonctionnelle, totalement déconnectée de la réalité, aussi drôle qu’émouvante. Leurs échanges offrent quelques-uns des plus beaux moments du film.
Sans révolutionner le genre, Shana affirme une vraie personnalité. Entre approche quasi documentaire et comédie, entre insolence et émotion, Lila Pinell signe un premier long métrage aussi vivant qu’attachant, porté par une héroïne qui divisera sans doute les spectateurs, mais dont la vitalité et les failles finira par toucher les plus sensibles.
MA NOTE : 7,5/10
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Très bonne surprise que ce film qui m'a beaucoup fait penser à "Murielle". Shaina est une jeune femme cabossée et rebelle notamment à son milieu familial, libre, battante et surtout très attachante.
le genre de film qui nous plonge...dans la réalité... mais, avec du recul sur elle... et surtout sans cliché...en partant de ce qu'on considère comme un cliché. Sinon, Noémie Lvovsky, je crois que ça s'écrit comme ça, est égale à elle même dans ses rôles de mères, c'est à dire, ces mères qui sont imparfaites mais qui ont le mérite d'exister, vraiment, comme mère et comme personnage... Eva Huault, Shana, est excellente.
Shana (Eva Huault) voudrait bien faire. Mais son naturel explosif lui joue des tours. Elle a le don pour se mettre dans des situations impossibles, pour s’embrouiller.
La bande-annonce de "Shana" était séduisante. Certes, le film qu’elle laissait escompter ne brillait pas par son originalité : des cagoles, on en a déjà filmées treize à la douzaine avec une particulière accélération ces dernières années ("Shéhérazade", "Diamant brut", "Ma Frère"….). Mais celle interprétée par Eva Huault s’annonçait particulièrement roborative.
Le film ne ressemble pas à sa bande-annonce. On me rétorquera que, trop souvent, un film est tout entier contenu dans sa bande-annonce qui en divulgâche les meilleurs moments. On n’aura pas tort. Mais, le cas ici est suffisamment rare pour ne pas être signalé.
Loin des filles-de-cité déjà si souvent filmées, Shana appartient en effet à une famille juive séfarade de la classe moyenne, très attachée aux traditions et aux rites : la famille se réunit pour célébrer le repas de Pessah, la demi-soeur de Shana prépare sa bat-mitzvah, sa mère aimerait qu’elle épouse un bon séfarade… et sa grand-mère lui dit de se méfier des Arabes ! Elle entretient avec sa mère (Noémie Lvovsky) des relations compliquées qui l’ont conduite à prendre ses clics et ses clacs dès sa majorité, à s’installer dans un petit appartement à Belleville et à se mettre en couple avec un bad boy, Moïse, dealer à la petite semaine qui multiplie les passages en prison.
L’écriture du scénario est étonnamment lâche. Rien ne se tient dans ce film qui valdingue de droite et de gauche. spoiler: Un exemple : la rencontre, inutile, avec une serveuse à la fin du film. Il se termine par la scène photographiée sur l’affiche qui ouvre potentiellement sur une suite…. ou révèle plutôt l’incapacité du scénariste à clore son récit.
La bande-annonce de "Shana" était séduisante. Certes, le film qu’elle laissait escompter ne brillait pas par son originalité : des cagoles, on en a déjà filmées treize à la douzaine avec une particulière accélération ces dernières années ("Shéhérazade", "Diamant brut", "Ma Frère"….). Mais celle interprétée par Eva Huault s’annonçait particulièrement roborative.
Le film ne ressemble pas à sa bande-annonce. On me rétorquera que, trop souvent, un film est tout entier contenu dans sa bande-annonce qui en divulgâche les meilleurs moments. On n’aura pas tort. Mais, le cas ici est suffisamment rare pour ne pas être signalé.
Loin des filles-de-cité déjà si souvent filmées, Shana appartient en effet à une famille juive séfarade de la classe moyenne, très attachée aux traditions et aux rites : la famille se réunit pour célébrer le repas de Pessah, la demi-soeur de Shana prépare sa bat-mitzvah, sa mère aimerait qu’elle épouse un bon séfarade… et sa grand-mère lui dit de se méfier des Arabes ! Elle entretient avec sa mère (Noémie Lvovsky) des relations compliquées qui l’ont conduite à prendre ses clics et ses clacs dès sa majorité, à s’installer dans un petit appartement à Belleville et à se mettre en couple avec un bad boy, Moïse, dealer à la petite semaine qui multiplie les passages en prison.
L’écriture du scénario est étonnamment lâche. Rien ne se tient dans ce film qui valdingue de droite et de gauche. spoiler: Un exemple : la rencontre, inutile, avec une serveuse à la fin du film. Il se termine par la scène photographiée sur l’affiche qui ouvre potentiellement sur une suite…. ou révèle plutôt l’incapacité du scénariste à clore son récit.
Un film très troublant, comment a t on fait pour qu'une jeunesse soit aussi désorientée et dont l'avenir est improbable, ça fait peur ! Belle interprétation
Des actrices très justes, des situations sujets difficiles dans des situations concrètes et bien écrites.
Preuve que les films de filles par des filles d'aujourd'hui valent bien les films de mecs par des mecs d'hier.
Preuve que les films de filles par des filles d'aujourd'hui valent bien les films de mecs par des mecs d'hier.
Lila Pinell filme en 16mm une jeune femme qui galère, deale un peu, aime mal et rit quand même, au gré d'une chronique parisienne qui lorgne vers les Safdie, Kechiche ou "Diamant brut". Le film manque parfois de construction, mais il n'en a pas vraiment besoin. Ce qui emporte tout, c'est Éva Huault : insolente, débordante, traversée par des contradictions profondes autour de l'émancipation, de la féminité, de l'identité juive séfarade et du poids d'une lignée familiale. Le spectateur commence par en sourire, avant d'être doucement ramené vers quelque chose de plus douloureux et d'infiniment plus juste. Ce glissement progressif est la grande force du film. Noémie Lvovsky et Inès Gherib complètent une distribution au diapason. Huault, elle, est de chaque plan, et on parie qu'elle ne passera pas inaperçue aux prochains César.
Chronique décousue d'une jeune femme cabossée et cash, Shana est surtout un one woman show d'une actrice véritable tronche de cinéma, Eva Huault. On ne sait pas trop où l'on va, c'est la force mais aussi la limite de cette tranche de vie anecdotique.
Shana ne serait pas le même long métrage sans l'abattage ni la gouaille d'Eva Huault qui semble s'être glissée dans son personnage comme dans une seconde peau. Mal élevée, indocile et un tantinet amorale, Shana ressemble à une sœur de Diamant brut et de quelques autres jeunes femmes de sa génération que le cinéma français parait découvrir ces dernières années. Mais hormis son héroïne, aux prises avec une relation toxique et une déveine noire, le film peine à offrir quelque chose de plus ou, plutôt, à étoffer ses enjeux et à se nourrir d'autres choses que le chaos de l'existence de Shana. Et pourtant, plusieurs sujets auraient mérité d'être traités plus avant, alors qu'ils deviennent presque anecdotiques : la famille et la religion, par exemple, ou encore le regard social. Mais comme fasciné par son personnage principal, sa volubilité et son inextinguible énergie, le récit ne cherche pas à s'intéresser outre mesure à d'autres protagonistes qui possédaient un fort potentiel. D'autant plus dommage quand on a Noémie Lvovsky à son casting, malheureusement très sous-employée. Certes, Shana ne manque pas d'être touchante, dans ses élans ou face aux avanies qui la percutent, mais elle phagocyte l'écran, faute d'un scénario plus varié dans ses plaisirs, alors que le mélange entre drame et comédie fonctionne plutôt bien.
Une comédie dramatique sur une jeune femme à la fois libre (elle est débrouillarde et ne vit pas dans le regard des autres) et prisonnière (de son milieu, de son couple), qui se cherche et qui a du mal à assumer son histoire familiale, mais est déterminée à vivre sa vie comme elle l'entend. Le personnage est bien écrit, porté par une actrice talentueuse qui se révèle ici, Eva Huault (la scène avec Noémie Lvovsky dans le magasin !). Un film frais et divertissant, qui aborde malgré tout beaucoup de sujets graves par petites touches.
Ai vu « Shana » de Lila Pinell qui a été présenté au Festival de Cannes dans la Sélection « La Quinzaine des cinéastes » en mai dernier. Shana (révélation et incroyable Eva Huault) est une jeune femme de vingt ans, débordante d’énergie, mais chez elle tout est trop… Trop de gouaille, de maquillage, d’inconstance. A elle seule, elle peut déclencher plus de tourments que les 12 plaies d’Egypte réunies. D’ailleurs son mec s’appelle Moïse. Il la bat, la maltraite, l’exploite… et fait des aller-retours entre la prison et l’appartement de Shana. Shana est aussi tiraillée entre ses racines arabes et sa judéité mal assumée. Shana n’a pas beaucoup de chance et paye assez vite les conséquences de ses agissements qui partent dans tous les sens. Elle enchaîne galère sur galère. Le film est découpé en 12 parties qui chacune est l’illustration d’une des plaies d’Egypte et donc d’une mésaventure de Shana. Le parallèle ne fonctionne pas à tous les coups et le processus est trop répétitif, d’autant plus qu’il condamne le film à n’être qu’une succession de scènettes l’empêchant d’avoir un vrai déroulé scénaristique et dramatique. Mais ce n’est pas si grave que cela car Shana/Eva Huault décoiffe tout sur son passage. Sous ses allures trop clinquantes et son côté cash qui décape, Shana est aussi très sensible et attachante. Elle se donne un mal fou à dissimuler ses souffrances et ses traumatismes sous les faux ongles, faux cils et robes excentriques. Eva Huault ne fait qu’une bouchée du rôle et nous fait souvent penser à Béatrice Dalle dont elle partage des traits physiques, le charisme cinématographique et le vampirisme auprès du spectateur. Le rôle de la mère est interprétée par Noémie Lvovsky et c’est assurément leurs scènes communes qui sont les moments forts du film. Shana fait souvent penser au personnage principal de « L’épreuve du feu », « Une fille facille » qui est relativement nouveau au cinéma : la fille excentrique qui subit son caractère entier et qui est la victime idéale de son entourage mal choisi. Shana est une vraie tempête d’air frais même si le film ne dépasse pas la douce brise sympathique. Mais en cette période de canicule c'est déjà beaucoup.
Présenté parfois comme voisin de " l'épreuve du feu " ( cette association entre les deux films me semble totalement incohérente si l'on se réfère au sujet principal des deux films et pas au personnage féminin ), " Shana " fait plutôt vaguement penser, dans son ton improvisé, à " Diamant brut " présenté en Co cannes 2024.
Portrait d'une jeune femme, dans le fond en grande souffrance psychique, dont on comprendra d'où vient le tempérament lors de la scène formidable - presque pour elle seule le film mérite d'être visionné - de seconde confrontation avec une mère dysfonctionnelle aussi dans le déni.
Malheureusement, la réalisatrice n' est pas Maurice Pialat ( c'est vraiment le genre de sujet qu'il aurait pu traiter ) et le scénario assez faible ne permet pas à la réalisatrice de mettre en images, un film qui aurait pu être d'une ampleur plus grande.
Il y a tout de même beaucoup trop de scènes qui ne fonctionnent pas, mais je ne me suis pas ennuyé. Ça à le bon goût d'être court et certaines scènes, pour le coup très réussies, laissent planer un soupçon de regret lorsqu'on imagine ce que " Shana " aurait pu être.
Notons que ce titre a été présenté à la quinzaine des cinéastes Cannes 2026.
Vu à l'Ugc Les Halles
Portrait d'une jeune femme, dans le fond en grande souffrance psychique, dont on comprendra d'où vient le tempérament lors de la scène formidable - presque pour elle seule le film mérite d'être visionné - de seconde confrontation avec une mère dysfonctionnelle aussi dans le déni.
Malheureusement, la réalisatrice n' est pas Maurice Pialat ( c'est vraiment le genre de sujet qu'il aurait pu traiter ) et le scénario assez faible ne permet pas à la réalisatrice de mettre en images, un film qui aurait pu être d'une ampleur plus grande.
Il y a tout de même beaucoup trop de scènes qui ne fonctionnent pas, mais je ne me suis pas ennuyé. Ça à le bon goût d'être court et certaines scènes, pour le coup très réussies, laissent planer un soupçon de regret lorsqu'on imagine ce que " Shana " aurait pu être.
Notons que ce titre a été présenté à la quinzaine des cinéastes Cannes 2026.
Vu à l'Ugc Les Halles
Pas de doute : Eva Huault marquera les esprits dans ce film où elle tient le premier rôle.
Elle donne sa gouaille, son allure, ses faux ongles et ses lèvres botoxées à cette jeune femme plus fragile qu'elle ne le laisse paraître.
Mais sa Shana m'a assez vite lassée.
Elle donne sa gouaille, son allure, ses faux ongles et ses lèvres botoxées à cette jeune femme plus fragile qu'elle ne le laisse paraître.
Mais sa Shana m'a assez vite lassée.
"Shana" assez bien noté par la critique, récompensé cette année au festival de Cannes (Prix SACD à la Quinzaine des cinéastes) est un drame social avec des qualités. Le long métrage de Lila Pinell, aux thématiques féministes fortes comme l'émancipation, les liens toxiques, la dépendance sentimentale, les séquelles de l'enfance et le poids de la religion, est porté par Noémie Lvovsky et la remarquable Éva Huault. Dommage que des maladresses et clichés parsèment le film.
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